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SPONTANÉES

Si la hernie est gangi’énée, si l’intestin est ulcéré, s’il a été blessé largement pendant l’opération, on établira un anus contre nature. V. Anus contre

Hernie de l’îrîs. Y. IrIS (HeRNIE DE L’).

Hernie isehiatique (Lassus, ïraiûel). La hernie isehiatique se produit dans un diverticule du péritoine qui s’engage dans l’échancrure sciatique, autour du nerf sciatique. C’est seulement quand elle est un peu volumineuse que cette hernie peut être reconnue. On sent profondément et séparée de la peau par une couche épaisse de tissus, une tumeur qui a les caractères d’une hernie. Le toucher rectal pourrait fournir des éclaircissements si l’on soupçonnait une hernie. Alors on sentirait comme une bride molle, et pendant les efforts extérieurs de réduction on sentirait la hernie rentrer dans l’abdomen.

La hernie isehiatique peut s’étrangler (Jones , mais cet accident ne peut être sûrement

Jir:r;x

reconnu, le toucher rectal, la douleur à la pressiou sur la fesse seraient, avec les signes d’étranglement interne, les moyens de diagnostic les moins incertains.

Thérapeutique. — Réduire la hernie isehiatique, maintenir la réduction à l’aide d’une pelote fixée au bassin par dos courroies (Trainol) ou par un bandage à ressort approprié.

Si la hernie s’étrangle et que l’accident soit reconnuyon fera une incision à travers le grand fessier, parallèlement à ses fibres, on ira à la recherche du sac et, après l’avoir ouvert, on débridera en avant en ayant soin d’attirer le sac au dehors de l’ouverture de l’échancrure sciatique.

Hernies de la ligne hlanehe. Lcs hei'llies de la ligue blanche consécutives aux grossesses se font à travers une éraillure de l’aponévrose et par une sorte de fissure longitudinale dans laquelle les viscères font saillie, ou bien ce sont de véritables éventrations à la suite d’un effort. C’est surtout au-dessus de l’ombilic que ces hernies se montrent. On trouve sur la ligne blanche des hernies graisseuses (P. Bérard), ou des pelotons graisseux sous-péritonéaux sortis par une éraillure de la ligue blanche.

Les hernies de la ligne blanche coïncident souvent avec d’autres hernies.

Les hernies de l’estomac (Gareiigeot), des gros intestins, forment une tumeur ayant les caractères généraux des hernies, sauf Timpulsion pendant la toux et la possibilité de sentir l’ouverture après la réduction, à cause delà graisse répandue autour de l’orifice. Les éventrations, ou plutôt l’affaiblissement de la ligne blanche, ne se révèlent c[ue par une saillie entre les deux muscles droits pendant les mouvements d’extension. Les hernies de l’estomac, sonores d’abord, donnent de la matité si l’on fait boire les malades.

Les hernies intestinales de la ligne blanche ne seront pas confondues avec les hernies graisseuses parce qu’elles ne sont accompagnées d’aucun trouble digestif. Une épiplocèle peu grosse, à l’encontre des hernies graisseuses, se réduit ou s’est réduite à un moment donné.

Les hernies de la ligne blanche ne seront pas confondues avec un abcès du foie (Borner), parce que l’abcès du foie n’est jamais réductible et qu’il se rapporte à un traumatisme du foie ou à une dysenterie antérieure.

Les hernies graisseuses de la ligne blanche dues à une éraillure qui donne passage à des pelotons graisseux, sont des hernies graisseuses sùnples. Si les pelotons graisseux entraînent avec eux uu cul-de-sac péritonéal, c’est la hernie graisseuse compliquée ; uu sac ancien infiltré dégraissé est une variété de hernie graisseuse. Elles ont un volume n’atteignant pas celui d’un œuf (Laennec). Elles sont quelquefois multiples. Ces hernies sont rarement réductibles: elles sont bien circonscrites et dures.

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Les hernies graisseuses compliquées sont susceptibles de donner lieu à des accidents d’étrauglement (Scarpa, P. Bérard). Une péritonite et une hernie graisseuse (Denonvilliers) simulent l’étranglement ; si la hernie est réductible et réduite, l’erreur ne peut se prolonger ; si la tumeur est sortie de la hernie graisseuse, l’absence de douleurs à la pression est un bon signe (P. Bérard).

Les hernies intestinales de la ligne blanche peuvent s’étrangler et devenir promptement mortelles. V. Hernies abdominales.

Thérapèutique. — Réduire les hernies intestinales et les maintenir réduites.

Ceinture élastique pour les écartements des muscles droits et la hernie -verticale; chez les femmes qui ont eu des grossesses répétées ceinture large et corset. Pour les hernies épigastriques, bandages appropriés. Que la hernie soit réductible ou non, le traitement est le même.

Les hernies graisseuses ne doiveirt pas être touchées, cependant, s’il y a des symptômes d’étranglement ou d’inflammation, plutôt que de s’exposer à méconnaître une hernie étranglée, il v audrait mieux opérer et profiter de l’opération pour enlever la hernie graisseuse (Scarpa). Il y a un cas de mort (P. Bérard) et deux cas de guérison (Scarpa, Cruveilhier) après ces opérations.

Même dans les cas où la hernie graisseuse est évidente, un bandage peut être appliqué pour prévenir la formation d’une hernie en arrière de la tumeur graisseuse.

Hernie ombilicale.

l. Exomphale, hépatomphale . — Elle se produit" lorsque les viscères contenus dans la base du cordon se développent dans cet organe, ou parce que la paroi abdominale manque ou ne s’est pas refermée. Ces hernies se montrent dans les premiers temps de la vie fœtale et amènent quelquefois l’accouchement avant lerme.

Les intestins et le foie peuvent être contenus dans la tumeur d’une hernie ombilicale.

Il y a deux enveloppes à la hernie ombilicale congénitale, le péritoine et une couche de gélatine de 'Wharton.

Dans la hernie ombilicale, deux cas peuvent se présenter : ou bien la tumeur est réductible, ou bien elle est irréductible. Dans le premier, on a exceptionnellement vu la réduction spontanée se faire ; dans l’autre peu à peu les parties enveloppantes se détruisent, il se forme des ampoules, puis les parties se sphacèlent, il y a péritonite et mort. On a vu un cas où, dans le sein de la mère, les enveloppes de la hernie étaient rompues et où l’intestin baignait dans le liquide amniotique (Moreau fils).

Thérapeutique. — Si la hernie est réductible, la compression doit être employée, un linge endnit d’un corps gras et recouvert d’une toile gommée est appliqué, la compression est exercée par-dessus, soit avec du diachylon, soit avec une bande de toile. Un band-age compressif doit être appliqué sur tout le

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ventre, parce qu’il peut se produire des hernies ailleurs, à la région inguinale en particulier, le ventre n’étant pas habitué à contenir les anses herniées (J. L. Petit). S’il y a des symptômes d’étranglement, on débridera.

Eu cas de hernie irréductible, l'incision de l’anneau en haut et un peu à gauche, la réduction des intestins et la suture de la plaie ont été faites. La ligature des parois de la hernie après la réduction, et un bandage compressif ont été aussi appliqués.

IL Hernie ombilicale à la naissance. — La hernie ombilicale à la naissance est un engagement d’une portion de l’intestin dans un diverticule de la base du cordon.

Au moment de la section du cordon, l’accoucheur est exposé à lier une anse intestinale dans la base de cet appendice, mais l’aspect régulièrement cylindrique du commencement du cordon devra éveiller les soupçons et fera éviter cet accident.

On reconnaît la hernié ombilicale à une sorte d’érection des restes du cordon pendant les efforts, et l’on sent un intestin qui se réduit si l’on presse sur la tumeur.

Thérapeutique. — Réduisez l’anse intestinale, liez le cordon et appliquez le bandage compressif. Une bande de diachylon maintenant un petit tampon do linge suffit. C’est dans les cas de ce genre qu’ont été appliqués les procédés de cure radicale par les moyens suivants : la ligature simple, la- ligature avec torsion (A. Thierry) les casseaux (Chicoineau) renouvelés de Gelse et Desault. Ces moyens sont inutiles et dangereux. La compression avec un bandage bien fait est toujours suffisante.

III. Hernie ombilicale des enfants. — Elle sé développe en général dans les deux ou six premiers mois de la vie. Une saillie globuleuse du nombril s’allongeant en forme de doigt de gant pendant les cris et les efforts la caractérisent.

La hernie ombilicale peut guérir seule, mais il ne faut pas négliger de la traiter.

Traitementi — I.a réduction est facile par pression, et la contention doit être faite avec une bande de toile tenant au centre une pelote de crin ou avec un bandage de caoutchouc vulcanisé, ou mieux avec une bande de diachylon large de 5 à 10 centimètres (Malgaigne), une petite compresse plate étant appliquée sur la hernie. — Les bandages métalliques sont inutiles, et surtout insuffisants.

Il faut renouveler la bande de diachylon tous les quatre jours. Un pareil traitement pendant un mois suffit quelquefois. Des examens attentifs, du reste, indiqueront le moment où il faut cesser d’appliquer le bandage.

Lorsqu'il y a seulement un peu d’impulsion pendant les efforts, et qu’il y a ce qu'on pourrait appeler pointe de hernie, soutenez la paroi abdominale par le bandage de diachylon, vous prévenez ainsi la formation d’une hernie qui allait se faire.

On a vu tous les enfants, dans une famille, avoir des hernies de ce genre, il serait bon, en pareil cas, d'établir dès la naissance une compression sur la région ombilicale chez de tels nouveau-nés.

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Une pelote d'amadou, formée de rondelles cylindriques disposées eu pyramide et serrées par une bande de toile, ou des applications quotidiennes de collodion, sont encore très-utiles dans la hernie ombilicale.

IV. Hernie ombilicale des adultes. — Les hernies ombilicales se font à Iravers des éventrations au niveau de la cicatrice ombilicale, ou bien ce sont des hernies avec un diverticule du péritoine, autour de la veiue ombilicale, entre le fascia transversalis (Vidal, de Cassis), ou fascia ombilicalis (Richet), et la paroi postérieure de la ligne blanche et qui passent par l’anneau ombilical (A. Cooper).

Les sujets âgés et chargés d’embonpoint, ou atteints autrefois d’hydropisie ascite, les femmes après des grossesses répétées, sont plus sujets que les autres individus à cette espèce de hernie.

Les enveloppes de la hernie ombilicale sont le péritoine, le fascia superficialis, quelquefois des feuillets fibreux nouveaux minces.

Les tumeurs de l’ombilic, et particulièrement les hernies de celte région, déplissent toujours la cicatrice ombilicale.

Une tumeur située sous la cicatrice ombilicale multilobée, quelquefois trilobée, saillante, sonore, réductible, avec gargouillement apparaissant après des efforts ou après une ou plusieurs grossesses, uu même pendant la grossesse, est une hernie ombilicale intesiinale. — Une tumeur petite, dure, réductible, avec gargouillement, est un pincement de l’intestin. La constipation, les vomissements, le trouble de l’appétit, indicpjent que le gros intestin ou le petit intestin et l’estomac sont dans la hernie.

Une tumeur ombilicale pourvue de lobules assez distincts dans une poche unique, réductible lentement et sans bruit, est une épiplocèle. ' /

Une grosse tumeur, dure, réductible, | située à l’ombilic, est une hernie contenant 1 une portion du foie.

On a trouvé dans les hernies ombilicales le gros intestin, le cæcum, le duodénum et même une portion de l’estomac. Ce sont les troubles digestifs, nausées, tiraillements, coliques, crampes surtout qui révèlent l’existence de la hernie de l’estomac, hernie qui se réduit quelquefois pendant le repos et qui est mate après l’ingestion de liquide si elle est irréductible.

Les hernies ombilicales renferment des gros intestins contenant quelquefois des matières dures et ne provoquent pas de troubles digestifs, si ce u’est de la constipation.

L’expérience a appris que les hernies ombilicales entraînent quelquefois de la dyspnée.

La hernie ombilicale est le siège dadhé-

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rences prématurées, même dans le cas de pincement de l’inteslin ; il s’y forme des sacs épiploïques, des corps étrangers arrêtes dans l’intestin peuvent le perforer (Scarpa, Amyand, Geenkill) et causer un anus contre nature sans que de graves accidents d’étranglement se montrent.

L’étranglement dans la hernie ombilicale a lieu par inflammation comme dans les autres étranglements herniaires. Le collet du sac, fort souvent intimement uni à l’anneau, les anneaux accidentels ou l’anneau 'ombilical, les brides épiploïques, le collet d’un sac épiploïque, sont les agents de l’étranglement. — Il est ordinaire que les hernies ombilicales étranglées soient sèches, la peau amincie se gangrène souvent et l’intestin est à nu ; ces cas sont presque tous mortels (A. Cooper).

La hernie ombilicale étranglée peut être confondue avec une hernie graisseuse chez un sujet atteint de péritonite, mais la douleur de la pression indique une hernie intestinale.

On ne confondra pas une hernie avec une tumeur graisseuse, et les autres tumeurs de l’ombilic. V. Hernies graisseuses. Ombilic (Tumeurs de l’).

Thérapeutique. — On prescrira le traitement hygiénique des hernies en général. Purgatifs doux, souvent. Réduire les hernies et les maintenir avec un bandage à ressort. La pelote sera faite d’après un moule de l’anneau et fixée à une plaque trèslarge (Malgaigne). Une pelote à ressort n’est pas plus avantageuse que les pelotes de caoutchouc.

Les pelotes coniques ont le désavantage d’agfandir l’ouverture aponévrotique par laquelle la hernie s’esl engagée.

Fig. 277. — Bandage herniaire ombilical à pelote large.

On ne doit pas se presser d’opérer la hernie ombilicale étranglée (Huguier) ; un anus contre nature, malgré la difficulté de sa guérison, est moins grave que le débridement. Cependant, on peut opérer néanmoins, parce que si l’étranglement est dû à une bride épiploïque, ou peut le lever sans danger et réduire, à condition que l’intestin ne soit pas déjà trèsmalade, ce qui est l’exception, les hernies ombilicales étranglées étant de bonne heure gangrenées. Toute rintelligence du chirurgien devra s’employer piour reconnaître si l’intestin peut ou uou être réduit.

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Poui‘ opérer la hernie ombilicale étranglée, on incise la peau avec précaution de dehors eu dedans, lentement, et en ayant peur de couper pour ainsi dire. Jamais la peau ne sera incisée par transfixion. on redoublera de précaution en coupant les enreloppes du sac. Si l’on tombe sur un sac épiploïque, on le déplissera, on débridera son collet s’il est nécessaire, puis on réduira l’intestin s’il est sain, et on laisserai’épiploondans la plaie, ou l’on se comportera comme pour les hernies de l’épiploon (V. Herxies ABDOMINALES SPONTANÉES). — Si l’étranglement a lieu par l’anneau ou le collet du. sac, on débridera sur plusieurs points, en bas, à droite et à gauche ou en d’autres sens, pour faire un débridement multiple.

L’anus contre nature à la région ombilicale est très-difficile à guérir par les moyens ordinaires, la suture intestinale est indiquée surtout pour les cas où il n’y a pas eu d’inflammation; la difficulté de la guérison dépend du reste, de l’étendue de la perte | de substance qu’a éprouvé l’intestin. V. Ancs contee

S’il y a une fistule stomacale, on la traitera par les moyens appropriés. V. Estomac, Fistules.

iiecnie de Tovaive. Oii rencontre quelquefois l’ovaire engagé dans une hernie crurale ou inguinale, soit au moment de la naissance (et c’est alors une hernie inguinale de l’ovaire), soit plus tard, tantôt par-dessous le ligament de Falîoppe, tantôt dans le canal inguinal. — Les hernies primitives de l’ovaire se compliquent de hernie de la trompe, quelquefois de l’utérus et même des intestins. Dans d’autres cas, l’ovaire suit les intestins et se joint aux viscères déjà contenus dans une hernie.

Les hernies de l’ovaire ont pour caractère général un changement aux époques menstruelles, qui serait une congestion de la tumeur, mais la valeur de ce signe a été contesté (Kiwish, Scanzoni) ; l’utérus est dévié du côté où siège la hernie de l’ovaire (Lassus); la déviation de l’utérus sera bien appréciée par l’application de la sonde utérine (Huguies’).

L’ovaire hernié forme une tumeur qui a la consistance d’un ganglion et qui produit des tiraillements abdominaux mais pas de coliques. La pression sur la tumeur détermine une douleur qui se propage vers l’utérus.

La hernie de l’ovaire est plus saillante aux j moments des époqaes et elle se réduit sans gargouillement.

L’étranglement et surtout l’inflammation compliquent souvent les hernies de l’ovaire.

On ne confondra pas une hernie de l’ovaire avec un ganglion (Lassus), parce que le ganglion est toujours irréductible, et qu’il est la conséquence d’une inflammation dans le voisinage. — On ne la confondra pas avec un kyste des grandes lèvres iGuersaut), parce que la hernie existe depuis très-longtemps, et qu’elle est très-mobile. Si l’ovaire contient des ky stes une erreur de diagnostic n’est pas aussi fâcheuse,

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car lorsqu’on ou\re une hernie de l’ovaire en croyant avoir affaire à un kyste, des adhérences ont pu s’établir, et en extirpant la tumeur on est moins exposé à une péritonite que dans les cas où l’ovaire est intact

Thérapeutique. — Réduire Tovaire et placer uu bandage ; — si la hernie est irréductible, appliquer une pelote creuse. — Aux moindres signes d’inflammation, appliquer des cataplasmes.

En cas d’étranglement, opération de la hernie étranglée. At Hernies abdominales spontanées.

Si l’ovaire est réductible, on le réintroduffia dans l’abdomen, sinon on pansera simplement et l’on tâchera de le maintenir au niveau de l’anneau.

Hernie périnéale. Chez l’homme, l’mtestin, poussant devant lui le péritoine, s’engage quelquefois entre la vessie et le rectum; chez la femme, il s’engage entre le rectum et le vagin. Ces dispositions constituent la hernie périnéale.

La hernie, après avoir traversé une éraillure du releveur de l’anus se porte toujours sur les parties latérales, soit au voisinage de la branche descendante de l’ischion, soit vers la fosse ischio-rectale.

Les femmes enceintes sont quelquefois atteintes de hernie périnéale. (Smellie. )

On a vu une hernie périnéale ouverte pendant l’opération delà taille. (A. Cooper.)

Les hernies périnéales contiennent l’intestin grêle (Chardenon, Scarpa, A. Cooper), la vessie (Pipelet); elles sont très-rares chez les enfants.

Une tumeur molle du périnée, située sur les parties ledérales de l’anus, réductible par le toucher rectal et vaginal, augmentant par la toux, et la station verticale, avec pesanteur au périnée, coliques et constipation, est une hernie périnéale.

Un lipome ou un kyste n’étant pas réductibles, une tumeur fibreuse du scrotum ne l’étant pas davantage; un abcès urinaire présentant des signes d’inflammation, on ne peut les prendre pour une hernie périnéale.

La hernie périnéale peut s’étrangler (Smellie). On reconnaît cette complication aux signes de l’étranglement herniaire en général et à une tumeur douloureuse qui a présenté autrefois les signes d’une hernie périnéale.

Thérapeutique. — Pour réduire la hernie, on place le malade sur le do* et l’on pressera à la fois sur le périnée et sur le rectum dans l’intérieur duquel le doigt aidera la réduction. Pour contenir la hernie, on se servira d’une ceinture métallique avec un ressort com’be placé perpendiculairement à la ceinture et muni d’une pelote appropriée à l’ouverture par laquelle sort la hernie (Scarpa). On pourrait, chez les femmes, se ser\ir d’un pessaire à air en gimbiette. Si la hernie est étranglée, inciser le sac, tirer sur ial et débrider, ou bien en dehors et en arrière, ou bien, et mieux, sur plusieurs polars ! A. Bérard !

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SIernic du poumon. V. l’ulTRINE (PLAIES DE).

Hernies secondaires. Les lieniies secondaires sont des hernies qui se produisent à la suite de la cicatrisation d’une plaie de l’abdomen ou après une opération de hernie étranglée. V. Hernies consécutives.

Les hernies secondaires se présentent avec les mêmes caractères que les hernies primitives.

La plupart des hernies secondaires manquent de sac.

Les hernies secondaires peuvent s’étrangler comme les hernies primitives, mais, toutes proportions gardées, cet accident est rare.

Les hernies secondaires sont quelquefois compliquées de rétrécissement de l’intestin.

On ne confondra pas les hernies secondaires avec les hernies déshabitées, parce que les hernies secondaires ont toujours été réductibles pendant un certain temps avant d’être irréductibles comme une hernie déshabitée.

Thérapeutique. — Les hernies secondaires seront traitées comme les hernies primitives, seulement si ces hernies s’étranglent, en ouvrant la tumeur, on aura soin de couper avec la plus grande prudence de peur d’ouvrir l’intestin.

Hernie sons-pnbienne (GareilgOOt, A.

Bérard) on obturatrice {thyroidecU hernia, école anglaise) . Il se forme des hernies à travers le trou sous-pubien, dans des diverticules du péritoine engagés à travers le canal de sortie des vaisseaux et des nerfs obturateurs, et l’artère est placée en dehors du collet du sac, ou en dedans et en arrière il n’y a pas de règles précises (Vinson, 1844).

*** L’intestin grêle, l’épiploon et la vessie ont été vus dans les hernies sous-pubiennes.

début, la hernie sous-pubienne ne peut jamais être reconnue; l’engorgement de la partie supérieure de la cuisse est commun à toutes les tumeurs delà région, les troubles digestifs, les tiraillements d’intestins, les coliques, la constipation, seuls quelquefois, peuvent faire reconnaître la hernie. Lorsqu’il y a une tumeur formée elle est située au pli de l’aine, au-dessous du point qui correspond aux hernies crurales. Elle est arrondie et présente les caractères dune épiplocèle, d’une eutérocèle ou d’une cystocèle, réductibillté avec gargouillement ou lenteur à la réduction ; ou rétention incomplète d’urine et envies d’uriner après réduction de la tumeur (V. Hernies abdominales, -Gy sto- CÈLE- Garengeot, A. Gooper, Obré).

La hernie obturatrice étranglée est difficile à reconnaître et s’annonce par les phénomènes ordinaires de l’étranglemenL Si l’on a quelques soupçons, le toucher rectal chez

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