‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 357 sur 731 · IBIOT ET IDIOTIE. V. FOLIE · texte numérisé non relu

IBIOT ET IDIOTIE. V. FOLIE

IF. Arbre de la famille des conifères, dont les feuilles ont été vantées comme emménagogues ou comme abortives B, et dont, les baies sont légèrement purgatives.

IGÎVASIE. Plante de la famille des asparagiiiées dioscorées. Sa racine ou rhizome donne une fécule qui sert à l’alimentation et qui est très-bonne dans l’entérite chronique pour faire des potages au lait, au, beurre et au bouillon. On en fait cuire une cuillerée à bouche par assiette de potage B.

lEEEs. V. Invagination de l’intestin et Occlusions intestinales.

ILLESIOM. Erreur des sens qui accompagne l’état nerveux, l’empoisonnement par les solanées vireuses, la fièvre et la folie (V. ces mots). V illusion sensorielle diffère de rhallucinatioii, parce que le malade se trompe sur la nature réelle d’un objet et prend un chapeau, une bougie, une lampe ou un ami pour une tête de chimère, pour un phare, pour une voiture, pour un visage grimaçant, etc. , tandis que dans l’hal lucination le malade voit des êtres, ou entend des voix qui n’existent pas. — L’illusion sensorielle est un symptôme fréquent de la folie ou de certains empoisonnement^j par l’opium, le haschisch, ou par les solanées. — • Quand, au moyen âge, sous l’influence de la démonomanie, les malades allaient au sabat à cheval sur un bâton, ils se croyaient montés sur des coursiers ardents qui les emportaient à toute vitesse dans le monde des chimères, et étaient le jouet d’une illusion sensorielle.

iMAGiüVATioiv. L’imagination est cette faculté à l’aide de laquelle l’homme s’élève nudessus du vulgaire pour donner à ses pensées une profondeur que tout le monde ne saurait atteindre. Unie à la raison et à la science, elle est l’origine des plus belles œuvres de l’esprit humain, mais abandonnée à elle-même et exercée sans frein , ce n’est plus qu’une folie digne de pitié.

L’imagination joue un grand rôle en pathologie et en thérapeutique. En pathologie c’est la crainte qui appelle le mal, développe les maladies pestilentielles ou pi-oduit ces phénomènes bizarres connus sous la rubrique de stigmatisation (V- ce mol), c’est l'imitation qui

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engendre les névroses el les épidémies de vampirisme, de démonomanie, de chorée ou d’épilepsie, el en thérapeutique c’est l'espérance qui attache un malade au prestige de son médecin, au sol de la patrie, d’où il est éloigné, à la vertu d’une re'ique et d’un pèlerinage profane ou sacré, à la réputation d’un remède, enfin c’est la foi qui fait vivre et dont la puissance produit des guérisons que partout l’on considère comme des miracles. V. l'Introduction.

ilHBÉClfiLiTÉ . L’imbécilli té est une faiblesse naturelle ou accfuise de l’inlelligence, voisine de l’idiotie, dans laquelle toutes les facultés de l’esprit humain ne s’exercent que d’une façon incomplète. V. Folie.

imiTATlolv. L’imitation est une faculté des êtres vivants par laquelle ils reproduisent tous les actes moraux et physiques dont ils sont témoins. C’est une des sources les plus puissantes de la dégradation physique et morale, mais aussi c’est souvent un moyen de guérison à ne pas dédaigner.

Le spectacle de la mauvaise tenue, de l’inconduite, de la licence, du mépris de la vertu et des belles actions, celui de l’immoralité et du crime sont aussi dangereux par leur contagion que celui des névroses spasmodiques, convulsives ou vésaniaques, et de môme qu’on cache les maladies physiques de l’homme, il faudrait pouvoir soustraire à l œil de l’esprit humain le tableau des maladies morales qui dégradent l’humanité.

De môme qu’on dit : Où se pind- on, ici? parce qu’il n’est pas rare de voir des individus se suspendre à un endroit où d’autres se sont pendus, on peut dire : Où guérit-on ? Et en efiet, bien des malades qui courent avec une extrême confiance vers un remède qui a la réputation de guérir; vers un médecin dont le talent est très-renommé; vers une relique dont le contact doit les sauver; enfin vers un pèlerinage où ils doivent retrouver la vie, ne se guérissent que par l’imitation et parce qu’ils croient fermement que ce qu’ils vont faire a guéri beaucoup d’autres malades comme eux, et môme plus malades qu’eux.

inmAEiKCE ttioRBiDE. L’état de l’organisme qui précède l’invasion des maladies, et cpji n’est qu’un simple malaise indéterminé, constitue X imminence morbide, bien distincte de la prédisposition qui n’est qu’un état permanent de l’individu, pouvant amener une maladie spéciale.

IMMEXITÉ. L’immunité est un état de l’organisme qui n’a rien de pathologique, et en vertu duquel les individus résistent aux maladies qui les entourent et qui régnent d’une façon épidémique comme si le germe de ces maladies ne pouvait pas se développer eu eux. Ainsi, au temps de la variole, tout le monde n’avait pas la

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