V. Laxatif
LExniXE. Plante de la famille des légumineuses, dont la graine est employée comme aliment, et dont la farine, mêlée à un peu de fécule et de cacao, exploitée par le charlatanisme, sous le nom à' ervalenta Wharton ou de revalescih'e Duborry, est donnée comme alimentation exclusive dans l’entérite chronique ŒL
EÈPRE. Maladie de la peau sur les caractères et la nature de laquelle il règne beaucoup d’obscurité, car elle est confondue par la plupart des médecins avec le psoriasis (V. Psoriasis), tandis que pour les Hébreux elle paraissait être X élépkanliasis des Grecs ou des Arabes.
La lèpre est une maladie squameuse, caractérisée par des taches écailleuses régulièrement circulaires, du diamètre de 1 h 3 centimètres, offrant quelquefois un centre sain et déprimé, répandues sur le corps en quantité plus ou moins considérable.
Il y a une lèpre vulgaire, une lèpre nlpiioide dont les tacbes sont un peu plus blanches et un peu moins étendues, et une lèpre noire, dont les plaques sont un peu brunâtres, mais toutes ces formes sont peu distinctes et se rapprochent du psoriasis guttata. V. Psoriasis.
Thérapeutique. — Tout ce qui se rattache au traitement de la lèpre se trouvera plus loin, dans l’article Psoriasis.
EEPTOTHBK BECCALis. Âlgue formée de filaments ou bâtonnets très-fins qu’on trouve à la surface de la langue, dans les dents cariées, dans certains liquides vomis et dans la matière de certaines diarrhées (Ch. Robin). Elle s’observe dans le sang des moutons atteints de sang de rate, et dans le sang des animaux inoculés avec ce sang (Ch, Robin).
EEIXOCYTE OU Gl.OBEXES DE S AA G OU GEOBEEES DE PES. Éléments anatomiques normaux du sang, identiques avec les cellules de pus. Ils sout splîériques, granuleux, de 8 à 14 millièmes de millimètre de diamètre, avec un noyau sans nucléole. Leur quantité n’est pas très-considérable dans le sang normal, mais dans l’état morbide ils deviennent souvent trèsnombreux. Y. Leücocythémie.
EEECOCVTHÉMIE. L’excessive multiplication des globules blancs du sang ou leucocytkémie s’accompagne toujours d’une augmentation et d’une dissolution plus ou moins grande de la fibrine avec diminution des globules rouges et augmentation de l’eau (Bennett, Virchow), y. >'OSOHÉMIES,
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La leücocythémie est une nosohémie voisine du scorbut et de l’anémie; elle est voisine du scorbut par la dissolution de la fibrine, amenant des hémorrhagies, et elle ressemble à l’anémie par l’abaissement du chiffre des globules et l’accroissement de la quantité d’eau.
Il y a des degrés différents de leucocythémie, et son état le plus faible s’observe à l’état normal d’une façon passagère dans l’indigestion, dans l’indisposition produite par la diarrhée, dans les maladies infectieuses, etc. ; ce n’est un état morbide important que si les globules blancs deviennent un quart ou moitié des globules rouges.
La leücocythémie bien caractérisée n’est pas une altération primitive du sang comme l’hypoglobulie de la chlorose, c’est une nosohémie secondaire comme l’anémie des affections chroniques, et elle résulte toujours d’une lésion organique antérieure.
La leücocythémie s’observe souvent avec l’hypertrophie et la désorganisation de la rate, qui peut être dix ou vingt fois plus volumineuse que de coutume, et comme alors le sang renferme des globules blancs sans noyaux analogues à ceux de la rate, la leücocythémie est dite splénique.
Il y a des leucocythémies lymphatiques qui coïncident avec une hypertrophie générale des ganglions et où le sang renferme des globules blancs à noyaux semblables aux corpuscules des ganglions lymphatiques, comme si ces globules en circulation avaient pu pénétrer dans le sang et circuler avec lui.
Non-seulement la leücocythémie existe avec les nosorganies de la rate et des ganglions lymphatiques, mais elle résulte des maladies du foie, de la phthisie pulmonaire, du cancer, de l’hypertrophie, des follicules isolés et organisés de l’intestin, c’est-à-dire de toutes les lésions organiques, mais elle se produit dans les parties enflammées à l’état de leücocythémie locale, et dans les cas graves de fièvre puerpérale à l’état de leücocythémie aiguë.
%* Il y a une leücocythémie locale circonscrite, comme l’état inflammatoire, une leucocythémie aiguë dans les infections purulentes, quelle que soit la nature des leucocytes, et une une leücocythémie chronique qui accompagne un certain nombre de nosorganies viscérales.
La leücocythémie chronique a tous les attributs extérieurs de l’anémie, doublée de l’état cachectique. Pâleur jaunâtre, souffles vasculaires, dyspnée violente, hydropisies partielles ou générales constituant l’anasarque, et dans quelques cas hémorrhagies sous-cutanées, muqueuses ou intra-organiques, avec ou sans fièvre.
I.a leücocythémie cachectique laisse les 1 malades mourir d’épuisement, tandis que la
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leücocythémie hémorrhagique peut donner lieu à des épistaxis, des apoplexies cérébrales, dés hémoptysies ou des hématémèses subitement ' mortelles.
On a vu des leucocythémiques avoir dans le tissu cellulaire des foyers hémorrhagiques assez étendus pour contenir de30üàl200 grarn. de sang (Vigla).
La leucocythémie chronique a une marche quelquefois très-lente et peut se prolonger plusieurs années sans aggravation de ses sypiptômes, mais elle est ordinairement mortelle, et le cas d’Addinet Hewson, dans lequel la guérison a été constatée, doit être considéré comme très-rare.
Théi'apeutique. — Il faut combattre la leucocythémie chronique par les médicaments toniques, si l’état des voies digestives ne s’oppose pas à leur usage. — C’est le traitement de l’anémie et de la chlorose V. ces mots.
Le fer et l’arsenic sous toutes les formes et aux doses convenables ; les voyages, l’hydrothérapie, le massage et les bains de mer, les eaux minérales ferrugineuses, l’alimentation substantielle et le régime bien combinés sont ce qu’il y a de mieux à prescrire aux malades.
liEVCOPHLECillIASIlE. Y. QEDËME et
Phlegmatia alba dolens.
EEECORRHÉE (FLUEÜRS BLANCHES). Il Se fait souvent par. le vagin et par le col de l’utérus un flux muqueux abondant, sans lésion appréciable, qu’on appelle leucorrhée.
La leucorrhée est une maladie endémique des grandes villes, et là elle est peut-être contagieuse combine l’ophthalmie catarrhale ou la grippe.
Les femmes dartreuses ou issues de dartreux sont très-souvent affectées de leucorrhée.
La constitution lymphatique et la scrofuleuse prédisposent à la leucorrhée.
Il y a une leucorrhée chlorotique qui résulte de la faiblesse de constitution et de l’appauvrissement du sang, mais chez quelques femmes c’est la leucorrhée qui, par son abondance, occasionne la gastralgie, la dyspepsie, l’anémie et la chlorose.
Presque toutes les femmes des villes ont avant et après les règles quelques jours de leucorrhée.
%* Il est rare que la suppression des règles ne soit pas suivie de leucorrhée.
*,5-* Les corps étrangers du vagin, tels que pessaires et sachets introduits, pour maintenir l’utérus ou le guérir de quelque maladie, provoquent toujoure de la leucorrhée.
%* La plupart des maladies du vagin et de l’utérus s’accompagnent souvent de leucorrhée, m^ dans ces cas le flux est symptomatique et dépend de l’altération organicpie.
Le liquide de la leucorrhée, ordinaire-
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ment inoffensif et exempt de propriétés contagieuses, peut, dans les rapprochements sexuels, engendrer la blennorrhagie,
La leucorrhée, par son abondance et par les qualités irritantes du mucus sécrété, engendre souvent l’inflammation vulvaire, la vaginite et les érosions du col de l’utérus.
Un écoulement vaginal, glaireux, incolore ou muqueux, lactescent, jaunâtre, verdâtre, abondant, avec ou sans odeur, sans lésion primitive appréciable, caractérise la leucorrhée.
*,{.* Des tiraillements lombaires, des douleurs dans les cuisses, de la pesanteur hypogastrique et de l’ardeur en urinant accompagnent souvent la leucorrhée.
Une leucorrhée abondante produit toujours de l’inappétence, des tiraillements d’estomac, de la gastralgie et de la dyspepsie, des palpitations, des névralgies multiples et mobiles, de la pâleur, et enfin tout ce qui caractérise l’anémie et la chlorose.
Comme la névralgie de la cinquième paire produit l’épiphora et l’irritation des joues, les névralgies lombo-abdominale et utérine occasionnent de la leucorrhée et avec elle les érosions du col utérin.
Thérapeutique. — Il faut, pour traiter les femmes atteintes de leucorrhée, tenir compte de l’âge des sujets et des conditions étiologiques différentes de la maladie, afin de combattre par des médications spéciales les leucorrhées dartreuse, chlorotique, scrofuleuse, syphilitique, etc.
La leucorrhée des petites filles lymphatiques, scrofuleuses ou dartreuses doit être traitée par les bains de siège féculents, avec du son ou. de la fécule |+]j par les bains sulfureux [3, par les bains de siège d’eau de goudron l-f- -4-1, d’eau de morelle, de feuilles de noyer [3î de feuilles de roses de Provins, d’eau mélangée de vin ou de vinaigre aromatique; par les bains de sublimé , 1 gramme par bain [+] , etc. — En outre, on fera prendre de l’huile de foie de morue, du lard frit, du beurre salé, du sirop d’arséniate de soude, 5 centigrammes pour 300 grammes, une à quatre cuillerées à bouche par jour [3i enfin des lavements de coloquinte
Chez les jeunes filles, la leucorrhée chlorotique exige des soins de propreté, les mêmes bains de siège que chez les petites filles ; le vin de quinquina [3, les préparations ferrugineuses |-h -h. les bains de mer et de rivière, l’hydrothérapie [3, le sirop d’arséniate de soude. V. Chlorose, Anémie.
La leucorrhée constitutionnelle qui dépend de la scrofule, du lymphatisme et de l’herpétisme, doit être traitée par des moyens semblables, principalement par les bains sulfureux et les eaux minérales sulfureuses ou alcalines, par l’iode, l’iodure de potassixun et l’iodure de fer.
Dans tous les cas, sauf chez les jeunes filles, il faut prescrire des injections astringentes avec le sulfate de zinc, h grammes par litre d’eau [3 i avec l’acétate de plomb soluble, 2 grammes (3j avec la noix de gaUe RH. le tannin RI. les feuilles de noyei*, le gros vin rouge bouilli avec des roses de Provins El» 1®
LEUC
nitrate d’argent, 50 centigrammes à 1 gramme par litre d’eau
Les balsamiques ;
Térébeathinc de Venise. . . 1
Extrait de gentiane . j
Gonuae kino . . , i
Sulfate de fer . J
ââ 8 grammes.
LEUC
Pastilles de lactate de fer.
25 grammes.
' id.
Lactate de protoxyde de fer. . .
Essence de menie .
Suere Raguenet .
Eau distillée de menthe .
500 id.
Pour des pilules de 10 centigrammes; quinze à trente pilules par jour [3 (Walsh).
Le copabu en capsules, dix à trente par jour ; les dragées de copabu de Fortin ; le copabu solidifié avec la magnésie, 10 grammes par jour ; le mélange de copabu et de cubèbe à parties égales peuvent être donnés
Le styrax en pilules, à 50 centigram. par jour P+1 : le seigle ergoté, 1 à 2 grammes par jour [+]•
On peut employer enfin des vésicatoires volants à la région lombaire ; le cautère actuel à la même région, ou la cautérisation superficielle du col utérin. Mais ceci n’est convenable que dans les cas où la leucorrhée résulte d’une névralgie lombo-utérine (V. Névralgie). Dans le cas où la leucorrhée est constitutionnelle, lymphatique, ces cautérisations ne valent rien. — On peut encore les faire lorsque avec la leucorrhée il y a des ulcérations profondes du col de l’utérus. V. Utérus. .
Les cautérisations de l’utérus, en cas de leucorrhée symptomatique d’une ulcération du corps de j l’utérus, doivent être faites avec le nitrate d’argent si l’ulcération du col est peu profonde; mais si elles sont profondes, couvertes de granulations faciles à faire saigner, c’est le fer rouge qu’il faut mettre en usage.