POUCE
II. Quand le métacarpien du pouce se Inxe en avant, le pouce ne peut plus s’opposer avec le petit doigt, une saillie existe sous les muscles de l’éminence thénar, et il y a une douleur vive (A. Cooper). ,
On connaît uneluxation en avant, produite par l’éclatement d’un fusil; il y a, dans ce cas, | presque toujours plaie de la paume de la main, et l’os est à nu. Dans ces conditions, il n’y a pas d’incertitudes (A. Cooper).
Thérapeutique. — Pour réduire la luxation sans plaie, faire tirer sur le pouce dans l’extension, repousser avec les doigts la tête du métacarpien en arrière.
Si la luxation était irréductible, il ne faudrait pas débrider, ce serait de l’imprudence.
Lorsque les os sont à nu, on réduit comme s’il n’y avait pas de plaie ; on débride s’il le faut ; mais, en cas d’impossibilité, on réséquera la tête de l’os et même une portion du trapèze (A. Cooper) ; la résection du métacarpien du pouce dénudé est préférable à l’amputation du pouce.
On panse comme les plaies contuses. V. Plaies et Résections.
Luxation des métatarsiens (Dupiiytren, Delort, Smith, Mazet).