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Tiolences exercées sur les orteils doivent donc exagérer cette disposiiion, et il ne peut y avoir que des luxations en arrière, à moins d’écrasement des doigts. Ln choc sur le bout des orteils, des pressions directes, un coup de pied de cheval, peuvent aussi causer les luxations des orteils, dont lés complications habituelles sont une plaie du tégument, un phlegmon intense, de la gangrène des orteils et parfois le tétanos, La luxation du gros orteil avec plaie est surtout dangereuse à ce point de vue.

On reconnaît les luxations des orteils à la saillie des surfaces articulaires sous la peau ou dans une plaie.

Thérapeutique. — S’il n’y a pas de plaie, on réduira en tirant sur le gros orteil ou les autres orteils avec la pince à traction (V. Luxation du pouce), et l’on placera un cataplasme sur l’articulation.

Lorsqu’il y a plaie et issue des extrémités osseuses, on peut les réséquer et panser à l’eau froide.

On peut aussi débrider largement et réduire, puis panser à l’eau froide ; même dans le cas où la réduction est facile sans débridement, on agrandira la plaie pour favoriser l’éconleraent des liquides de l’articulation (Laugier).

Si la phalange était détâchée en grande partie, l’amputation serait indiquée,

II. Des luxations des phalangettes ont été vues avec et sans plaie; elles sont produites par le choc d’un orteil contre un corps résistant ou par un écrasement des orteils; alors, la phalangette est étendue sur la phalangine. Les phalanges luxées sortent quelquefois par une plaie.

Thérapeutique. — On réduira sans peine en fléchissant la phalange ou en pressant sur les surfaces déplacées. S’il y a une large plaie, l’amputation de la phalangette est le moyen le plus prompt de guérison. On pansera à l’eau froide et l’on tiendra le pied élevé.

Luxation des os du carpe (Chopart, Boyer, A. Cooper). Les luxations des os du carpe sont l’effet de violences directes ou de pressions sur le carpe ou d’une flexion exagérée du poignet. Un os sort du carpe et vient faire saillie sous la peau. Il est ordinaire qu’il y ait des os fracturés dans le voisinage.

Une saillie sur le dos du carpe, disparaissant en par lie pendant l’extension, indique une luxation du grand os ; on ne la confondra pas avec une hernie de la synoviale, qui est globuleuse, transparente, indolente, et n’est jamais aussi dure qu’un os.

*j* Dans une plaie du poignet, une saillie osseuse, visible à l inspectiou, mobile, indique une luxation d’un des os du carpe.

Thérapeutique. — Pour réduire le gi-and os, la main étant dans l’extension sur uue palette, comprimer avec des compresses graduées et une bande roulée pressant sur le dos de la main.

Les os du carpe détachés en partie seront extraits et l’on pansera à l’eau froide. Si une arthrite trauma-

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tique survient, ou la traitera par les moyens appropriés.

Longtemps après une luxation qui a nécessité l’ahlatiou d’uu os, si le poignet avait perdu de sa force, on ferait porter aux malades un bracelet de • fer (A. Cooper) ou une mitaine faite avec des bandes agglutinatives (A. Cooper) ou du caoutchouc.

Luxation du péroné. Sous l’influence d’une pression directe sur l’extrémité supérieure du péroné tous les ligaments peuvent être rompus (Sanson , l’extrémité osseuse est mobile, mais elle est facilement ramenée à sa place; — la malléole externe, après la rupture des ligaments antérieurs et postérieurs, se porte en arrière et constitue un degré plus avancé de diastasis que celui qu’on observe dans les fractures du péroné par diastasis (Gerdy) (V. Fractures du PÉRONÉ); — enfin le ligament interosseux étant déchiré, lorsqu’il y a une luxation du péroné en haut et en bas, l’os tout entier est mobile et déplacé (Boyer).

Thérapeutique. — Le péroné, quelle que soit sa luxation, peut être remis en place par des pressions exercées sur les extrémités luxées; un bandage roulé, arrosé d’eau blanche pendant les premiers jours, puis un bandage inamovible conservé pendant vingt à trente jours, tels sont les moyens de contention indiqués pour les luxations du péroné.

Luxations des phalanges. — Lcs luxatious métacarpo-phalangiennes des doigts sont rares (Marchai, Biechy, Malgaigne, Nélaton), elles se reconnaissent à un raccourcissement des doigts, à une mobilité latérale, beaucoup plus marquée que la mobilité d’une fracture des phalanges, puis on sent en avant et en arrière, ou sur les côtés, la saillie des phalanges et du métacarpien et réciproquement.

Thérapeutique. — On réduira par des procédés de douceur, en pressant sur les os, ou bien on fera la contre-extension sur le poignet et l’exterision avec la pince à traction (V. Luxation du pouce). Après la réduction, la main sera tenue immobile sur une palette et arrosée de compresses résolutives, et mieux, enveloppée de cataplasmes.

Lorsqu’il y a une plaie, on peut débrider dans un sens parallèle aux tendons, la résection d’une portion de la phalange ou du métacarpien est moins utile.

Les luxations des phalanges du pouce ou des autres doigts (A. Cooper, Malgaigne) ont lieu très-rarement en avant , ou n’a pas vu jusqu’ici de luxations simples récentes : les gouttières des tendons forment un obstacle qui expliquent leur rareté.

Les luxations des phalanges eu arrière sont plus communes et résultent de chutes sur les doigts. Dans les luxatious incomplètes les phalanges sont fixes, renversées d'abord en arrière, puis ramenées un peu dans l’axe du doigt. On sent l’extrémité supérieure de la phalange luxée sur la face dorsale du doigt ; sur la face

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palmaire on sent l’estrémilé inférieure de la phalange supérieure, une plaie transversale existe souvent au niveau de la luxation ; le raccourcissement est à peine marqué.

Dans la luxation complète le déplacement est plus considérable, la longueur du doigt est diminuée; lorsqu’il y a plaie, ce qui arrive souvent, il y a au niveau du pli articulaire une solution de continuité qui remonte sur le côté du doigt, et les tendons sont quelquefois arrachés de la phalange. Ce sont ces luxations qui sont souvent accompagnéesde gangrène et de tétanos.

Les luxations latérales ne sont que des luxations en arrière avec rotation de la phalange (un cas Gazette des hôpitaux, IS/iô).

Thérapeutique. — Pour réduire les luxations incomplètes des phalanges : flexion forcée à l’aide des doigts (Malgaigne), ou procédé de douceur comme pour la luxation du pouce. Au cas d’impossibilité, on peut, s’il y a plaie, sectionner les ligaments latéraux et réduire ensuite, puis maintenir le doigt sur une attelle, et mieux la main sur une palette.

Lorsque la luxation est complète, on peut tenter l’extension avec la pince à extension, la fle.xion forcée, comme pour la luxation du pouce, ou la méthode du glissement (V. Luxation du pouce). En règle générale, pour les luxations des phalanges, on doit tremper la main dans l’eau froide ou appliquer un cataplasme et attendre, pour tenter la réduction, vingt-quatre heures après.

Si les os font saillie dans une plaie, et si la réduction est impossible, ' on réséquera avec une pince de Liston, ou une auti-e pindte coupante, l’extrémité de la phalange (A. Cooper). S’il y a menace de gangrène du bout du doigt, il est sage d’amputer le doigt, mais on peut aussi placer un cataplasme et attendre la chute des eschares.

Après la réduction des luxations avec plaie, on peut placer le doigt sur une attelle ou sur un moule de gutta-percha et faire le pansement par occlusion avec des bandelettes de diachylon un peu serrées. La main, soutenue par une écharpe, sera tenue alors dans l’élévation.

Luxation du pied. En considérant les rapports de l’astragale avec la mortaise tibio-péronière, on comprend à priori que les luxations du pied soient possibles ; et, en effet, elles ont été vues en dedans, en dehors, en arrière, en avant et en haut; il y a aussi une luxation par rotation.

Une diastasis de l’articulation péronéotibiale inférieure existe souvent avec la luxation du pied; des fractures par arrachement des malléoles ne sont pas rares. On sait d’ailleurs que la luxation du pied accompagne les fractures de la jambe.

Toutes les luxations du pied sont incomplètes, en ce sens que, à moins de plaie extérieure, l’astragale ne quitte point entièrement la mortaise tibio-pérouière.

Dans la luxation en dehors causée par nne abduction forcée, le pied est trourné en dehoi-s, la malléole interne soulève la peau, et

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l’astragale fait saillie au-dessous d’elle, la face plantaire du pied regarde en dehors, il y a toujours fracture d’une ou des deux malléoles. V. FRACTi RE DU PÉRONÉ PAR DIVULSION.

Dans la luxation en dedans causée par une adduction forcée, la malléole externe est trèssaillante, l’astragale fait saillie au-dessous d’elle, la plante du pied regarde en dedans, le péroné est souvent fracturé. V. Fracture du péroné

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