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ÂME

Les fistules qui s’enflamment périodiquement et qui sont accompagnées d’abcès seront débridées largement.

On cautérisera les fistules séro-muqueuses. avec la pâte au chlorure de zinc, aussi profondément qu’on le pourra. — Il a été fait une fois un pli à la peau, une épingle et une suture entortillée a été placée et a accolé les hords de la fistule (Yelpeau).

Si uue fistule donne beaucoup, on fera des injections iodées ; on attendra que l’écoulement soit tari et l’on cautérisera.

Mamelles (TUMEURS DES). Il y a, au point de vue clinique, deux ordres de tumeui-s de la mamelle : 1“ celles qui ne sont point suivies de généralisation du mal; dans les viscères, ce sont : les tnmeurs dites bénignes, et 2° celles qui se généralisent, ou tumeurs malignes, aussi appelées tumeurs cancéreuses.

*,(.* On rencontre dans le premier groupe les engorgements laiteux, les kystes qui sont propres à la région, des tumeurs formées par des exsudais qui s’organisent tels que le lipome, riiypertrophie simple et l’adénoïde. Cette dernière tumeur, en particulier, est peut-être un intermédiaire entre les hypertrophies simples et les cancers. :

On rencontre dans le second groupe des tumeurs formées par des exsudais qui ne s’organisent pas, ne s’éliminent pas et finissent tôt ou tard par se généraliser, tels sont les cancers et les tubercules.

Enfin on trouve aussi dans la mamelle destumeurs formées par des parasites, telles què les hydatides. Ces tumeurs, comme celles du premier groupe, sont bénignes.

I. Cancer de la mamelle. — On trouve sur la mamelle des cancroïdes épithelioma et cartcroïdes glandulaires, des cancers squirrheux, lardacés, ligneux et atrophique, des cancers encéphaldides, lardacés et cérébri f ormes iye\peau), des cancers fibro-plastiques et même cartilagineux. V. Cancer..

Tous les cancers de la mamelle se reconnaissent à une induration isolée ou multiple de la glande, 'a des douleurs vives, se montrant avec d’autant plus d’intensité que la tumeur croît rapidement, à des engorgements ganglionnaires dans l’aisselle, et à une altération progressive et rapide de la santé générale, surtout quand la tumeur est ulcérée.

Les cancroïdes de la peau du sein ne diffèrent pas des autres cancroïdes. C’est aux cancroïdes du sein qu’il faut rapporter le cancer vésicant qui ressemble à un vésicatoire suppuré et tend sans cesse à s’étendre (Xélaton).

Le squirrhe du sein qui attaque la peau se montre sous deux formes : ou bien la peau s’indure, devient rouge brunâtre et forme une sorte de cuirasse sans élasticité, qui agit comme un agent compresseur et gêne la respiration (ce cancer marche très-vite) ; ou bien .dés. nayaux

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disséminés, rouges et durs, existent dans la peau du sein, c’est le cancer alvéolaire de la peau (Vogel, Virchow) ; ce cancer est ordinairement très-douloureux, et toutes les excoriations de la peau dans leur voisinage se transforment promptement en induration cancéreuses.

Le squirrhe des conduits golactophores est caractérisé par des indurations allongées et régulières, se prolongeant dans divers sens. — Le squirrhe atrophique est constitué par un noyau induré, duquel partent des tractus fibreux qui se rétractent, et la mamelle alors se réduit peu à peu à rien. — Le squirrhe rayonné ne diffère I du squirrhe atrophique que parce que les prolongements fibreux sont infiltrés de tissu squirrheux.

Le squirrhe est toujours très-dur et contracte des adhérences avec la peau ; lorsqu’on presse la tumeur entre les doigts, la peau se ride au niveau de la tumeur.

Les squirrhes ulcérés ont une moins mauvaise odeur que les cancers encéphaloïdes ulcérés.

%*Les tumeurs encéphaloïdes ont une marche très-rapide et infectent promptement l’organisme par suite de la résorption de leurs éléments anatomiques.

Vencéphaloïdelardacé ou tubéreux est d’une dureté analogue au squirrhe, il se prolonge dans des directions diverses, mais il est plus mou que les squirrhes et s’accompagne de très-bonne heure d’engorgements ganglionnaires.

Dans les encéphaloïdes fongueux on trouve toujours des masses un peu molles croissant rapidement, se ramollissant et donnant la sensation de kystes au milieu de tissus durs.

Des douleurs vives accompagnent toujours les cancers encéphaloïdes.

Lorsque les encéphaloïdes adhèrent à la peau, celle-ci ne tarde pas à rougir et à s’ulcérer.

Les encéphaloïdes sont souvent fluctuants, ce qui peut donner lieu à des erreurs de diagnostic. Ces cancers une fois ulcérés donnent une très-mauvaise odeur et saignent facilement.

Les tumeurs fibro-plastiques ont nne marche plus lente que les tumeurs cancéreuses ; on les trouve tantôt à l’état de tumeurs dures, lobulées, tantôt à l’état de tumeurs fluctuantes, et ce sont là les dégénérescences colloïdes. Les tumeurs adénoïdes subissent exceptioimellement la dégénérescence fibro-plastique et colloïde.

Les cancers mélaniques du sein sont rares et ne semblent pas avoir une marche aussi envahissante que les autres cancers. V. Cajxcers.

Au début du cancer du sein ou observe quelquefois des écoulements de sang et de sérosité par le mamelon (A. Richard).

Les cancers du sein, lorsqu’ils sont trèsavancés, s’accompagnent de dilatations variqueu-

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ses des veines, de phlébite des veines de l’aisselle, d’adénites cancéreuses, et quelquefois d’une véritable phlegmatia alba dolens dans le bras et la poitrine (Macfarlane). Outre la diathèse cancéreuse qui s’établit peu à peu, des complications locales peuvent se produire, ainsi une pleurésie (Ch. Bell, Bayle, Cayol, Cruveilhier). On a vu les mamelles cancéreuses tomber en gangrène.

Plus une femme atteinte de cancer est avancée en âge, moins le cancer marche vite.

Au sein comme dans les autres régions, c’est le cancer encéphaloïde qui a la marche la plus rapide.

' On ne confondra pas le squirrhe avec les engorgements simples de le mamelle, parce que ceux-ci subissent des alternatives de mieux et de pire, et que la compression a une action efficace sur eux.

Les tumeurs adénoïdes du sein ne sont adhérentes à la peau, comme le squirrhe, que quand elles sont très-anciennes, et alors la lésion est facilement reconnue en considérant sa durée.

Les kystes de la mamelle se reconnaissent à une fluctuation qui ne se rencontre jamais dans les squirrhes ; les engorgements ganglionnaires d’ailleurs n’appartiennent qu’au squirrhe ; des douleurs existant avec les signes anatomiques d’un squirrhe ne permettent pas d’incertitude.

*,j.* I.es encéphaloïdes de la mamelle peuvent être confondus avec les tumeurs fibro-plastiques au début, mais cela n’a pas d’importance, parce que le traitement est le môme.

On reconnaît le cancer encéphaloïde du sein aux engorgements ganglionnaires prématurés de l’aisselle, à l’altération de la santé générale, à l’accroissement prompt de la tumeur et aux douleurs lancinantes vives, sans trace de réaction inflammatoire. Aucune autre lésion bénigne ne présente ce caractère, ni les abcès chroniques, ni les hypertrophies de la mamelle, ni les lipomes, ni les kystes du sein.

Une ponction exploratrice, en cas de soupçon de cancer, est inutile, il vaut mieux attendre ; les cancers encéphaloïdes marchent assez vite pour que les caractères types, l’accroissement rapide et l’engorgement ganglionnaire qui les distinguent apparaissent, et une ponction exploratrice fait en général marcher le cancer avec une plus grande rapidité (Maisonneuve).

Thérapeutique. — Toutes les préparations anticancéreuses (V. CA^XER) sont employées en vain contre le cancer de la mamelle ; il n’y a qu’un remède au cancer de cette glande, encore est-il palliatif : c’est l’ablation de la tumeur. Si l'on peut enlever la tumeur de bonne heure et avec ime grande quantité de tissus sains, et changer les malades de

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