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aussi est-elle ordinairement épidémique et quelquefois aussi dit-on contngieuse.
La méningite cérébro-spinale est une maladie de l’adulte, ordinairement observée sur les soldats et dans la population des villes, où il y a une garnison.
La fièvre, avec rachialgie et augmentation de la sensibilité générale, la roideur tétanique du cou et du tronc, la contracture et les convulsions des membres annoncent une méningite cérébro-spinale.
*** Que la méningite soit simple, granuleuse ou cérébro- spinale, il est rare de la voir guérir une fois qu’elle atteint la période convulsive.
A la période des vomissements de la fièvre et de la constipation, c’est-à-dire au début, la méningite se termine souvent par résolution, et toute la maladie se borne à une poussée méningitique qui n’aura pas de fâcheuses conséquences. I
On voit souvent de jeunes sujets avoir à plusieurs reprises une sorte de poussée inflammatoire sur les méninges, ils ont de la fièvre, des vomissements, de la constipation, cela guérit et plus tard ils finissent par être affectés de méningite suivie de mort.
Thérapeutique. — Dans la méningite, il faut prescrire : la diète lactée, les tisanes acidulés et délayantes, le repos au lit dans une chambre spacieuse et bien aérée ; ne pas trop couvrir le corps des enfants et couper les cheveux très-courts; — pas de bruit autour des enfants.
Au début, des sangsues, au nombre de quatre à douze, doivent être appliquées sur l’apophyse mastoïde, et si les enfants sont assez grands, les sangsues peuvent être remplacées par une saignée du bras. On donnera en outre l’alcoolature de bryone, à la dose de vingt à quarante gouttes.
Affusions froides ou irrigations d’eau froide sur la tète ; compresses d’eau froide ou sédative glacée.
Purgatifs. — Calomel, 1 0 à 30 centigrammes par jour, tous les jours ; — huile de ricin, 15 à 30 grammes. — Lavements purgatifs avec 15 à 20 grammes de séné et 10 grammes de sulfate de soude.
Révulsifs cutanés. — Bains de pieds sinapisés; — sinapismes ou vésicatoires aux jambes ; — frictions sur le crâne, préalablement rasé, avec la teinture d’iode, avec Thuile de croton tiglium, avec la pommade stibiée, 10 grammes pour 30 grammes d’axonge; large vésicatoire volant sur la tète, couvrant la presque totalité du crâne.
Moyens empiriques. — L’iodure de potassium à 1 gramme à la fois, cinq à six fois par jour ; — l’iodure de mercure, à 5 centigrammes par jour; — le sulfure de potasse, 30 à 50 centigrammes par jour dans un looch; — le tartre stibié, à 10 et 15 centigrammes par jour, uni à l’opium ; — la poudre de digitale à 1 gramme par jour ; — le bromure de potassium, 1 gramme, deux à trois fois par jour.
Contre les voînissèments. — La quinine brute, 20 ou 30 centigrammes; - l’opium, 5 ou 10 centigrammes : — l’eau de laurier-cerise, dix à vingt gouttes ; — la liqueur d’HofBnann, vingt à trente gouttes; — le chloroforme dissous dans Lalcoo! : — la teinture de