N'ARC
phine. On l’emploie en pilules à la dose de 2 à 5 centigr. , et en sirop à la dose de 30 gr. B. On peut l’emploî'er aussi en injection hypodermique, avec la seringue de Pravaz (V. Hypodermique], à la dose de huit à dis gouttes préparées comme il suit :
îfarcéine . 05 eentigramines.
Alcool . 1 gramme.
Eau . 25 id.
Faites chauffer et employez tiède.
^'ARCISSE DES PRÉS. Plante de la famille des narcissées, dont les hulbes sont émétiques
Fig. 383. — Narcisse des prés.
et purgatifs, les fleurs en infusion 10 à 15 gr. par litre ont été employées contre l’épilepsie Q.
IVARCOTIAE. Alcaloïde extrait de l’opium dont les sels s’emploient à la dose de 1 ou 2 cent, comme sédatif.
AARCOTIQEES OU STEPÉFIAMTS, OU RYPXOTIQEES. Les narcotiques sont des remèdes doués de la propriété d’assoupir. Ils agissent sur le cerveau, sur les nerfs et sur les tissus vivants en ralentissant la circulation capillaire et la contractilité organique. On les nomme sédatifs ou calmants, ou stupéfiants quand ils modèrent la contractilité ; anodins quand ils diminuent la douleur, et hypnotiques quand ils déterminent le sommeil.
*** Les narcotiques s’administrent par l’estomac, par le rectum en lavements ou en suppositoires, par la peau dénudée de sou épiderme, c’est-à-dire par la méthode endermique, enfin par le tissu cellulaire en injections hypodermiques. V. ce mot.
On s’habitue aisément aux narcotiques,
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et quand on en fait un usage quotidien on peut arriver à en avaler des doses considérables.
Les opiacés, les solanées viveuses et les ombellifères cireuses, fournissent la plupart des narcotiques.
*** Les narcotiques produisent en général une excitation du système nerveux avec tendance au sommeil, assoupissement, rêvasseries, délire quelquefois porté justp’à la fureur, profond sommeil avec insensibilité absolue, coma, carus et enfin la mort.
Tandis que les narcotiques opiacés congestionnent le cerveau et l’œil, provoquent le sommeil et la contraction pupillaire, les narcotiques vireux déterminent au contraire de l’agitation, du délire, des hallucinations et la dilatation de la pupille. V. Cérébroscopie.
On reconnaît aisément le narcotisme de l’opium d’avec celui de la belladone et des solanées vireuses eu examinant la pupille, parce que dans le premier la pupille est fortement contractée, tandis que dans l’autre elle est au contraire très-dilatée.
Les narcotiques dont on fait principalement usage sont ;
i “ V opium, suc épaissi du Papaver somniferum et ses différentes préparations : V extrait (P opium, — la morphine et les sels de morphine, — la codéine, qui est un peu moins énergique que la morphine et qui calme sans donner autant de sommeil; — la nar^ cotine, — la narcéine et la. papavérine.
2® La thridace et l’extrait de laitue ou lactucarium, mauvais médicament, toujours falsifié avec de l’opium.
3® Le haschich ou extrait de chanvre indien,
4® La belladone (solanée vireuse) en extrait ou eu poudre, et son alcaloïde l'atropine.
5® La mandragore, autre solanée, en poudre, en alcôolature, ou en extrait.
6° Le datura stramonium,
7® 'Lajusquiame.
8° V aconit et l'aconitine.
9® La ciguë et la conicine.
10® Le tabac et la nicotine.
11° U acide cyanhydrique et l'eau de lauriercerise, etc.
12® La delphine, — l'ivraie, — la fève de Colabar, etc.
Voici maintenant les différentes formules relatives à l’emploi des narcotiques :
Opium.
Extrait (P opium, 'b àlO et 20 centigrammes par jour.
Laudanum de Sydenham, six à vingt gouttes par jour par la bouche, en lavement ou ^ur des cataplasmes rn.
Vin d opium ou laudanum de Rousseau, six, dix et au plus vingt gouttes dans une potion f+l.
Teinture d extrait d'opium, quinze à trente gouttes.
Sirop d extrait d opium, 30 à 50 grammes.
Sirop karahé, qui est du sirop d opium additionné de deux gouttes desprit de succin par 30 grammes de sirop m.
Sirop de pavots blancs ou sirop diacode, 30 à 50 grammes dans une potion m.
NARC
NA RC
Pilules de qjnoglosse.
Faites digérer pendant sept à huit jours dans :
Écorce sèche de racine de
cynoglosse .
Semences de jnsquiame . .
Extrait aqueux d'opium. . .
M^he .
Oliban .
Safran .
Castoréum .
Sirop d’opium . .
&ù t6 grammes.
23 id.
20 id.
Alcool à 21° Cartier . 875 grammes.
Puis filtrez et conservez. Vingt à cinquante gouttes dans la journée, sur un morceau de sucre ou dans un véhicule quelconque. Très-peu usité en France, mais excellent contre la diarrhée (New-York, Dublin.) 11 y a aussi un élixir parégorique au Codex, mais il contient de l’ammoniaque et ne vaut rien.
Ces pilules contiennent environ le huitième de leur poids d’extrait d’opium. On prescrit des pilules de 10, 20, 30 centigrammes à prendre le soir comme calmant. C’est une bonne préparation et souvent recommandée.
Poudre de Dower.
Mixture calcaire contre la diarrhée.
Carbonate de chaux lavé .... 30 grammes.
Eau distillée de canuelle . 60 id.
^ Sirop simple . 40 id.
Laudanum de Sydenham .... 4 gouttes.
F. s. a. une mixture. A prendre par cuillerées dans la journée RH. (Ph. Lond.)
Poudre de suif, de potasse.
Poudre de nitr. de potasse.
Poudre d’ipécacuanha . . .
Poudre de réglisse, . . • .
Extrait d’opium sec et pulv.
I 6Ù 4 grammes.
i âà 1 id.
Mêlez exactement.
3 à 6 décigrammes par jour, comme diaphorétique et calmant. 35 centigrammes de cette poudre représentent 5 centigrammes d’extrait d’opium [+1.
Thériaque.
Cet électuaire, faiblement narcotique, est encore très -utilement employé. On y remarque des médicaments stimulants, toniques, astringents, antispasmodiques et, par-dessus tout, l’opium. — 3 grammes de thériaque renferment à peu près 5 centigrammes d’opium brut.
La thériaquè procure le sommeil comme l’opium, mais elle n’a pas comme lui l’inconvénient d’abàttre les forces, de diminuer l’appétit. Dose : de 2 à h grammes EJ.
Diascordium,
Autre vieil électuaire calmant qui se distingue essentiellement parce qu’il contient des substances astringentes, toniques. Il doit aussi ses propriétés principales à l’opium, dont il contient à peu près la même proportion que la thériaque.
C’est un excellent remède pour combattre la diarrhée. Dose : 2 à 8 grammes.
Gouttes noires des quakers.
Employées principalement contre les névralgies de l’estomac ; elles agissent comme les autres préparations opiacées, mais s’en distinguent par une tolérance spéciale du côté de l’estomac.
Opium de Smjrne. . 12 grammes.
Noix muscade . 3 id.
Sa&an . 1 id.
Yiuaigre ou suc de verjus. . . . 100 id.
Sucre . . . 8 id.
Levûre de bière . 2 id.
Laissez le tout en contact pendant un mois, passez et filtrez, et conservez dans un flacon bien fermé; deux à six gouttes dans une potion, un julep. Six gouttes équivalent à 5 centigranunes d’opium f+l.
Élixir parégorique de New-York.
Opium see . . .
Acide benzoïque Camphre. ....
Hiuîc .i’anis. . .
I ââ 4 grammes.
. . 26 décigrammes.
Potion calmante.
Sirop d’opium . 8 grammes.
Sirop de fleur d’oranger . 24 id.
Eau distillée de laitue . 125 id.
C’est la qtotion calmante du Codex. A prendre par cuillerée, toutes les heures [+]. (Ph. Lond,)
Sirop d'acétate de morphine.
Acétate de morphine . 2 décigrammes.
Sirop simple blanc . 500 grammes.
Faites dissoudre l’acétate de morphine dans une très-petite quantité d’eau à laquelle vous ajouterez un peu d’acide acétique, et mélangez la dissolution au sirop froid (Bouchardat).
On préparera de même le sirop de sulfate de morphine.
Chaque 30 grammes de ces sirops contient un peu plus d’un centigramme de sel de morphine. On les prescrit à la dose de 20 à 50 grammes dans les potions, ou par cuillerée à café toutes les heures; c’est une bonne manière d’administrer la morphine et une préparation opiacée à faible dose.
Julep morphiné.
Sirop de sulfate de morphine . , 40 grammes.
Infusion d’espèces béchiques . . 150 id.
Par cuillerée à bouche toutes les heures S-
Potion calmante.
Sulfate de morphine . 25 milligrammes.
Eau de fleur d’oranger . 50 grammes.
Eau de laitue . 100 id.
Sirop de sucre . 40 id.
Par cuillerée à bouche toutes les heures El-
Pilules de morphine.
Sulfate de morphine . . . 5 centigrammes.
Mucilage de gomme adragant. . q. s.
Pour cinq pilules, une par jour m.
Pilules de codéine.
M^eê ; ; ! ; ; ! ! ! ; ; } ® décigrammes.
Poudre de guimauve . q. s.
*ï. S. a. quatre pilules. Une chaque jour El*
Sirop de codéine.
Codéine . 5 centigrammes.
Sirop de sucre . 30 grammes.
Une cuillerée à bouche matin et soir m.
XARC
Préparations opiacées pour l’exténeur.
A l’extérieur, on prescrit Y extrait gommeux d’opium, qu’on étend sur du taffetas pour faire des emplâtres ou mouches d’opium de différentes grandeurs, souvent employées pour calmer les névralgies. — On prépare également des emplâtres de théinaque, de différentes dimensions, qu’on applique ordinairement sur l’abdomen ou sur l’estomac, pour combattre des douleurs locales intenses.
Le laudanum de Sydenham se met sur des cataplasmes, vingt à trente gouttes, et en lavement, six à douze gouttes.
Le laudanum de Rousseau est fréquemment conseillé en instillations dans l’œil, à la dose de quelques gouttes, pour modérer les douleurs occasionnées par une vive inflammation. Ces médicaments sont trèssouvent employés pour recouvrir des cataplasmes; on a alors le cataplasme opiacé ou cataplasme laudanisé,
Cérat opiacé.
Cérat jaune . 25 grammes.
Laudanum de Sydenham .... 1 id.
Employé à la dose d’un gramme, pour panser les ulcères ou chancres douloureux. (F. H. P.)
Haschisch.
Le haschisch ou chanvre indien se donne en teinture, en extrait gras et en extrait alcoolique. La teinture se fait avec 1 gramme de chanvre indien et 5 d’alcool à 36“. Dose : dix à quarante gouttes.
On prescrit l’extrait gras à la dose de 5 à 10 grammes, et le kayaniesk à la dose de 30 grammes.
L’extrait alcoolique de chanvre indien se prépare avec l’alcool fort. Il est plus souvent prescrit eu France que les autres préparations de chanvre.
Dose ; 5 à 10 centigrammes contre l’insomnie I I. les rhumatismes, les diverses névroses, les érections nocturnes, l’aménorrhée □ ; comme diurétique, dans l’hydropisie I I.
Les solanées vireuses et leurs alcaloïdes s’emploient comme il suit :
Atropine.
h'atropine à l’intérieur se donne à la dose d’un demi-centigramme ou d’uu dixième de grain Q.
Atropine par la méthode endermique.
Atropine . 5 centigrammes.
Divisez en vingt prises; ime ou deux chaque jour, sur la peau nouvellement dépouillée de son épiderme r+1.
Sirop d’atropine.
Atropine . 5 centigrammes.
Faites dissoudre dans 30 grammes d’eau; dissolvez à l’aide d’une gouttelette d’acide chlor^drique mêlé avec :
sirop de sucre blanc . 1000 grammes.
100 grammes de ce sirop en contiennent un demicentigramme. On le prescrit à la dose de 10 à 30 grammes F^.
Pilules d'atropine.
Atropine . 10 centigrammes.
Miel et poudre de guimauve . . q. s.
Pour faire deux cents pilules de 10 centigrammes.
NARG 963
Chaque pilule contiendra un demi-milligramme d’atropine. On prescrira d’une à quatre pilules par jour progressivement, dans les cas d’épilepsie, chorée et autres névroses (Bouchardat) f+I.
Dragées d’atropine.
Il suffit d’enrober d’une couche légère de sucre les pilules précédentes. Elles s’administrent dans les mêmes cas, aux mêmes doses et de la même manière [+]•
Valérianate d’atropine. ,
Sel employé à l’extérieur, dans les mêmes conditions que l’atropine, à la dose d’un demi à 2 milligrammes r+1.
Belladone.
La belladone, le. datura stramonium eXlejusquiame s’administrent :
Yln poudre, 1 décigramme.
En extrait aqueux, 1 décigramme.
En extrait alcoolique, 5 centigrammes.
En teinture alcoolique, 3 décigrammes.
En alcQolature, même dose.
En sirop, 16 à 30 grammes. Dans une potion.
Aconit.
V aconit se donne :
En extrait alcoolique, 3 centigrammes [^j et surtout en alcoolature, 1 gramme Ih- -hI.
Pilules d’aconit.
Extrait alcoolique d’aconit. ... 5 grammes.
Extrait de gaïac. . 10 id.
F. S. a. Cinquante pilules. Une à quatre- pilules par jour Q.
Pilules d’aconit.
Extrait d’aconit . 2 grammes.
Poudre de guimauve . . q. s.
Mêlez et divisez en quarante-huit pilules. Une ou deux matin et soir, dans les syphilides et les douleurs ostéocopes. ((Biett.)
Potion d’aconit.
Aleoolatiu-e d’aconit . 1 gramme.
Infusion de mélisse . 100 id.
Sirop diaeode. . . . 30 id.
Mêlez. A prendre par cuillerée sf+l.
Aconitine.
U aconitine, alcaloïde de l’aconit, s’administre en granules ou en sirop, 1 à 3 milligrammes par jour FF].
Ciguë.
La ciguë se donne :
Pmpoudre, 2 décigrammes.
En extrait alcoolique, même dose.
En teinture alcoolique, 1 gramme dans une potiou.
En alcoolature, même dose.
En teinture éthérée, même dose.
En frictions, en pommades, en emplâtres ou cataplasmes.
mu
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Pommade calmante.
Cyanure de potaBsinm. . . .
Amidon et sirop de gomme .
TM T. f '1 J 1 ' ftA Pour faire quatre pilules de 25 centigrammes.
Melez. En frictions a la dose de 10 a 20 grammes, r— i
, , J. , , . ’ Une matin et soir dans 1 ortnopnee 1 1.
ns iPB mnlsrlips seroiiilAiisAS avAA. innammntinn
dans les maladies scrofuleuses avec inQammation douloureuse et dans le mal de Pott [+]. (Pott.)
Pommade calmante.
Extrait de ciguë officinale . 1 o Extrait de stramonium. . . ] ^ ^ grammes.
Axongc à la rose ........ 30 id.
F. S. ai Cette pommade est appliquée sur le col de l’utérus et en frictions sur l’hypogastre. Contre le catarrhe utérin et la névralgie utérine Fl (Rognetta.’l
Emplâtre de ciguë.
Résine de pin . 470 grammes.
Poix blanche . . 220 id.
Cire jaune . 320 id.
Uuile de ciguë ......... 64 id.
Feuilles vertes de ciguë . 1000 id.
Gomme ammoniaque ...... 250 id.
F. S. a. Employé comme fondant {Codex) [+].
Emplâtre de Ranque.
Sulfate de morphine . 15 centigrammes.
Cyanure de potassium . 30 id.
Mucilage . q. s,
F. s. a. vingt-quatre pilules. — En prendre d’abord quatre par jour; une toutes les six heures et aller jusqu’à dix Q.
Poudre sédative.
Cyanure de zinc. . .
Magnésie calcinée. .
Cannelle .
Emplâtre de ciguë , , . . . l . . ra Emplâtre de diachylon gom. J ® ^
Ramollissez à une douce chaleur, puis incorporez :
Poudre de thériaque. .
Camphre .
Soufre en poudre . . .
Mêlez. A prendre en une fois. On pourra successivement prendre trois ou quatre prises semblables par jour
Pilules antispasmodiques.
Cyanure de zinc . 1 gramme.
Castoréum en poudre . 5 id.
Sirop de gomme . q. s.
F. s. a. quarante pilules.
A prendre une ou deux par jour.
Ces préparations s’emploient à l’intérieur dans les névralgies r~1.
Mélange pour lotions.
F. s. a. une masse emplastique homogène ; recou- Utile pour combattre les démangeaisons et
■rez-en deux morceaux de toile ou de peau assez ^es douleurs dans les cas de dartre et de cancer ul-
larges pour couvrir le ventre en totalité.
Ranque regardait cet emplâtre comme étant d’une utilité incontestable dans les fièvres typhoïdes
Cataplasme de ciguë.
Topique calmant.
. iOOO id. Mêlez : agitez chaque fois. On imbibe des linges
Faites bouillir jusqu’à réduction d’un quart. Ajou- l’on applique sur les parties douloureuses ig. tez de la farine de Un en quantité suffisante g. (Thompson.)
Cyanures. ^Préparations diverses.
Delphine.
cy uniques extrêmement dange- ,
omme sédatifs plutôt que comme Extraite des semences du Delphinium staphùa-
les calment bien le spasme et la la delphine s’emploie en embrocation, en pom-
Y acide prussique médicinal, — à l’intérieur en teinture, contre les névral-
ise, — le cyanure de potassium, gl^s et surtout contre le tic douloureux.
Les préparations Cî/anig'i<e5 extrêmement dangereuses se donnent comme sédatifs plutôt que comme narcotiques, mais eUes calment bien le spasme et la douleur. Ce sont : Y acide prussique médicinal, — Y eau de laurier-cerise, — le cyanure de potassium, — le bleu de Prusse, ^ — le cyanure de zinc, etc.
U acide cyanhydrique médicinal se donne à la dose de quatre, cinq et dix gouttes en potion; en sirop, 30 grammes par jour [g.
Veau de laurier-cerise en potion, 15 à 30 gram. par jour g.
Le cyanure de potassium et de zinc, en pilules, comme il suit :
Solution de cyanure de potassium.
Solution contenant 2 décigrammes de cyanure de potassinm par 30 grammes d’eau distillée.
Faites dissoudre et donnez à la dose de dix ; quarante gouttes (Turnbull) I I.
i Pommade de delphine.
Delphiae . . . . • . 8 id.
Mêlez et employez en frictions (Turnbull) I I. Chélidoine.
La chélidoine sous forme d’alcoolature a été dom
En applications sur la peau avec des compresses, 1 à la dose de 8 à 10 grammes contre l’hépatalgie
dans les névralmes
j qui accompagne les engorgements du foie | I.
NARI
Hydrocotyle asiatique.
La racine d’hydrocotyle à la dose de 10 à 40 centigrammes par jour de ■poudre dans du pain à chanter, ou en pilules, ou bien sous forme d’ alcoolature et de sirop, 30 grammes par jour.
Ivraie.
On a essayé V extrait éthéré d’ivraie , mais sans résultat appréciable.
Fève de Calabar.
La poudre de fève de Calabar ou sa teinture peuvent être employées comme sédatif du système nerveux, surtout dans la chorée.
ivJlBCOTISME. L’assoupissement, les vertiges, les nausées, la lourdeur de tête et la contraction des pupilles constitueut le narcotisme produit par l’opium et ses dérivés, tandis que le délire, les hallucinations, la rougeur du visage et la dilatation de la pupille constituent le narcotisme des solanées vireuses.
Contre le narcotisme faire vomir les malades s’il n’y a pas longtemps qu’ils ont pris le poison, mais dans le cas contraire il faut administrer une forte et abondante infusion de café noir sucré.
N.%RD. Racine odorante produite par le nard
celtique, employée dans la fabrication de la thériaque,
XABüVE. Les narines sont le siège d’inflammation aiguë ou chronique (V. Coryza), d’ulcérations scrofuleuses ou syphilitiques (Y. SCRO- FCLE et Syphilis), d’ulcérations morveuses (V. Morve), de croûtes impétigineuses (V, Isi-
PÉTIGO), de sécrétion infecte (V. CoRYZA), de polypes muqueux et fibreux (Y. Polypes).
Xarines (RÉTRÉCISSE4IENT DES). Y. ATRɬ SIE. Il est congénital et accidentel.
Thérapeutique. — Les narines oblitérées ou rétrécies au moment de la naissance exigent une opération. Y. Atbésie des :îîabises.
Les narines oblitérées accidentellement par une brûlure ou une cicatrice difforme réclament la dilatation avec les cônes d’éponge préparée, puis avec des tubes métalliques à bourrelet, pour empêcher le passage de la canule dans les fosses nasales. Y. Gobps
ÉTBASGEBS DES FOSSES îîASAEES.
RLI.S01V1VE31E1YT. La modification de la voix, caractérisée par le timbre nasillard, constitue le nasonnement.
Le coryza, la perforation de la voûte palatine et la paralysie du voile du palais, dans la convalescence de la diphthérite, de la rougeole et des maladies aiguës, est la cause du nasonnement.
iVAiso-PHABYMeiERis (PoLYPEs). Autrefois confondus avec les polypes fibreux des fosses nasales, les polypes naso-pharyngiens sont des productions fibreuses composées d’éléments fibreux prédominants, et développés aux dépens du derme de la muqueuse, de l’arrièrecavité des fosses nasales (Nélaton).
Ou rencontre d’ordinaire les polypes nasopharyngiens au point qui correspond à l’angle supérieur et postérieur du vomer, au niveau des sinus sphénoïdaux, sur la muqueuse pharyngienne, peut-être sur le périoste des vertèbres (Micbaud, de Louvain).
Les polypes fibreux naso-pharyngiens se montrent presque exclusivement chez les jeunes sujets et les individus du sexe masculin ( Nélaton).
Au début les malades n’éprouvent pas de douleurs, il y a peu de gêne de la respiration, mais 011 voit survenir des hémorrhagies nasales fréquentes. Alors, à l’aide de la rhinoscopie, on peut distinguer une petite tumeur rouge (Y. Rhinoscopie) qui se montre sur la ligne médiane. Bientôt les narines cessent de laisser passer l’air, la voix est nasonnée, les malades respirent toujours la bouche ouverte, les hémorrhagies deviennent de plus en plus fréquentes. On sent, en introduisant une sonde dans le nez, un obstacle qui produit l’oblitération d’une ou des deux cavités nasales ; le doigt introduit dans la bouche et soulevant le voile du palais, sent une tumeur dure, arrondie ou mamelonnée dans l’arrière-cavité des fosses nasales.
Les polypes font des progrès lents, mais incessants, alors on voit survenir des phénomènes de compression du côté des organes voisins des fosses nasales : la compression et l’oblitération de la trompe d’Eustache, ce qui produit
la surdité ; la déviation des parois de l’orbite,
ce qui cause l’exophthalmie.
Le polype s’étend parfois dans les sinus, dans la fosse ptérygoïdienne et la fosse zygomatique, il arrive même dans le pharynx où il gêne la déglutition et la phonation.
V" Un polype naso-pharyngien peut se détruire en partie, mais il ne guérit jamais seul ; il récidive après les opérations ; la transformation fibreuse des polypes naso-pharyngiens est un mode de guérison rare, mais qui a été constatée (Robert) dans un cas de récidive.
Ordinairement un polype naso-pharyngien, abandonné à lui-même, amène la mort par des hémorrhagies répétées, par l’anémie et les syncopes qui en sont les conséquences, et par des phlegmasies intercurrentes telles que la pleurésie.
On ne peut confondre les polypes nasopharyngiens qu’avec un cancer ou un fongus de la dure-mère sorti par les fosses nasales. — Un cancer a une marche très-rapide, porte une mauvaise odeur, rien de cela n’existe dans les polypes naso-pharyngiens, puis les cancers sont rares chez les jeunes sujets. — Les fongus de la dure-mère sortent par les fossesnasales en avant, par l’orbite, et ne se portent pas dans le pharynx; la perte des sens et l’exophthalmie précédant l’oblitération des fosses nasales sont d’ailleurs d’excellents signes qui indiquent une tumeur sortie par la base du crâne plutôt qu’un polype naso-pharyngien.
Thérapeutique. — On peut tenter d’enlever les polypes naso-pharyngiens par arrachement, par ligature du pédicule avec un serre-nœud à ül métallique (V. Polypes des fosses nasales et Écrasement linéaire). Les instruments sont guidés par le doigt introduit en arrière du voile du palais, et au besoin par l’application du miroir x’hinoscopique, qui indiquera la position exacte du polype. L’arrachement convient pour les très-petits polypes et la ligature pour ceux qui sont un peu plus volumineux.
On peut faire l’opération en deux temps. Enlever par ligature toute la portion du polype que l’on peut voir par le pharynx. Puis arracher le pédicule avec une pince introduite par les fosses nasales (Velpeau).
On peut faire une incision au voilé du palais pour mieux saisir le polype avec une pince (Mane).
Lorsque le polype est volumineux, mais est resté dans l’arrière-cavité des fosses nasales, on incisera d’avant en arrière, à partir du centre de la voûte palatine, la muqueuse de la voûte et le voile du palais ; avec un perforatif à trépan on traversera l’os et à l’aide d’une pince de Liston on coupera sur la voûte palatine ime portion de l’os d’une longueur d’environ un centimètre. A travers cette ouverture, qu’on laissera cicatriser, on liera le pédicule du polype, si cela est possible, sinon on détruira le polype avec des flèches de pâte de Canquoin implantées dans son épaisseur (Nélaton) ; ou bien avec des aiguilles traversées par un courant provenant d’une pile de Bunsen à quatre éléments, montée en tension (mé-
thode électrolytique) (Nélaton) ; on fait passer le courant pendant dix à quinze minutes.
Ce procédé ne cause pas de douleurs vives.
Quand la partie principale du polype a été détruite, on attaque ses restes par la cautérisation, soit avec la pâte de Canquoin, soit avec la cautérisation à la flamme (Nélaton). V. Cautérisation.
Ces traitements sont longs, mais ils ont réussi assez souvent.
Lorsque le polype envoie des prolongements dans toutes les directions, lorsque l’on ne peut savoir quelles sont ses limites, au lieu d’avoir recours à l’opération préliminaire de Nélaton, la section de la voûte palatine, on enlèvera le maxillaire supérieur (Syme, Flaubert).
Pour enlever le maxillaire supérieur, on fera la résection par le procédé modifié de Gensoul (V, Résection de la mâchoire supérieure). On arrache ensuite ou l’on enlève le polype.
Ou bieujaprès avoir taillé un lambeau cutané comme pour la résection totale de la mâchoire, on coupera avec une pince de Liston le maxillaire supérieur audessus de l’arcade alvéolaire, on enlèvera une portion de la paroi interne du sinus maxillaire, on écarte la suture palatine, on fera tourner le maxillaire autour de la suture palatine, comme charnière, et l’on aura une assez grande ouverture par laquelle on pourra aller arracher le polype ; on remet l’os en place, et l’on soutient avec une gouttière de guttapercha l’arcade alvéolaire (Huguier).
Ou bien , après avoir incisé la lèvre sur la ligne médiane et agrandi la commissure et disséqué jusqu’aux os on coupe, avec une pince de Liston, le maxillaire au-dessus des racines des dents ; on sépare la suture palatine avec une pince de Liston , et l’on abaisse le maxillaire retenu par le voile du palais conservé intact. On va chercher le polype à travers cette ouverture, et l’on relève la portion de la voûte palatine abaissée ; on fixe les dents du maxillaire mobilisé à celles du maxillaire fixe, avec une anse de fil de lin ou de fil métallique (Dézanneau).
Ou bien, après avoir taillé le lambeau triangulaire, on enlève le maxillaire par un procédé ostéoplastique. On détache le périoste de la voûte palatine avec la gouge et le maillet ; on détache le maxillaire en laissant intact le plancher de l’orbite, et une portion de l’arcade alvéolaire au niveau des grosses molaires; à travers cette ouverture, on va à la recherche du polype ; puis on réunit par suture les parties molles; le périoste sécrète des ostéophytes qui oblitèrent la perte de substance (Ollier) .
Ou bien on détache seulement la portion du maxillaire qui correspond à la narine, c’est-à-dire l’os propre du nez, la branche montante du maxillaire, en laissant les os adhérents aux téguments et au périoste, et en respectant l’arcade alvéolaire et la voûte palatine (Langenbeck); on va arracher le polype avec une pince et on réapplique en place les os et les téguments.
Ou bien on enlève le nez, téguments, os propres du nez et apophyses montantes sans couper la partie inférieure du lambeau ostéo-cutané, et l’on enlève le polype, après quoi l’on remet tout en place et l’on réunit les plaies par suture (Rampolla).
Tous ces procédés, sauf celui de Ollier, ne sont pas aussi bons que l’ouverture palatine, si le polype est petit ; ils sont inférieurs à l’ablation pure et simple du maxillaire, si le polype est très-volumineux.
Les procédés de Huguier, Dézanneau^ Ollier et de Langenbeck entraînent la perte des dents, qui se carient fatalement. Les os reprennent difficilement ou ne reprennent pas dans le procédé de Huguier et Dézanneau.
L’opération de Rampolla n’a pas été appliquée sur le vivant; l’ouverture est trop petite en principe, ou si elle est assez grande pour le polype, l’opération par la boutonnière palatine vaut mieux.
A. Guérin a proposé d’aller ruginer la base du crâne avec une rugine introduite par une narine, le doigt étant introduit par la bouche dans l’arrièrc-