FORMUUIRK DE LA NÉVRALGIE SCIATIQUE
Uniment térébenthiné.
Huile Uanche . 250 grammes.
Essence de térébenthine . 75 id.
Ammonia(}ue liquide . 40 id.
Teinture de cantharides . 15 id.
Mêlez, Deux frictions par Jour [+]•
Pommade de Sanchez.
Mercure . 120 grammes..
Miel de Narbonne . 15 id.
Triturez jusqu’à extinction du métal, et ajoutez :
Camphre en poudre . . 15 grammes.
Beurre de cacao . 240 id.
Triturez et employez pour frictions 8 à 15 grammes pendant dix minutes sur le malade placé devant le feu
Solution d'atropine.
Thérapeutique. — Des vésicatoires volants sur chaque point douloureux du nerf sciatique, ou une bande vésicante étroite sur le trajet de ce nerf, guérissent aisément la névralgie dont il est le siège.
Les frictions rubéfiantes , ammoniacales et camphrées, avec les huiles essentielles, l’huile de croton et notamment avec l’essence de térébenthine, matin et soir, les moxas, dans les cas rebelles la cautérisation cutanée avec, le fer rouge, guérissent bien la sciatique.
La cautérisation de la sciatique avec le fer rouge peut être remplacée par la cautérisation avec l’acide sulfurique, promené légèrement avec un pinceau de charpie sur les points douloureux (Legroux, Du- 1 bourg).
L’électrisation du nerf sciatique, très-douloureuse, est un révulsif qu’on a employé contre la sciatique, mais les autres rubéfiants sont préférables.
Des aiguilles d’acupuncture, placées pendant dix minutes à 5 ou 6 centimètres de profondeur dans la fesse, dans la cuisse et dans la jambe, chez les ma lades affectés de sciatique, font rapidement disparaître cette névrose.
Des applications d’alcool cjmphré, de teinture d’iode ou de chloroforme alcoolisé, avec un pinceau, sur le trajet du nerf sciatique affecté de névralgie, font disparaître la douleur.
Sulfate neutre d’atropine. . 1
Eau distillée . . . . . } 5 grammes.
Pour injections d’une goutte au moyen de la seringue de Pravaz, ou pour inoculations épidermiques à l’aide d’une lancette f+l.
Cautérisation de l’hélix.
On guérit quelquefois la sciatique d’une façon réflexe, en cautérisant la partie inférieure de l’hélix avec un fer rouge (Maréchaux ferrants de Corse).
Émulsion térébenthinée.
Térébenthine des Vosges. ... 50 grammes.
Jaune d’œuf. . . . nO 1.
Eau de menthe . . . 400 grammes.
Trois cuillerées le matin et trois le soir, dans un verre d’eau sucrée.
Potion sciatique.
Essence de térébenthine . .
Poudre de gomme arabique
Eau de menthe .
Sucre blanc .
Sirop de menthe poivrée . .
ââ 10 grammes.
. 120 id.
. 15 id.
. 30 id.
Deux cuillerées à soupe, trois fois par jour.
Uniment térébenthiné.
Essence de térébenthine. . . . . , 1 partie.
Liniment volatil camphré . ... 2 id.
Chloroforme . 1 -a en
Alcool à 80- . } grammes.
Mêlez.
En application, matin et soir, avec un pinceau sur les parties douloureuses.
Les bains de vapeur simple ou aromatique, les douches aromatiques, les fumigations et les douches sulfureuses, les fumigations de cinnabre, sont des moyens trèsHitiles.
Il faut pratiquer en même temps des frictions sur les parties endolories, au moyen d’un Uniment composé de :
Mixture térébenthinée opiacée.
Émulsion . 64 grammes.
Essence de térébenthine .... 36 gouttes.
Sirop diacode . 24 grammes. .
A prendre le soir, en se couchant, en une seule dose, dans la sciatique.
NEVR
La quantité de l’huile essentielle peut être portée graduellement à 4 grammes, sans augmenter la dose du sirop diacode.
IftèZ térébentMné.
Mêlez. On augmente progressivement la dose d’essence. Trois cuillerées par jour. Home le conseille dans le lumbago, et Récamier dans les névralgies, et surtout dans la sciatique. (Martinet.)
Pilules de cynoglosse.
Écorce sèche de racine de :
cynoglosse . '
Semences de jasqniame. . . I Extrait aqueux d’opium . .
Myrrhe .
Oiiban . .
Safran .
Castorénm .
Sirop d’opium .
ââ 16 grammes.
Ces pilules contiennent environ le huitième de leur poids d’extrait d’opium. On prescrit des pilules de 10 centigrammes ; quatre .à six par jour.
Teinture d’opium ammoniacale.
Opium choisi . 8 grammes.
Fleurs de benjoin . l la -i
Safran . [ aâ 12 id.
Huile volatile d’aiiis . 2 id.
Ammoniaque liquide . 150 id.
Alcool h 34' Cartier. ....... 350 id.
F. S. a. Deux à quatre grammes dans une potion. Très -peu usitée en France.
Sparadrap d’opium.
Les mouches d’opium qu’on prescrit quelquefois pour combattre les névralgies présentant quelques inconvénients, Schæufelle propose de les remplacer par la préparation suivante :
On étend sur une planchette, au moyen de petits clous, du taffetas noir, serré et épais ; ou applique sur ce taffetas, à l’aide d’un pinceau, trois couches d’extrait résineux d’opium, auquel on a ajouté un sixième de poudre fine de gomme arabique et suffisante quantité d’eau pour donner à l’extrait la densité d’un sirop très-cuit. On conserve ce taffetas dans un endroit sec.
Sparadrap de belladone.
Ce sparadrap, fait comme le précédent, est trèsutile dans la sciatique (Boulu).
Lotion ou fomentation narcotiqw opiacée.
Réduisez l’opium en poudre grossière, versez dessus l’eau bouillante, et laissez infuser pendant deux heures, en ayant le soin d’agiter de temps en temps : passez; laissez déposer et décantez. (F. H. P.)
Lotion ou fomentation narcotique avec le pavot.
Ouvrez les capsules, brisez-les après avoir rejeté
les semences : faites infuser pendant deux heures et passez, (F. H. P.)
Cataplasme ischiatique de Willis.
Farine de moutarde . 250 gramme?.
Poivre blanc . ) »
Gingembre . ] 5 grammes.
Oxymel simple . q. s.
Mêlez. Employé contrôles sciatiques.
Pois calmants.
Cautères avec le bistouri sur le point le plus douloureux et on les panse avec les pois narcotiques suivants ;
Extrait de belladone . 2 grammes.
Morphine . 50 centigrammes.
Mucilage de gomme adragant. . q. s.
Pour vingt pois, de volume semblable à ceux des pois à cautère, ün par jour, dans la sciatique.
Eau minérale tiède, fcrruginetise d’Ogen, à une heure sud-est d’Olérou. Dans la sciatique I I.
Eaux minérales sulfureuses d’Enghien, de Baréges, de Bourbonne, de Saint-Arnaud, du mont Dore, de Néris, de Cauterets, d’Aix en Savoie, etc. S-
IVéTralgie soas>orbitaire. Y. NÉVRALGIE TRIFACIALE.
IVévralgie sus-orbitaire. V. MIGRAINE et
Névralgie trifaciale.
Névralgie temporale. V. NÉVRALGIE TRI¬ FACIALE.
Névralgie trifaciale et Tie douloureux.
La névralgie faciale n’occupe qu’un des côtés du visage et a pour siège la cinquième paire ; elle se montre sur l’une ou l’autre de ses trois principales branches, et quelquefois sur le nerf tout entier, ce qui est rare.
%* La névralgie faciale occupe de préférence le nerf ophthalmique ou ses rameaux, et la douleur existe à la région temporale, frontale et sous-orbitaire ; mais ailleurs, si le mal occupe le nerf maxillaire supérieur ou inférieur, c’est la région malaire, nasale, alvéolaire et mentonnière qui sont douloureuses.
La névralgie faciale intermittente revient par accès plus ou moins rapprochés et plus ou moins douloureux ; mais chez quelques malades les souffrances sont horribles.
Quand la névralgie faciale s’accompagne de convulsions très-douloureuses dans les muscles du visage, elle prend le nom de tic douloureux, et chaque contraction arrache des cris aux malades, tant la douleur est aipë.
%* La névralgie faciale orbitaire provoque souvent l’œdème des paupières, leur rougeur, le larmoiement, le coryza de la narine correspondante et quelquefois la fonte purulente de l’œil. ,
La névralgie dentaire supérieure ou inférieure produit souvent l’hypersécrétion salivaire, l’ébranlement et quelquefois la chute des dents.
982 NEVR
Des dents cariées, non douloureuses, produisent souvent la névralgie faciale, et leur extraction est indispensable à la guérison des malades.
Thérapeutique. — Sauf quelques modifications particulières, le traitement de la névralgie trifaciale est celui des névralgies en général. — Ainsi, quand la névTalgie est périodique, il faut donner le sulfate de quinine, 20 à 30 centigrammes à la fin de l’accès. — Si elle dépend de la chlorose ou de l’anémie, il faut faire prendre du fer sous toutes les formes ; enfin, s’il y a fies traces de syphilis, on fera prendre du mercure ou du protoiodure de mercure ou de l’iodure de potassium.
S’il y a des dents cariées, il faut les extraire, et cela suffit souvent pour guérir la névralgie trifaciale. On peut aussi appliquer de petits vésicatoires volants saupoudrés de sulfate de morphine, de petites pointes de feu sur le trajet des nerfs, ou enfin l’incision et mieux l’excision des nerfs. L’excision est surtout applicable dans les cas de tic douloureux.
On peut aussi essayer la cautérisation avec la douche filiforme du pulvérisateur de Mathieu ; ou les injections hypodermiques de sulfate de morphine avec la solution suivante :
Snlfate de morphine . i gramme.
. . Efiu distillée. ., . ......... IhO. id.
Ou les inoculations de la peau avec une lancette chargée d’une solution saturée de morphine ou enfin r acupuncture.— On a conseillé l’emploi del’ électricité, mais ce moyen est très-douloureux et peu favorable. On pourra aussi recourir aux applications de glace, d’éther, de chloroforme sur des compresses, et à l’usage des pilules de Méglin, de valérianate de zinc, 10 centigrammes, de valérianate d’ammoniaque, 20 centigrammes, de noix vomique, 50 centigrammes, de sous-carbonate de fer, 1 gramme, etc.
IKévralgie de Turèthre. V. ÜRÈTHRE.
IVëvralgie utérine OU Hystéralgie. Des douleurs hypogastriques et lombaires continues ou intermittentes et lancinantes, sans déplacement ni lésion de l’utérus indiquent une névralgie utérine, surtout si elles sont accompagnées d’autres névralgies du thorax, de l’abdomen ou de l’extérieur des parties génitales.
Thérapeutique. — On guérit la névralgie utérine par des moyens semblables à ceux qu’on emploie contre la névralgie lombo-abdominale.
Les bains de mer et de rivière, — l’hydrothérapie, ■ — les douches vaginales d’eau froide, — les bains de Vichy, d’Ems, de Néris, de Saint-Sauveur, de Baden- Baden, de Bagnères-de-Bigorre, sont très-utiles dans l'hystéralgie.
L’incision du col utérin guérit quelquefois la névralgie de l’utérus (Malgaigne).
Liniment calmant.
T.inimffnt camphré . 130 grammes.
Landamim. ^ . 13 id.
Teinture d’aconit . . . 8 id.
Mêlez.
Pour fi-ictions matin et soir sur le bas-ventre, sur la région sacrée et sur les cuisses.
NEVR
Lavement tous les soirs avec six à dix gouttes de teinture d’aconit, de belladone ou de laudanum.
Injections vaginales narcotiques avec la décoction de morelle, de pavots et de laudanum.
Application de sulfate de morphine, 1 à 3 centigrammes, sur du coton porté sur le col utérin.
On peut aussi fairei deg douches d’acide carbonique sur l’utérus ou y appliquer des cataplasmes de levure.
Névralgie de la vessie. Des besoins fréquents d’uriner, avec ténesme vésical, douleur au commencement et à la fin de la miction, sensibilité plus vive après la fatigue, après les rapports sexuels et la • défécation, caractérisent la cystalgie essentielle.
Il y a deux formes dans les manifestations de la névralgie de la vessie : — tantôt il y a des envies d’uriner, du ténesme anal ; la vessie ne peut conserver une goutte d’urine, et à mesure ue celle-ci est expulsée, il y a des sensations e cuisson et de brûlure dans l’urèthre ; l’urine est rouge; le pénis se gonfle et devient rouge comme s’il était enflammé ; — tantôt il y a un spasme du col de la vessie et une rétention d’urine intermittente avec brusque arrêt du jet de l’urine.
Ce qui caractérise les névralgies de la vessie en dehors de l’absence de fièvre et de douleurs locales est le retour des douleurs sous forme de crise. Ou ne peut donc confondre la névralgie de la vessie avec une cystite.
Dans les calculs vésicaux, comme dans la névralgie de la vessie, il y a une brusque suspension du jet de l’urine ; mais le cathétérisme fera reconnaître s’il s’agit d’un calcul vésical. L’absence d’hémorrhagie par l’urèthre, du reste, à défaut d’avoir reconnu par le cathétérisme l’absence du calcul, indiquerait encore que les douleurs sont le fait d’une névralgie.
La cystalgie, ordinairement syphilitique ou rhumatismale, amène toujours, quand elle se prolonge, de la dyspepsie plus ou moins douloureuse, de l’anémie, de la tristesse et un état d’hypochondrie assez prononcé.
La cystalgie empêche à ce point les rapprochements sexuels que la puissance virile disparaît, ce qui jette les malades dans une hypochondi’ie, poussée quelquefois jusqu’au suicide.
Les calculs, les maladies inflammatoires anciennes et organiques de la ves^e, de l’urèthre, du rectum et de l’utérus, produisent quelquefois la cystalgie.
Thérapeutique.- — La cystalgie symptomatique doit être attaquée localement pour faire cesser la douleur et la combattre dans sa cause organique [HÉMOEBHOÏnES IXTEiXES, FiSSCRES A L’AXUS, VeSSIE (Fosges de la). Cystite, Prostate (Ahcès de la), Mé- TRiTE, etc.], si l’on veut en empêcher le l’etour.
Dans la cystalgie essentielle, le lait et les aliments végétaux doivent prédominer dans le régime, de
NE\Ti
NÉVR 983
façon à relâcher le ventre sans avoir besoin de recourir aux purgatifs. Les malades porteront de la flanelle sur le ventre et éviteront les refroidissements.
Les demi-bains de moreUe et de pavot, les grands bains simples, les lavements narcotiques, les suppositoires belladones ou opiacés, les pommades d'opium, de jusquiame, de belladone sur le périnée, sur les bourses, les petits vésicatoires volants saupoudrés de morphine et les inoculations de morphine, les frictions sur lebas-ventré avec lapommade d’Autenrieth, sont ce qu’il y a de mieux à employer contre la cystalgie.
La cystalgie syphilitique revient surtout la nuit, et avec les calmants indiqués ci-dessus il faut donner l’iodure de potassium, à la dose de 1 à 3 grammes par jour.
S’il y a rétention d’uriiie, on sondera comme dans les cas de spasme de la vessie. V. Vessie.
Laisser une sonde filiforme à demeure (Mercier) est un moyen que l’on peut employer.
iKévraigie de la vulve. La chaleur, la démangeaison de la vulve et la douleur au moindre contact, avec irradiation dans les tissus, indiquent la névralgie de la vulve.
L’hyperesthésie de la vulve et les douleurs lancinantes des petites lèvres et du vagin sans lésion matérielle sont le symptôme de la névràlgie vulvaire.
Souvent lés névralgies de la vulve sont liées à un état congestif des voies génitales. La masturbation est une cause fréquente de névralgie vulvaire.
Thérapeutique. — Des bains et des demi-bains narcotiques, des pommades opiacées ou stupéfiantes, des vésicatoires sur les grandes lèvres pansés avec la morphine, des inoculations de morphine ou d’atropine, des mèches belladonées dans la vulve, l’hydrothérapie et des bains de mer ou de rivière ; — des applications froides, enfin, les préparations ferrugineuses, toniques ou calmantes à l’intérieur, sont ce qu’il convient de prescrire dans la névralgie vulvaire.
Les petites saignées répétées (Lisfranc), la cautél’isation au fer rouge des points douloureux (Tanchou) ont été recommandés.
FORMULAIRE DES NÉVRALGIES. V. aussi le Foi'vmlaire . des névralyies én particulier.
Morphine , 1 à 5 centigrammes, à l’intérieur, et par la méthode endermique sur un vésicatoire volant.
Sulfate de morphine, 25 milligrammes, à l’intérieur, et sur la peau dénudée par un vésicatoire volant. Sirop de sulfate de morphine, 30 grammes.
Chlorhydrate de morphine, 1 à 3 centigrammes, à l’intérieur et sur la peau dénudée par un vésicatoire.
Acétate de morphine, 1 à 8 centigrammes, à l’intérieur et sur la peau dénudée par un vésicatoire volant. Sirop d’acétate de morphine, 30 grammes.
Codéine, 20 centigrammes à l’intérieur.
Extrait d’opium, en pilules, 1 à 10 centigrammes.
Teinture et extrait d’opium, quinze gouttes.
Sirop d’extrait dopium, 30 grammes.
Sirop diacode, 15 à 30 grammes.
Cynoglosse, en pilules, 10 à 30 centigrammes.
Infusion valériane composée.
Valériane. . . 40 grammes.
Faites infuser dans :
Eaa . 200 grammes.
Passez et ajoutez ;
Eau de cannelle . 5 grammes.
Sirop simple . 50 id.
■Liqnenr d’Hoffmaim . 5 ' id.
Une cuillerée toutes les heures ou toutes les deux heures
Bols antispasmodiques de Buchan.
Serpentaire de Virginie pnlv. . . 4 grammes.
SrE^d’a'. '. ■. ■. ^ déeigrammes.
Extrait aquenx d’opium . 5 centigrammes.
Rob de sureau . . .' . . q. s.
F. S. a. vingt-quatre bols. Trois ou quatre toutes les six heures I I.
Pilules antispasmodiques.
' Poudre de castorénm . 4 grammes.
, Poudre de camphre. ...... 5 déeigrammes.
Extrait d’opium . . . • . 5 centigrammes.
Deux pilules par Jour.
Éther sulfurique.-
On administre l’éther en applications extérieures, contre certaines névralgies et particulièrement contre la migraine, sur le front.
A l'intérieur, l’éther s’administre sur du sucre, à la dose de dix à douze gouttes' ou en sirop, 30 grain.
Ciguë.
Cette substance se donne de la façon suivante : Poudre de ciguë, 20 centigrammes, chaque jour; — extrait aqueux de ciguë, 20 centigr. ; — alcoolature, 1 gramme .
Solution dé cyanure de potassium. ■
Solution contenant 2 déeigrammes de cyanure de potassium par 30 grammes d^eau distillée.
On applique dès compresses sur le lieu douloureux dans les cas de rhumatisme, de névTalgie, et particulièrement de migraine. (Lombard.)
Pommade contre la migraine.
chloroforme . 12 grammes.
Cyanure de potassium . 10 id.
Aionge récente . 60 id.
Cire . • . . q. s.
Pour obtenir la consistance d’une pommade.
Carbonate de plomb. '
Le carbonate de plomb est quelquefois employé pour combattre les névTalgies.
Préparations antispasmodiques complexes.
(Potion avec des substances fétides.)
sirop d’armoise composé .... 32
Teinture de castoréum . 2
Eau distillée de valériane. • 1 sa et Ean dist. de fleur d’oranger f Ether sulfurique . 4
grammes.
id.
id.
id.
F. s. a. A prendre par cuillerée, tontes les heures.
NEVR
Emplâtre d’opium.
Opinm dur en poudre . 15 grammes.
Résine de sapin en pondre ... 90 id.
Emplâtre de plomb . 370 id.
Eau . ■ ïO centilitres.
Ajoutez à l’emplàtre liquéfié la résine et l’opium dissous dans l’eau. Évaporez à un feu doux jusqu’en consistance convenable (+]• (Ph. Lond.)
Pommade d’essence d'amandes amères.
Essence d'amandes amères. 1 ,, r. „„„„„„„
Beurre de cacao . . . j ** ^ gammes.
M. s. a. Une friction douce d’heure en heure, avec gros comme un pois de cette pommade [+]•
Pilules antispasmodiques.
Asa fœtida . 12 grammes.
Limaille de fer porpbyrisée . . . 26 décigrammes.
ludre . 13 id.
Pour faire 140 pilules. Contre les douleurs nerveuses d’estomac. (Heim.)
Pilules antispasmodiques.
Extrait de quinquina. . . . l . . -
Extrait de valêrUe } ^ grammes.
Poudre de valériane . q. s.
F. s. a. cinquante pilules. Dose : quatre à dix, dansles cas de névralgie chlorotique. (Honoré ) Électuaire de valériane.
Valériane en poudre. , ..... 50 grammes.
Sirop de sucre . q. s.
A prendre gros comme une noisette matin et soir, dans du pain azyme, dans les viscéralgies PI.
Électuaire antispasmodique.
ïs'ïo"ra"n''er | grammes."
Mêlez, et, avec quantité suffisante de sirop, faites un électuaire, 4 à 10 grammes. Deux ou trois fois par jour, dans les névralgies I3> (Swédiaur.)
Miel térébenthine.
Itlêlez. On augmente progressivement la dose d’essence.
Trois cuillerées par jour. Home le conseille dans le lumbago, et Récamier dans les névralgies, et s tout dans la sciatique [+|. (Martinet.)
Cataplasme narcotique.
Poudre de feuilles de jus- i
qiiiame . i
Poudre de feuilles ds ciguë. I Poudi-e de feuilles de bella- an
doue . / Sommes.
Poudre de feuilles de it
relie .
Fai-ine de lin . . ,
Décoction de pavots . q. s
Appliquer sur les parties affectées de névralgies [+]■ Graisse térébenthinée.
Essence de térébenthine. ....
Ammoniaque . . 10 id.
Alcool camphré . 10 id.
Mêlez. Employée en frictions contre la sciatique.
mm
On prescrit en même temps le looch térébenthiné de Martinet [+|. (Debreyne.)
Eau éthérée camphrée.
Camphre purifié . 8 grammes.
Ether sulfurique . 21 id.
Eau distillée . 470 id.
Rarement employée. Dose : 10 à 20 grammes, dans une potion appropriée I I.
Vératrine.
La dose de vératrine est de 5 milligrammes toutes les quatre heures pour commencer ; o;i peut pousser la dose jusqu’à 35 milligrammes par jour.
La vératrine, employée sous la forme de pommade, U' réussi à guérir des hydropisies, des douleurs rhumatismales et névralgiques.
Teinture ou alcoolé de vératrine.
Douze gouttes dans une potion gommeuse, ou à l’extérieur, en frictions [+]. - (Magendie.)
Pilules antispasmodiques.
ûâ 5 "grammes.
Extrait de valériane. . Extrait de quinquina.
Poudre de valériane.. .
F. s. a. vingt pilules. Dose : quatre à dix, dans les cas de névralgie chlorotique. (Honoré.)
Valérianate de fer. . .
Extrait de jusquiame .
Pour trente pilules. Trois par jour, dans les névralgies chlorotiques Q* (S. Green.)
Autres.
Extrait de jusquiame . 50 centigrammes.
Valérianate de zinc . 1 gramme.
Pour trente pilules. De une à trois par jour, dans les névralgies hystériques RH.
Autres.
Extrait de jusquiame ...... 2 grammes.
Sulfate de morphine . 15 centigrammes.
Strychnine. . . . . 10 id.
Piment pulvérisé . 2 grammes.
Sulfate de zinc . . . 75 centigrammes.
Faire trente pilnles. Trois à quatre fois par jour, dans les névralgies Q- (H. Green.)
Aconit.
Lotions de teinture d’aconit, contre les douleurs névralgiques superficielles et contre les démangeaisons cutanées sans excoriation.
En lotions sur les névralgies 1+1.
Frictions calmantes.
chlorure d’élayle . 10 grammes.
Axonge ....*. . 30 id.
Mêlez pour frictions (Virchow.)
NEVR
Chloroforme.
Application de (Moroforme sur la peau, au moyeu d’un Terre de montre sous lequel ss trouve un linge imbibé de chloroforme et maintenu avec Iamainf+~?n.
Frictions calmantes.
Glycérolé d’amidon . 30 grammes.
Sulfate d’atropine; . £0 centigrammes.
Lotions datropine.
Compresses recouvertes d’un taffetas gommé et imbibées de la solution suivante :
Eau distillée. . 120 grammes.
Sulfate d’atropiue . 25 centigrammes.
Acide sulfnrique . q. s.
Pour une solution neutre, à mettre sur les parties douloureuses P^.
Poudre de narcisse des prés, 4 à 8 grammes par jour, en trois fois I I.
Application A' ammoniaque sur le pharynx avec un pinceau, tous les jours □. (Ducros.)
Acétate de plomb, de 25 milligrammes à 5 centigrammes par jour r~l.
Teinture de stramonium, huit à quinze gouttes, de trois en trois heures (Begbie), ou extrait, 15 à 25 milligrammes, toutes les trois heures S-
Trichlorure de carbone, une à trois gouttes, trois fois par jour pour 30 grammes d’eau (Tuson.)
Application A' aimant artificiel sur le lieu de la névralgie [3-
Acide arsénieux et ses préparations ( Lalaurie, Journal complémentaire, XII, 327).
Arséniate de soude, 5 à 25 milligrammes par jour.
Camphre, jusqu’à 30 ou 60 centigrammes par jour, en pilules, associé à l’opium ou à la jusquiame S-
Jet de chlore gazeux sur le point douloureux (Bonnet, de Montpellier.)
Poudre de feuilles d'oranger, 60 à 120 centigr. par jour □.
Sous-carbonate de cuivre, jusqu’à 3 grammes par jourQ]. {Bulletin des sciences médicales de Férussac, XII, 315.)
Suus-carbonatd de fer, 3 à 10 grammes par jour, en trois fois. {JournaTuniversel de médecine, XIX, 70, 14.)
Asa fætida,bQ à 60 centigrammes. Trois à quatre fois par jour, en pilules; 350 grammes en lavement.
Huile animale de Dippel, trois à quatre gouttes dans une émulsion avec de réther, en augmentant.
Iode à l’intérieur □ et à l’extérieur. Sous forme de teinture caustique en applications quotidiennes, au moyen d’un pinceau, jusqu’à ce que l’épiderme soit fendillé l-t- -H. (Bouchut.)
Musc en poudre, depuis 80 centigrammes; en teinture de dix à vingt gouttes; associé à l’opium [+]•
Application de moxas sur les points douloureux RH.
Set ammoniac, 1 à 2 grammes ; trois fois de suite, à vingt minutes d’intervalle □. (Embden.)
Urtication des parties douloureuses.
Douches d’acide carbonique. P oox les névralgies de l’utérus, du vagin et de la vessie.
Sur la conjonctive. Pour les névralgies de l’œil.
Douches d’acide carbonique dans Foreille. Poulies névralgies de l’oreille.
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Eaux ferrugineuses de Spa, de Bussang, d’Orezza, de Passy, etc. Une bouteille par jour, ou à prendre à la som-cc.
Eaux sulfureuses de Cautercts, d’Enghien, de Barégcs.
Eaux salines de Bourbonne, de Néris, de Mont- Dore.
^'ÉVR1TE (Inflammation des nerfs) ou IVEUBITE. I^s névralgies rhumatisniale.s paraissent être des névrites. La douleur de côté dans la pleurésie (Beau) est un type de névrite par propagation de l’innammation ; enfin il y a des névrites traumatiques.
Dans la névrite, le névrilèine et le tissu conjonctif des cordons nerveux sont le siège de rinflamniation; le nerf est entouré d’un exsudât, et quelquefois, par suite de l’altération du névrilème, il se ramollit par défaut de nutrition ou il subit la dégénérescence graisseuse.
Une douleur continue avec élancements intermittents, s’irradiant à la périphérie du nerf, des sensations alternantes de chaud et de froid, des spasmes, des contractures plus que des paralysies, qui sont beaucoup plus rares, caractérisent la névrite. — La douleur, puis l’insensibilité d’une partie où se distribue un nerf caractérise la névrite d’un nerf de sentiment.
Lorsqu’un gros nerf est enflammé, il y a de la fièvre, de l’insomnie, des troubles des fonctions des organes voisins par suite de retentissement de l’inflammation. Il n’est pas ordinaire, mais il arrive parfois, pour les gros troncs nerveux, qu’il y ait une rougeur sur le trajet du nerf et une douleur vive à la pression. V. , pour les névrites des nerJfe sensoriels, Rétine, Para-
COUSIE.
Thérapeutique. — Dix sangsues ou mieux six ventouses sur le trajet du nerf enflammé, des cataplasmes laudanisés, puis des grands bains, sont très-utiles dans les névrites, au début.
Si l’inflammation n’est point arrêtée, il faut prescrire des vésicatoires, la cautérisation de la peau avec l’acide sulfurique et la cautérisation transcurreiitc. V. NÉVnALGIES.
Les dérivatifs sur le tube digestif, le calomel, l’huile de ricin, sont bons à employer.
L’électrisation localisée ne doit être employée que quand tous les accidents inflammatoires sont calmés.
NÉVRO.viES (Odier, de Genève). Les névromes sont des tumeurs formées par du tissu cellulaire , des granulations amorphes et du tissu fibreux nés aux dépens du névrilème ou des cloisons des nerfs. — Les névrqmes siègent dans l’épaisseur du nerf, dont ils dissocient les fibres (Velpeau) ou autour du nerf sur le névrilème (Lebert).
Il est rare qu’il se forme des kystes dans les névromes.
Les nerfe de la vie de relation, les nerfs cérébraux rachidiens, les nerfs périphériques, les nerfs de la vie animale, le grand sympathique du cou (Serres, Maher et Payen), les plexus
î)86 NJEVR
pDlmonaires (Houel), peuvent présenter des né-
vromes,
** On peut n’avoir qu’un névrome, mais il y en a souvent plusieurs chez le même indi vidu.
Les extrémités des nerfs sont souvent atteintes d^ypertrophie (Verneuil), alors des tumeurs multiples formées par des nerfs existent dans la peau ou sous la peau et l’on trouve de nombreux filets nerveux qui viennent se perdre dans la tumeur.
S’il y a des cas de névromes multiples, ils ne sont pas de la nature des cancers, excepté quand un des névromes renferme du tissu fibroplastique.
rig. 395. — Névrome des terminaîsoas des nerfs. (Blllrotb.)
Les névromes isolés sur le trajet d’un nerf forment une tumeur arrondie quelquefois très-douloureuse et donnant lieu à des élancements pendant qu’on la comprime (Paget) ; la compression du nerf au-dessus dé la tumeur fait cesser la douleur due à la compression (Aronssohn).
- Les névromes sont spontanément douloureux; provoquent des fourmillements et des élancements qui reviennent par accès et constituent quelquefois un aura pouvant produire des accès chez des épileptiques.
La santé générale n’est altérée que par les douleurs qui deviennent quelquefois incessantes.
*** Il y a des névromes qui ne causent pas de douleurs (Passavent).
En général, les névromes multiples ne sont pas douloureux et ils ne produisent que des troubles de l’innervation dans les parties qu’anime le nerf et encore ils sont peu marqués.
Les névromes de la moelle et des nerfs rachidiens se révèlent par des paralysies, des engourdissements des membres, quelquefois de l’ataxie locomotrice. Les névromes des nerfs mixtes causent des douleurs rhumatoïdes. Les névromes formés sur le grand sympathique entraînent un état de marasme, une sorte de dyspepsie gastro-intestinale.
Il y a des névromes traumatiques au point où un nerf a été sectionné ; on rencontre de ces névromes dans les moignons des ampu-
NEVK
tés (Velpeau, Lebert) et ils sont douloureux. V. Amputation.
*.f,* Une tumeur fibreuse ou fibro-plastique développée au voisinage des nerfs est difficile à distinguer d’un névrome, mais le développement rapide et le grand volume doivent faire repousser l’idée d’un névrome. 11 n’y a d’ailleurs qu’un seul cas connu de névrome plus gros qu’un œuf (Velpeau) ; — le névrome avait le volume d’une tête de fœtus).
On reconnaît les névromes périphériques ou développés sur le névrilème à leur mobilité qui est beaucoup plus considérable que celle du névrome central.
Les névromes des extrémités des nerfs ressemblent beaucoup à des cancroïdes papillaires, mais les premiers ne s’ulcèrent pas, ce qui arrive aux autres, et il semble qu’il y ait une hypertrophie limitée de la peau plutôt qu’une tumeur. Mais on ne peut arriver à un diagnostic précis que par voie d’exclusion avec les'hypertrophies éléphantiasiques de la peau. Trois cas, ' jusqu’ici en France, ont été vus à l’autopsie (Verneuil, et Cazalis) et n’ont pas été diagnostiqués sur le vivant.
Thérapeutique. — Contre un névrome qui se développe et qui est accompagné de phénomènes inflammatoirès, il faut appliquer le traitement de la névrite.
Lorsque le névrome est passé à l’état chronique, il convient de l’énucléer ou. de l’enlever avec une portion du nerf.
On éwMc/ée les névromes un peu gros avec plus de facilité que les petits. Les filets, nerveux peuvent être conservés, sinon tous, du moins quelques-uns. Oh, incise lès téguments comme s’il s’agissait d’une tumeur du tissu cellulaire. Arrivé sur le névrome, on incisera ensuite l’enveloppe cellulaire et l’on arrachera la tumeur ou on la disséquera, après l’avoir saisie avec une pince à griffes. Les névromes du nerf sciatique ont été ainsi opérés (Velpeau, Bickersteth, Paget). Une paralysie partielle, des phlegmons, compliquent parfois ces opérations; '
Lorsqu’il est impossible d’énucléer les névromes, on sectionnera le nerf au-dessus et au-dessous de la tumeur aussi près que possible de son'cohtour. 11 est évident qu’il y aura une paralysie consécutive ; mais, s’il y a eu une petite étendue du nerf coupée, il pourra se produire une cicatrice nerveuse.
Les névromes des membres amputés seront enlevés par dissection, à travers une plaie faite au lambeau ou dans la cicatrice de l’amputation.
Les névromes des parties terminales des nerfs ne seront pas touchés, à moins qu’ils ne soient très-douloureux et ne tendent sans cesse à s’accroître. L’opération n’est autre chose que l’ablation de la tumeur entre deux incisions courbes et la dissection de la tumeur.
NÉVROPATHIE (État nerveux Général ou Diathèse nerveuse). V. Nervosisme.
NÉVROSE. Classe de maladies dans laquelle existent des troubles fonctionnels du système nerveux, indépendants de toute altération organique du cerveau, de la moelle et des nerfs.
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Les névroses sont la conséquence de troubles fonctionnels causés par le froid, par la maladie d’un viscère, par les diathèses ou par une altération du sang. V. Xosohémies.
Il y a cinq classes de névroses : les névroses convulsives, porôly tiques, spasmodiques, douloureuses et 'mentales.
Les névroses sont plus communes chez les femmes que chez l’homme, chez les enfants que chez l’adulte^ chez les sujets nerveux nés de parents nerveux ou atteints de névroses, chez les personnes vivant dans la solitude et dans la vie contemplative, excités par le fanatisme, impressionnés par le spectacle d’autres maladies nerveuses. ^
La plupart des névroses sont contagieuses et transmissibles par imitation.
La chlorose, l’anémie, les empoisonnements par l’opium, la belladone, la ciguë, le tabac, l’aconit, le datura stramonium, le haschisch, le plomb, le sulfate de quinine, la syphilis, le miasme des marais, etc., sont les causes de bien des névroses.
Une. grande frayeur et une forte impression morale peuvent occasionner les névroses.
*** Le travail de la dentition, les vers de Tintestin, les pertes séminales et toutes les maladies organiques peuvent sympathiquement occasionner des névroses.
La convalescence des maladies aiguës engendre quelquefois une névrose.
Dans les névroses, il n’y a presque jamais de fièvre.
Les névroses ordinairement intermittentes se présentent quelquefois par la forme continue.
Les névroses engendrent quelquefois des troubles fonctionnels sécrétoires, de sécrétion lacrymale , de diarrhée , d’hémorrhagie , de gastrorrhée, de polyurie, etc.
Thérapeutique. — Dans les névroses, il y a différentes indications à remplir, selon la cause de la maladie.
Si la névrose est chlorotique ou chloro-anémique, on prescrira les toniques ^ les préparations ferrugineuses et arsenicales, les bains de mer et de rivière, l’hydrothérapie. Y. ce mot.
Quand elle est syphilitique, on donnera les préparations mercurielles et l’iodure de potassium.
Quand elle est intermittente, régulière, périodique et causée par l’influence paludéenne, on devra employer le sulfate de quinine ou les préparations arsenicales.
Si elle est la conséquence sympathique d’une maladie des viscères, telle que les ascarides, le tænia (V. ce mot) et les affections vermineuses, les pertes séminales, l’ossification des artères du cœur, les pierres du rein ou du foie, etc., il faut commencer par le traitement de ces maladies et tâcher d’en débarrasser les malades. Y. Coüqce hépatique, Co-
UQCE ATIPHEETIQUE, PeETES SÉMEÎALES.
Les opiacés et les stupéfiants, les sédatifs de l en-
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céphale et du cœur, les antispasmodiques sont les moyens à employer contre les névroses.
FORMULAIRE DES 5ÉVR0SF.3.
Préparations d'opium.
Morphine, 1 à 3 contigrammes par jour, en pilules; — sirop, 30 grammes.
Acétate de morphine, 2 à 3 centigrammes par jour, en pilules ; — sirop, 30 grammes.
Sulfate de morphine, 2 à 5 centigrammes par jour, en pilules; — sirop, 30 grammes.
Chlorhydrate de morphine, 2 à 5 centigrammes en pilules.
Codéine, 10 à 20 centigramnies, en pilules;
Extrait d opium, de 1 à 10 centigrammes par jour, en pilules.. , . -
Vin d opium composé, de dix à vingt gouttes dans une potion.
Teinture dextrait d opium, quinze gouttes.
Sirop d’extrait d opium, 30 grammes par jour.
. Sirop diacode, de 15 à 30 grammes en potion. Cynoglosse en pilules, de 10 à 30 centigrammes.
Préparations de belladone.
Atropine, 3 à 5 milligrammes.
Teinture d’atropine, une à cinq gouttes.
Belladone .'.poudre, 10 à 20 centigrammes par jour; — extrait aquéux, 10 centigrammes; : — teinture alcoolique, 50. centigrammes; — alcoolature, 50 centigrammes; — sirop, 15 à 3fi grammes.
Préparations de stramoninm et de jusqniame.
Datura stramonium, doses moitié nioindres que la belladone.
Jusquiame, .à doses doubles que la belladone.
Préparations, d’aeonit..
Aconit, poudre, 20 centigrammes; — extrait, 10 centigrammes; -- extrait alcoolique, 3 centigrammes; — teinture alcoolique, 1 gramme; — alcoolature, 1 gramme.
Préparations de ciguë.
Ciguë : poudre, 20 centigrammes; — extrait aqueux, 20 centigrammes; — extrait alcoolique, 5 centigrammes ; — alcoolature, 1 gramme ; — teinture éthérée, Igramine,
Préparations cyaniques pour flntérieur.
Sirop d’acidè hydrocy unique.
Acide hydrocyanlqae médicinal. i id.
Mêlez très-exactement et conservez dans des vases bien bouchés.
Dose : 30 grammes,, dans jupe potion appropriée.
Préparations de ntenthe.
Eau distillée de menthe, 30 à 125 grammes dans une potion.
Essence de menthe, 1 décigramme à 1 gramme dans une potion.. . . .
Alcoolat de menthe j % à 36 grammes dans Une potion.
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iNEVR
Pastilles de menthe.
Huile essentielle de nieutbe poi¬
vrée . . i grammes.
Sucre très-blanc . 375 id.
Eau de menthe poivrée . q. s.
Tablettes de menthe poivrée.
Sucre Liane . 500 grammes.
Essence de menthe . 4 id.
Mucilage de gomme adragant à
l’eau de menthe poivrée. ... q. s.
Potion calmante a7itispas modique.
Eau distillée de laurier-cerise. . dO grammes.
Eau distillée . KO id.
Sirop de fleur d’oronger . 30 id.
E.Ttrait de suc dépuré de belladone . . 5 centigrammes.
Ether sulfurique . 2 grammes.
Mêlez. A prendre par cuillerée toutes.les heures [+]. Potion d'iodurê de zinc et de morphine,
lodure de zinc et de morphine. . 25 milligrammes.
Infusion de mélisse . 100 id.
Sirop de fleur d’oranger . 30 id.
F. s. a. A prendre par cuillerée toutes les heures.
Préparations de valériane pour l’usage Interne.
Poudre, 1 à 10 grammes ; à prendre dans de l’eau sucrée ou en pilules.
Extrait, 1 à 10 grammes; en pilules.
Teintui'e, 2 à 30 grammes; dans une potion.
Sirop, 30 grammes; dans une potion.
Les trois dernières préparations sont très-peu usitées ; les deux premières le sont bien davantage. On emploie aussi beaucoup la tisane. Les doses varient de 4 à 30 grammes pour un litre d’eau.
Pilules de valériane.
Extrait de valériane . 4 grammes.
Castoréum. . 2 id.
Camphre . . 1 id.
Thridace . 2 id.
F. s. a. trente-six pilules. Une à six par jour.
Bains de valériane, 500 grammes de racine infusées une heure pour mettre dans l’eau d’un bain FFI.
(Beau.)
Préparations antispasmodiques.
Potion calmante antispasmodique.
Sirop de sulfate de morphine . . 30 grammes.
Eau distillée de menthe . 120 hl.
Ether sulfurique . 2 id.
A prendre par cuillerées [+].
Potion stimulante.
Essence de menthe . 2 grammes.
Dissolvez dans :
Mêlez avec :
Sirop de gomme . 64 grammes.
Eau de cannelle . 125 id.
A prendre par cuillerées
Poudre antispasmodique.
Oxyde de zinc . 2 grammes.
Sucre . • . . . 5 id.
Mêlez et divisez en dix prises. Une toutes les deux heures, dans de l’eau sucrée UFI.
Poudre antispasmodique.
Feuilles d’oranger . 20 centigrammes.
Kitre . 15 id.
Digitale . . 3 Id.
Mêlez. Pour une prise S-
Poudre antispasmodique.
Sous-nitrate de bismuth. .... 1 gramme.
Mêlez. Vingt doses égales. En prendre une à six par jour S-
Poudre antispasmodique.
Castoréum . 5 grammes.
> Cannelle . 1 id.
Mêlez. En vingt paquets. A prendre un chaque heure.
Suc de seneçon, 15 à 30 grammes par jour.
(Fiuazzi.)
Décoction de tiges de douce-amère, 4 à 8 grammes par litre d’eau.
Fleurs de zinc, 1 à 5 grammes par jour. (Gaubius.)
Castoréum, 1 à 3 grammes par jour.
Poudre de feuilles d'oranger, 60 à 120 cen'igrammes par jour.
Cyanm^e dé zinc, 5 à 20 centigrammes; deux ou trois fois par jour.
Frictions générales sèches et massage.
Ether sulfurique, dix à quinze gouttes, répétées de temps en temps.
Eau froide eu grande quantité, à l’intérieur et au dehors, sous forme de bains froids de mer, de rivière et d’hydrothérapie. (Hufeland.)
Préparations ferrugineuses, sous toutes les formes.
Asa fœtida, 50 à 60 centigrammes, trois ou quatre fois par jour en pilules, 3 à 5 grammes eu lavement.
Thridace, à 15 centigrammes; plusieurs fois par jour, en pilules.
Iode à l’intérieur et à l’extérieur, comme révulsifs dans les névralgies.
Maranta galanga, 75 à 150 centigrammes en nature. ■ — Le double en infusion vineuse.
Matricaire, 1 à 2 grammes en nature, le double en infusion ; décoction d’une demi-poignée de feuilles pour lavement.
Mai'rubium album, 3 à 7 grammes en poudre, le double en infusion, extrait, 15 à 26 centigrammes.
Mélisse, plante entière, 2 à 7 grammes eu infusion, huile essentielle, quelques gouttes.
Nitrate d'argent, chlorure d’argent et oxyde d’argent, dans quelques névroses convulsives et paralytiques.
Eaux toniques apéritives de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne). Boisson et surtout bains.
Eau de Saint-Laurent (Ardèche), bains, boisson et douches.
Eau sulfureuse alcaline de Néris (Allier) boisson, bains et douches.
>EVR
Eau alcaline de Laxeuil (Haute-Saône), boisson^ bains et douches.
Eaux de Baden-Baden, de Wiesbaden, d'Ems, d’Evian, de Vichy, de Pougues, etc.
^'É^'ROSTHÉME. Nom donné à l’irrilation nerveuse. V. Nertosisme.
:\ÉTBOTo:iiiE. On fait la névrotomie :
pour des névralgies rebelles, et en particulier pour le tic douloureux^ pour les névralgies traumatiques ou dues à une lésion qui a déterminé une irritation locale d’un nerf ; pour atrophier un névrome (Bickersteth) ; pour les névralgies hystériformes , syphilitiques et rhumatismales. — On fait aussi la névrotomie pour des contractures rebelles; mais, ici, il faut faire attention, car la névrotomie qui porterait sur un gros nerf mixte pourrait laisser une paralysie après elle et substituer une difformité incurable à une maladie qui peut céder à la longue à d’autres moyens.
Dans la névrotomie, on coupe le nerf malade, ou l’on en fait l’excision. On sectionne un seul nerf musculaire (Y. Torticolis), ou le tronc d’un nerf mixte sur un membre amputé, avec la condition de respecter la portion du nerf d’où émanent les branches qui animent le segment resté.
La névrotomie porte sur le trajet d’un nerf ou sur ses terminaisons ; par exemple, le nerf sensitif au pli du coude, le bout d’un nerf atteint de névrorne.
On a sectionné ou excisé les nerfs des membres, les nerfs sous-orbitaires et le nerf dentaire inférieur. V. Névralgies.
On coupe les nerfs par une incision sous-cutanée et à l’aide d’un tcnotome mousse, mais ce mode d’opération ne peut être admis que pour les nerfs que l’on peut faire saillir sous la peau et qui ne sont pas en rapport direct avec une veine ou une artère.
Pour toutes les autres névrotomies, on incise la peau ou la muqueuse ; on met à nu le nerf comme si l’on faisait une ligature d’artère, puis on incise le nerf. Pour éviter la cicatrisation prématurée des bouts du nerf, on en excisera de 1 à 2 centimètres (.A. Bérard), ou bien on en retournera une portion du bout supérieur ou inférieur, afin que les extrémités divisées ne puissent être en contact (Malgaigne).
Les hémorrhagies artérielles consécutives seront traitées par la compression si l’on a employé la méthode sous-cutanée ou la ligature s’il y a une incision à la peau.
La plaie sera réunie avec des bandelettes de diacbylon ; mais si l’on a dû chercher longtemps et déchirer les tissus avec une sonde caimelée, il vaut mieux laisser suppurer la plaie soxis un pansement simple.
Pour tous les nerfs sensitifs sous-cutanés, ces procédés opératoires sont bons.
Névrotomie du nerf sus-orbitaire. — Pour sectionner le nerf sus-orbitaire, on ûiit une incision de 3 centimètres parallèle au sourcil, partant de Tapo physe orbitaire externe et allant jusqu’aux os. On cherche le nerf, puis on en resèque une portion
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(Velpeau) ; ou réunit par première intcution. Ce procédé est préférable à une ponction dans l’espace intersourcilier permettant d’introduire uii téuotdme qui suit l’os frontal et sectionne des parties profondes vers la peau (Bonnet de Lyon) après des tâtonnements prolongés.
Névrotomie de nerf sous-orbitaire. — Comme pour la névrotomie du nerf sus-orbitaire, on peut employer la méthode sous-cutanée (Bonnet, Malgaigne).
On peut relever fortement la lèvre supérieure, inciser au fond du pli en rasant l’os jusqu’à la partie supérieure de la fosse canine (Richerand), on cherche le nerf au niveau de la direction de la seconde molaire ; on coupe le nerf au niveau du trou orbitaire avec des ciseaux courbes (Velpeau) ou bien, après avoir fait renverser fortement la tête du malade, on cherche le nerf avec une pince à griffes et l’on en excise une portion. Ce procédé ne vaut pas celui qui consiste à faire une incision transversale et même en T (P. Bérard) sur la joue et qui coupe les muscles élévateurs de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, mais ce dernier procédé laisse une cicatrice étendue.
On peut avec avantage, lorsque toutes les branches du nerf sont malades, sectionner par la méthode sous-cutanée le nerf dans le plancher de l’orbite environ à 1 centimètre de profondeur ; on cherche d’abord le point sensible sur la joue qui indique la sortie du nerf orbitaire et l’on dirige un tcnotome mousse, introduit par une petite plaie de la peau dans la direction du nerf dont on a précisé le point de sortie ; le ténotome qui a rasé le rebord orbitaire arrive sur un point où il trouve une moindre résistance ; on coupe l’os et les parties molles, ce qui ne présente pas de difficultés ; puis on fait une petite incision à 1 centimètre au-dessous du rebord orbitaire, on arrive jusqu’au trou sous-orbitaire, on tire le nerf et l’on en resèque une portion (Malgaigne).
On peut encore introduire un ténotome à travers la peau de la joue, au niveau de la tubérosité de l’os malaire dans les os jusqu’au niveau de la fosse canine, remonter vers le trou sous-orbitaire, pendant que la lèvre est attirée en bas. On rase l’os jusque vers l’aile du nez, puis on coupe des parties profondes vers les parties superficielles en remontant un peu (Bonnet de Lyon).
Névrotomie du nerf facial et de V auriculo-temporal. Comme les névralgies du nerf facial sont problématiques (P. Bérard), et comme la névrotomie a été faite sans résultat (Warren), cette opération ne doit pas être tentée. Le nerf auriculo-temporal, difficile à trouver dans une dissection, eu égard à sa disposition plexiforme au moment où il sort en arrière du col de la mâchoire, eu égard au voisinage de l’artère temporale superficielle et des veines temporales plexueuses, ne doit pas être coupé davantage.
Névrotomie du nerf dentaire inférieur. — I. Pour couper le nerf mentonnier, on écarte la lèvre inférieure de l’arcade alvéolaire, on incise au fond du pli jusqu’à l’os, au niveau de la dent canine et de la première molaire. En prolongeant par la pensée l’interligne qui sépare les deux dents, on tombe sur le trou mentonnier (quelquefois il est plus en arrière) (Malgaigne) ; on incise la muqueuse en rasant l’os ; on incise une portion du nerf coupé qui fait saillie dans la plain de la muqueuse.