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entrée dans le canal dentaire^ on coupe la muqueuse buccale nn peu en dedans et en arrière de la saillie de la branche montante du maxillaire, on rase l’os et l'on coupe le nerf avec un ténotome ; mais il y a danger de sectionner l’artère dentaire inférieure ; mieux vaut disséquer, saisir le nerf avec une pince à griffes et l’exciser avec des ciseaux courbes,
Warren a incisé la peau à partir du milieu de l’échancrure sigmoïde Jusqu’à l’angle de la mâchoire ; il a incisé et écarté les fibres du masséter, les a fait écarter, a mis l’os à nu et a appliqué une couronne de trépan immédiatement au-dessous de l’échancrure sigmoïde. Une rondelle d’os étant enlevée, le nerf apparaissait au fond de la plaie, le chirurgien a pu en exciser une portion.
On pourra, après avoir taillé un lambeau en ü à ouverture supérieure, appliquer la couronne de trépan sur le milieu de la branche montante ; alors le nerf est à découvert dans le canal dentaire et on l’excise (Velpeau).
On se rappellera avant de sectionner le nerf dentaire que la destruction du nerf entraîne souvent la carie des dents du côté correspondant.
'Névrotomie du nerf sciatique. Le patient étant couché sur le ventre, incision au-dessus du creux poplité, au niveau de l’interstice des muscles biceps et demi-membraneux ; diviser l’aponévrose, chercher le nerf au niveau de la partie supérieure de l’interstice, fléchir la Jambe, saisir le nerf avec le doigt, sectionner le nerf avec un bistouri boutonné et exciser une portion du nerf (Malagodi).
Névrotomie des -parties tei'minales du nerf. Elle se fait par dissection (V erneuil), et comme presque toujours elle est pratiquée pour un névrome, la recherche est facile ; on incise, avec des pinces et des ciseaux courbes, une plus ou moins grande portion des nerfs suivant les nécessités.
Névrotomie dans Vépilepsie. Guidé par une vue théorique et voulant éviter l’amputation des parties où siège l’aura épileptique, pour prévenir le retour des accès épileptiformes, on a fait la névrotomie. Cette opération qui est plus rationnelle (Brown- Séquard) qu’une amputation n’a pas eu d’assez bons efi'ets pour rester dans la pratique.
KEYRAC (Ardèche). Eau minérale ferrugineuse à 27°, contre la chlorose, la gastralgie, la leucorrhée Q et les maladies de la peau □.
KEZ (Déviation du). Les déviations du nez I ont généralement pour cause une cicatrice difforme de là joue. Elles sont quelquefois dues à l’habitude' qu’ont les malades de se tordre le nez en se mouchant.
Thérapeutique. — Les cicatrices vicieuses seront opérées par section et interposition de peau saine prise sur la Joue entre les deux extrémités de la bride divisée. — Si la déviation est due à ce que les individus se mouchent toujours de la même façon, on leur prescrira de prendre une habitude opposée. Le bandée dit nez-tortu est trop douloureux ; il est inutile de tenter son application.
Ne* (Enfoncement par destruction des os et des cartilages du), a la suite de la destruction des os du nez par des caries scrofuleuses ou syphilitiques, le nez s’affaisse à sa racine et il en résulte une difformité fort désa-
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gréable. Les sourcils, les orbites, ne sont plus séparés par la saillie nasale; les narines et le dos du nez sont, pour ainsi dire, rentrés dans la face.
Thérapeutique. — C’est seulement lorsque la difformité est très-prononcée, lorsque tous les téguments du nez sont rentrés dans les fosses nasales, qu’il est rationnel d’opérer.
On divise la peau rentrée sur la ligne médiane, ou en taille les bords en biseau; deux incisions latérales détachent la peau du nez, de la Joue, et l’on a soin d’emporter un peu d’os avec la peau. A la partie inférieure, cette incision est arrondie, pour détacher les narines des adhérences avec la Joue. On réunit les incisions par des points de suture plus ou moins multipliés. Si la sous-cloison tire, ou fait des incisions libératrices sur la lèvre supérieure, et plus tard on peut former une nouvelle sous-cloison avec un lambeau emprunté à la lèvre supérieure. Des tuyaux de plume, entourés de charpie, soutiennent le nez, puis une aiguille, traversant la pointe du nez, et maintenue par un point de suture entortillée, tend à lui rendre sa forme (Dieffenbach).
On peut détacher l’aile du nez de ses adhérences par une incision. On passe un ténotome avec lequel ou va détacher la peau du nez de ses adhérences avec les os. Les téguments ainsi mobilisés sont rapprochés avec les doigts et réunis avec trois ou quatre épingles munies à la tête, puis à la pointe, de rondelles de liège que l’on rapproche pour forcer les parties de la peau détachées des os à se réunir par les faces saignantes.
L’aile du nez est réunie à la peau de la Joue par des points de suture entrecoupés. Pour favoriser la réunion, une bandelette agglutinative de sparadrap ou I une bande de toile enduite de coUodion, en passant sur la lèvre, rapprochent les téguments des Joues (Malgaigne).
On soutient les narines avec des bouts de sonde, s’il est nécessaire.
Toutes ces opérations sont des opérations de luxe qui n’offrent pas comme résultats une compensation pour les dangers que Ton fait courir aux malades.
Ne* (Lésions traumatiques du). Les instruments tranchants et contondants portés sur le nez déterminent des plaies ou des épanchements de sang et des fractures. V. ce mot. j Les complications primitives des plaies et contusions du nez sont les mêmes que pour les plaies et contusions des autres régions.
Thérapeutique. — Lorsqu’un instrument a séparé une grande partie du nez, si petit que soit le lambeau qui le retient, on réunira les parties avec des bandelettes agglutinatives et, au besoin, par un point de suture ; le nez presque détaché en enûer peut néanmoins reprendre.
Les agglutinatifs sont généralement suffisants pour réunir les plaies un peu étendues ; mais il est avantageux de réunir avec de petites bandes de linge trempées dans le collodion élastique.
Les plaies contuses ne doivent pas être réunies ; on pansera à l’eau froide pendant quatre Jours, puis après on pansera simplement.
S’il se forme un abcès sous la plaie, on l’ouvrira par la peau ; mais si l’abcès se montre à la fois du côté des fosses nasales et du côté de la peau, on ou-
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vrira du côté des fosses nasales (J . L. Petit) et l'on fera de fréquentes injectious d’eau tiède dans les fosses nasales.
Les plaies aTec perte de substance et les cicatrices vicieuses, après des brûlures ou des plaies avec perte de substance, réclament une opération. V. Nez (Restauration du).
Xe* (Restauration du) ou Rhinoplastie.
Les pertes de substance du nez, les cicatrices difformes après un lupus ou après une brûlure, réclament la réparation de tout ou d’une partie du nez.
Les opérations autoplastiques sur le nez, comme sur les autres parties du corps, exposent à de graves dangers (V. âutoplastie) et peuvent même occasionner la mort.
Pour la restauration du nez en totalité ou de toute sa pointe, deux cas différents se présentent : si les cartilages sont conservés, il est facile de faire un nez qui ne soit pas une difformité plus grande que la cicatrice ; si les cartilages sont détruits, les opérations échouent souvent ou sont suivies d’une réparation très-imparfaite.
— Si les ailes du nez seules manquent, on avivera les bords de la cicatrice, entaillera sur les joues deux lambeaux triangulaires plus grands que l’aile du nez. Ces lambeaux seront taillés de façon que leur pédicule soit sur le nez ou sur le côté du nez ; ou dissèque la face profonde du lambeau et l’on réunit leur bord interne sur la ligne médiane avec la suture à points passés; les fils de soie sont bons pour cet usage. Une aiguille traversera les deux lambeaux ainsi rapprochés ; des rondelles de liège seront passées dans la tête et dans la pointe de l’aiguille, et on les maintiendra rapprochées avec une pince faite avec un. fil de fer qui presse , sur les rondelles de liège. On aura soin de ne pas trop serrer (méthode française) (Nélatou) . — Pour éviter la soudure du lambeau avec la lèvre supérieure au niveau du point où ! doit finir la narine ; on repliera en dedans, avec un point de suture, le coin, du lambeau (Nélaton) et l’on pansera à l’eau froide. V. Autoplastie.
Lorsqu’il reste des portions du nez, on les utilisera, et par la méthode de glissement ou méthode française, on arrivera à combler la perte de substance (Larrey, Dieffenbach, Roux).
— Lorsque le nez tout entier manque, et quand les os propres du nez sont détruits, la méthode française est impraticable. 11 faut recourir à la méthode indienne ou itaUenne.
Pour faire im nez par la méthode indienne, on taille un lambeau sur la peau du front (Lisfranc), en le dessinant préalablement et en le prenant plus étendu que ne le comporte la réparation à faire; le lambeau doit être taillé obliquement et découpé à trois pointes (Delpech), on tord le pédicule, on l’abaisse, et l’on unit par la suture les bords avec ceux de la perte de substance du nez après les avoir avivés; on place deux canules dans les nai’ines artificielles, des bouts de sonde et mieux des tubes métalliques. 11 n’est pas nécessaire de réunu la peau du front par première intention.
Lorsque les lambeaux ont repris, on sectionne le pédicule ou on coupe la peau au-dessous du pédicule sur les os propres du nez et l’on y étend le pédi-