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monté sur des lunettes sans verre, ou bien monté sur nne mâchoire artificielle, s’il y a perte de substance des maxillaires supérieures sur la ligne médiane.

Pour resbim'er l’aile du nez, on opérera comme il a été dit pour la réparation de la pointe du nez, en empruntant un lambeau sur la joue.

Ou bien, si la perte de substance est petite, sur les nez pointus et longs, où cela est seulement applicable avec avantage, on incise verticalement, parallèlement à la cloison, le dos du nez du côté malade, puis sur le côté sain on fait deux incisions transversales qui circonscrivent un lambeau triangulaire à base antérieure, allant de la joue au dos du nez. On retranche ainsi une portion du cartilage du nez avec la peau. Ou réunit toutes les incisions avec des épingles à insecte recourbées et mieux avec des fils d’argent tordus. La moitié saine du nez a été raccourcie au niveau de la portion plus courte (Dieffenbach).

Pour. restaurer la sous-cloison du nez, après avoir avivé la pointe du nez, on emprunte un lambeau, large de 1 centimètre, à la lèvre supérieure sur la ligne médiane (Dieffenbach) et on le fait remonter par glissement ; on réunit la plaie de la lèvre par première intention et l’on maintient la lèvre rapprochée du nez avec une bandelette de diachylon pendant vingt-quatre heures ; on sectionne ensuite les attaches du lambeau à la lèvre et l’on fait une nouvelle suture de la lèvre.

Après avoir rafraîchi ce qui reste de cloison, on taille un lambeau dont la base est à l’épine nasale antérieure et qui est pris obliquement sur la lèvre supérieure. Le lambeau est tourné ; on fixe sa pointe à la pointe du nez par un ou deux points de suture.

On réunit la lèvre par première intention (Dupuytren). Ce procédé laisse une saillie au niveau du point où le lambeau a été tordu. Pour remédier à cet inconvénient, on sectionne la base du lambeau par une incision en V ; on réunit la plaie de la lèvre par suture, puis on en enlève une bandelette médiane dans toute l’étendue de la sous-cloison (Gensoul). V. Becde-lièvre.

\vx (Tumeurs du). On observe sur le nez des kystes sébacés, des productions cornées et deux variétés de cancroïdes : le cancroïde à forme ulcéreuse et le cancroïde papillaire beaucoup plus rarement (V. Cancroïde). C’est à la première de ces tumeurs que l’on a donné le nom de noli me tangere. On y observe aussi quelquefois de petites tumeurs mélaniques et des lupus. V. ces mots.

L'hiptert rapine éléiihantiasique dunez (Velpeau) est une augmentation d’épaisseur de la peau du nez, sans trace d’ulcération, et avec vascularité considérable. Le nez prend des formes variables ; ii a, comme on dit, l’aspect d’une [>omme de terre, d’une morille.

Vacne rosacea ne sera pas confondu avec l’éléphanliasis du nez à cause de ses pustules rouges et indurées. Quant au lupus, i'i cause des cuis-sons et il est caractérisé par des tubercules et des ulcératicns plus ou moins isolés de la peau du nez.

Thtr’^idique. — Lorsque le nez bypertrophii nc-

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cause ni gène ni douleur, quel que soit sou volumCj il est inutile de l’enlever. Si l’on se décide à faire cette opération, on fera l’excision simple de la portion qui tombe sur la lèvre supérieure. V. pour les autres tumeurs aux articles Cancroïdes, Lupus, Glandes SÉBACÉES, Cornes, etc.

(Vices de conformation du).

I. Nez volumineux. — Il n’y a pas de nez assez volumineux, même anormalement, pour être considéré comme une difformité.

Il n’y a jusqu’ici qu’un exemple d’opération faite pour remédier à un nez volumineux avec déviation de la cloison.

Blandin a retranché un lambeau en V du cartilage de la cloison ; l’opération a réussi, le nez a été difforme au lieu d’être trop grand.

II. Déviation de la cloison du nez. — Rarement congénitale, elle est due le plus souvent à des chutes sur le nez, à des fractures de cartilage. Il n’y a pas h s’en occuper (Boyer) ; son seul inconvénient est d’oblitérer en partie la narine et de causer une légère déviation de la narine. On ne la confondra pas avec un polype; en portant le doigt sur la déviation, on sent sa dureté, et cela empêche toute erreur.

Thérapeutique. — Placer des canules dans le nez (Guersant), exciser le cartilage (Huguier), enlever des j couches de cartilage, après avoir décollé la muqueuse et réappliquer celle-ci ensuite (Ghassaignac), sont des opérations d’une efficacité douteuse et qui ne sont pas justifiées.

III. Nez double. — Ce sont des fissures qui ont été sans doute prises pour des nez doubles. Dans ces cas, qui n’ont pas été suffisamment bien observés, il n’y aurait qu’à faire une autoplastie par rapprochement des parties sépa- I rées ; — si une exubérance cutanée existait à côté d’un nez régulier, on l’enlèverait.

NilCKEL. Métal dont les oxydes sont employés dans l’industrie vitrière et dans la peinture sur porcelaine.

NiicoTiATiE ou TABAC. Plante de la famille des solanées, qui fournit la nicotianine et la nicotine. — Sa décoction, 30 grammes par litre d’eau, a été employée pour la guérison de la teigne et de la gale Q. Cette décoction,

5 grammes par litre d’eau, se donne en lavement pour provoquer les contractions de l’intestin dans les cas de hernie étranglée pour en 1 faciliter la réduction.

NkTCOTi.ANïiX’e. Essence produite par plusieurs distillations du tabac avec de l’eau ( inusitée). V. Tabac.

NncOTiXE. Alcaloïde liquide, transparent, jaunâtre, incolore, ayant une forte odeur de tabac, et doué de propriétés toxiques violenies. Il tue aux plus faibles doses, et une goutte sur la conjonctive tue un animal en quelques minutes. V. Tabac.

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