GL
Horn), et les malades succombent épuisés par l’abondance de la perte de liquide ascitique.
L’hydromphale est quelquefois suivie de la formation d’une fistule à l’ombilic (Boyer). V. Hydropysie enkystée du péritoine. “
Thérapeutique. — Les fistules puriileutes seront traitées par l’expectation et l’on ne comprimera l’ouverture que quand le liquide aura diminué.
Les abcès ou les kystes du foie, les abcès tuberculeux terminés par une fistule, ne seront pas refermés; on se bornera à prévenir les complications. — Si la fistule se refermait et si une nouvelle inflammation survenait, on dilaterait la fistule avec l’épongè préparée. — Les fistules stercorales sinueuses ne seront traitées que par des moyens palliatifs et par les soins de propreté. — Les fistules consécutives à la ruptu' e d’une ascite seront fermées par une suture, si l’écoulement abondant de liquide épuise les malades. En général, les fistules de l’ombilic ne réclament pas un traitement immédiat.
S’il arrive qu’un abcès se forme à l’ombilic, que, après son ouverture, on sente un calcul dans un conduit sinueux, on maintiendra l’ouverture dilatée et l’on attendra que la suppuration élimine le corps étranger. Il s’agit alors d’un calcul intestinal ou d’un calcul développé dans un vestige de l’ouraque
IL Cancer de l’ombilic (Fabrice de Hilden, Civadier, Boyer, Nélaton). — Le cancer de l’ombilic se reconnaît à la rapidité relative de sa marche, à sa dureté, à l’impossibilité de préciser les limites profondes de la tumeur Généralement indolent, il s’ulcère tard, donne une odeur caractéristique, cause des hémorrhagies et une cachexie finale comme les autres cancers.
Thérapeutique. — Quoique Fabrice de Hilden ait enlevé un cancer de l’ombilic, Fopération est contreindiquée. On s’expose, en voulant enlever tout le mal, à blesser le péritoine et ii causer une péritonite mortelle.
III. Fongosités de l'ombilic. — Chez les enfants, après la chute du cordon, des bourgeons charnus exubérants formi'ut une sorte de polype pédiculé enfoncé dans la cicatrice ombilicale ou saillant au dehors et ayant la forme d’une fraise (Dugès).
Thérapeutique. — On cautérisera les fongosités avec le crayon de nitrate d’argent, on les saupoudrera avec le calomel en poudre. Si elles résistent à ces moyens, on les excisera avec des ciseaux ou on liera leur pédicule avec un fil ciré. Si le pédicule est profondément situé, on attirera la tumeur avec une première ligature portée sur un point voisin du pédicule et l’on Jettera une seconde ligature eu arrière, ou on sectioimera avec des ciseaux (Dugès).
OMPHALOCÈLE OU OEîlXIE OMBILI¬ CALE BES \OL’VEAL-XÉS. V. CC mot.
OXAXI*.ME. V. MASTüRBATIO-N.
OXGLE. Production cornée de l’extrémité des d ûgLs, qui se ra nollit et s’amincit dans les maladies aiguës et chroniques, qui peut être le siège d’abcès ou de favus (V. ce mot), qui peut
1014 ONGL
deTenU* u-ès-friable, et qui entre dans les chairs voisines.
Ongle (Friabilité des). Les ongles sont souvent durs, friables, à la suite de Vherpes tonsurans qui occupe les doigts, ou dans l’hiver sous l’influence du froid.
Thérapeutique. — Application de glycérine anglaise pure ou coupée avec de l’eau tous les soirs.
Ongle (Hypertrophie de l’). L’hypertrophie de l’ongle porte sur l’ongle tout seul ou sur l’ongle et sa matrice. — Un onyxis antérieur, un état syphilitique, mais surtout le défaut de soin et la malpropreté engendrent cet état, qui existe souvent chez les vieillards, — Il y a plusieurs variétés d’hypertrophie de l’ongle.
I. Productions cornées des ongles. — Les couches épidermiques unguéales superposées, transforment l’ongle en une véritable corne, le derme sous-unguéal est un peu augmenté d’épaisseur, le pourtour du lit de l’ongle est d’ailleurs sain.
La production cornée des ongles coïncide parfois avec une exostose sous-unguéale.
Thérapeutique. — Il n’y a rien à faire contre les productions cornées des ongles, si elles ne causent pas une véritable gêne. — Dans le cas où il y aura des accidents, c’est-à-dire des ulcérations du lit de l’ongle et des douleurs, on abrasera l’ongle ou on l’usera avec une lime à cors. — Si une exostose sous-onguéale existe, on appliquera le traitement approprié. V. Exostose sous-üxgüéale.
IL Altération et hypertrophie partielle des couches épidermiques de V ongle. — La syphilis se manifeste quelquefois par cet état qui est l'onyxis syphilitique, à forme sèche (Cazenave). Cet onyxis est extrêmement rare (Belhomme, A, Martin), mais il existe après l’onyxis simple, à la suite de maladies graves et après des contusions de l’ongle. On reconnaît cet état à un changement de coloration et à un épaississement de l’ongle, à une exfoliation partielle de cet organe, et à son défaut de consistance.
Thérapeutique. — Le traitement général de la syphilis, les frictions avec la pommade à l’iodure de potassium, sont les seuls moyens à employer. — Si la lésion est étrangère à la syphilis, il n’y a rien à faire si les malades ne souffrent pas ; l’arrachement de l’ongle serait la seule pratique à suivre s’il y avait des douleurs.
Ongle incarné. Un oügle incarné, c’est-àdire l’ongle pénétrant dans les chairs, cause une inflammation du lit de l’ongle, portant sur les parties latérales et intéressant les replis cutanés externes et internes. L’irritatiou de la peau exulcérée par le bord tranchant de l’ongle (Desault, Boyer), est la cause de tout le mal.
L’ongle incarné peut exister aux doigts, mais on l’observe le plus souvent au gros orteil.
Une mauvaise chaussure trop pointue
ONGL
au bout, amenant une pression exagérée, cause souvent l’exulcération de la peau correspondante au bord de l’ongle et le frottement continuant, cette ulcération s’aggrave, devient fongueuse, suinte et cause des douleurs tellement vives que la marche est impossible.
L’inflammation de la peau ne se propage pas aux parties voisines, mais elle pe,ut être la point de départ d’une angioleucile, d’une adénite et d’un érysipèle.
Chez les sujets syphilitiques l’incarnation de l’ongle a été considérée comme un oxyxis latéral, c’est là une erreur d’interprétation, il y a une plaque muqueuse là où un ongle est incarné, c’est-à-dire où un ongle a produit une ulcération simple.
Thérapeutique, — On prévient l’incarnation de l’ongle en faisant porter aux malades des chaussures larges, et quand le mal existe il faut encore prescrire des chaussures à bout carré, large de 6 centimètres.
Lorsque l'ongle commence à s’incarner, , lorsqu’il n’y a qu’une ulcération linéaire, on redressera l’ongle en interposant, entre son bord tranchant et son pli cutané, de la charpie, ou une petite bande de diachylon, qu’on renouvelle tous les deux jours (Robert, Nélaton). S’il y a une fongosité peu développée, on tentera encore le redressement de l’ongle et on cautérisera la fongosité avec la potasse caustique (Lurat, Perrotou).
Cautériser avec le fer rouge ou les caustiques les fongosités (Albucasis), les enlever avec le bistouri (A. Paré), ne réussira que si l’ongle est séparé de la peau par le procédé précédent.
Les lames de fer-blanc (Desault), les agrafes (Dudon) qui soulèvent l’ongle, ne valent pas mieux que la charpie interposée entre l’ongle et la chair.
User l’ongle sur la ligne médiane avec une lame de verre pour diminuer sa dureté, est un moyen palliatif.
Lorsqu’il y a une ulcération étendue et une grosse fongosité, l’ablation de l’ongle est indiquée.
Ou bien on enlèvera une portion de l’ongle :
Soit eu coupant à la fois, avec une forte serpette, l'ongle et la matrice de façon à tailler l’ongle et l’orr teil en biseau, aux dépens de sa face supérieure interne ou supérieure externe (Gerdy).
Soit en incisant l’ongle avec des ciseaux, en arrachant la moitié correspondante au côté de l’incarnation et en enlevant par abrasion la partie de la matrice d’où la moitié d’ongle a été arrachée (Velpeau).
On panse à l’eau froide, puis avec les cataplasmes et le pansement simple.
Gomme les opérations sont douloureuses, on appliquera l’anesthésie locale. V. ce mot.
Enlever la fongosité et la moitié, de l’ongle avec le bistouri, eu les circonscrivant par quatre incisions, est une opération plus longue que les précédentes, dont elle est une dérivation. La cautérisation au fer rouge de la matrice de l’ongle (Dupuytren), après l’ablation de l’ongle, n’est pas préférable à l’excision simple de la matrice.
L’arrachement de l’ongle a quelquefois guéri. Ce procédé n’a d’autre avantage que de ne pas causer une difformité ; mais il ne met pas toujours à l’abri de la récidive.
O.NGü
Chez uu syphilitique, la transformatiou de l’incai’uation en un ulcère spécifique, indique le traitement général de la syphilis, l’ablation d’une portion de l’ongle et la cautérisation de la fongosité avec la pâte au chlorure de zinc.
OXCL'EXTS. i\IédicameDts externes, composés surtout de résines et de différents corps gras, auxquels on adjoint parfois des sels, des gommes-résines, des huiles essentielles.
Ils diffèrent des pommades et des cérats par leur excipient résineux, des emplâtres rhélinoliques par leur, consistance.
Quelques-unes de ces préparations sont indifféremment nommées : onguents^ baumes ou pommades.
Les règles à suivre pour leur préparation sont : 1“ de faire fondre les substances à la chaleur, en commençant par les moins fusibles; 2“ de passer la masse fondue ; 3° de ramollir les extraits et de dissoudre les gommes-résines dans l’alcool faible pour les rapprocher en extrait ; 4“ d’ajouter les poudres à l’aide d’un tamis clair lorsque la masse est à demi refroidie et les huiles volatiles le sont à la fin.
Onguent d’acétate de plomb.
(Beurre de Saturne.)
Mêlez dans un mortier de marbre, en agitant continuellement jusqu’à parfait mélange. S’emploie comme résolutif.
Onguent d’Althœa.
Huile de feniigrec. . . . . . . 1000 grammes.
Ciré jaune. . .......... 250 id.
Pok-résine .
Térébeuthiue. . 125 id.
F. s. a. Employé comme résolutif. [Codex.)
U onguent jaune de Delort peut s’y rapporter.
Onguent ou baume dArcœus.
Suif de mouton . 1000 grammes.
Âxonge . 500 id.
F. 3. a. Employé comme détersif, excitant des plaies. {Codex.)
Le baume d'Arcœus camphré (Hôp. mil.) se compose de :
Baume d’Areæus . 15 grammes.
Camphre . 10 centigrammes.
Le baume d'Arcœus liquide est une dissolution d’une partie de l’onguent ci-dessus dans deux parties de pétrole (Dorvault).
Onguent basilicum.
Onguent suppuratif, onguent royal, onguent de poix et de résine.
Poix noire . i
Colophane ; . > 60 r t
Cire jaune . )
Huile d’olive . . 230 id.
Employé comme maturatifet suppuratif. {Codex.)
Quelques pharmacopées n’y font point entrer de poix noire; alors l’ongnent est jaune.
Û-NGÜ lülâ
On peut rapprocher du basilicum l'onguent de Vabbé Pipon, qui ne contient pas de colophane, et celui de V'abbuye du Bec, qui contient en sus uu trente-deuxième d’encens. (Dorvault.)
Onguent brun.
Onguent basilieum . 60 grammes.
Deutoxyde de mercure . 4 id.
{Codex.)
F. s. a. Employé dans le pansement des ulcères vénériens indolents.
Onguent contre les hémorrhdides.
Onguent popdéum . 1 grammes.
Onguent nutritum . /
Safran pulvérisé . . 6 id.
Opium brut. . . 1. id.
Jaunes d’eeufs . n’ 30
mettre sur les tumeurs hémorrhoïdales.
-Onguent contre les poux.
Axonge de porc . 500 grammes.
Onguent mercuriel . 60 id.
Staphysaigre .......... 90 id.
Pour étendre sur le cuir chevelu.
Onguent contre la teigne.
Axonge . 500 grammes.
Sre !
Suie. . . 60 id.
Tous les trois jours, après] avoir lavé la tête avec l’eau de savon, on frotte avec l’onguent les parties affectées.
Onguent contre la teigne de la Charité ou emplâtre de la calotte.
Vinaigre blanc 150 grammes.
Farine de froment ..... i ' âà 25 id.
Poix noire
Poix blanche. ....... 1
Faites fondre la poix; délayez la farine dans le vinaigre chaud; mêlez.
C’est à l’aide de cette préparation qu’on étendait sur un morceau de peau et que l’on appliquait ensuite sur la tête, que l’on pratiquait jadis le traitement barbare de la teigne par la méthode dite de la calotte, V. Teigne.
Onguent dépilatoire.
Térébenthine . 40 grammes.
Poix-résine . . 30 id.
Faites fondre et conservez dans l’eau.
On en prend un peu entre les doigts mouillés, on saisit les poils et on les arrache par un mouvement brusque.
Onguent digestif simple.
Térébenthine . 60 grammes.
Jaune d’œufs . 30 id.
{Codex.)
En ajoutant un huitième de laudanum de Sydenham, on a Y onguent digestif opiacé.
Onguent digestif animé.
: ; : ; ; : : } grammes
Plusieurs pharmacopées y font entrer de l’aloès.
(Dorvault.')
1016 0-NGl
O/iguent digestif mercuriel.
Contre les ulcères vénériens. {Codex.)
Onguent éthiopique.
(Pommade ou onguent mercuriel soufré.)
. . <0 gi-ammes.
j- àà £0 iJ.
Kmployé dans les ulcères vénériens.
Onguent martial.
Solution d’azotate de feràl/âO
de fer . 8 grammes.
Aloès . q, s.
Quantité suffisante pour obtenir une masse de censistanceunguentaire. Employé dans les végétations syi hilitiques et chancres phagédéniques.
Onguent mercuriel. .
Asonge. .
Onguent maturatif.
Infusion d’acétate de garou.
Mélasse . . .
Huile d’olive .
Bile de bœiif .
â‘i 45 grammes.
Évaporez en conristance de miel, et ajoutez :
Onmient basilicum . ) . , i -
Oniuentdelamère . } 4d grammes.
Sons-nitrate de mercure .... 4 id.
Sur les tumeurs squirrheuses indolentes d’un rouge tiolacé. (Canquoin.)
Onguent de la mère.
(Onguent de la mère Thècle, emplâtre brun ou brûlé.) Huile d’olive . 1000
Suif ! . )àâ 500
Litharge pulvérisée. .
Poix noire .
id.
Mettez les matières grasses dans une grande bassine de cuivre, et chauffez-les jusqu’à ce qu’elles commencent à fumer; ajoutez-y alors la litharge pulvérisée continuellement, et continuez l’agitation j usqu’à ce que la matière ait pris une couleur foncée ; alors ajoutez-y la poix noire purifiée, et quand l’emplâtre sera à demi refroidi, coulez-le sur des capsules en papier. (Codex.)
Onguent de Montpellier.
Onguent d’altb^ea. .
Onguent rosat. . . .
Oustient popnléum.
Miel .
(Cadet.)
OrNYX
Onguent de Hicourt.
Huile rosat . 100 grammes.
Cire . 80 id.
Céruse . 40 id.
Litharge . 20 id.
Cuisez, et sur la fin ajoutez :
Baume noir du Pérou . 5 grammes.
Employé dans les ulcèi’es indolents.
Onguent de styrax.
Huile de noix . 375 grammes.
Styrax liquide . • . . . . 2'0 id.
Colophane . 500 id.
Résine élémi . Uû 250 id.
Cire jaune . J
Employé comme stimulant des ulcères indolents.
(Codex.)
Onguent sulfurique.
(Pommade sulfurique, savon acide d’Achard.)
. . 8 grammes.
Huile d’olive . . .
Acide sulfurique .
îd.
Ajoutez peu à peu, en triturant, l’acide avec l’huile.
Au bout de vingt-quatre heures lavez dans l’eau tiède jusqu’à ce qu’elle ne rougisse plus la teinture de tournesol.
A l’extérieur dans l’ophthalmie chronique, la gale, la paralysie.
Onguent vermifuge.
Racine de fougère .
Racine de bryone. .
àâ 45 fframmes.
Absinthe .
Tanaisie. .
Huile. . .
Contre les hétuorrhoïdes.
Onguent de réglisse.
Pulpe de racine fraîche de j
r glisse . J ââ 480 iJ.
Beurre . 1
Faites cuire jusqu’à consomption de l’humidité ; passez en exprimant et ajoutez à la colature :
Pompdmiyx. .
Cénise . . .
Camphre . .
Excoriations et fissures du sein.
Faites cuire jusqu’à consomption de l’humidité, et ajoutez à la colature :
Cire jaune . 45 grammes.
Aloès . 30 id.
Coloquinte . 15 id.
Fiel de bœuf épaissi . (50 id.
En frictions trois fois par jour autour de l’ombilic, dans la colique dite vermineuse. Dans l'onguent anthe/minthique de Valdajou, il y a en plus un peu d’asa fœtida. - (Dorvault.)
xis. L’onyxis est une iiiflanunalion de la matrice et du lit de l’ongle.
I. Omjxis sous-unguéal. — L’onyxis sousung éal est une inflammation débutant sur une partie du lit de l’ongle en uii point variable, se terminant par un petit abcès, par la perforation de l’ongle et par le développement d’une fongosité saignante, — Cet onyxis est un petit phlegmm limité; i! est une complication des corps étrangers situés sous l’ongle, de contusions de cet organe et d’exostose sous-unguéale.
Thérapeutique. — On prévient l’onyxis sous-miguéal en traitant les plaies et les contusions par les cataplasmes et par les compresses d’eau froide, ou en extrayant les corps étrangers.
Lorsque l’onyxis existe, on use l’ongle au niveau de l’abcès avec.le tranchant d’un bistoiiri et l’on éva-
OPHI
eue le pus. Si l ou a à traiter l oiiyxis au niomeut où il y a une fongosité, on excise celle-ci ou on la cautérise, soit avec le fer rouge, soit avec le caustique de Vienne, soit avec la pâte au chlorure de zinc, si elle résiste à la cautérisation au nitrate d'argent.
II. Oivixis rétro -nuQu^al. — L’oiiyxis rélro-unguéal ou péri-unguéal, est uu bourrelet rouge entourant tout l’ongle, laissant suinîcr un liquide ichoreus, suivi bientôt d’une ulcération s’étendant à toutes les parties rouges et versant une suppuration jaune grisâtre. — L’ongle noircit, se ramollit et prend une forme coni(|ue, tandis que la pulpe du doigt atteint d’onyxis se renfle et prend la forme d’une spatule.
Les onyxis s’accompagnent de douleurs intenses ou peu vives, souvent d’angioleucite, et quelquefois de panaris à titre de complication.
L’onyxîs guérit spontanément par la chute de l’ongle, mais après un long temps et il est suivi quelquefois de l’hypertrophie de l’ongle qui repousse.
L’onyxis existe chez les sujets syphilitiques, chez les scrofuleux, quelquefois chez les femmes enceintes, mais chez celles-ci l’ulcération n’apparaît pas, la maladie se borne à une tuméfaction circulaire autour de l’ongle, sur un ou plusieurs doigts.
Thérapeutique. — L’onyxis borné à une simple tuméfaction réclame des lotions fréquentes avec l’eau blanche, les cataplasmes, les lotions avec la teinture d’iode.
L’onyxis ulcéreux réclame l’ablation de l’ongle, le pansement avec l’eau de Goulard ou avec la pommade au calomel, 1 gramme de calomel pour 30 gr, d’axonge.
Ou la cautérisation légère de rulcération avec le nitrate acide de mercure.
Ou les bains locaux fréquents.
Les onyxis qui occupent plusieurs doigts et qui peuvent être rattachés à la syphilis seront traités par la médication interne antisyphilitique.
On ne doit pas toucher aux onyxis non ulcéreux des femmes enceintes. On appliquera sur h's doigts une pommade au calomel, 1 gramme de calomel pour 30 grammes d’axonge. Les onyxis guériront seuls après l’accouchement.
Pour les onyxis anciens des ongles des pieds, on fera des applications de perchlorure de fer liquide sur le bourrelet charnu, tous les jours eu continuant de marcher (Wahu, Caille t).