OPACITÉ. V. CORVÉE
OPÉRATIOA\ V. IVDICXTIONS OPÉRA¬ TOIRES.
opmoGLOi^sE (Petite Serpentaire).
Plaute de la famille des fougères, dout la souche eu décoction a été employée comme vulnéraire. Elle est à peu près inusitée.
OPHIOS'l'OME. Entozoaire cylindrique, al-
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lougé, pointu en ari i‘'‘re, long de 3 centimètres. Inconnu chez l’homme.
©POTeALMIE PERLLEXTE. V, CON¬ JONCTIVITE
OPHTUAOIIE SYxVIPATmQtE.V. IrIÜO- CHOROÏDITE.
OPHTHCEIMITE. “V. IRIDOCHOROÏDITE , et Œil (Phlegmon de l’).
OPHTHiEiHOSCOPiE. Pour examiner les yeux on explore : 1“ à l’œil nu, avec la htmière naturelle ; 2“ avec une loupe par l’éclairage latéral; 3° avec un ophthalmoscope, soit à l’aide d’un pinceau de lumière solaire, soit à l’aide d’une lumiore artificielle, et c’est l’ophthalmoscopie objective des lésions intra-oculaires.
L’ophthalmoscopie, qui consiste à explorer la sensibilité de l’œil, l’acuité de la vision, le pouvoir accommodateur et l’étendue du champ visuel est l’examen des troubles fonctionnels dus aux lésions de l’œil ou du système nerveux ; c’est Y ophthaimoscopie subjective.
Le diagnostic des maladies des yeux repose sur les deux moyens d’exploration et tire des éclaircissements tantôt de l’un et tantôt de l’autre. Ces deux modes d’ophthalmoscopie se complètent l’un par l’autre.
1. Pour explorer un œil, par la simple inspèctioii, si les malades peuvent ouvrir les paupières, on examine l’œil en face ou sur le côté. S’il s’agit d’une lésion de l’iris dont on veut apprécier les fonctions, on ferme et l’on ouvre alternativement l’œil ou bien on fait regarder un objet qua l’on éloigne et que l’on l’approche alternativement. Une lumière, à cet égard, donne des résultats plus positifs, surtout s’il s’agit de cataractes.
Pour explorer pn œil atteint de lésion de la cornée^ les malades n’ouvrent pas les yeux et le chirurgien doit les ouvrir lui-même. Pour cela, il se sert des deux pouces, une main étant appuyée sur le front, l’autre sur la joue. Les pouces sont appliqués sur les paupières et ramenés vers les bords de l’orbite en faisant glisser les paupières. Il ne faut pas trop presser, car . on fait basculer la paupière et celle-ci, retournée, recouvre l’œil et empêche de rien voir. Les enfants, toujours rebelles, seront couchés sur les genoux du chirurgien. Si les doigts qui écartent les paupières, glissent sur la peau, on les frottera avec de la craie.
Pour voir les ulcérations de la cornée, lorsqu’il y a blépharospame, on endormira les malades avec le chloroforme, ou, pendant plusieurs jours, on fera usage d’un collyre au sulfate d’atropine :
Eau . . 100 gi’ammos.
Sulfate d'atropine. ........ 60 centigrammes.
qui paralysera les muscles et permettra l’examen.
Dans les cas de conjonctivite purulente, où l’on doit voir comme il faut la cornée, on se sert d’élévateurs. V. COXJOXCTIVITE PCBELEXTE.
II. L’éclairage latéral de l’œil (Laugier) se fait à l’aide d’une lentille biconvexe qui, placée entre une - lampe et l’œil, projette im pinceau de lumière sur
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l’œil : le chirurgien examine alors à l’œil nu ou avec ime loupe simple^ ou avec une loupe de Brucke ; pour mieux distinguer la cornée et éviter les effets de miroitement, on place en arrière de la lentille un prisme de Nicol, avec lequel on peut suivre les différents plans de rayon lumineux polarisés par la cornée j mais en faisant déplacer l’œil ou la lumière, on arrive à bien voir successivement tous les points de la cornée sans instruments compliqués.
III. L’éclairage direct, ou ophthalmoscopie proprement dite, se fait avec des ophthalmoscopes fixes ou des ophthalmoscopes mobiles. En principe, les premiers sont les meilleurs : l’ophthalmoscope fixe
Fig. 402. — OphthEilmoscope à maitt de Desmarres. (Cusco, Liebreich, Follin) est fixé à une table, le
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Le menton du malade repose sur un appui solide et son œil regarde une boule, mobile sur le corps de l’instrument, que l’on place dans une direction variable.
L’ophthalmoscopc à main est constitué par un miroir concave d’acier poli, percé d’un trou et d’une lentille biconvexe montée sur un porte-lentille à main. La lentille est tenue de la main gauche, qui est appuyée sur le front. Elle est tenue, par rapport au malade, à une distance de l’œil de 2 centimètres. Le miroir, placé devant l’œil de l’observateur, reçoit les rayons d’une lampe placée sur le côté et un peu en arrière de la tête du malade (fig.403).
Le malade pendant l’examen doit regarder l’oreille de l’observateur à gauche ou à droite, suivant que l’œil gauche ou l’œil droit est examiné.
L’ophthalmoscope à main a été modifié et varié. Pour avoir une image droite du fond de l’œil, on place une lentille biconcave en arrière du miroir réflecteur.
Pour avoir la sensation du relief des parties, on a imaginé un ophthalmoscope, muni de prismes, et transmettant à chacun des yeux de l’observateur l’image oculaire : c’est l’ophthalmoscope binoculaire (Giraud-Teulon) (fig. 405).
D’autres ophthalmoscopes ont été faits; ainsi l’ophthalmoscope à prismes réflecteurs, d’Ulrich de Gœttingue, mais il ne vaut pas mieux que les autres ophthalmoscopes.
L’ophthalmoscqpe de Galezeowski est peu sûr, c’est l’ophthalmoscope à main monté sur un tube formant lorgnette.
J I’ ivserrateor eiaminaat avec l’oplitlialDioscope à main. (Desmarres.)
Fis.403 -P<eüoadeioDser>
' 'mité et le chirurgien j Un microscope, placé au devant d’un ophlhalmoplacc soo œU à 02^^ J scopc fixe, est l’ophthalmomicroscope (Coccius) ; il est
regarde par l’autre.
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qiielquefois utile^ mais souvent il induit en erreur (FolUn).
Avec l’ophthalmoscope, on voit dans un œil sain l’état suivant ; la coloration de la pupille est blanche et le reste est rouge clair (fig. 404).
On devra avoir présents à l’esprit les avis et les axiomes suivants :
Pour dilater la pupille chez les individus dont la
Fig. 404. — Aspect du fond de l’œil à l’état normal.
lésion oculaire n’est pas avancée, les collyres au sulfate d^atropine, à 5 et 10 centigram. pour 30 gram. d’eau, sont suffisants.
Les examens ophthalmoscopiques répétés causent des congestions de la rétine.
11 est utile, pour prévenir la fatigue des yeux, de placer, entre la lampe et le réflecteur, un verre coloré (Janssen, Follin) en bleu clair.
Toutes les fois qu’on veut être certain des réultats fournis par l’ophthalmoscopie, il faut comparer avec un œil sain.
l is- 405. — Oplithalmoscope binoculaire de Giraud-Teulon.
Les artères de la pupille ne battent point à l’état normal; les veines présentent des alternatives de dilatation et de resserrement, qui semblent être en rapport avec les mouvements de la respiration.
IV". Pour explorer les fonctions de l’œil, on l’echerche quel est le degré de l’acuité de la vision, quelle est l’étendue du champ visuel.
A. Le degré de l’acuité de la vision se mesure avec les échelles de Jaeger : des caractères d’imprimerie du n° i au n° 40, échelonnés de trois points (terme d’imprimerie) en trois points, de façon à avoir vingt numéros de lettres, sont disposés sur une feuille.Étant admis que celui qtü lit à une distance de 30 centimètres le n® 1 a une vision normale, celui qui verra le n° i à une distance moitié moindre aura une acuité de la vision moitié moins grande.
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On aura le degré d’acuité>de la vision par la formule de Donders :
A représentant l’acuité de la vision, D la distance à laquelle est vu le numéro de l’échelle N.
B. Pour explorer le ehamp visuel, deux procédés sont employés.
Si l’on veut savoir s’il y a des lacunes dans la sensibilité de la rétine ou des opacités du corps vitré, on fait regarder les malades sur une feuille blanche, et les taches indiquées par les malades révèlent s’il y a ou non les lésions que l’on soupçonne.
Pour préciser le siège des opacités intra-oculaires, situées en arrière du cristallin resté transparent, on se servira de la carte percée de deux trous rapprochés de 1 centimètre (Brewster), on la placera au devant de l’œil et l’on éclairera la carte ; la lumière passant par les deux trous pénétrera, dans l’œil. Si le corps est dans l’humeur vitrée, les malades verront deux taches noires : et suivant qu’il faudra approcher ou éloigner la carte de l’œil, on jugera que l’opacité du corps vitré est plus ou moins loin de la rétine. Les taches de la rétine ne deviennent jamais doubles par l’emploi du diaphragme de Brewster.
Si l’on veut savoir s’il existe une altération de la rétine, on trace sur une feuille de papier blanc une série de rayons partant d’un point central noir, et l’on fait dessiner aux malades les limites des rayons pendant qu’ils fixent attentivement le point central.
V. Examen des troubles de l'accommodation. — On explore l’accommodation en faisant regarder les objets à diverses distances, calculées à l’avance; par exemple, avec l’échelle de Jaeger ou avec un corps que l’on fait mouvoir sur une règle graduée. V. Accommodation, Troubles et Presbyopie.
VI. La myopie et l’hypermétropie sont reconnues par l’usage de verres et la lecture à distance variable. V. Réfraction de l’oeil (Troubles de).
VII. On explore la sensibilité de la rétine en dehors de l’excitation par la lumière en pressant sur le globe oculaire sain avec le doigt ou un instrument mousse comme l’extrémité non taillée d’un crayon. Les malades ont des sensations lumineuses (Serres d’Uzès), ils voient un cercle coloré ou phospbène si la pulpe du doigt presse, et en général une image colorée se rapprochant de la forme du corps qui presse. Quel que soit le point de l’œil où l’on appuie, on fait naître un phosphène ; mais on produit plus facilement un phosphène externe, par pression sur la portion interne ou nasale du globe oculaire ét le phosphène inférieur ou jugal (Serres). Le phosphène interne ou temporal (Serres), le phosphène supérieur ou frontal (Serres), sont moins faciles à produire.
La disparition de ces impressions est un signe d’altération de la sensibilité de la rétine.
VIII. L’exploration du cristallin cataracté se fait au moyen d’une lumière. Normalement, le cristallin avec la cornée fournit trois images, deux droites et une renversée (Sanson). Lorsqu’il y a une cataracte, une ou deux images manquent. V. Cataracte pour la figure.
Ophthalmoscopîe médicale. Si l’œil peut être malade isolément, assez souvent les troubles
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de mouverneni. ùa sensibilité, de circulation et de nurrili m qu’ii présente sont ia conséquence des maladies du cerveau et de la moelle épinière. — On peut donc, à travers l’œil, voir ce qui se passe dans le cerveau et c’est celte mé liode nouvelle d’exploration et de diagnostic des maladies de l’encéphale qu’on trouvera dans l’article CÉRÉBROSCOPJE (BOlJChut).
La circulation et la nutrition de la papille sont toujours altérées dans les maladies du cerveau et de la moelle, qui, mécaniquement ou d’une façon réflexe, gênent la circulation de l’œil et empêchent le sang de rentrer dans le sinus caverneux. Cet obstacle amène Vœdème paijillaire et néri-ijapillaire, • — la congestion péri-iiaiiillaire, — Y infiltration séreuse^de la papille ou de ses contours, — la phlébectasie rétinienne, — les varices et les sinuosités di^s veines de la rétine, — les anévrysmes phléborétiniens, — les hémorrhagies de la rétine, — les exsudations rétiniennes, — Y atrophie c?" la papille, etc, (E. Bouchutj. V, CÉRÉBRÔSCOPIE, ; Hémorrhaiüe du cerveau. Paralysie de la