O PI A
caments quelconques; ils sont cependant toujours destinés à l’usage interne. V. Electuaires.
Optât antiblennon'hugique.
Copuliii . 42 giamiiics.
Cubtbu . 48 id.
Jalap . 3 iJ.
Sirop de roses pâles . cp s.
En prendre deux fois dans la journée 0. (Diday.) Autre.
at'::;:;;;;:::
Mêlez. A prendre gros comme une forte noisette ; quatre fois par Jour, dans du pain à chanter O.
Opiat antidysentériqiie. .
Sascordium ! ! grammes.
Gomme arabique . 45 id.
Bol d’Arménie. . . . . 90 id.
Dans la dysenterie. (Spiclmaii).
Bories,' sous le nom à' opiat antidysentérique balsamique, donne la même préparation, à laquelle il ajoute 60 grammes de baume Locatelli.
Opiat antidysentérique.
opium pur . 2 décigrammes.
Ipécacuanha . 2 grammes.
ïormen tille . 4 id.
Sirop d’aii^lle . . . » 24 grammes.
Conserve de roses . ) ^
A prendre dans les vingt-quatre heures f+l.
(Quarin.)
Opiat antiéinleptique.
Indigo . 45 grammes.
Poudre aromatique . 2 id.
Sirop . . . . . q. s.
Cette quantité se donne d’abord en deux jours, puis on la donne toutes les vingt-quatre heures f+l.
(Idler.)
Opiat antigonorrhéique.
Sublimé corrosif . 45 centigrammes.
S*"'. grammes.
SuciV. '. '. '. ■. '. '. ■. 150 id.
Eau de menthe . q. s.
8 grammes matin et soir Q- (Pajol-Laforêt.)
Opiat antigoutteux et antirhumatismal.
Résine de gaiac pulvérisée . . . 3000 grammes.
Mercure doux . t-aior ’i
(’auuelle pulvérisée .... J •
Sirop de nerprun ........ q. s.
Dose 1 à 2 grammes [+]• (Yillette.
Opiat antileucorrhéique.
OUban .
Copahii .
Rhubarbe . .
Gentiane. . .
Conserve de roses. .
Sirop de gingembre.
4 grammes matin et soir UH.
(Bouchut, Thomas de Salisbury).
OPIA
OPIA
Opiat antileucorrhéique.
Conserve de roses . 90 grammes.
Essence de cannelle . 3 gonttes.
Sirop d’écorce d’oranges .... q. s.
8 grammes matin et soir [3- (Cadet, Tissot.)
Opiat contre les pâles couleurs.
Limaille d’acier porphyrisée. . . 30 grammes.
Safran . 2 id.
Cannelle . i id.
Miel . 60 id.
A prendre gros comme une noisette, trois fois par' jour [3. (Lèvent.)
Opiat arabique.
Salsepareille pulvérisée .... 150 grammes.
Squine pulvérisée . I
Coquilles de noisettes tor- > âà 30 d.
réCées . i
Girofles . n” 4
Miel . q. s.
Pour un opiat dont la dose sera de 24 à 30 gram. matin et soir. Dans la syphilis □.
Opiat astringent.
S."::: I^^so grammes.
Gomme arabique . 45 id.
Laque carminée . 4 id.
Eau de menthe . q. s.
A prendre trois fois par jour, gros comme une noisette, dans la blennorrhagie □. (Cadet, Larrey.)
Opiat balsamique.
cîahl’ : : : : : : : : ; : 1
Alun . 30 id.
Extrait d’opium . 3 décigrammes.
A prendre par cuillerée à café, trois fois par jour [+]• (Beral.)
Opiat balsamique.
Copahu . 200 grammes.
Cire blanche . 50 id.
Vin rouge . 70 id.
Santal. . . . . . 6 id.
Essence d’anis . q. s
A prendre par cuillerée à café. (Guérin.)
Opiat de copahu et de cubèbe.
Copahu . 1 gramme.
Cubèbe . 100 id.
Essence de menthe . 2 id.
Pour le rendre plus actif, on peut y ajouter de l'alun, du cachou, du peroxyde de fer, etc.
Gros comme une noisette, quatre fois par jour.
Opiat de copahu.
Copahu . 1 gramme.
Toiu-teau d’amandes douces. . . 3 id.
(Bouchut, Boutigny.)
Opiat dentifrice.
(Opiat dentifrice au corail, électuaire gingival.)
Corail rouge . 125 grammes.
Os de sèche . 30 id.
Crème de tartre . 60 id.
Cochenille . 30 id.
Alun . . . '. . . S id.
Miel blanc . 300 id.
Broyez la cochenille avec Talun et un peu d’eau, ajoutez le miel, puis les autres substances en poudre fine, enfin aromatisez av^ de l’essence de girofle ou de menthe. {Codex.)
Opiat dentifrice au charbon.
Charbon de saule . . 170 grammes.
Noir animal lavé . 100 id.
Citron desséché avec deux clous
de girofle. . . . . . 30 id.
Alun calciné . \ .,
Carbonate de magnésie. . . J
Sulfate de magnésie . l .. .,
Baume du Pé?ou . | âa 5 id.
Miel fin . 170 id.
F. S. a. un mélange homogène et frottez les dents avec une brosse 0. (Barbier-Bergeron.)
Opiat dentifrice à la corne de cerf calcinée.
Corne de cerf calcinée . 125 grammes.
Crème de tartre . 45 id.
Alun calciné . 6 id.
Cochenille . 15 id.
Iris . 30 id.
Miel . 625 id.
Ess. de menthe ou de girofle . . 40 gouttes.
Pour frotter les dents avec une brosse. (Dorvault. )
Opiat dentifrice au charbon.
charbon de bois en pondre. . . 30 grammes.
Chlorate de potasse . 2 id.
Eau de menthe . . q. s.
Pour former une pâte.
On recommande de ne point se laver la bouche après s’être servi de cet opiat, mais de le laisser attaché aux dents toute la nuit, et le lendemain matin de se les nettoyer avec de \eau dentifrice chlorurée.
L'opiat dentifrice vendu sous le nom à' Odontine de Pelletier est composé de beurre de cacao, de carbonate de magnésie, de terre alumineuse, d’essences et d’autres substances dont les noms et les proportions sont ignorés. (Foy^ Dorvault.)
Opiat fébrifuge purgatif.
Quinquina . 125 grammes.
, . l ââ 60 id.
Conserve de roses . /
Sirop de chicorée composé ... q. s.
(Richard de Hautesierk, Spielmann.)
Opiat napolitain.
Mercure doux . 1 aa c ~
Jalap . ] àâ 6 grammes.
Scammonée . 12 décigrammes.
Rhubarbe . ( aa s ™
Séné . / ® grammes.
Gaiac . \
Salsepareille . > ââ 15 id.
Squine . )
Sirop de roses résolutif . q. s.
4 à 8 grammes dans la gonorrhée chronique I I.
(Pierquin.)
Opiat sulfuro-magnésien.
Soufre lavé . 10 grammes.
Carbonate de magnésie . 20 id.
Miel . 60 id.
Pour combattre les constipations qui accompagnent les maladies dartreuses Q- (Mialbe.)
1022 OPOD
Opiat stomachique.
(Opiat aphrodisiaque.)
Gingembre confit . 60 grammes.
Limons confits . I aa on
Girofle confît . j- aa 30 id.
Muscades confites . ^2 id.
Opiat de Salomon . 15 id.
Cannelle . 12 id.
CascariUe . 2 id.
Hnïle de girofle. . 25 décigrammes.
Huile de cannelle . 5 id.
Sirop d’œillet . q. s.
1 à 4 grammes |3- (Helvetius, Viricel.)
Opiat tèréhenthiné.
Gomme arabique . 12 grammes.
Sirop de fleur d’oranger . 4 id.
Mêlez et ajoutez peu à peu :
Essence de térébentbine . 2 grammes.
Sucre . . 4 id.
Sirop de fleur d’oranger . 8 id,
10 grammes. Trois fois par jour dans les névralgies [3. (Récamier et Martinet.)
Opiat vermifuge.
Étbiops minéral . N
Semences de millepertuis.- , I
Semences de rue . > ââ 15 grammes
Semences d’absinthe .... 1
Semences de tanaisie . ... J
Sirop d’absinthe. . . . • . q. s.
2 grammes malin et soir avec un décodé de fougère mâle [3- (Pierquin.)
OPiSTHOTOüvos. V. Tétanos.
OPIKM. Suc épaissi, retiré par une incision des capsules du Papaver sommferum. On connaît dilîérentes sortes d’opium : celui de Smyrne est le meilleur par la quantité de morphine qu’il renferme. Viennent ensuite : l’opium de Constantinople, l’opium d’Alexandrie, enfin l’opium indigène, vanté par la spéculation, souvent falsifié par elle, et dont il vaut mieux ne pas se servir.
L’opium renferme différents alcaloïdes auxquels il doit ses propriétés sédatives : ce sont la morphine, la codéine, la narcotine, la narcéineeX\^méconine (V. ces mots) associées à de la gomme, de la résine, des sels.
L’opium s’emploie pour calmer la douleur, quelle que soit son origine, et on l’administre sous forme d’extrait gommeux, de sirop, de teinture et de vin.
Vextrmt gommeux d'opium se prescrit à la dose de 2 à 5, ÎO et 15 centigrammes eu pilules ou dans une potion.
*.* Le sirop d'opium se donne à la dose de 20 à 60 grammes. La teinture d'opium se prescrit à la dose de 50 centigram. à 1 et 2 gram.
Le vin et opium composé constitue le laudanum de Sydenham, et le vin d’opium par fermentation forme, le Icaidanum de Roussean. V. Laudanum.
OPODEUOOCH. Baume formé de savon, d’alcool, de camphre ei d’ammoniaque, très-vanté contre les entorses et les douleurs rhumatismales B.
OKBI
OPOFANîAX. Gomme-résine fétide fournie par la racine incisée du Pnstinnca opopanax, de la famille des ombellifères. On l’emploie comme antispasmodique et comme expectorant.
OPPRESSION!. Sensation de poids qui écrase la poitrine et qui gêne la respiration (V. Dyspnée et Orthopnée). C’est le symptôme de quelques névroses, soit de l’hystérie, de l’angine de poitrine et du phréno-glottisrae, mais c’est aussi le symptôme de la pleurésie, de la pneumonie, de l’hydropneumothorax , de l’asihme, des maladies du cœur et des tumeurs solides, liquides ou gazeuses du ventre qui refoulent en haut le diaphragme.
Thérapeutique. — Quand l’oppression est symptomatique, il faut la combattre par le traitement des maladies qui en sont la cause [V. Grossesse, Ascite, Tympanite, Coeur (Maladies du), Pneumonie, Pleurésie, etc.]. Mais quand elle n’est qu’pu symptôme nerveux, il faut lui opposer les antispasmodiques et les-narcptiques, la poudre de belladone, 20 à 30 centigrammes, les cigarettes de belladone ou de datura stramonium, les fumigations de papier nitré, l’eau de laurier-cerise en potion, 1 à 3 grammes, la teinture de lobélie enflée, 1 à 2 grammes, la teinture de musc, 5 à 10 grammes, le musc eu poudre, 2 à 3 grammes, et les lavements d’asa fœtida, à 2 gram.
OPTIQUES (Défaut de convergence des AXES). V. Strabisme.
©R. Métal jaune dont la poudre, ainsi que les sels, ont été employés contre la syphilis et la scrofule. V. Chlorure d’or.
ORAXOER. Arbre de la famille des hespéridées, dont les feuilles en infusion, \ 0 grammes par litre, se donne contre les spasmes, les convulsions et l’épilepsie. Ses fleurs, distillées, servent à la préparation de l’eau de fleurs d’oranger et le fruit donne un suc rafraîchissant, avec lequel on fait de l’orangeade. On tire de l’écorce d’orange une huile volatile qui sert à la parfumerie. Quand les oranges sont encore petites et vertes on les utilise pour faire un sirop employé contre la paralysie.
ORBITE (Lésions de l’) . Des lésions traumatiques, des inflammations et des tumeurs peuvent se développer dans l’orbite ; les tu meurs de l’œil ou des cavités voisines de l’orbite sont aussi comprises dans les maladies de l’orbite. V. OEil, Hydrophthalmie, Corneé (Maladie DE la), Staphylôme, Fongus de LA dure-mère. Anévrysmes.
Orbite (Emphysème de l’). L’emphysème de l’orbite se produit par la généralisation d’un emphysème à la suite d’une plaie de poitrine, après une plaie avec fracture de la paroi interne de l’orbite et déchirure de la muqueuse des fosses nasales (Dupuytren), après une rupture du sac lacrj^mal pendant des efforts pour se moucher (Veller, Carré, Foucher), après une
ORBI
plaie des sinus frontaux (Mackensie, Laurence).
L’emphysème de l’orbite se révèle par ses caractères propres (V. Emphysème), et de plus par une exophthalmie et par la possibilité de la réduction de la tumeur dans certains cas.
Thérapeutique. — L’emphysème de l’orbite isolé se guérit souvent seul spontanément. On doit éviter les efforts pour se moucher, lorsque l’emphysème est dû à une ouverture du sac lacrymal ou du sinus maxillaire. — On recouvrira la tumeur de compresses d’eau fraîche; — si l’emphysème augmente, ou fera des mouchetures sur la peau. — Les saignées sont inutiles.
L’emphysème généralisé, propagé à l’orbite, doit être traité par les mouchetures, et l’on doit porter son attention sur la blessure des poumons et de la trachée, qui a été la cause de l’épanchement d’air.
ORBITE ( Inflammation de l’ ). Les tumeurs inflammatoires , aiguës ou chroniques de l’orbite, sont les phlegmons et des abcès chroniques ou syraptomatwjues de lésions du squelette ou de corps étrangers.
I. Phlegmon de Corbite. — Une inflammation de la glande lacrymale, une contusion, une plaie de l’orbite, avec ou sans complication de corps étranger, une fracture de l’orbite, une extension d’une inflammation de la tempe ou du sourcil, un phlegmon de l’œil, causent le phlegmon du tissu cellulaire de l’orbite. Une ostéite, une phlébite, peuvent causer aussi ce phlegmon.
Le phlegmon de l’orbite marche vite ; au début, souvent en vingt-quatre heures, l’œil devenu immobile est déjà saillant, les paupières sont gonflées et dures, la conjonctive se boursoufle et forme un bourrelet dur, rouge entre les paupières, constituant le chémosis; l’œil est entr’ouvert, la cornée est à nu; il y a des battements qui soulèvent l’œil et provoquent des souffrances vives, de la fièvre, des frissons erratiques et quelquefois du délire. En peu de temps il y a une exophthalmie prononcée, la vue se trouble, soit parce qu’il y a congestion de la rétine, soit parce que la cornée^ toujours découverte, se dessèche.
Le phlegmon de l’orbite contient du pus au troisième jour. Il se complique quelquefois de fusées purulentes dans la fosse temporale, dans le crâne même. Il peut entraîner une morlilication de la cornée. Le phlegmon de l’orbite qui ne suppure pas se termine par résolution et par induration rarement.
On ne confondra pas un phlegmon de l’orbite avec une phlébite de la veine ophthalmique, car dans celle-ci l’exophthalmie progresse avec lenteur, les douleurs ne semblent pas en rapport avec le degré d’exophlhalmie. La vue est souvent émoussée d’emblée.
Thérapeutique. — On prévient le phlegmon de l’orbite en ne laissant ni corps étranger ni esquille dans l’œil ou dans l’orbite, en pansant rigoureuse-
ORBI 4023
ment à l’eau froide ou avec un cataplasme les plaies de l’orbite et en purgeant les malades. V. Orbite (Plaies de l’).
Lorsque le phlegmon débute, ou essayera d’en obtenir la résolution par une saignée générale de 500 grammes ou dix sangsues aux tempes ; — on incisera largement le chémosis avec des ciseaux, de façon à produire une saignée locale.
On donnera le calomel à dose fractionnée, 40 centigrammes en dix paquets, pris à demi-heure d’intervalle. On fera avec avantage des frictions sur les tempes avec l’onguent mercuriel belladoné :
Onguent mercuriel . 15 gramme*.
Extrait de belladone . 3 id.
et l’on appliquera des cataplasmes émollients.
S’il ne se forme pas de pus, pour éviter le passage des phlegmons à l’état chronique, on donnera le calomel à dose fractionnée jusqu’à salivation, et l’on administrera une potion contre la salivation exagérée :
Eau distillée. .......... 100 gi’ammes.
Chlorate de potasse . . 2 id.
Sirop simple . i . 30 id. -
On appliquera des vésicatoires volants sur les tempes (Mackensie) ; on purgera les malades tous les trois jours avec le calomel, 60 centigrammes, — l’huile de ricin, 30 grammes, — l’émétique en lavage, 20 centigrammes dans un pot d’eau de veau, ou le sulfate de soude, 40 grammes.
Si le phlegmon suppure, ce qui se reconnaît à la répétition des frissons, aux douleurs lancinantes s’accroissant sans cesse, on fera une ponction à l’angle interne de l’œil ou à l’angle externe, avec un bistouri à lame étroite ; — on devra toujours ponctionner du côté où une blessure aura été faite, car c’est de ce côté que l’inflammation a débuté ; on placera une mèche de fil dans l’incision.
Si l’incision est pratiquée trop tard, un abcès des paupières peut exister; on incisera alors sur ces membranes, en coupant couche par . couche.
Même quand il n.’y a pas de signe évident d’abcès, la ponction d’un phlegmon est indiquée si les douleurs inflammatoires et les frissons se répètent.
Gomme la cornée est découverte par le fait de r exophthalmie, on lotionnera l’œil avec de la glycérine bien pure, et l’on abaissera autant que possible la paupière supérieure avec une bande de toile imbibée de collodion pour recouvrir la cornée. Ôn placera des compresses mouillées d’eau tiède ou seulement des cataplasmes.
S’il y a une kératite consécutive pendant le déclin du phlegmon, on fera le traitement approprié (V. Kératite suppurative). Si un staphylôme menace, on comprimera l’œil. V. Staphylôme.
IL Ostéite et périostite des parois de l'orbite. — Les inflammations des os de la cavité orbitaire ont toujours une marche plus lente qu’en cas de phlegmon smapie. — Elles reconnaissent les mêmes causes traumatiijues que le phlegmon, et en particulier les fractures et les contusions ; elles naissent aussi après des caries, des nécroses consécutives aux diathèses syphilitiques, scrofuleuses. On les soupçonne souvent à un gonflement général de la région, à des douleurs, à une induration du pourtour de l'or-
1024 OUBI
bite, et enfin plus tard à des abcès que l’on ouvre on qui s’ouvrent seuls et sont suivis de fistules. Chez quelques malades, la résolution se fait et il n’existe qu’une induration du tissu cellulaire de l’orbite qui immobilise l’œil.
La partie inférieure de l’angle externe de l’orbite est le point le plus souvent atteint de lésions chroniques des os liées à une diathèse. Alors une douleur et de la rougeur apparaissent au nive.an de l’os malaire, de la fièvre se déclare, un abcès se forme à l’angle externe de l’œil, se vide et verse du pus bien lié, puis séreux ; la fistule persiste, se ferme, et il résulte une cicatrice adhérente qui produit un ectropion simple ou double.
L’angle interne de l’œil est assez souvent le siège d’ostéites, de caries et de nécroses, à la suite de tumeurs lacrymales, V. Lacrymal (Maladies de l’appareil).
Le maxillaire supérieur et le sinus maxillaire, l’ethmoïde, l’os unguis, la voûte de l’orbite (Mackensie), sont plus rarement que les autres parties de l’orbite le siège d’inflammations qui se révèlent par des abcès limités, ordinairement sans symptômes généraux graves et sans altérations de l’œil.
On ne peut confondre les ostéites et les périostites de l’orbite qu’avec un abcès chronique lié à la présence de corps étrangers ; l’exploration des fistules avec le stylet, les antécédents des malades, l’exophthalmie et les indurations, plus prononcées dans le cas de corps étranger ue dans le cas de lésions des os, éclairent le iagnostic. — La périostite franche est difficile à disstinguer du phlegmon, cependant elle est plus généralement limitée et l’exophthalmie est peu marquée dans celte maladie.
Thérapeutique. — Au début de la périostite ou de l’ostéite, on aura recours au traitement par les sangsues à la tempe, aux xentouses derrière l’oreille et au calomel à dose fractionnée. V. Orbite (Phlegmox
DE l’).
Les abcès qui se montrent et sont généralement limités seront ouverts. Si l’on sent uu os, on pourra le cautériser avec le crayon au nitrate d’argent (Mackeusie) ; mais cette opération n’est pas utile même après la cessation des phénomènes inflammatoires et rétablissement d’une fistule. Lorsque la fistule se cicatrise et qu’un, ectropion menace, on isolera la fistule en la circonscrivant par deux incisions elliptitiques ; on fera glisser la peau de façon à recouxTÎr l’œil, puis on fera une boutonnière à la peau qui a été amenée au-de\ant de la fistule, et l’on réunira à ceUe-ci les bords de l’incision cutanée nouvelle (Desmarres’ . Si un ectropion existe, malgré cela, on aiua recours aux traitements appropriés. V. Ectropion.
III. Abcès chroniques. — Les abcès chroniques de l’orbite sont une terminaison des ostéites et des périostites de l’orbite on une suite de l’inflammation autour d’un corps étranger.
Les abcès chroniques ne difièrent pas des
ORBI
abcès dans les autres régions, sauf qu’ils peuvent devenir une cause de phlegmon de l’orbite (V. Abcès chroniques). Lorsqu’un abcès chronique a été ouvert il est suivi de la formation d’une fistule que l’on explore et au fond de laquelle on sent à nu un os de la paroi de l’orbite, ou une esquille ou un corps étranger. La formation de nouveaux abcès dans le voisinage dn premier est souvent l’indice de la présence d’un corps étranger, que les antécédents des malades peuvent faire soupçonner.
Les abcès chroniqnes cicatrisés sont l’origine habituelle de brides sous-cutanées et d’ectropion.
Thérapeutique. — On ouvrira les abcès chroniques de bonne heure. — Si les corps étrangers existent, on les extraira en débridant largement s’il est nécessaire [V. Orbite (Corps étrangers de l’)]. — Si les os sont malades, on fera des injections iodées et l’on extraira les séquestres aussitôt qu’ils seront mobilisés. — On traitera les abcès consécutifs à des altérations osseuses, liés à une diathèse, par la médication générale antiscrofuleuse, antisyphilitique. V. Syphilis, Scrofule, Scorbut.
IV. Phlébite de la veine ophthalmique. — La phlébite de la veine ophthalmique donne lieu à une tumeur de l’orbite, qui n’est autre chose que de l’œdème. Les signes de cette lésion sont : une rougeur érysipélateuse des paupières; les chémosis sous-conjonctival séreux, l’œdème des paupières, une congestion de l’œil et de la rétine, quelquefois exceptionnellement, un décollement de cette membrane et la diminution du champ visuel. Aucun point de l’œil et de son pourtour ne présente une douleur vive comme dans le phlegmon, la pression sur l’œil est un peu douloureuse , la vision est aussi plus ou moins affaiblie, les malades éprouvent des douleurs spontanées assez vives, mais il n’y a pas de frissons ; l’œil est entièrement découvert, quelquefois, et la cornée se dessèche. On observe moins souvent des battements dans la tuméfaction générale des paupières que dans le cas de phlegmon, l’œil est aussi plus mobile s’il y a phlébite que dans ce dernier cas (Thibaud).
Si la phlébite est adhésive, Tœdème peut persister pendant longtemps, plusieurs semaines même. Des lésions consécutives de la cornée se montrent ; la phlébite peut être suivie de phlegmon de l’œil.
Thérapeutique. — La phlébite de la veine ophthalmique sera traitée par les sangsues à la tempe, par les frictions mercurielles et par la compression avec des rondelles d’amadou et un bandeau serré. On exercera la compression sur la paupière supérieure. Si les malades ne peuvent la supporter, on la suspendra. Les bains de pied sinapisés seront pris chaque jour. En cas de recrudescence de la douleur et du gonflement, on appliquera de nouvelles sangsues aux tempes. Lorsque la douleur aui’a disparu en laissant un engorgement consécutif, ou promènera des vési-
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catoires autour des tempes. Site cbémosis séreux est très-développéj on y fera des mouchetures avec les ciseaux et l’on recouvrira l’oeil de compresses fraîches jusqu'à la cicatrisation des petites plaies.
ORBITE (Lésions traumatiques de l’).
Les lésions traumatiques de l’orbite sont des contusions et des plaies.
Orbite (CONTUSION DE l’). Les contusions de l’orbite existent surtout après une violence portée sur le sourcil ou sur l’angle externe de l’œil, elles s’accompagnent d’ecchymose, de fractures, de plaies pénétrantes du crâne, et consécutivement d’amaurose (Valsalva, Pourfour du Petit, Yicq d’Azyr, Morgagni, Dupuytren), sans doute parce qu’il y a une contusion de l’œil par le choc qui produit la contusion de l’orbite ou une lésion du cerveau (Chopart, Boyer). La blessure du nerf sus-orbitaire (Beer, Mackensie, Desmarres) est à tort considérée comme l’origine de cette amaurose.
Les contusions de l’orbite occasionnent une ecchymose des paupières et quelquefois de l’emphysème (V. Orbite, Emphysème de l’); l’ecchymose est accompagnée d’œdème, les conjonctives sont quelquefois soulevées par un épanchement, et l’on pourrait croire qu’il s’agit d’une ecchymose symptomatique d’une lésion du crâne, mais l’existenee d’un coup porté sur l’orbite, l’absence des signes rationnels d’une fracture du crâne, et d’une commotion cérébrale empêcheront toute erreur.
Les contusions de l’orbite exposent à des périostites, des phlegmons, des caries et à des nécroses, même à des abcès intra-crâniens.
Thérapeutique. — Si les épanchements sanguins des paupières ne sont pas grands ; on les traitera par des applications de cataplasmes arrosés d’eau blanche. Lorsqu’il y a plaie et contusion, on pansera avec un cataplasme. On ne réunira pas par première intention.
Orbite (PLAIES DE L’).
I. Les plaies superficielles de l’orbite sont produites par un coup ou par une chute; la peau, dans ce dernier cas, comprimée entre le sol et l’arcade orbitaire, se coupe comme s’il y avait eu blessure par un instrument tranchant (Velpeau).
Les plaies du rebord de l’orbite au niveau du sourcil sont généralement suivies d’inflammation si on les réunit par première intention.
S’il y a fracture avec esquille, les plaies sont plus graves et la réunion par première intensiou est absolument contre-indiquée.
Thérapeutique. — Examiner l’état de l’œil, et s’il y a des lésions, les traiter. V. Plaies de la corxée.
Laver la plaie à l’eau froide, panser avec des linges trempés dans la glace, repos absolu. — Si la plaie est un peu douloureuse, on pansera avec des cataplasmes froids, et l’on comprimera par-dessus modérément avec une bande roulée. — On purgera les malades avec une bouteille d’eau de Sedlitz.
ORBI 1025
Ou traitera le phlegmon et l’érysipèle, s’ils surviennent, par les moyens appropriés. Pour le phlegmon qui débute, une compression modérée est quelquefois très-bonne (Velpeau).
II. Les plaies profondes de l’orbite ou plaies pénétrantes sont produites par des instruments piquants et tranchants; elles intéressent l’orbite seul, ou elles atteignent en même temps l’œil, la glande lacrymale (Midlemore), le sac lacrymal, le nerf optique, les muscles de l’œil.
Sans compter les lésions de l’œil, les plaies profondes se compliquent de fractures, d’anévrysmes, de phlegmon de l’orbite et quelquefois d’hémiplégie (Bell, Borelli), lorsque après une fracture le cerveau a été blessé.
Thérapeutique. — Dans les plaies de l’orbite, sans complication .de corps étranger et sans lésions de l’œil, on pansera à Teau froide. On purgera les malades avec l’eau de Sedlitz, le sulfate de soude, 30 à àO grammes.
S’il y a des signes de lésion cérébrale, on traitera par les moyens appropriés. V. Escéphale (Lésions traumatiques de i.’).
III. Plaies par armes à feu. — Les plaies par armes à feu de l’orbite produisent des désordres variables : si la balle a pénétré directement en avant, elle peut entrer dans le crâne après avoir détruit l’œil. (Une baguette de fusil (Ansiaux, Bagieu) a traversé l’orbite et pénétré dans le cerveau. Dans ce cas, après la perte de l’œil, la guérison a été obtenue. Sur un vieillard, à l’aulopsie, on a vu une balle logée dans la selle tureique, du côté où un œil avait été perdu depuis quatorze ans. ) Si la balle pénètre obliquement par la région temporale, perpendiculairement à l’axe de l’orbite, elle peut couper les uerfe optiques (Valleriola) ou amener la fonte purulente des deux yeux par suite de la destruction des parties molles en arrière du globe oculaire (Baudens).
Outre les signes de fracture orbitaire, de plaies de l’œil, de plaies du cerveau, suivant les cas, les plaies de l’orbite par armes à feu se reconnaissent à des solutions de continuité, à bords irréguliers et contus et à l’état de stupeur des blessés (V. Plaies par armes a feu). Les corps étrangers se reconnaissent par l’exploration avec un stylet. Un phlegmon de l’orbite est la complication habituelle des plaies par armes à feu.
Thérapeutique. — Les malades seront tenus au repos absolu, à la diète sévère. On leur pratiquera tme petite saignée de 300 grammes. On leur administrera un purgatif salin, sulfate de soude, 40 grammes, ou une bouteille d’eau de Sedlitz.
Si l’œil est sorti de l’orbite, on l’enlèvera. On se gardera bien de fermer la plaie. On pansera avec un cataplasme émollient.
S’il y a plaie du cerveau, on traitera comme il a été dit [V. Encéphale (Lésions traumatiques del’)]. On extraira les corps étrangers et les esquilles avec prudence. Il vaut mieux attendre que de faire des recherches prolongées immédiates.
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Orbite (Fracture de l’). Les fractures de l’orbite ont quelquefois lieu par cause directe, mais dans la majorité des cas elles existent par contre-coup. V. Fractures des os de la face. Les fractures directes de l’angle externe sont des fractures esqiiüleuses, alors les os sont presque toujours mobiles et l’on reconnaît la lésion à la mobilité des fragments et à la crépitation.
Les fractures directes de l’angle interne exposent à l’ouverture des fosses nasales, des sinus frontaux, et il y a un emphysème souscutané immédiat, plus ou moins étendu. V. Orbite (Emphysème de l’).
Les fractures des parois orbitaires sont causées par des instruments ou des balles qui sont introduits dans l’orbite ; elles se compliquent d’emphysème, lorsque les fosses nasales ont été intéressées, de plaie de l’œil, de plaie du cerveau, et quelquefois de plaie du nerf optique du côté opposé (Phillip, Gunier),
Après les fractures de l’orbite, l’augmentation d’une tumeur molle lorsque les malades se mouchent indique l’emphysème; l’inspection fait reconnaître la plaie du segment antérieur de l’œil, les signes de contusion cérébrale indiquent une plaie du cerveau , mais ces signes peuvent manquer, quoique la lésion existe.
Les fractures par contrecoup se produisent ordinairement par propagation d’une fracture du crâne, mais elles sont quelquefois isolées (Desmarres).
On trouve dans les fractures de l’orbite une ecchymose sous conjonctivale. Dans les fractures de l’orbite par cause directe l’ecchymose part du coup porté Sïur la région , et s’étend jusque sous la conjonctive. Dans la fracture par contre-coup, au contraire, l’ecchymose occupe d’abord le tissu cellulaire sous-conjonctival.
Thérapeutique. — Dans le cas de fracture directe compliquée de plaie, explorer avec le stylet la disposition des fragments ; réduire si l’os tient encore aux parties molles, extraire l’esquille si elle est très-mobile et débrider au besoin. — Examiner l’œil, et s’il y a diminution du champ visuel ou déchirure de l’iris, il faut appliquer des sangsues autour de l’orbite et tenir l’œil fermé. V. Ieis (Lésions de l’).
S’il y a emphysème, on appliquera des compresses d’eau froide souvent renouvelées. Si la tumeur menaçait d’augmenter incessamment, on ferait des mouchetures avec la lancette.
A moins qu’il n’y ait une lésion de l’œil, on ne doit point pratiquer d’émissions sanguines, on laissera saigner la plaie; des compresses résolutives ou d’eau froide sur l’orbite et des sinapismes aux extrémités sont les seuls moyens à employer. — Il faut se réserver des moyens d’action si un phlegmon de l’orbite vient à se montrer.
On traitera la commotion, la compression et la contusion cérébrales par les moyens appropriés [V. EscÉPHaxE ' Lésions THACitATiorEs de l’)] - Le phlegmon de l’orbite consécutif sera prévenu si l’orbite est bien
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pause, si l’on a surveillé l’état des fonctions digestives des malades, si on les a mis à la diète, aux bouillons, et si on leur fait prendre une tisane délayante et un verre ou deux d’eau de Sedlitz. V. Phlegmon de l’orbite.
S’il y a des corps étrangers dans la plaie et dans le foyer de la fracture, on les extraira.
Orbite (CORPS ÉTRANGERS). On peut et l’on doit toujours soupçonner la présence d’un corps étranger dans l’oiïite, lorsque l’œil est dévié ou sorti de l’orbite, lorsque la rétine étant surexcitée les malades se plaignent de voir de nombreuses étincelles, lorsqu’il y a plaie par arme à feu, lorsque le corps qui a pénétré dans l’orbite à été brisé.
Toutes sortes de corps étrangers ont été trouvés dans l’orbite ; des instruments ou des fragments d’instruments de fer (ceux-ci pénètrent toujours très-loin dans l’orbite). Des éclats de bois pénètrent dans l’orbite, soit parce qu’ils sont projetés par des boulets brisant une muraille de bois, soit parce que les individus ont été blessés par un morceau de bois qui s’est brisé dans l’orbite. On a trouvé dans l’orbite des tuyaux de pipe, un manche de parapluie (Nélaton), des balles et des grains de plomb, une culasse de fusil (Gensoulj, des fragments de verre.
Dans les plaies récentes de l’orbite, deux cas se présentent : ou bien le corps étranger est accessible aux instruments ou bien il est caché. Dans les deux cas le cerveau peut être lésé et l’œil peut être vidé.
On ne peut confondre le corps étranger de l’orbite qu’avec une esquille ; mais en examinant l’instrument qui a atteint l’orbite, ou la direction de la plaie, s’il s’agit d’une balle, on pourra arriver au diagnostic.
Dans les plaies anciennes, on a vu l’œil se luxer par suite du gonflement, autour d’un tuyau de pipe caché dans l’orbite. La perte de Tœil, l’amaurose, l’hémiplégie, indiquent une lésion de l’œil ou du nerf optique ou du cerveau, mais rien de plus précis, üne fistule, des douleurs vives (Bidloo), le contact d’un stylet sur un corps dur, la perte graduelle de l’œil, ne sont pas des symipiômes absolument certains de la présence d’un corps étranger.
Une exophthalmie, un phlegmon de l’orbiie, suivent souvent la présence des corps étrangers non métalliques et plus rarement la présence de corps métalliques.
Thérapeutique. — H est toujours indiqué de retirer les corps étrangers de l’orhite, même lorsque l’œil est perdu.
Lorsqu’on a affaire à un instrument pointu ou solide et régulier resté dans une plaie récente, on le retirera avec de fortes pinces ou un davier 'Sabatier), ou un étau à main, et l’on tirera longtemps, des heures entières s’il le faut. Avec de la patience on arrive à extraire le corps étranger sans
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causer de désordres graves ; seulement, comme les douleurs sont vives, on endormira les malades.
Les balles peuvent séjourner dans l’orbite sans provoquer d’accidents (Mackensie). Les balles et les culasses de fusil, après y avoir séjourné impunément pendant longtemps, peuvent être éliminées avec le pus d’un abcès qui s’est tardivement formé autour du corps étranger ; mais, même daus ces cas où l’expulsion a lieu, on aidera à la sortie du corps étranger en débridant (Gensoul). *
Lorsqu’on a la conviction que la balle est restée dans une plaie, lorsqu’on en constate l’existence avec la sonde de porcelaine de Nélaton, on doit extraire la balle, surtout s’il y a une suppuration abondante et si l’œil se perd.
Lorsque des phlegmons de l’orbite successifs se montrent, il est probable qu’il y a un corps étranger; on incisera les phlegmons de bonne heure et l’on tâchera de trouver le corps étranger.
ORBITE (TüMEUES DIVERSES DE L’).
I. Cancers de C orbite. — L’orbite peut renfermer des cancers de toute nature (V. Cancers) occupant l’œil, le tissu cellulaire, le périoste et les os.
Le cancer mélanique, le cancer cartilagineux (Mackensie), comme tous les autres cancers, ont été observés dans l’œil et dans l’orbite.
Le cancers de l’orbite ont uue marche variable, de sorte qu’au début il est toujours difficile de reconnaître la nature de la lésion. Cependant l’évolution rapide du mal permettra de reconnaître le cancer encéphaloïde et même le squirrhe et le fibro-plastique. Ces derniers ont une marche plus rapide dans l’orbite que partout ailleurs.
Les signes anatomiques du cancer et les douleurs lancinantes, ainsi que l’amaigrissement, sont des caractères diagnostiques excellents du cancer de l’orbite.
Le souvenir des signes d’un cancer de l’œil, caractérisé par la perte de la vision, sans exophthalmie , fera reconnaître la nature d’une tumeur cancéreuse consécutive de l’orbite.
Le gonflement de l’orbite dans le cancer n’a lieu que progressivement. Il n’y a pas un développement subit des paupières et une exophthalmie brusque, comme dans la phlébite de la veine oph:halmiciue.
Lorsque le cancer est très-développé, il n’y a pas une fluctuation franche comme dans les abcès consécutifs à une lésion osseuse ou à la présence d’un corps étranger. Les abcès dus à une périostite ou à une gomme sont indolents.
Thérapeutique. — Ea présence d’un gonflement de l’œil qu’on pourrait attribuer à un cancer, le chirurgien mettra en usage les traitements antiscrofuleux et antisyphilitiques pendant deux mois; si le mal reste stationnaire, on continuera, mais si le mal augmente et si les malades maigrissent, on opérera.
Le cancer de l’œil exige l’ablation de l’œil [V. CEit,
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Caxcer de l’)] . Lorsque le cancer est développé dans l'or bite, on en fera l’extraction, sans l’œil lorsque le mal sera produit sur le pourtour de l’œil, avec l’œil quand le cancer est situé en haut de la cavité orbitaire.
Dans le premier cas, on incisera sur le bord orbitaire, on circonscrira la tumeur entre deux incisions, s’il y a adhérence à la peau, et l’on énucléera la tumeur sans regarder à mettre les os à nu.
Si l’on enlève l’œil avec la tumeur( et l’on sera autorisé à faire cette opération lorsque le globe de l’œil est entièrement immobilisé et quand la vue est troublée), on débridera sur la commissure externe et l’on fera soulever les paupières par des aides ; on énucléera la tumeur en rasant les os ; ou coupera avec des ciseaux courbes toutes les portions qui auraient échappé après l’extraction de l’œil.
Autant que l’état des parties le permet, il faut laisser de la conjonctive aux deux paupières. L’absence de conjonctive devient une cause d’entropion qui empêche le placement d’un œil artificiel. Puis, après avoir enlevé la tumeur, on cautérisera tous les points qui sembleront n’ètre pas sains avec un fer rouge ou on placera dessus un disque de pâte de chlorure de zinc.
S’il y a des hémorrhagies, ce dernier moyen vaut mieux que les autres moyens hémostatiques : le caustique au chlorure de zinc est un caustique hémostatique. On recouvrira le disque de pâte avec de la charpie et l’on comprimera fortement. — On pourra lier l’artère ophthalmique (Roux), la presser avec une pince à pression continue (Lisfranc).
On réunit la plaie de la commissure avec la suture entortillée et l’on panse à l’eau froide ; de la charpie imbibée d’eau froide recouvre l’œil.
Les complications de l’ablation du cancer de l’orbite avec l’œil sont l’encéphalite, la reproduction du mal. On remédié à l’encéphalite par les moyens appropriés (V. Encéphalite). La reproduction limitée du mal sera traitée par l’ablation avec les ciseaux courbes et la cautérisation avec la pâte de Canquoin, le nitrate acide de mercure ou le fer rouge.
Les récidives profondes de cancer de l’orbite ne doivent pas être touchées.
IL Ënchondromes de l'orbite. — Les exostoses ostéo-cartilagineuses (Boyer), tes enchondromes (Millier), peuvent se développer dans l’orbite et ils sont décrits sous te nom d’exostose. Pimr ceux qui se rencontrent chez tes jeunes sujets, la confusion n’a pas d’importance, et ils exigent te même traitement que tes exostoses. Ceux qui se développent chez l’adulte sont voisins des cancers (^V. Cancer) et se révèlent par des symptômes anatomiques mixtes qui sont ceux des exostoses et des cancers. La marche inpide du ma! doit faire songer à un cancer. Cette lésion exige l’ablaiion prématurée.
' III. Exostoses de l'orbite. — Presque toutes les exostoses intra-orbitaires naissent sur la paroi interne de l’orbite (Lucas, Shott, Brassant, Maisonneuve). Ce sont quelquefois des en chondromes ossifiés qui sont dus à la scrofule et à la syphilis constitutionnelle ; rarement ils surviennent après un traumatisme.
%* Les exostoses des rebords orbitaires ne
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diffèrent pas des esosloses des autres régions.