IX. Tumeurs de la glande lacrymale. V
Lacrymale (Tumeurs de la glande).
Orbite (Tumeurs vasculaires de l’).
I. Exophihalmie dans le goitre (Demours, Parry, Dupuytren, Desmarres, Graves). — L’exophthalmie dans le goitre est une congestion du système artériel et veineux de l’orbite. Lorsqu’un goitre existe, il comprime l’artère carotide primitive et la veine jugulaire interne. La circulation artérielle de la tête se fait par les artères vertébrales; les artères du trigone cérébral se développent, les artères ophthalmiques participent au développement ; le système veineux ophthalmique, les sinus coronaire et caverneux, sont turgescents, et de là un gonflement veineux, une sorte d’érection. Les troubles nerveux, les palpitations, sont dus aux mêmes causes agissant différemment sur des organes différents.
Thérapeutique. — Traiter le goitre. V. Thyroïde (Maladies de la glande).
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IL Epanchement de sang dans l'orbite. — Cette maladie a été vue chez un nouveau-né où l’œil avait été chassé de l’orbite (Redemans). — Chez l’adulte, cette lésion peut compliquer des corps étrangers.
Thérapeutique. — Résolutifs, compression, ponction de la tumeur, si l’inflammation s’y développe.
III. Anévrysme de Varterc ophthalmique (Guthrie, Scultet, Langenbeck, Rosas). — Anévrysmes artérioso-veineux de la carotide dans le crâne. — Y. Anévrysme.
IV. Tumeurs érectiles (V. ce mot). — Les tumeurs érectiles des paupières limitées ne sont pas différentes des autres tumeurs de la face. Les tumeurs érectiles profondes sont plus difficiles à diagnostiquer; le soulèvement de l’œil, la turgescence de la région de l’œil et le soulèvement pendant les efforts et les cris, la congénitalité et la réductilité constante , feront reconnaître la tumeur érectile; le développement variqueux des artères de la tempe, le battement énergique, devront faire soupçonner un anévrysme cirsoïde plutôt qu’une tumeur érectile.
Thérapeutique. Les anévrysmes bien limités fui pourtour de l’orbite dans les paupières seront traités par la compression. Les styptiques ou plutôt les médicaments susceptibles d’amener la coagulation du sang dans la tumeur, les inoculations de la vaccine, l’acupuncture, les injections coagulantes et causti-
Iques et l’ablation (Dupuytren, Dieulafoy), ne sont pas toujours applicables. La ligature de la carotide primitive ou de la carotide du côté opposé (Velpeau), ont déjà donné plus de sept guérisons complètes (Travers, Dalrymple, Burk, Jobert, Velpeau, Roux).
V. Varices de V orbite (Ghélius). — On a vu des dilatations veineuses avec coloration bleuâtre de la tumeur ; celles-ci se réduisaient, et, dans un cas, il y avait exophthalmie (Himly).
Thérapeutique. — Rien à faire. L'a compression est un moyen palliatif, les injections coagulantes sont dangereuses ; l’incision, l’irritation et la compression (Ghélius, Traité d’ophthalmologie, t. II), ne sont pas moins dangereuses que les autres procédés.
ORCHIDÉES. Famille de plantes monocotylédonées à étamines épigynes, et qui a pour type le genre Orchis. — Ce sont des végétaux herbacés, cultivés par agrément pour leurs belles fleurs ; mais ils fournissent quelquefois des bulbes remplis de matière féculente alimentaire, comme le salep, ou des fruits utilisés pour leur arôme, comme la vanille.
ORCHIS. Plante de la famille des orchidées dont le bulbe sert à la préparation d’une fécule alimentaire, connue sous le nom de salep.
ORCHITE AIGUË. L’iuflammalion du testicule, de l’épididyme et de la tunique vaginale constituent l’orchite. — L’épididyme est la partie de la glande le plus souvent affectée. Le testicule peut se prendre après l’épididyme et ne suppure
pas, à moins d’exception : la tunique vaginale s’enflamme seule ou en même temps que l’épididyraeet le testicule. Ces inflammations diverses se confondent, se succèdent et se remplacent.
L’orchite simple, limitée au testicule, est la lésion la plus rare ; l’épididymite est la plus fréquente.
J. Épididyynite. — L’épididymite est caractérisée anatomiquement par une exsudation de matière plastique jaune, uniforme, au milieu de laquelle on distingue des flexuosités de l’épididyme augmentées de volume.
*,j,* Avec l’épididymite il y a toujours des lésions inflammatoires du cordon et quelquefois du canal déférent (A. Cooper). La théorie de la propagation de l’inflammation blennorrhagique, par le canal déférent, à l’épididyme, est fort acceptable, mais une phlébite ou une angioleucite du cordon, pourrait, à la rigueur, expliquer ce phénomène.
L’épididymite suppure quelquefois (Curling), mais c’est l’exception ; ordinairement elle se termine par résolution et induration.
Les signes de l’épididymite sont les suivants :
Tuméfaction irrégulière, plus ou moins considérable de Tépididyme, mais conservant la forme et la direction de l’épididyme; douleur à la pression; quelquefois rougeur du scrotum. Apparition instantanée des phénomènes inflammatoires.
L’épididymite ne dure pas moins de dix jours et pas plus de vingt cinq (Velpeau).
La maladie est due à des causes variables, une blennorrhagie est la cause première à laquelle s’ajoute un eflbrt, la fatigue, une profession pénible, des coups, des injections irritantes.
Des irritations de l’urèthre seules causent parfois des orchites et des épididymites (Ramsden, Velpeau).
L’t pididymite peut venir à la suite d’un simple effort, à la suite de la masturbation et après des oreillons, mais il y a des épididymites traumaîiques.
L’épididymite peut être accompagnée d’épanchement en quantité variable dans la tunique vaginale, surtout lorsque les malades ont marché. Celle-ci est reconnue à une fluctuation qu’il est difficile de bien apprécier néanmoins. Souvent les malades ont de la vaginalite aiguë.
Il n’est pas rare de voir des affections tuberculeuses du testicule débuter par une épididymite, comme la tuberculisation pulmonaire survient quelquefois après une pneumonie (Dufour).
II. (hxhàte. — L’orchite est l’inflammation des cloisons fîbro-celluleuses du testicule ; les canalicules sémiûifères ne sont point le siège de la lési^ inflammatoire.
Dans l’orchite parenchymateuse, la luméfac-
tion du testicule acquiert un volume quelquefois énorme, surtout quand il y a vaginalite en même temps.
L’inflammation aiguë du testicule se termine par résolution ou suppuration . Par résolution, c’est la terminaison normale de l’orchite ; par suppuration, alors l’orchite passe à l’état chronique et le pus met un temps plus ou moins long à se faire jour au dehors.
L’orchite existe sans épididymite dans certaines circonstances seulement; par exemple dans des oreillons et dans les fièvres graves; mais le plus souvent elle existe avec l’épididymite. L’orchite primitive n’existe pas avec la blennorrhagie.
Une tuméfaction arrondie en avant, se rapprochant de la forme du testicule, uniformément résistante et douloureuse au contact, une douleur spontanée plus vive que dans l’épididymite et de la fièvre caractérisent l’orchite.
L’orchite vient quelquefois après la masturbation et par l’abstinence de rapports sexuels.
Les épanchements, les blessures du testicule, causent des orchites parenchymateuses.
L’orchite chronique peut être suivie de la dégénérescence tuberculeuse du testicule.
ni. Vaginalite [k. Cooper, Rochoux).— La vaginalite existe avec les autres inflammations du testicule, mais elle se montre parfois seule (Béraud) dans la variole, et on l’a appelée orchite varioleuse. Elle existe à l’état aigu eX à l’état chronique. V. Vaginalite chronique.
La vaginalite aiguë simple semble exister surtout avec la variole. On l’a vue chez un enfant atteint d’une fièvre grave (Curling).
Dans la vaginalite aiguë, il y a du liquide épanché dans la tunique vaginale, la membrane séreuse perd son poli, se recouvre de fausses membranes, et enfin offre des adhérences entre les deux feuillets de la tunique vaginale.
L’hydrocèle peut être le résultat d’une inflammation de la tunique vaginale, au même titre que l’épanchement pleural peut succéder à une pleurésie aiguë.
La vaginalite peut exister seule dans certaines inflammations traumatiques des bourses causées par un effort et qui disparaissent grâce à un cataplasme simple.
Les orchites métastatiques des oreillons .sont peut-être de simples vaginalites.
Pour se faire une idée des manifestations de la vaginalite, il suffit de se reporter à ce qui se passe lorsqu’on opère l’hydrocèle par ponction et par injection. Le lendemain de l’opération, le scrotum acquiert un volume énorme; sa peau est rouge, luisante, tendue, œdémateuse Les malades ne souffrent pas, mais le contact provoque des douleurs vives ; quelquefois il y a de la fièvre. Les phénomènes inflam-
matoires durent de quatre à sept jours; la résolution se fait leiitemeut, et il n’est pas rare de constater après ce temps une crépitation produite par le frottement, l’une contre l’autre, des deux surfaces séreuses enflammées.
Une tuméfaction et un œdème inflammatoire du scrotum sans fluctuation évidente, l’issue d’un liquide séro- purulent à la ponction, une douleur vive à la pression, un début brusque comme l’orchite et l’épididymite, indiquent une vagiualite aiguë.
Les hydrocèles enflammées ne sont que des vaginalites ai^ës.
La vaginalite chronique est une des causes les plus puissantes qui déterminent des transformations pseudo-osseuses, pseudo-cartilagineuses et fibreuses, dans les parois épaissies de la tuninique vaginale dans certaines hydrocèles. Dans les hématocèles dites spontanées, elle est la lé sion véritable. V. Vaginalite chronique.
Thérapeutique. — Que l’orchite ou i’éi)ididymUe aiguë soient le résultat d’une blennorrhagie, d’un traumatisme, d’une inflammation non blennorrhagique de l’urèthfe, d’une maladie générale comme l’embarras gastrique avec oreillons, la variole ou la fièvre typhoïde, il y a une inflammation qui peut guérir par les cataplasmes par-dessus des frictions mercurielles ou par les cataplasmes arrosés d’eau blanche, les bains et le repos au lit, et surtout la suspension des bourses sur une plaque de gutta-percha reposant sur les cuisses Si le traitement est appliqué au début de la maladie, le mal peut être promptement arrêté.
Dans les épididymites blennorrhagiqües avec orchite et vaginalite, lorsqu’il y a une fièvre intense, des douleurs extrêmement vives, une saignée du bras sera pratiquée ; on appliquera sur le trajet du cordon dix â quinze sang mes.
Les cataplasmes arrosés de laudanum, les applications de chloroforme (Bouisson), l’eau froide, la solu- , tion d’alun, le sulfate de fer en solution, 6 grammes pour 100 d’eau, la boue de rémouleur, les vésicatoires volants, sont des moyens préconisés dans les orchites blennorrhagiqües, mais tous ces moyens n’ont pas d’efficacité évidente et quelques-uns offrent des dangers, ils enflamment la peau. Enduire le scrotum de collodion (Bonnafond) n’est pas un moyen plus avantageux. La compression du scrotum (Velpeau) est difficile à appliquer.
Lorsque l’épididyme. seul est enflammé et lorsque le mal est lié à une blennorrhagie, on traitera par le repos, la position élevée du scrotum, les bains, les cataplasmes. On administrera un purgatif salin, le sulfate de soude, 30 à 45 grammes, par exemple ; ou donnera un ou plusieurs lavements purgatifs. En unseule fois ou en deux demi-lavements à un jour d’ine tervalle.
Sulfate de soude . } grammes.
Eau . 300 id.
Lorsque dans une épididymite, une orchite ou une vaginabte, il y a des douleurs vives, de Tœdème du scrotum et une tuméfaction qui masque le testicule, on fera, avec une lancette ou im bistouri, des ponc-
lions multiples de la tunique vaginale (Velpeau). Si l’on pique le testicule, il n’y a pas de danger, on applique des cataplasmes. La douleur disparaît dans les vingt-quatre heures, à moins qu’il n’y ait suppuration du testicule. Lorsque le testicule est seul malade, et s’il y a orchite, tuméfaction et dureté du testicule, douleurs vives et fièvre, ou ponctionnera la tunique albuginée sur un ou plusieurs points (Vidal, de Cassis), avec le bistouri pointu, et l’on applique des cataplasmes. Si les ouvertures deviennent fongueuses, on pansera avec l’onguent de la mère ; s’il sort des filaments blanchâtres avec la suppuration, on les laissera s’éliminer seuls, sans tirer dessus (J, L. Petit).
Lorsque la vaginalite devient une hydrocèle, l’épididymite une tumeur fibreuse pérididymaire ou un testicule tuberculeux, l'orchite une orchite chronique c’est-à-dire un engorgement avec des exacerbations, on traitera par les moyens appropriés. V. Orchites