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du blé de lx)nne qualité dans un vase humide, au bout de quelques jours ces deux céréales s’altèrent et commencent à germer, un grand nombre de grains présentent autour delà gemmule la tache brune ou verdâtre du verdet, et sur le blé comme sur le maïs ces taches sont formées de spores, qui plus tard forment le parasite complet (fig. /i30, Zi31 et 432),
Ce n’est pas le maïs qui produit la pellagre, car le bon maïs ne la détermine jamais ; c’est le maïs altéré par le verdet (fig. 432), et, à cet égard, le blé rempli de verdet peut avoir les mêmes conséquences.
La pellagre est une maladie rémittente, qui paraît au printemps par un exanthème prurigineux du dos, des mains ou du pied, suivi de desquamations écailleuses qui durent tout l’été, s’améliorent pendant l’hiver pour reparaître plus fort au printemps suivant avec de l’inappétence et de la diarrhée. Ces phénomènes durent tout l’été jusqu’aux temps froids, où ils s’améliorent, mais au troisième printemps ils reviennent de nouveau et il s’y joint le délire et la mélancolie qui constituent la folie pellagreuse, toujours suivie de mort.
La durée de la pellagre n’est pas toujours la même, et au lieu de durer trois ans elle se prolonge quelquefois jusqu’à cinq et six ans.
La pellagre endémique conduit toujours à la folie et à la mort.
On peut prévenir la pellagre en conservant le maïs dans des lieux secs, ou s’il est humide, en le faisant passer au four pour le conserver jusqu’au moment où il devra servir à l’alimentation (Costallat).
' Thérapeutique. — Pour prévenir la pellagre , il faut améliorer le sort des localités où cette maladie est endémique. Il faut donner aux paysans des moyens de travail et leur procurer des céréales de bonne qualité. Que ces populations mangent du maïs ou du blé, peu importe, pourvu que la qualité en soit bonne et que, bien conservées, elles n’aient point de verdet intérieur. C’est ce que Costallat a parfaitement démontré, et il a indiqué dans ce but une manière de récolter le maïs qui le met à l’abri de toute moisissure, afin de le rendre propre à l’alimentation. Ce moyen consiste à chauffer le maïs après la récolte pour le dessécher, et à l’emmagasiner dans des endroits parfaitement secs, au lieu de faire comme les paysans des Landes, qui le mettent en tas sur la terre sous un abri de planches mal jointes à travers lesquelles passe l’eau pluviale.
Une fois la pellagre déclarée, il faut que les malades quittent le lieu où a commencé le mal, et qu’ils aillent vivre d’im régime meilleur, à l’hospice, si cela est nécessaire, en y prenant des bains tous les jours. Ce changement de régime suffit souvent pour guérir le mal, et la guérison peut être définitive.
Au moment des phénomènes nerveux congestifs, la saignée générale et les sangsues sont très-utiles, mais ü ne faut pas trop y insister.
Contre la diarrhée, il faut prescrire 2 à 3 grammes
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de bismutli par jour; — le diascordàan, 2 à 3 grammes ; — la thériaque, — V opium, 5 à 1 5 centigrammes ; — la décoction blanche de Sydenham, — la poudre de craie préparée, — la pulpe de viande crue avec ou sans pepsine, etc.
Contre l’état de la peau, les frictions de glycérine de Price coupée avec du lait, ou de glycérolé d'amidon, ou là pommade de calomel et la pommade au précipité rouge.
Contre les accidents cérébraux, la saignée est quelquefois utile ; mais dans bien des cas le mal est incurable, et il n’y a que les antispasmodiques et la séquestration à mettre en usage.
PELVIMÈTRE.. Instrument destiné à mesurer les diamètres du bassin de la femme en cas de rétrécissement. V. Accouchement, Dystocie.
PELVi-PÉiHTONJiTE. Inflammation circonscrite du péritoine dans le petit bassin.
*** La pelvi-péritonite se montre surtout chez les femmes, après les couches, après un avortement, après les règles brusquement supprimées, après une blennorrhagie, après un excès de coït, après une application d’hystéromètre ou de caustiques sur l’utérus, après une douche vaginale, après le cancer de l’utérus ou de la vessie ou du rectum (Bernutz).
Quelques médecins considèrent la pelvipéritonite comme un 'phlegmon péri-utérin (Nonat), mais cela n’est pas démontré.
Thérapeutique. — Des sangsues à l’hypogastre, des cataplasmes, des frictions calmantes, opiacées et belladonées. Des suppositoires avec l’opium, des lavements laudanisés, etc., doiveht être employés contre la pelvi-péritonite. V. Péritonite.
PEMPHlGES. Des bulles cutanées plus ou moins volumineuses, transparentes, quelquefois jaunâtres, remplies de sérosité, qui s’écoule par leur rupture et qui se dessèchent, constituent le pemphigus. On observe le pemphigus sur tous les points du corps.
*** Les bulles de pemphigus sont plus ou moins nombreuses, varient du volume d’une lentille à celui d’une amande ou d’un œuf, et ne s’accompagnent de fièvre que lorsqu’elles sont très-nombreuses. Il y Kunpemphigus aigu et un pemphigus chronique. Les causes du pemphigus sont peu connues, cependant chez les nouveau-nés la maladie est certainement la conséquence d’une syphilis héréditaire, et dans ce cas le pemphigus est souvent congénital.
Le pemphigus aigu et discret n’a rien de grave et guérit en quelques jours.
Le pemphigus chronique et confluent entraîne quelquefois la desquamation de tout l'épiderme et peut occasionner la mort.
Thérapeutique. — Dans le pemphigus simple, on peut abandonner la maladie à elle-même, et il suffit de piquer les bulles avec une aiguille pour éi acuer la sérosité. Quand les bulles de pemphigus sont trèslarges, il faut également inciser ; et, s’il y a suppu-
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ration, faire le pansement avec du cérat comme dans le vésicatoire. Il faut saupoudrer le corps avec de. \ amidon ou de bismuth, — prescrire le sirop d'arséniate de soude, — la racine d'Asclépios gigantea, appelée mercure végétal dans l’Inde, de 75 centigr. à 1 gramme et demi, en poudre ou en décocté. Cela fait partie des pilules asiatiques. — Fomentations alcalines.
Soiis-earbonate de soude .... 9 grammes.
Eau distillée . 350 id.
Et cnQn le traitement antisyphilitique.
PÉ-\is (Amputation du). Pour amputer la partie antérieure de la verge et le gland, on peut se servir du bistouri et sectionner en faisant rétracter par un aide la peau de la verge. On coupe d’un seul coup, on lie les artères dorsales de la verge et l’on cautérise au fer rouge, la surface de section des corps caverneux (Boyer). — Pour éviter un rétrécissement de Turèthre, on incisera ensuite la face inférieure de l’iirèthre, on réunira par suture les bords de la plaie de la peau à ceux de la muqueuse de l’iirèthre (Ricord, Richet).
L’écrasement linéaire est une opération aussi bonne que l’incision. Pour amputer le corps de la verge sous le pubis, on se servira encore de l’écraseur (V. Écrasement linéaire).
Il n’est pas absolument nécessaire d’introduire préalablement une sonde dans l’urèthre (Barthélémy), ni de passer une sonde dans la vessie ; les rétrécissements consécutifs ne sont pas inévitables et quand il y a rétention d’urine immédiate, elle cède dans les vingt-quatre heures.
Amputer la verge par la ligature, avec un lil fort (Richet) et attendre la chute de la verge, une sonde métallique ayant été préalablement introduite dans l’urèthre; sectionner les tissus couche par couche (Schræger) ou avec le galvano-cautôre (Middeldorpf), sont des opérations qui n’ont pas les avantages de l’écrasement linéaire ni de l’incision.
Les accidents immédiats de l’amputation de la verge sont la phlébite, l’infection purulente, et plus tard l’hypochondrie. V. ces mots.
Contre les rétrécissements consécutifs on a recours à la dilatation. Enlever une rondelle de la vei^e (Lenoir) est une opération inutile, le rétrécissement peut se reproduire au niveau de la nouvelle section; mieux vaut inciser la paroi inférieure du canal dans une étendue de 1 centimètre, et réunir les bords de l’incision de la muqueuse à la peau par une fine suture avec des liis de soie.
PÉ\is Maladies du). Le pénis, ou vei-ge, peut être atteint d’une série de lésions traumatiques, d’inflammations et de tumeurs variables.
L Cancer du penîs. — Les cancers delà verge sont des cancers encéphaloîdes fîbro-
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plastiques, mélaniques ou autres. Le prépuce et le gland sont le siège de cancers épithéliaux.
Le cancer de la peau se présente avec les caractères d’une induration mal circonscrite, développée lentement, accompagnée de quelques élancements et ne provoquant qu’a la longue des engorgements ganglionnaires. On ne croira à line syphilide primitive ou secondaire, que si le traitement antisypliiliticpe, a agi sur la tumeur. Lorsque le cancer est infiltré pour ainsi dire dans le prépuce, lorsque le gland violacé, dur, reste dans cet état pendant plusieurs mois et finit par présenter des ulcérations qui laissent suinter du pus ayant une odeur fétide, le doute n’est pas possible.
Les chancres phagédéniques ne passent pas par une période d’induration et ne portent pas d’odeur comme les cancers.
Le cancer de la peau peut rester longtemps limité à la peau.
Le cancroïde du ghind ou le cancer épithélial papillaire du gland débute par un point rouge qui s’étend, devient saillant ou se divise en plusieurs mamelons durs, reposant sur une base dure ; le cancer du gland est encore constitué par une ulcération à bords indurés, et qui végètent peu à peu. A la période d’ulcération les cancers de la verge saignent facilement.
Les corps caverneux débutent
par des indurations mal limitées qui ressemblent a des nœuds ; on a d’abord beaucoup de difficultés h reconnaître qu’il s’agit d’un cancer, et l’on doit toujours, en présence d’uii cas douteux, attendre et soumettre le malade à un traitement par l’iodure de potassium et le mercure. Lorsqu’il y a certitude que l’induration des corps caverneux n’est ni la conséquence d’une plaie, ni la suite d’une inflammation, et lorscjue le traitement antisyphilitique n’a eu aucune action, il s’agit d’un cancer.
Thérapeutique. — La possibilité de l’cxtensiou du mal, la rétention d’urine quelquefois complète (Boyer), font une nécessité de l’amputation de la verge, lorsqu’il est évident que le mal est un cancer et qu’il a des racines dans la verge même.
Mais avant d’amputer la verge, le chirurgien examinera s’il ne peut pas enlever la tumeur sans toucher à cet organe. Pour cela, au moment de l’opération, ime incision longitudinale sera faite sur toute la longueur de la verge, les tissus seront coupés couche par couche. Si l’on arrive sur la gaine du corps caverneux et si elle est saine, on excisera la peau sans toucher à la verge (Lisfranc). Lorsque le cancer est limité à la peau, on doit se borner à enlever la peau. A priori, on peut s’assurer que la peau seule est le siège du cancer, en cherchant si elle glisse sur la verge.
IL Éléphantiasis du prépuce. — L’éléphantîasis du prépuce (A\Add. Gibert, H. Larrey, Rigal de Gaillac) est une lé.siondela peau, avec hypertropliie du derme (V. Éléphantiasis des
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Arabes). L’éléphantiasis du prépuce s’accroît incessamment dans les pays chauds, tandis qu’il reste stationnaire dans les régions tempérées. La cessation des besoins génésiques (Adams, Lawrence) est la conséquence de l’éléphaniiasis de la verge et du prépuce.
La rétention d’urine est très-rare dans les cas de l’éléphantiasis du prépuce, quel que soit le volume delà production pathologique.
L’élépharitiasis du prépuce s’étend souvent au scrotum, et il récidive facilement après l’ablation (Goyrand, d’xAix).
Thérapeutique. — Si le mal est limité au prépuce, on en fera l’ablation par excision (V. Phimosis). Si le fourreau de la verge est malade, on l’excisera (Delpech). On énucléera la verge* en enlevant par dissection toute la peau; on empiétera même sur celle du scrotum. Des lambeaux de peau pris sur les cuisses serviront <à recouvrir les testicules. On laissera la verge dénudée se cicatriser, sans chercher à la recouvrir.
Il ne faut pas toucher à un éléphantiasis qui a envahi les corps caverneux, et, en général, tous les éléphantiasis qu’on ne peut faire disparaître entièrement par une opération, car l’opération hâte la marche envahissante du mal.
III. Epanchement sanguin du pénis. — La rupture de la velue dorsale de la verge pendant une contusion peut causer un épanchement de sang sous-cutané, qui donne à la verge une coloration violacée et pourrait faire croire à de la gangrène ; mais on se souviendra que l’absence de douleurs et la chaleur conservée dans les parties noires ne sont point en rapport avec une gangrène.
La rupture de vaisseaux du corps caverneux constitue une sorte de tumeur érectile traumatique, qui augmente pendant les érections, est molle, réductible et indolente. Cette tumeur est susceptible de s’enflammer et de s’indurer pour former ce qu’on appelle des nœuds du corps caverneux.
On a cité un cas où le corps caverneux s’était rompu pendant une érection et avait causé un épanchement sanguin profond {Gaz. des hôp. , 1865).
Thérapeutique. — Les compresses résolutives, les lotions ammoniacales, l'eau de Goulard et l’eau blanche (V. Coxtcsios), seront employées.
Ponctionner une tumeur réductible des corps caverneux, c’est s’exposer à uue hémorrhagie qui peut être mortelle (Albinus).
L’amputation de la verge (Chelius) est une ressource extrême à laquelle ou ne doit avoir recours que quand le mal fait des progrès incessants, encore vaudrait-il mieux couper un seul corps caverneux avec l’écraseur linéaire en arrière de la tumeur, et disséquer ensuite la tumeur.
IV. Etranglement de la verge par un lien ou un cercle constricteur. — Les étranglements de la verge par des corps étrangei’s déterminent
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une tuméfaction de toutes les parties situées au devant de l’annea'd constricteur et un boursouflement tel, que parfois l’agent constricteur est recouvert par les tissus œdématiés. Un lien d’étoffe, de fd, une bague, une bobèche (Dupuytren), une douille de baïonnette fLarrey), une virole de robinet (Chassaignac) , le goulot d’un flacon de verre (Legros), ont été trouvés exerçant une constrictioii sur la verge, et il ne manquera peut-être pas de se trouver d’autres cas plus exceptionnels encore.
Le premier phénomène de l’étranglement de la verge est l’exagération de l’érection qui avait été sollicitée par les manœuvres de masturbation se rattachant à l’introduction de l’anneau sur la verge; c’est ensuite une tuméfaction toujours croissante du gland et du prépuce, et à la longue la rétention d’urine, puis la gangrène des parties tuméfiées.
Thérapeutique. — Toutes les fois que le corps étranglant est facile à couper, on le coupera d’emblée, sans chercher à réduire. Les fils, les rubans, les anneaux, seront coupés avec des ciseaux ou des cisailles. Pour cela, on soulèvera le bourrelet qui recouvre le corps étranger, on passera au-dessous de celui-ci une spatule, afin d’empêcher les ciseaux ou la cisaille de couper la peau de la verge.
Dans le cas, où le lien constricteur serre depuis peu de temps, on peut essayer de réduire par des applications permanentes de glace sur toutes les parties de la verge et ^ur les aines et les cuisses.
On fera des mouchetures sur la verge, . avec réserve toutefois, quand on ue pourra immédiatement sectionner le corps étranger, puis on sectionnera ou l’on brisera les corps métalliques avec des cisailles ; on coupera les anneaux de verre avec le diamant; les pièces de cuivre épaisses seront coupées avec une lime ou avec uue scie-lime, et, pour cela, on sciera obliquement, afin de ne point déchirer les tissus, la pièce de métal étant tenue par un étau fixe ou un étau à main .
S’il y avait l’étention d’urine, on devrait, dans les cas où l’on prévoirait que la section serait longue, faire une boutonnière uréthrale en arrière de la constriction. Pour faire cette boutonnière, il suffit de ponctionner avec le bistouri sur un point du canal distendu par l’urine; puis, lorsqu’on a senti une résistance vaincue et quand on voit sortir l’urine, on agrandit Touverture. Il ne faut pas craindre une fistule consécutive. Dès que le lieu constricteur sera détruit, on fera uriner le malade à chaque besoin, avec une sonde passée par l’urèthre, la plaie se guérira promptement ; mais on pourra, pour plus de sécurité, refermer la plaie avec des serres-fines.
On pansera à l’eau fraîche, et les malades seront tenus dans un grand bain ou un bain de siège pendant plusieurs heures.
V. Inflammation du pénis (V. BALANITE, Chancre, Uréthrite blennorrhagique). — Le pénis peut être le siège d’érysipèle, de phlegj mon, de gangrène, après un traumatisme ou les opérations de phimosis. Ces lésions prêtent aux indications générales des inflammations
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dans les autres régions, sauf que les parties mortifiées par la gangrène doivent être abandonnées à elles-mêmes.
Thét'apeutique. — On désinfecte la plaie avec le pansement à l’eau chlorurée, ou avec l’eau-dc-vic camphrée, et l’on attend la chute des eschares.
TI. Ossification du pénis. — Une corde dure et tendue siégeant dans la cloison des corps caverneux, donnant à la verge, pendant l’érection, la forme d’un arc de cercle à concavité supérieure, est une ossification partielle du pénis.
Cette lésion ne peut être confondue avec aucune autre lésion , en cas de doute on pourrait piquer avec une aiguille à acupuncture la partie de la tumeur saillante sous la peau. Si l’aiguille ne pénétrait pas, il y aurait une preuve que la tumeur est une ossification. I
Thérapeutique. — Une fois, l’extraction d’une ossification du pénis a été tentée, mais elle a donné lieu à des hémorrhagies assez graves (Mac Glellan); mieux vaut ne pas toucher à cette lésion.
VII. Plaies du pénis. Les plaies du pénis qui n’intéressent pas le cnrpscaverneux , ni l’urèthre, ne diffèrent pas des plaies des autres points du corps. Les décollements de la peau de la verge ne sont pas différents des autres décollements du tégument, sauf que malgré leur étendue ils reprennent très-bien.
Thérapeutique. — Le traitement de ces plaies ne diffère pas de celui des plaies en général.
VIII. Plaies des corps caverneux et de Vur'ethre. — Les plaies par instruments piquants ne présentent pas d’accidents redoutables, si ce n’est la possibilité d’une phlébite du cprps caverneux. Les fausses routes de l’urèthre ne sont graves que par l’infiltration de l’urine dans la fausse route et l’inflammation consécutive. V. Cathétérisme.
Les plaies par instruments tranchants causent des hémorrhagies. — Le gonflement de l’urèthre coupé entraîne la rétention d’urine, et plus tard un rétrécissement fibreux. V. Rétrécissement DE l’urèthre.
Les plaies transversales de la verge qui ne sont pas suivies d’inflammation ne déterminent pas l’oblitération des corps caverneux et de l’urèthre.
Les plaies par armes à feu sont accompagnées d’épanchements étendus et de gonflement des parties qui causent une rétention d’urine. Lorsque la verge est amputée par une balle ou un boulet, la rétraction de l’urèthre joint au gonflement des tissus est une nouvelle cause de rétention d’urine.
Les plaies du pénis par armes à feu, avec Inerte de substance, comme les brûlures, déterminent des cicatrices vicieuses.
Il >-a des plaies par morsures qui ont
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coupé l’urèthre et même amputé la verge (Lenoir). Ces plaies sont suivies de rétrécissement ^ du canal.
Thérapeutique. — Lorsque la verge a été piquée ou coupée en partie, sans section complète des corps caverneux et de l’iirèthrc, on réunit, avec des bandelettes de diachylon, lorsque la plaie est régulière, avec des sutures, dans le cas contraire, et l’on pansera à l’eau froide, le malade étant tenu au r’epos absolu.
Si un corps caverneux est divisé, s’il y a une hé- • morrhagie, on tentera la réunion immédiate avec quelques points de suture entortillée ; si la verge est presque entièrement divisée, on cherchera l’ouverture de l’urèthre dans la plaie et l’on placera une sonde à demeure dans la vessie, puis ou en introduira une autre par l’urèthre ; s’il est possible de passer une sonde d’emblée dans la vessie et dans toute la longueur de l’urèthre, cela vaut mieux. S’il y avait des fausses routes, on chercherait d’abord l’urèthre dans la plaie, puis on introduirait dans cette portion du canal, du côté de la vessie, une sorte de petit gorgeret (F. Bron) qui conduirait la sonde poussée dans la portion antérieure de l’urèthre jusque dans la vessie, on réunirait ensuite la plaie de l’urèthre immédiatement; ou bien après la régularisation de l’urèthre et des corps caverneux divisés, on aviverait les bords de la plaie et l’on réunirait. V. Fistule uruxaire.
Lorsque la peau de la verge a été décollée, on pansera simplement avec des compresses mouillées. Quand le pénis a été atteint par une balle qui a déterminé une perte de substance , on fera le pansement avec un cataplasme, et l’on passera une sonde à demeure pour prévenir la r-étention d’urine.
S’il y a plaie avec grande perte de substance et si la verge est coupée, oii cherchera à rétablir le cours de l’urine au cas où il y aurait rétention, mais il n’est pas besoin de se presser, la rétention d’urine n’existe pas toujours, et lorsqu’elle existe elle cède eu général dans les vingt-quatre heures. On panse à l’eau froide et l’on tient les malades au repos.
Lorsqu’il y a eu plaie des corps caverneux, ou observe quelquefois des cicatrices qui, pendant l’érection, tiennent la verge courbée. Contre cet état, on peut sectionner le corps caverneux au-dessus et au; dessous de la cicatrice; on fait suppurer la plaie et l’on obtient des cicatrices adhérentes au corps caverneux sain, qui corrigent la déviation de la verge (Baudens). On peut encore sectionner la cloison des corps caverneux d’arrièi-e en avant dans toute la longueur de la verge, mais cela ne remédie pas à la déviation de la verge.
Après les plaies des corps caverneux et de l’urèthre, quand il est impossible d’arrêter les hémorrhagies de la verge par des tamponnements avec le perchlorure de fer et la cautérisation avec le fer ronge, on passe des épingles en croix, en travers la plaie, et l’on fait un point de suture entortillée. V. Érectiles (Tuvieurs). En vingt-quatre heures, l’hémorrhagie est arrêtée.
Pénis (Tumeurs diverses du). Outre les lésions syphilitiques du pénis, telles que les chancres et les plaques muqueuses (V. ces mots), il y a différentes espèces de tumeurs : sur la peau, des kystes sébacés (V. ces mots) ; dans le tissu cellulaire, — de petits lipomes et dans les corps caverneux ce qu’on appelle des nœuds.
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I. Nœuds des corps caverneux. — Les nœuds des corps caTerneux sont, ou des noyaux enflammés terminés par induration, ou des coagulations du sang dans les corps caverneux, ou des brides indurées à la suite de traumatisme.
Les nœuds des corps caverneux sont indolents, ils ne causent que de la gêne pendant Eérection, la verge est inclinée du côté où ils existent
La verge où plusieurs nœuds se sont développés prend des formes bizarres pendant l’érection et cela empêche plus ou moins le coït.
Thérapeutique. — C’est une opération dangereuse que celle qui a pour but d’enlexer les nœuds du corps caverneux; on pourrait tout au plus enlever un nœud ou faire une section sous-cutanée au-dessous du nœud, mais lorsque plusieurs nœuds existent, on n’a de ressources que dans un traitement résolutif, les pommades à l’iodure de plomb et les lotions avec la teinture d’iode. Ces ti-aitements calment au moins le moral des malades.
II. Tumeurs érectiles du pénis. — Lés tiimeui’s érectiles dupéiiis sont cutanées et souscntanées ; elles ont les caractères des tumeurs érectiles en général et ne peuvent être confondues qu’avec les épanchements sanguins traumatiques des corps caverneux, mais l’origine du mal permet d’établir le diagnostic.
Thérapeutique. — Les tumeurs érectiles cutanées de la verge seront traitées par les injections coagulantes; les tumeurs érectiles profondes peuvent être traitées de la même façon. L’extirpation est contreindiquée, mais l’amputation de la verge serait préférable au séton et à la ligature. Les dangers auxquels exposent ces deux dernières opérations, l’infection purulente en pai'ticulier, doivent faire préférer les injections coagulantes et peut-être mieux la cautérisation avec le fer rouge. V. Érectiles (Tumeurs).
PEïXSÉE SAUVAGE. Plante de la famille des violai’iées, dont l’infusion, k grammes par litre d’eau, s’emploie comme dépuratif dans les maladies de la peau.
PEPSix^E. Ferment du suc gastrique par lequel s’accomplit la digestion des viandes.
La thérapeutique se sert de la pepsine de veau recueillie par la macération de la muqueuse gastrique dans l’eau que l’on précipite par l’acétate de plomb pour faire des digestions artiflcielle-s. Corvisart a montré que cette pepsine devait être donnée dans certains cas de dyspepsie et de lienterieLt+J. Elle s’administre en après chaque repas, à la dose de 50 centigrammes à l gramme, ou se donne aussi sous forme de sirop, de vin ou éHélixir.
Voici un moyen facile d’administrer ce médicament, surtout aux enfants. La saveur du sii’op de cerise se confond tellement avec celle de la pepsine, que les enfants les plus difficiles acceptent ce mélange
PEML lits
avec plaisir. La manière de très-simple :
préparer ce sirop
Pepsine (aeide neutre) . . .
... 66 grammes.
Faites dissoudre dans :
Eau froide .
... U grammes.
Filtrez et ajoutez :
Sirop de cerise acidulé. . '.
... 70 grammes.
Chaque cuillerée à soupe de sirop, 15 grammes, contient 1 gramme de pepsine. La dose est d’une cuillerée pour les adultes et d’une demi-cuillerée pour les enfants, que l’on fait prendre à la fin de chaque l’epas. (Corvisart.)
PERCHUORURE DE FER. Préparation liquide employée comme hémostatique sur de la charpie, toutes les fois qu’on ne peut faire la ligature d’un vaisseau. — On l’emploie aussi pour la cure des ulcères variqueux et des cancroïdes, dont on a dénudé la peau par des vésicatoiresQ. Pravaz s’en est servi pour injection dans les petits anévrysmes des membres pour y coaguler le sang et amener la guérison S. V. Chlorure DE FER et Anévrysmes.
On le donne à l’intérieur dans de l’eau sucrée, vingt gouttes, dans le purpura (PiorryjŒl, l’angine couenneuse (Aubrun) El, le croup, les hémorrhagies internes, etc.
PERCUiSSioiv. La percussion imaginée par Avenbruger est un procédé d’examen des différents organes, à l’aide duquel on arrive à reconnaître l’existence anormale de corps solides, liquides ou gazeux, là où ils ne devraient pas se trouver.
La percussion se pratique en appliquant un doigt sur la partie qu’on veut explorer et en frappant sur lui avec plus ou moins de force au moyen du médius de la main opposée. On a ainsi une matité absolue s’il y a sous la main un corps solide, une matité moindre s’il existe du liquide, et enfin de la résonnance faible ou lympanique, s’il y a des gaz. C’est le moyen de reconnaître les indurations, les tumeurs, les abcès, les engorgements, les accumulations de sérosité ou de gaz dans les tissus.
La percussion permet de limiter le volume et l’étendue des organes et des produits morbides.
On peut aussi pratiquer la percussion au moyeu d’une plaque d’ivoire dite plessimètre, ce qui permet d’avoir uu son plus net et en conséquence de mieux fixer le contour des organes ou des parties malades (Piorry).
Percussion dn cœur. La percussion est très-utile pour apprécier le volume et la situation du cœur, ainsi que les épanchements séreux du péricarde, car une matité de k centimètres carrés étant la dimension normale du cœur, toutes les fois que la matité dépassera de beaucoup ce chiffre, il y aura lieu de croire à
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une hypertrophie cardiaque ou à un hydropéricarde, faits que la force ou l’éloignement du tic tac permettront de distinguer.
Percnssion da poumon. LcS poumons résonnent très-bien tant qu’ils sont dans leur état normal, mais s’ils sont le siège d’une congestion chronique partielle, d’une pneumonie ai^ë ou chronique, d’une apoplexie pulmonaire, d’une tuberculisation plus ou moins étendue, d’un aplatissement par épanchement séreux ou sanguin de la plèvre (V. ces mots), de tumeurs profondes, il y a dans la partie correspondante du thorax une matité plus ou moins forte et différemment étendue.
La matité au sommet de l’un ou des deux poumons indique presque toujours la présence de tubercules, mais elle peut dépendre d’une congestion chronique ou d’une pneumonie.