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PEST

Les pessaires à air, en bondon, en gimblelte ou à boule, sont préféi’ables à tous les autres pessaires.

Une femme qui. porte un pessaire doit le retirer tous les jours et faire des injections et des lavages de son vagin deux fois par jour, avec de l’eau de feuilles de noyer.

Les bains de siège fréquents soulageront beaucoup les malades qui souffriront, en s’habituant à porter un pessaire. V. Utérus (Déviatiox de l’).

J. Gloquet a vu un pessaire de liège, laissé à demeure et oublié pendant dix ans, causer un état fongueux du vagin qui a été pris pour un cancer.

Les ulcérations de l’utérus, l’introduction du coi dans la cavité d’un pessaire de gomme, sont des acèidents dus aux pessaires laissés longtemps en place.

PESTE. La peste est une fièvre sporadique, endémique, épidémique et contagieuse, produisant des pétéchies cutanées et un plus ou moins grand nombre de bubons ou de gangrènes partielles de la peau.

La peste est endémique dans tout l’Orient, mais les progrès de l’hygiène publique ont réussi à la faire disparaître d’un très-nombre de localités où elle faisait beaucoup de ravages.

%* En détruisant les foyers d’infection par les matières animales, Londres s’est débarrassé d’une endémie pestilentielle terrible, et c’est de la même façon qu’on rend aujourd’hui la peste plus rare en Orient.

La peste est une maladie miasmatique due aux émanations de matières animales corrompues, et une fois qu’elle a pris naissance elle se propage par germe son spécifique.

Des malaises, de l’inappétence, de la courbature et des douleurs plus ou moins vives dans les aines et dans les aisselles annoncent l’imminence de la peste.

La céphalalgie, la fièvre, une extrême prostration, du délire ou du coma, des vomissements ou des régurgitations aqueuses, des selles liquides, jaunâtres, sanguinolentes, verdâtres, fétides, annoncent l’invasion de la peste, que démontre l’apparition des plaques érysipélateuses, de pétéchies, de bubons, d’anthrax et de pustules gangréneuses.

Si les bubons pestilentiels peuvent rester stationnaires et se résorber, dans la plupart des cas ils rougissent, deviennent douloureux, se ramollissent et donnent issue à un pus sanieux.

%* Les anthrax pœtilentiels occupent le dos, les épaules ou les aines et ils donnent rapidement lieu à la suppuration ou à la gangrène.

Il y a dans la peste des charbons gangréneux qui commencent comme le charbon ordinaire, par une postule remplie de sérosité brune^ entourée d’auréole inflammatoire livide, et qui donnent lieu à des gangrènes étendues des membres, du tronc, de la tête ou des parties génitales.

*^La peste dure de cinq à douze jours, mais

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