PETE
dans les cas foudroyants elle tue en vingt-quatre ou quarante-huit heures.
Tantôt bénigne et tantôt maligne, la peste fait un plus ou moins grand nombre de victimes, mais dans les saisons humides et chaudes et dans les encombrements de population la mortalité est toujours plus considérable.
Une extrême prostration, la gangrène et des urines sanguinolentes chez un pestiféré indiquent la mort.
Après sa guérison la peste laisse trèssouvent une faiblesse excessive et des paralysies sensoriales ou musculaires comme cela s’observe d’ailleurs dans la plupart des lièvres et des maladies aiguës.
La mort laisse peu de traces dans l’intér rieur du corps des pestiférés et l’on n’y trouve que la fluidité du sang, l’énorme intumescence du foie et de la rate, les pétéchies muqueuses et cutanées, et l’engorgement des glandes axillaires, inguinales et mésentériques.
*,5.* Le sang des pestiférés, rouge, obscur, peu coagulable, ne se recouvre jamais de couenne.
Thérapeutique.. — La saignée conti'e la peste ne vaut absolument rien et elle ne peut être utile que dans les cas particuliers où il y a une réaction inflammatoire très-vive.
Les boissons acidulées, froides, gazeuses ; les lotions d’eau glacée sur le corps (Samoïlowitz), l’eau vineuse, la décoction de quinquina, le bouillon et le lait doivent être d’un usage journalier contre la peste.
Les vomitifs, les purgatifs, les toniques, le sulfate de quinine, le haschisch, employés comme méthode exclusive de traitement dans la peste, ne valent rien.
Quand la peste se présente avec une forme adynamique, il faut donner du vin de quinquina, et s’il y a des phénomènes ataxiques, du camphre et du musc à haute dose.
Les anthrax et les bubons doivent être couverts de cataplasmes émollients , arrosés d’huile , jusqu’au moment où il convient de les ouvrir avec le bistouri.
Les plaies gangréneuses de la peste doivent être pansées avec une solution au cinquantième ou au centième de teinture de coaltar.
Le meilleur traitement de la peste consiste dans l’adoption des mesures prophylactiques, par lesquelles on isole les malades de leurs semblables et l’on sépare momentanément les objets à leur usage de la circulation ordinaire, de là l’origine des lazarets, des quarantaines et des cordons sanitaires. V. ces mots.
PÉTÉCHIE. Tache miliaire, rouge, arrondie, livide, formée par une ecchymose sanguine de l’épaisseur de la peau et ne s’effaçant pas sous la pression du doigt comme les lâches rosées lenticulaires de la fièvre typhoïde.
Les pétéchies se montrent dans le purpura (y. ce mot), dans le scorbut (V. ce mot), dans les fièvres typhoïdes adynamiques et ataxiques, dans quelques cas de variole et de rougeole hé-