‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 527 sur 731 · PETI · texte numérisé non relu

PETI

morrhagiques, dans le typhus, dans la peste et dans les maladies compliquées de phénomènes typhoïdes graves.

PETITE CEXTAteÉE. Plante de la famille des gentaniées qu’on administre comme fébri¬

fuge en décoction, li grammes dans 1 litre de vin Œl ou en infusion, 4 à 10 grammes par litre d’eau commune. Tisane amère et tonique.

PETITE TÉROEE. V. VARIOLE.

PETIT-EAIT. Partie séreuse extraite par décantation du lait qu’on a fait coaguler au moyen de 1 gramme de présure par litre de liquide. C’est le petit-lait non clarifié, blanchâtre et trouble qu’on emploie dans la dyspepsie, dans la constipation et dans l’hypochondrie, comme nourriture exclusive à la dose de plusieurs litres par jour Q. Il y a en outre le petit-lait clarifié, obtenu avec le petit-lait ordinaire bouilli avec des blancs d’œufs, additionné d’un peu de lartrate acide de potasse et filtré sur du papier. Ce petit-lait se donne comme rafraîchissant pour aider à l’action des purgatifs.

Petit-lait nîtré. On le prépare avec nitrate de potasse, 1 gramme, et petit-lait clarifié, 1 litre. Il se donne comme rafraîchissant.

Petit-lait de TVeiss. Prenez un litre de petit-lait bouillant, caille-lait jaune, fleurs de sureau et de tilleul, 1 gramme de chaque : séné mondé et sulfate de soude de chaque, h gram.

PHAPt 1123

Faites infuser et passez. Ce petit-lait, légèrement purgatif, se donne pour faire passer le lait E-

PÉTROEE (Huile de pierre). Bitume liquide inflammable sortant de la terre et des rochers à l’état de source dans différentes parties de la France, de l’Italie, de l’Inde et de l’Amérique, d’où il en vient des quantités considérables. C’est de l’buile de naphte unie à de l’asphalte. On s’en sert pour l’éclairage et en médecine comme topique en lotions, dans le traitement de la gale ou de la teigne É.

PEEPElEB. Arbre dont les bourgeons résineux servent à préparer V onguent populeum, très-employé contre les hémorrhoïdes E, et à faire une infusion, 10 à 15 grammes par litre d’eau, administrée contre la bronchite chronique S et la phthisie B.

PFEFFERS (Suisse, canton de Saint-Gall).

Eau saline bicarbonatée calcique à 35°, employée en boisson et en bains contre les dyspepsies, le nervosisme chronique, les maladies des voies urinaires et les rhumatismes chroniques.

PEAGÉBÉ^TS.VîE. La disposition Organique dans laquelle certains ulcères morveux, diphthéritiques scrofuleux ou syphilitiques rongent les parties voisines et s’agrandissent chaque jour d’une façon évidente, constitue le phagédénisme. V. Büron, Chancre, Ulcères.

Il est extrêmement difficile de remédier au phagédénisme qui semble résister à tout ce qu’on fait contre lui.

Thérapeutique. — Les applications de styrax, de poudre de quinquina, de compresses imbibées (Témulsion de coaltar saponiné au vingtième ou autren- - tième, à’ acide phénique au centième, les applications de teinture d’iode et la cautérisation au fer rouge, sont les meilleurs moyens locaux à opposer au phagédénisme. — Le transport à la campagne, la bonne nourriture, le vin de quinquina et le vin de Bordeaux, doivent venir en aide au traitement local.

PRAKITE. Mot employé pour désigner l’inflammation supposée du cristallin.

PRARINIGITE (INFLAMMATION DU PHA¬ RYNX). L’action du froid, des liquides trop chauds , de la fumée de tabac, des substances corrosives, de la syphilis, de la scrofule, de la diphthérite et de la variole déterminent souvent la pharyngite.

Il y a une pharyngite aiguë, une pharyngite chronique phlegmoneuse, une pharyngite diphthéritique, une pharyngite granuleuse ou scrofuleuse et une pharyngite syphilitique.

La rougeur et la douleur du pharynx, avec dysphagie, expuition de mucosités, caractérisent la pharyngite aiguë.

La rougeur du pharynx sans douleur et sans dysphagie, avec granulation de la muqueuse et de fréquents bruits d’expuition annoncent une pharyngite chronique.

1124 PlIAR

La rougeur du pharynx avec douleur vive en avalant, avec roideur du cou et tumeur pharyngée, annoncent une pharyngite aiguë terminée par la formation d’un abcès prévertébral.

Thérapeutique de la pharyngite aiguë. — Des sangsues au cou sont très-utiles dans la pharyngite aiguë. On prescrira, en outre, le repos à la chambre,

— les bains de jambe sinapisés, — les boissons d’eau d’orge avec du miel ou du lait, ou du sirop de mûres, — les gargarismes d’alun, de feuilles de ronces, de mucilage de coings, de figues grasses bouillies dans du lait, de miel rosat et d’alimentation par des potages seulement.

S’il y a un abcès prévertébral, il faut tâcher de sentir la fluctuation et l’ouvrir aussitôt avec un bistouri droit dont la lame sera garnie de linge jusqu’à un centimètre de sa pointe.

Thérapeutique de la pharyngite chronique. — Dans la pharyngite chronique simple, il faut prescrire des gargarismes d’alcool camphré dans l’eau (5 grammes pour 100) de décoction de feuilles de ronces avec le miel rosat, d’eau d’orge et de lait, d’eau d’orge et d’alun, 4 grammes par litre, et mieux des douches, quatre ou cinq fois par jour, avec une seringue chargée d’eau camphrée, transparente ou d’une solution aluminéc.

Les cautérisations avec la solution de nitrate d’argent sont quelquefois employées avec succès.

C’est ici que les eaux minérales sulfureuses d’Eiigbien, de Cauterets, de Luchon, d’Aix, etc., sont employées avec avantage en boisson, en aspiration et ! en douches pharyngées.

Pharyngite diphthéritiqne. La diphthérite se montre souvent dans le pharynx, en même temps qu’elle existe sur les amygdales , dans les fosses nasales et dans le larynx. V. Diphthé- RITE.

Pharyngite grannlense. Â la Suite des angines tonsillaire et pharyngée chez les sujets lymphatiques et scrofuleux, il se forme souvent dans le pharynx des granulations charnues aux dépens des follicules de la muqueuse, ce qui constitue Yangine granuleuse. V. ce mot.

Pharyngite syphilitique. Dans la syphilis constitutionnelle il y a souvent de la pharyngite accompagnée d’adénite cervicale chronique à la région occipitale et sous-mastoïdienne. Ou la guérit par les moyens employés contre la syphilis. V. ce mot.

Pharyngite variolense. Dans le COUrs de la variole les pustules développées dans la bouche et dans le pharynx amènent une pharyngite qu’il faut traiter par les émollients comme une pharyngite aiguë. V. Variole.

PHART-N'x (Abcès du). V. Ph4rykgite.

Pharynx: (FISTULE CONGÉNITALE DU). Pendant les premiers mois de la vie, quand l’embryon est incomplet, le cou est représenté par une cavité entourée d’arçs, au nombre de quatre

PHLL

paires, qui peu à peu se rapprochent de façon à fermer le cou ; la cavité doit constituer le pharynx. Par suite de vice de développement, il peut se faire qu’un des arcs ne soit pas entièrement soudé à l’arc voisin, et qu’il y ait, au moment de la naissance, une scissure sur la partie médiane ou deux scissures sur les côtés du cou (Zenker). Ces scissures constituent des fistules congénitales du pharynx, et elles siègent d’ordinaire à l’angle de la mâchoire.

On reconnaît facilement les fistules congénitales du pharynx par l’exploration avec 1(î stylet et par l’écoulement plus ou moins abondant des aliments ou du lait pendant la déglutition.

Il y a une fistule de la trachée cjui reconnaît la même origine que les fistules du pharynx.

Thérapeutique. — Les fistules congénitales du pharynx et de la trachée sont rebelles a tous les traitements; l’autoplastie serait la meilleure opératioh à pratiquer, et pour qu’elle réussisse mieux, ce qu’il y aurait de préférable serait d’aviver les bords de la fistule et d’y conduire un lambeau pris au voisinage de la fistule. On a guéri de ces fistules avec les injections iodées (Serres d’Alais).

Pharynx (INFLAMMATION DU). V. PHARYN¬ GITE.

PHELLA]KIDBE OU CIGEË AQEATIQEE.

Plante de la famille des ombellifères qui croît au bord de l’eau et qui ressemble beaucoup à la ciguë. On utilise ses semences comme sédatif de la toux, dans la bronchite et dans la phthi¬

sie, et elles se donnent en poudre (1 à 2 gram. par jour), en pilules ou mieux sous forme de sirop de Phellandriurn aquaticum

PHIM

PHÉXIQL'E (Acide). L’acide phéuique se retire de la houille et s’emploie comme antiputride et comme désinfectant des plaies, en solution dans l’eau à la dose de 1 millième Œl C’est un excellent auxiliaire de cicatrisation. On en fait une pommade au centième contre la teigne RH.

PHi]nosis. Le phimosis congénital est un excès de développement du prépuce avec étroitesse de son orifice qui empêche le gland d’être découvert.

Il y a un phimosis accidentel dû à des brides cicatricielles consécutives à des chancres et qui rétrécissent l’orifice du prépuce.

%* Le phimosis congénital peut être constitué par un rétrécissement extrême du prépuce ou par une étroitesse relative. Dans le premier cas, il peut y avoir rétention d’urine ; dans le second, il n’y a que difficulté de découvrir le gland pendant l’érection. V. Atrésie du prépuce.

Les phimosis peuvent être compliqués de la présence d’un calcul unique sous le prépuce (J. L. Petit), par suite du séjour de l’urine. En ce point plusieurs calculs peuvent exister (Brodie). Ils peuvent être compliqués de balanites à répétition, dues à la difficulté des lavages après le coït ou aux effets des excès de coït. Il y a quelquefois des déchirures du prépuce suivies d’induration. Le gland toujours couvert devient irritable, et l’irritation du gland engendre quelquefois par ce fait la spermatorrhée. Enfin le gland sorti de force à travers le prépuce peut être étranglé, et il y a paraphimosis. V. ce mot.

Chez les enfants le phimosis donne souvent le goût de la masturbation.

Le phimosis est complexe lorsqu’il y a des adhérences entre le gland et le prépuce, soit de naissance, soit après des ulcérations cicatrisées.

Thérapeutique. — Il est indiqué d’opérer le phimosis lorsqu’il y a gêne de l’émission des urines, lorsqu’il y a des balanites successives même en dehors du coït. Chez les enfants, l’opération du phimosis est un bon remède contre la masturbation.

A. Toutes les fois qu’il y a une blennorrhagie, une balanite, des chancres, il est contre-indiqué d’opérer ; il faut attendre que le mal vénérien ou inflammatoire soit guéri (Travers).

Pour le phimosis simple sans adhérence du gland, il n’y a pas de meilleure opération que la simple incision.

i° Un bistouri, à la pointe duquel est placée une houle de cire, est introduit sur le dos de la verge, sous le prépuce, jusqu’au fond du cul-de-sac de la muqueuse; le chirurgien pousse l’instrument qui transperce la boule de cire et traverse le prépuce pour sectionner d’un seul coup le prépuce (J. L. Petit). On peut faire l’incision sur les côtés de la verge, sur les côtés du frein. On réunit la peau et la muqueuse (Hawkins) avec des serres-fines (V’idal, Malgaigne). On les laisse vingt-qpiatre heures, on panse

PHLE 1125

à l’eau froide. On ne s’inquiétera pas si la suture se désunit, ce qui est inévitable à la première érection. Pourvu que quelques points aient repris, la guérison sera parfaite.

On a dit que cette opération laissait deux tumeurs cutanées qu’on avait dû exciser plus tard ; c’est de l’exagération. L’incision simple a de bons résultats et est toujours satisfaisante. 11 n’y a pas à se préoccuper de la cicatrice de la verge, du moment où la fonction s’exécute, et cette opération n’est jamais suivie de récidive.

2° L’excision se pratique en attirant le prépuce audevant du gland avec une pince à pansement et l’on excise un lambeau triangulaire avec le bistouri. Les ciseaux ont été employés pour l’excision, mais ils contusionnent les parties.

3° La circoncision, autre mode d’excision, se fait ainsi ; des aides tiennent avec des pinces le prépuce sur plusieurs points, le chirurgien saisit alors avec une pince tout le prépuce et coupe d’un seul coup toutes les parties qui sont au-devant de la pince (Guillemeau, Lisfranc).

Les instruments spéciaux et variés, journellement proposés pour tendre le prépuce (Gusco, Bonnafond, Charrier), ne sont guère plus avantageux qu’une pince à pansement ouverte dans le prépuce.

Pour faire la circoncision méthodiquement, il faut enlever un lambeau circulaire obliquement, par rapport à l’axe de la verge. Pour cela, après avoir tendu le prépuce et mesuré ce que l’on veut couper, on saisit le prépuce avec une pince longue à mors fendus., on le coupe avec le bistouri passé dans les fentes des mors delà pince. La muqueuse est toujours coupée moins loin que la peau ; on la fend alors avec le bistouri et l’on ébarbe les angles de l’incision, puis on détache le frein et l’on réunît la peau à la muqueuse (Ricord).

Cette opération est longue et un peu douloureuse. De toutes les opérations qui ont pour but une excision, c’est celle qui donne le meilleur résultat relatif.

Les fils à ligature passés dans le prépuce et l’excision ou circoncision au-devant d’eux, puis la réunion des lèvres de la muqueuse à la peau (Velpeau), est un procédé abandonné.

Les incisions multiples fCoster) ne peuvent être proposées que pour les phimosis à bords indurés et quand une autre opération n’est pas possible.

B. Lorsque le prépuce est adhérent au gland, ce dont on s’assure en passant une sonde entre le gland et le prépuce, on fera l’incision simple et l’on coupera les brides avec les ciseaux si les adhérences sont limimitées. Si le prépuce est adhérent dans une grande étendue, le procédé est encore applicable (J. L. Petit) . On enlèvera ensuite des lambeaux triangulaires du prépuce et on laissera cicatriser les plaies formées par la section des brides sur le gland, sous un pansement à l’eau froide. L’opération peut être faite eu plusieurs fois.

PHLÉBECTASIE. Dilatation des veines. V.

Varices.

PHLÉBITE (W. Hunter, Breschet). La phlébite est l’inflammation des veines. Elle peut se développer sur toutes les veines du corps ; cependant les veines des membres au voisinage des plaies en sont le plus souvent atteintes.

Les ligatures des veines, un traumatisme.

U26 PHLE

une inflammation spontanée, rintroduction de pus de matières putrides, de virus, dans les veines, engendrent la phlébite.

La phlébite peut naître spontanément après un refroidissement, après la convalescence d’une maladie grave comme la fièvre typhoïde, ou à la fin de la phthisie pulmonaire tuberculeuse et du cancer.

La nature nous montre deux formes distinctes de phlébites ou dû inflammation des veines; l’une adhésive , avec caillots intraveineux adhérents, qui sont le salut des malades ; l’autre suppurative avec formation de pus dans lesveines,accident qui est toujours suivi de mort.

%* La phlébite suppurative détermine trèsrapidement la rougeur et le ramollissement des parois veineuses, la formation de caillots incomplets et de pus dans l’intérieur des veines, le mélange du pus avec le sang, son transport au foie dans les poumons, dans le cerveau, dans les muscles où il engendre autant d’abcès multiples qui sont l’irrécusable témoignage de l’infection purulente.

Ce n’est pas le pus sécrété dans les veines malades qui se transporte en totalité dans un viscère et s’y dépose sous forme d’abcès, c’est le granule invisible de pus mêlé au sang qui, arrêté dans un organe, y fait naître une inflammation circonscrite, très-rapidement suivie' de la formation d’un petit foyer purulent.

L’inflammation siège dans les parois de la veine, c’est la phlébite externe ; dans la tunique moyenne et interne, ce qui constitue la phlébite interne (Hunter). La phlébite externe ne diffère des inflammations des autres tissus que parce qu’elle peut produire une phlébite interne, et la coagulation du sang dans les vaisseaux.

La coagulation du sang dans les veines n’est pas une manifestation essentielle de la phlébite, elle en est une cause (Virchov^'), un résultat (Hunter, Cruveilhier, Bérard). Dans les conditions ordinaires, la phlébite est caractérisée par la rougeur et l’injection de la tunique moyenne et interne, quelquefois par des produits pseudo-membraneux et du pus déposés sur la tunique interne.

La phlébite traumatique s’annonce toujours par des frissons, par de la fièvre, par une douleur vive au niveau de la blessure de la veine ou sur le trajet d’une veine dont les branches d’origine ont été blessées. Sur les veines superficielles, on voit que les premières traces d’inflammation sont marquées par le boursouflement des lèvres de la plaie ; des douleurs pulsaiives existent sur tout le trajet de la veine, s’il y a un caillot formé. Dans le cas où il n’y a point de caillots ou de thrombose (Virchow), les phénomènes généraux prédominent, il y a de la fièvre, des frissons et tous les caractères d’une

PHLE

infection. Lorsque la veine est oblitérée par un caillot, il y a de l’œdème des parties qui sont situées au-dessous. Les phlébites profondes ne sont révélées que par une tuméfaction profonde, douloureuse et accompagnée de développement variqueux des veines superficielles.

Lorsque la phlébite est externe on observe tous les symptômes d’un phlegmon circonscrit qui ne tarde pas k se transformer en un abcès.

La phlébite interne avec coagulation du sang dans son intérieur, ou phlébite adhésive et douloureuse (Cruveilhier), se reconnaît à un cordon dur sur le trajet d’une veine, avec rougeur du tégument, si la veine est superficielle. Dans le cas de phlébite non adhésive, un cordon rouge sur le trajet d’une veine superficielle est le meilleur symptôme anatomique de la phlébite. L’angioleucite seule peut être confondue avec la phlébite, mais le siège des rougeurs sur le trajet des lymphatiques ou des veines indiquera quel vaisseau est malade.

La phlébite interne mène à l’infection purulente; elle favorise le développement de phlegmons ; la phlébite adhésive entraîne des hémorrhagies (Cruveilhier) , sans coagulation du sang, de la gangrène, des abcès sur le trajet des veines.

Après une amputation ou une plaie de la tête, des frissons intermittents et la jaunisse annoncent une phlébite mortelle.

La phlébite des veines profondes ne peut être distinguée de l’infection purulente qu’elle cause, mais l’erreur n’est pas grave, le traitement est le même dans les deux cas.

La phlébite avec thrombose ou phlébite adhésive n’est pas forcément suivie de l’oblitération de la veine.

*,i,*Les phlébolithes semblent être des concrétions formées aux dépens de caillots dus à une anciejine phlébite, ou au moins à des exsudats autour d’un caillot veineux ancien.

La phlébite adhésive et spontanée détermine la rougeur et le ramollissement des parois veir lieuses, la formation de caillots complètement adhérents aux parois des veines, l’oblitération du vaisseau, ce qui empêche très-heureusement l’entrée des matières purulentes et putrides dans le sang. Y. OEdèmc douloureux. .

La phlébite adhésive est presque toujours spontanée et se développe dans le cours des débilités, des cachexies et des maladies chroniques.

Une violente et subite douleur déclarée dans l’épaisseur d’un membre, et bientôt suivie d’œdème blanc, douloureux, annonce une phlébite adhésive, ce qu’on appelle également phlegrnatia alba dolens.

Vous trouverez ordinairement la phlegmatiaalba dolens, dans les membres inférieurs.

La phlegrnatia alba dolens, ou phlébite

PHLE

adhésive des membres, autrefois considérée comme féciale aus nouvelles accouchées s’observe également dans les débilités de l’organisme, dans la cachexie tuberculeuse, syphilitique et cancéreuse.

Vous reconnaîtrez toujours la phlegmatia alha dolens à l’œdème douloureux des membres, accompagné d’induration et de douleur plus vive sur le trajet des veines.

La phlegmatia alba dolens guérit toujours par le développement des veines collatérales superficielles, et le vaisseau malade reste indéfiniment oblitéré.

La phlegmatia alba dolens qui s’étend des membres inférieurs ou supérieurs dans les veines du tronc devient très-rapidement mortelle.

Thérapeutique de la phlébite traumatique. — On préviendra une phlébite en pansant les plaies avec soin , en pansant les plaies avec un pansement susceptible de prévenir la putridité des liquides d’une plaie, en liant le moins possible de veines. V. Veîxes (Plaies des).

Lorsqu’une plaie commence à suppurer et lorsqu’il y a des symptômes de phlébite, la cautérisation au fer rouge appliquée sur la plaie (Bonnet de Lyon) est bonne en principe.

Lorsqu’il y a phlébite adhésive, on appliquera des cataplasmes émollients, on donnera de grands bains, on placera des sangsues sur le trajet de la veine, on fera des frictions mercurielles sur les parties rouges. Si l’on n’est pas appelé au début de la phlébite, il est inutile de recoui’ir aux antiphlogistiques. Les parties seront tenues dans une position qui favorise le retour du sang veineux. On donnera de grands bains, un purgatif salin, 40 grammes sulfate de soude; des tisanes délayantes, telles que la limonade citrique et la gomme. Les phlébites spontanées adhésives ou thromboses (Virchow) seront traitées par les applications successives de un ou plusieurs vésicatoires.

11 est inutile de comprimer une veine atteinte de phlébite entre le cœur et la partie de la veine qui est malade (Hunter, Abernethy). Sectionner la veine en ce point (Breschet) est ime opération qui doit être proscrite.

Si l’œdème était considérable après une phlébite des membres, on dégorgerait les parties par des ponctions avec l’aiguille à acupuncture.

On traitera l’infection purulente par les moyens appropriés. Y. Isfectiox purulente.

L’extrait de quinquina, 2 à 5 grammes ; le sulfate de quinine, 50 centigrammes à 1 gramme ; la teinture d’aconit, 10 2 grammes, se donnent dans la phlébite pour empêcher la résorption purulente, mais ce n’est là qu’une illusion.

Thérapeutique de la phlébite spontanée et adhésive. — Le repos au lit, une nourriture modérée, des embrocations huileuses opiacées et belladonées, des pommades laudanisées en frictions, sont tout ce qu’il y a de mieux à faire contre la phlegmatia alba dolens, espèce de phlébite qui ne suppure jamais et n’ofTre aucun danger.

Des applications de coUodion riciné, faites dès le début, sur les membres affectés de phlegmatia alba

PHLE 1127

dolens, abrègent singulièrement la maladie et la font guérir plus vite qué par tout autre moyen (R. Latour).

La phlegmatia alba dolens ne guérissant que par le rétablissement de la circulation veineuse collatérale superficielle, il faut attendre de deux à six mois pour la disparition de l’œdème.

Quand les accidents aigus de la phlegmatia alba dolens ont cessé et qu’il ne reste plus que l’œdème, les malades peuvent se lever et marcher avec un bas lacé ou une bande de flanelle roulée autour du membre.

Des bains tièdes locaux ou généraux, des embrocations d’huile de laurier, d’huile de jusquiame, de baume tranquille, d’huile opiacée ou belladonie, peuvent être conseillés dans la phlébite.

Page 1