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UTÉRINE

Les phlegmons sous-aponévrotiques résultent en général d’un psoïtis, d’une inflammation de la fosse iliaque et même d’une tumeur blanche sacro -iliaque, mais dans ces derniers cas les abcès ont une marche chronique.

Chez l’homme et chez les femmes, hors l’état puerpéral, une douleur dans la fosse iliaque, vive, lancinante, augmentant par la pression et la toux, s’irradiant en divers sens sur le siège et du côté des organes génitaux externes, de l’engourdissement de la région, un empâtement de la fosse iliaque, douloureux au toucher, quelquefois une tumeur globuleuse, un peu mobile, des frissons, de la fièvre, des envies de vomir, de la constipation ou delà diarrhée, puis de l’œdème du membre inférieur, caractérisent un phlegmon de la fosse iliaque. La flexion de la cuisse, l’impossibilité de l’étendre, une induration dans la fosse iliaque, ayant la direction du psoas, une tumeur dure et fixe dans cette région, doivent faire soupçonner un phlegmon sous-aponévrotique. V. Psoïtis.

Des frissons, des douleurs abdominales, des redoublements de fièvre le soir qui apparaissent chez une nouvelle accouchée, cinq à six jours après l’accouchement, indiquent un phlegmon du ligament large, étendu à la fosse iliaque. V. Ligaments larges.

Les phlegmons de la fosse iliaque donnent lieu à des abcès qui viennent s’ouvrir audessus de l’arcade de Fallope, s’ils sont souspéritonéaux, à travers l’anneau crural ou la racine de la cuisse, près du grand trochanter même (Velpeau) s’ils sont sous-aponévrotiques, la peau de la région devient œdémateuse, rougit, etily ade la fluctuation. Les abcès sous-péri^

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tonéaux s’ouvreut quelquefois clans le cæcum ou autre point de l’intestin, tel que le rectum (Ménière), l’S iliaque (Rigaud), le vagin, la vessie (Dance, Ménière, J. Johnson), l’utérus (Dance, Husson); ils perforent parfois la veine cave (Demeaux).

*** Les ouvertures des abcès par le vagin et dans le gros intestin se reconnaissent -à une amélioration de l’état du malade, et par la présence de pus dans le vagin et du mélange de pus avec les matières slercorales rejetées. L’ouverture des abcès dans tous les autres points, dans le rectum comme dans la vessie, mène à une consomption rapide.

Six fois sur dix les malades atteints de phlegmon suppuré de la fosse iliaque meurent par péritonite. Quelquefois l’infection purulente emporte les malades qui échappent aux péritonites. Souvent, lorsqu’il y a communication du foyer de l’abcès avec une cavité voisine, le foyer est sujet à des inflammations violentes qui causent des péritonites et l’infection purulente et putride.

Le phlegmon de la fosse iliaque ejui débute ne peut être confondu qu'avec une péritonite ou une tumeur stercorale, un phlegmon des ligaments larges ou un rein déplacé et enflammé.

Une péritonite circonscrite ne donne pas lieu à la formation d’une tuméfaction, les douleurs sont plus vives que celles du phlegmon, il ne peut y avoir d’erreurs que chez certaines femmes, lorsqu’il y a une tumeur de l’ovaire ou un corps übreux, mais dans ce cas les tumeurs quel’on sent sont globuleuses, dures, tandis que dans le phlegmon de la fosse iliaque il n’y a le plus souvent que de l’empâtement. Le point douloureux est sonore dans la péritonite circonscrite, il est mat dans le phlegmon.

Le phlegmon des ligaments larges est souvent le point de départ d’un phlegmon de la fosse iliaque. Dans ce cas l’erreur n’aurait pas une grande importance, mais le toucher vaginal indiquant que l’utérus estfîxe et douloureux, la fosse Ùiaque étant libre, on pourra juger qu’il y a phlegmon des ligaments larges.

Les tumeurs stercorales ont un cachet spécial, elles sont dures et mamelonnés, elles sont mobiles dans l’abdomen, donnent un son mat à la percussion, elles sont mollasses et se laissent déformer (Piorry), lorsque les tumeurs stercorales ont duré un certain temps il y a des symptômes d’obstruction intestinale (V. ce mot), lé phlegmon n’a jamais ces caractères.

On recormaît un rein mobile enflammé à des douleurs, se transmettant aux organes génitaux urinaires, à la rareté ou l’altération des urines qui contieiment de l’albumine. Si le phlegmon cause des dépôts rougeâtres dans l’urine, et peut induire en erreur, on palpera la tumeur.

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si elle est très-mobile il est probable qu’il s’agit de l’inflammation d’un rein déplacé et mobile.

\* Le phlegmon suppuré ou abcès de la fosse iliaque peut être pris pour une hématocèle rétro-utérine, pour une péritonite circonscrite locale, pour une tumeur de l’ot^aire, pour un anévrysme, pour un abcès par congestion (A. Bérard).

L’apparition d’une tumeur après une époque, la tumeur vaginale, l’immobilité de l’utérus, appartiennent à l’hématocèle et nullement au phlegmon, à moins que celui-ci ne résulte d’un phlegmon des ligaments larges. Le phlegmon a une marche inflammatoire ; dans ce cas, c’est le début de la maladie seul qui éclaire le chirurgien et qui la distingue des autres lésions.

La péritonite chronique forme une tumeur qui est sonore et sur laquelle on sent les bosselures de l’intestin se dessiner ; une tumeur de l’ovaire s’accroît insensiblement et sans douleurs vives enfin un abcès par congestion est réductible, il existe depuis longtemps et a été précédé de douleurs vives en un point éloigné.

Les abcès ouverts dans une cavité voisine, tels que les intestins où les conduits urinaires se reconnaissent par les caractères d’un phlegmon de la fosse iliaque, et l’issue du pus par l’urèthre ou le rectum, avec l’urine ou les matières fécales. L’inflammation du foyer après des communications accidentelles de l’abcès avec les viscères se révèle par une recrudescence de l’inflammation, des frissons, de la fièvre et des douleurs.

Le psoïtis est difficile à distinguer du phlegmon idiopathique de la fosse iliaque, l’engorgement sur le trajet du psoas, la flexion de la cuisse sur le bassin, sont ses deux seuls signes un peu caractéristiques.

Les phlegmons de la fosse iliaque sont des inflammations puerpérales, des phlegmons idiopathiques et des abcès stercoraux. La gravité est à peu près égale dans tous les cas, sauf les derniers qui sont les plus graves de tous, au point de vue des conséquences en cas de guérison. V. Infection puerpérale, stercorale, Tumeur.

Thérapeutique. — Les saignées qui ne peuvent pas être faites dès les premiers jours sont inutiles; elles sont contre-indiquées, du reste, chez les sujets affaiblis. — On appliquera de préférence quinze à trente sangsues dans la fosse iliaque, suivies de cataplasmes en permanence. On placera les malades dans un bain entier on dans un bain de siège pendant une heure.

On administrera un léger purgatif, 20 grammes d'huüe de ricin. Les malades observeront la diète, boiront de la tisane délayante en grande quantité et seront tenns au repos absolu aussi immobiles que possible.

Lorsque le phlegmon a suppuré (et c’est entre le

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douiiérae et le citiquanliènie jour que la suppuratiou se montre) i ôii cherchera sur la paroi abdominale^ dans le tagih. chez là femme, (juels sont les points ramollis.

Sïl y a, dans la région inguinale, de la fluctuation éridente, sans rougeur du tégument, on fera une ponction eTploratrice, après s’être assuré qu’il n’y a point de sonorité à la percussion et qüe le cæcum n’est pas au-devant du foyer (Dupuytren). S’il y a du pus, on appliquera un cautère arec la pâte de Yienne. Toutes les fois, au contraire, qu’il y a rougeur et œdème des téguments, il est certain qu’il y a des adhérences entre le péritoine et là paroi abdominale •, on peut alors inciser avec le bistouri.

L’abcès de la fosse iliaque sera ensuite traité comme les abcès chauds. V. ce mot.

Lorsque l’abcès fait saillie dans ié véginj oh le ponctionnera et on laissera une sonde à demeure ou on fera une double ponction pour passer un tube perforé.

Si l’abcès est ouvert dans le tæcüm> on maintiendra des cataplasmes en permanence sur la fosse iliaque, et s’il survenait de la douleur et des frissons qui indiquent l’inflammation du foyer, on appliquerait des sangsues sur la fosse iliaque et Ton placerait les malades dans un bain, puis on administrerait des lavements émollients. Si Tinflammatioh résisté j on appliquera des vésicatoires répétés et ihêmé des moxas;

Lorsque l’abcès est ouvert dans lè rèctühl, la \ essie et le vagin, oh fera dans ces cavités des lavages et des injections répétées deux fois par joUr;

Contre la péritonite consécutive aux phlegmons et aux abcès de la fosse iliaque, on donnera l’extrait d’opium aux doses de 10 à 30 centigrammes (Graves, Stokes, Choihel).

Si les abcès restent fistuleUx (PüzoS), ôii y fera des injections iodées aUdixièriae.

IPhlëgmpn dé îa inaîh ët da pied. LèS

phlegmons de là maiti et du pied se développent d’ordinaire après des plaies, après des panaris, après des fractures et des luxations ; 6h les voit naître aussi au-dessous d’une bourse sërèüsé, placée sous un durillon. Quelquefois ils se montrent après des arthrites, ils siègent alors sous la peau, dans lés gainés tendineuses ou au-dessous.

Lés phlégnionS de là main et du pied suppurent vite ; ceux de la main décollent la peau j gagnent à la fois lés faces dorsales et palmaires; ils ont de la tendance à devenir diffttô, et à se propager à l’avant-bras ; le phlegmon du pied, au contraire, resté souvent liinité.

Les caractères d’un phlegmon de la main et du pied, son origine, ne permettent pas de le confondre avec un érysipèle. La tuméfaction, uniforme; l’empâtement avec rougeur, sont les signes d’ün érysipèle. Les phlegmons consécutifs à l’inflammation d’ün durillon, et qüe pour cela on désigne soüs le nom de duriUon forcé, se recoünaissênt par la douleur au toucher, limitée au durillon ou à la paume de la main et par une rougeur diffuse du dos de la main. Le phlegmon anthracoîde n’est autre chose qu’un anthrax ; il se reconnaît à une tumeur, où la fluctuation est obscure. Le phlegmon consécutif à

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nn panaris envahit les gaîues tendineuses à l’éminence Ihénar et à l’éminence hypothénar.

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