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V. Panaris, Durillon forcé

Tous les phlegmons de la main et du pied se terminent par la formation d’un abcès.

Les phlegmons des gaines tendineuses, les inflammations des gaines des tendons, n’existent pas d’emblée à la paume de la main ; l’exislencc antérieure d’un panaris fait aisément reconnaître la nature d’un phlegmon successif de la main.

Thérapeutique. Gomme les phlegmons dé la main doivent suppurer, les antiphlogistiques sont ihütiles. On appliquera des cataplasmes et Ton tiendra la main élevée. La compression, difficile à bien faire à la main et au pied, ne sera pas mise en usage. Les bains locaux, deux fois par joûr> sont d’un excellent emploi.

Rien ne presse d’ouvrir un phlegmon de la main. Pour être sûr de donner une issue convenable au pus, on attendra et Ton fera des incisions sur les points fluctuants. Si Tou avait incisé de bonne heure sur un point où l’inflammation n’a pas débuté, et si le püs sortait mal, il né faudrait pas hésiter à faire des contrè-ouvertures. Pour cela on laisse le foyer des abcès se reiüplir pendant vingt-quatre heures, puis on incise sur les poihts fluctuants en boüchdnt Tori* fice de T abcès, ou bieh on introduit une sonde canT nelée courbée dans les décollements et Ton débride sur les points où Ton fait saillir sous la peau l’extrémité de la sonde. Les incisions sur la face, palmaire, la main et la face plantaire du pied, seront petites lorsqu’elles seront faites dâiis le voisinage des artères. Lorsque lé phlegmon est Sous-cutané, il n’y a pas à sé préoccuper de Tétéhdùe de l’incision.

Oh pansera feômme les abcès chaudss iPhiegmon périiiépliréii4ué. Lê phlegmoh pèri-néphrélique est l’inflârnmation et k suppuration .du tissu cellulaire qui entoure lé rein. Î1 est lié à une lésion traumatiqüé (Bienfait, Rayer) ou à tout autre causé de phlegmon en général ; à nné inflammation du Téin, qui par voisinage transmet ses propres inflamma-^ tiônS au tissu cellulaire, enfin à Une lésion du réin, telle que pyélonéphrite suppurée, ou calculéuse, kystes hydatiques, stroügle du rein (Chopart) et tubercules des reins.

Les symptômes généraux de l’inflammation (V. Phlegmon Circonscrit) manquent quelquefois; aü début, les malades éprouvent seulement des pesanteurs dans les reins, des douleurs sourdes, profondes, augmentant par les mouvements; la douleur est quelquefois inobile (CIl Hallé). Cette douleur est ensuite pongitive, lancinante, fixe, et ne s’accompagne pas de rétraction du testicule. La fièvre offre des recrudescences, ou apparaît au moment où un empâtement appréciable existe dans la région lombaire, au-dessons de la saillie des muscles sacro-lombaires. La peau offre d’abord une coloration normale, et ce n’est que quand la maladie dure depuis longtemps qu’elle présente les caractères qui indiquent un abcès sur lè

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point (le s’ouvrir. Le flanc, la fesse et l’iiypochondre s’œdémalient ; les mouvements de la cuisse sont gênés et peu à peu le malade la place dans la flexion. Enfin un abcès devient évident, on le reconnaît à la fluctuation franche, puis à des douleurs lancinantes vives et à des frissons erraticiues. Il n’y a de trouble de la sécrétion urinaire que quand le rein est primitivement malade. Lorsque le pus tarde à se réunir en foyer, il y a des frissons, de, la fièvre, des nausées, des vomissements, des coliques, de la constipation, quelquefois de là diarrhée.

V' f^es phlegmons périnéphrétiques se compliquent, soit (le péritonite générale ou de péritonite circonscrite à la région du foie, ce qui donne lieu parfois à un ictère et trompe sur la nature des phlegmons, soit de pleurésie, ce qui est rare, et plus exceptionnellement encore de gingrène du rein (T. Turner, Blaud).

Lorsqu’un phlegmon périnéphrétirjuc s’est abcédé, il s’ouvre en général par la région lombaire où il se manifeste avec les caractères d’un abcès chaud (V. Arcès) ou avec les caractères d’un abcès chaud avec fistule rénale et calcul du rein (V. Calcul du RE[^’). Il est rare que L’abcès s’ouvre en avant.

Les abcès périnéplu’étiques ouverts dans la fosse iliaque (de Haen, Trabuc), se comportent comme les abcès de cette région (V. PHLEtaiONS DE LA FOSSE ILIAQUE). Enfin Ics abcès ouverts dans le côlon (Rayer) à travers le «liapbragme, dans le poumon (üugasse. Rayer, A. Guérin), dans la vessie et l’urèthre (I)emar- ([uay etVigla), dans le vagin (Feron), ne dilfèrenl pas des abcès de la fosse iliaque, avec vastes décollements et fusées purulentes au loin.

Dans le diagnostic des phlegmons péri-néplirétiques, il faut établir d’abord si le phlegmon est primitif ou s’il est consécutif à une lésion du rein. Les antécédents de néphrite, de pyéiitc, de calculs ou de tumeur du rein, l’altération de rurine avant tous les symptômes inflammatoires, ne laissent pas de doute sur l’origine d’un phlegmon péri-néphrétiqnc.

Dans la néphrite aiguë les urines sont sanguinolentes, la fièvre existe toujours au <lébut, la néphrite chronique est sans fièvre et il y a du pus mélangé à rurine, le phlegmon n’rst accompagné d’altération de l’urine (jue (juaud il a déjà duré longtemps et quand le pus a ln)uvé une issue dans l’uretère. La pyélite calculeusc a été précédée de symptômes de calculs du rein (V. ce mot). Le diagnostic n’est donc pas impossible dans ce cas.

I/hydronéphrose est une maladie essentiellement chronique, qni se montre sans provoquer ni douleur, ni fièvre. Les kystes du rein sont dans le même cas, le plilegmou, au conù'airc, est une inflammation aiguë, avec son cortège de douleurs et de fièvre.

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