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goutte à goutte ou à petit jet, l'eau suivra la bande et viendra mouiller la charpie ou les compresses qui seront placées sur la plaie. Des compresses d’eau renouvelées toutes les demi-heures sont moins efficaces que l’irrigation continue.
Les plaies qui n'intéressent que les extrémités des membres, les orteils, les doigts et la main seront pansées avec un linge troué, enduit de cérat, de la charpie imbibée d’eau et d’eau-de-vie camphrée, et le doigt ainsi pansé sera recouvert avec un cataplasme.
Les plaies peu contuses et avec pertes de substances qui siègent sur le tronc seront pansées simplement. La plaie sera bourrée de charpie sèche ; uu cataplasme recouvrira la charpie. La charpie sera laissée les jours suivants ; le pansement avec le cataplasme sera renouvelé tous les jours deux fois.
Pour les plaies contuses des doigts sans grands délabrements, on fera un pansement avec des bandes de diachylon imbriquées,qui recouvriront entièrement le doigt ; une couche de cérat, un linge troué enduit de cérat, seront placés par-dessus la cuirasse de diachylon (Ghassaignac). Le pansement ne sera enlevé que lorsqu’il tombera. Les plaies contuses de la face, de la main, de la jambe, n’intéressant que la peau, les plaies qui accompagnent les fractures, même ; lorsqu’elles communiquent avec leur foyer, peuvent être ainsi traitées ; on emploie seulement une simple couche de bandelettes de diachylon que l’on renouvelle lorsqu’elle est décollée.
Toutes les plaies contuses et les plaies avec perte de substance guérissent bien sous les cataplasmes. Les plaies sales qu’on ne peut laver réclament surtout ce traitefnent.
On emploie le cataplasme de farine de graine de lin simple ou le
Cataplasme émollient.
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Eau commuue . q. s.
Délayez les farines dans l’eau, de manière à les réduire en une pâle très-claire ; faites cuire, en remuant avec une spatule de bois, jusqu’à consistance convenable.
Si la peau s’excorie, s’il y a des érosions et des démangeaisons, on appliquera le
Cataplasme de fécule.
Eécule de pommes Je terre. . . 60 grammes.
Eau commune . 500 id.
Mettez l’eau sur le feu, et quand elle entrera en ébullition, versez-y brusquement la fécule que vous aurez délayée dans 60 à 100 grammes d’eau froide. Faites jeter un ou deux bouillons et retirez du feu.
Cataplasme suppuratif.
Oseille cuite . V
Axonge. . . . V ûâ 50 grammes.
Farfae de lin . )
F. s. a. un cataplasme.
N’est plus employé.
Tous les pansements divers des plaies contuses et irrégulières doivent être appliqués aussitôt que la plaie aété produite. On renouvellera le pansement tous
les jours, excepté si l’ou a placé le pansement par occlusion et le pansement aux bandelettes. Toutes les pièces du pansement seront changées, excepté s’il s’agit du pansement avec la charpie sèche et c’est le linge troué et les pièces qui recouvrent le pansement qui doivent être changées. Dans ce dernier cas, il est bon au moins d’arroser la charpie avec un mélange à parties égales d’eaù et de liqueur de Labarraque ou d’eau-de-vie camphrée.
Hypochlorite de soude liquide.
(Liqueur de Labarraque.)
Clilorure de chaux sec . 100 grammes.
Carbonate de soude cristallisé. . 200 id. Eau commune . 4500 id.
Délayez le chlorure de chaux dans les deux tiers de la quantité d’eau. D’autre part, faites dissoudre le carbonate de soude dans le tiers d’eau restant : mélangez les deux dissolutions et filtrez. Le chlorure de soude liquide doit, comme le chlorure de chaux, contenir deux fois son volume de chlore.
Eau-de-vie camphrée.
Alcool à 56“ . . 1250 id.
Faites dissoudre et filtrez.
Les plaies dont les bords contus ne se gangrènent point sont traitées pendant six jours seulement avec les compresses d’eau froide, l’eau additionnée d’alcool camphré et les cataplasmes. S’il y a des portions de tégument qui se mortifient, le pansement émollient sera continué jusqu’à chute complète des eschares. — Lorsque la surface d’une plaie est recouverte de bourgeons charnus, on cesse ce traitement et l’on fait le pansement simple. V. Cicatrisation.
Le pansement simple est fait avec un linge troué, enduit de
Cérat de Galien.
Huile d’amaudes douces . 500 grammes.
Cire blanche . 125 id.
Eau de roses . . . 375 id.
Faites fondre la cire et l’huile, versez dans un mortier échauffé, agitez constamment jusqu’à complet mélange.
On recouvre le linge avec de la charpie sèche, que l’on recouvre de compresses. Ce pansement simple doit être renouvelé tous les jours.
Ou bien on étend sur la plaie un linge de la largeur de la plaie et enduit d’
Emplâtre brun.
(Onguent de la mère.)
Huile d’olive . 1030 grammes.
Graisse de porc .
Beurre . ‘ • f ^
Suif de mouton . > àà 500 id.
Cire jaune . I
Litharge en poudre fine ■■■ J
Poix noire purifiée . 125 id.
F. S. a. (Hôp. de Paris.)
Avec ce topique, il n’est pas besoin de cautériser les bourgeons charnus, la plaie se giiéritavec rapidité.
Si la plaie a un mauvais aspect et une odeur un peu forte, on enduit le linge troué avec les cérats :
Cérat de Galien. ......... 32 grammes.
Sons-acétate de plomb . 4 id.
(Goulard.)
PLAt
Cérat saturné et camphré.
Cirejanne . 80 grammes.
Faites liquéfier à une douce chaleui* dans :
Hnile rosat . 160 id.
Agitez le mélange et incorporez :
Extrait de Saturne . 20 id.
Camphre. . . 10 id.
(Frère Gôme.)
Ou le coaltar saponiné au quarantième, ou la solution à' acide phénique au millième. V. Ulcères.
■ Les pansements simples doivent être renouvelés tous les jours.
Tous les modes de pansement de plaies contuses se groupent sous deux chefs : le pansement quotidien et le pansement rare. Le pansement avec l’eau^ les cataplasmes, la charpie mouillée, le linge tronc enduit de cérat, sont renouvelés chaque jour et même plusieurs fois par jour, ce qui est meilleur, et l’on nettoie la plaie, soit avec une éponge, soit en plaçant la partie malade dans un bain ; ce sont là les pansements quotidiens, les meilleurs pour la généralité des cas. Plus on panse de fois une plaie, plus on la guérit vite. V. Cicatrisation.
Les pansements rares sont : des pansements simples avec la charpie sèche, le linge troué enduit de cérat, qu’on renouvelle tous les quatre jours; le pansement par occlusion avec les bandelettes de diachylon ; le pansement avec un linge troué recouvert de charpie et de linge mouillés, qu’on arrose tous les jours.
A part les conditions déterminées, comme les plaies des doigts, certaines plaies contuses superficielles intéressant la peau, le pansement rare ne doit pas être adopté en principe. Le pansement rare est peut-être une cause de la pourriture d’hôpital.
Les plaies intermédiaires entre les plaies contuses, irrégulières, et les plaies régulières, c’est à-dire les plaies produites par un corps contondant qui a fait une plaie régulière, seront traitées comme les plaies contuses.
Traitement des plaies chirurgicales. — Les plaies faites pour ouvrir un abcès seront traitées comme les plaies qui doivent suppurer. Les cataplasmes seront appliqués pendant quatre jours; on recouvrira ensuite d’un pansement simple.
Les plaies d’amputation seront réunies par première intention, avec les bandelettes agglutinatives de préférence aux sutures, en laissant un angle de la plaie ouvert.
On recouvrira la plaie de compresses froides ou de charpie mouillée. Toutes les plaies d’amputation, toutes les plaies qui ont été faites pour enlever une tumeur et où le couteau et les instruments ont longtemps travaillé, seront traitées comme les plaies con tuses. Il est avantageux de placer une mèche ou mieux un tube perforé dans la plaie réunie en partie et de la recouvrir de cataplasmes. Pour les plaies des opérations autoplastiques, Y. Autoplastie.
Pansements divers. — On a pansé les plaies, et eu particulier les plaies d’amputation, par l’appareil à incubation, c’est-à-dire un appareil contenant de l’air chaufle à la température de 50° (J. Guyot).
On applique l’appareil de la manière suivante :
Un sac ouvert à ses deux extrémités est attaché d’une part an membre avec une courroie élastique.