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de Tautre il communique avec une boite hermétiquement fermée, excepté en bas où se trouve un flacon à alcool producteur de chaleur. Le traitement des plaies par l’incubation convient tout au plus aux plaies atteintes de gangrène au début. On a essayé de substituer Tacide carbonique à Tair chaud (Ingenbousz Follin). Au lieu d’une lampe, l’appareil à incubation'est muni d’un flacon producteur d’acide carbonique. Cette méthode n’a pas prévalu ; elle n’est rationnellement applicable que dans les cas où les plaies sont douloureuses.
La cicab'isation sous-crustacée (Paracelse, Bouisson) est une imitation du mode de guérison spontané des plaies. On dessèche les plaies récentes par la ventilation. S’il coule du pus en abondance, si la croûte se décolle, on fait une perforation à la croûte pour favoriser l’écoulement du pus. Ce pansement ne vaut pas la cuirasse de diachylon , la croûte est trop souvent une cause d’inflammation de la qilaie pour que Ton accepte cette pratiqne.
La cautérisation des plaies n’est pas rationnelle, à moins qu’il n’y ait des accidents, tels que l’hémorrhagie, dont la cautérisation est le y’emède.
Régime et traitement général des blessés. — Eu général, le régime des blessés et des opérés doit être raffraîchissant (Gelse). On leur donnera peu de viande, des légumes et une boisson délayante ; Teau rougie convient aux blessés qui ont l’habitude du vin .
On a recommandé le punch, lè thé de bœuf (école anglaise).
Bœuf haché menu; J goQ grammes.
Faites bouillir pendant une ou deux minutes. Passez.
Mais, malgré ce qui en a été dit, une nourriture bonne, qui peut être supportée par les blessés, est infiniment préférable.
Lorsqu’il y a une plaie étendue et lorsque les malades ne souffrent pas trop et sont remis de leurs émotions, on les nourrira comme s’ils n’étaient pas blessés, sans rien changer à leurs habitudes, à moins qu’ils ne soient sans appétit. G’est folie de faire manger des gens qui ne peuvent digérer.
L’état des fonctions du blessé est le meilleur guide pour lui donner de la nourriture. Lorsque le malade accusera la faim, on se hâtera de le nourrir.
Les grands blessés et les opérés seront nourris avec de la viande et du vin, s’il ne leur répugne pas. Dans le cas où l’appétit est endormi, il faut donner seulement des bouillons, des potages et des boissons délayantes en abondance; une fois que les malades ont sué et que les fonctions de la peau sont rétablies, presque toujours ils peuvent manger et il n’y a plus de danger.
Dans les plaies accompagnées de violent traumatisme, lorsque les malades sont robustes, lorsqu’il y a un pouls plein, on fera une saignée générale ou locale, ou Ton administrera l’émétique, 10 centigrammes dans un pot d’eau de veau, ou Témétique à dose de 40 à 80 centigrammes, en plusieurs doses dans la journée (Delpech).
L’opium à la dose de 35 à 40 centigrammes (Malgaigne) est un médicament douteux, il donne souvent aux malades un état saburral. Mais, en général, la nourriture et les boissons délayantes sont le meil-
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leur régime toutes les fois que les malades le supportent.
La saignée est bonne pour les individus robustes ; rémélique est moins avantageux. L’ opium est applicable seulement chez les gens nerveux et chez les individus affaiblis.
Le traitement général variera suivant les complications des plaies, suivant le siège des plaies. V. Poi- TRiXE (Plaies be), Abdomex (Plaies de l’). Cou (Plaies du), etc.
ün blessé doit être tenu au repos absolu ; il restera couché, évitera de se refroidir et ue commettra pas d’excès de boissons. La tranquillité d’esprit est indispensable ; le chirurgien devra apaiser les alarmes des blessés, il emploiera toute son habileté à les rassurer sur leur sort.
ün blessé ne doit pas rester constipé; un verre d’eau de Sedlitz est toujours d’un bon usage, lorsque le malade est resté quarante-huit heures sans aller à la selle; en même temps qu’il produit une ou deux selles, il favorise toujours le retour de l’appétit.
Panser avec discernement les blessés, nettoyer leurs plaies, les purger légèrement, assurer leur repos au milieu de bonnes conditions hygiéniques; les protéger contré les variations de température et s’emparer de leur esprit, tel est le secret de la chirurgie des blessures. Ni les épidémies, ni les maladies contagieuses ne seront à redouter si vous avez obéi à toutes ces indications.
formulaire des plaies.
Préparations calmantes.
Pilules (îopium, deux à quatre, à quatre heures d’intervalle.
Fleurs d'arnica^ 1 grammes par demi-litre d’eau en infusion dans la journée; fomentation de la décoction de la même plante.
Thridace,.à. l’intérieur, 10 à 15 centigrammes, plusieurs fois par jour, en pilules.
Eau de mélisse des Carmes.
Feuilles de mélisse fraîches. . 3 poignées.
Écorces de citron fraîches '
Noix muscades. .....
Semences de coriandre. .
Girofle .
le tout divisé, ââ 30 grammes.
Vin blanc très-généreux Esprit-de-vin rectifié. .
I ââ 1000 grammes.
Placez le tout dans une cucurbite de verre ; laissez macérer pendant vingt-quatre heures, en agitant de temps à autre, et distillez ensuite au bain de sable pour retirer 1000 de produit. C’est là, selon Baudot, la véritable formule.
Térébenthine cuite.
On met de la térébenthine de mélèze dans de l’eau, et l’on fait bouillir jusqu’à presque complète évaporation de l’essence. On divise en pilules de 20 centigrammes de térébenthine cuite : de quatre à trente par jour.
Eau sulfurée artificiellei StUfure de sodium cristallisé, \ hydrosiitfure de soilde. . . ï Carbonate de sOüde cristal- > ââ 135 milligrammcf.
Usé . l
Chlorure de sodium . /
Eau privée d’air . 625 grammes.
Faites dissoudre, et conservez dans des bouteilles bien bouchées. {Codex.)