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DES DENTS

PLOMBAGINE. V. Graphite.

PLOMBIÈRES (Vosges). Eaux minérales salines, sulfatées, sodiques, à quelques sources, et ferrugineuses à d’autres, employées en boisson et en bains, dans les maladies chroniques des voies digestives E, dans les rhumatismes, dans les névralgies et dans les affections nerveuses.

PNEEMA. Cinquième élément ajouté à l’air, à la terre, au feu et à l’eau pour les diriger dans leurs combinaisons (Athénée). Ce n’était pas l’air, c’était une sorte d’éther (Thaïes) ou une force donnant l’impulsion (Arétée). Dans toute maladie le pneu ma était la première partie affectée.

PNEUMATIQUE. Nom donné à la secte qui adopta les doctrines d’Âthénée sur le rôle du pneuma dans les maladies.

PNEUMATISME. Doctrine médicale fondée par Athénée, de Cilicie, au premier siècle de l’ère chrétienne. Il considérait le pneuu.a comme la source de la vie et des changements organiques qui sont le point de départ de toute maladie. C’est une transformation du naturisme hippocratique, car au lieu d’attribuer les opérations physiologiques morbides à la nature, ou les attribuait à un cinquième élément plus matériel qui était le pneuma.

PNEUMATOCÈLE. Ou désigne sous le nom de pneumatocèle une tumeur formée par un gaz, et qui a pour origine l’introduction d’air plus ou moins pur dans les tLssus. Eu un mot la pneumatocèle est une tumeur qui est la conséquence d’un emphysème.

L’air contenu dans une pneumatocèle est toujours peu riche en oxygène, car ce gaz est absorbé très-facilement par les tissus. V. Emphysème.

Pneumatocèle du crâne. La pneumatocèle du crâne existe à la région frontale ou à la région mastoïdienne.

La destruction des parois osseuses du sinus frontal ou des cellules mastoïdiennes est la cause d’un emphysème qui produit souvent la pneumatocèle.

*„.* Une tumeur molle, sonore à la percussion, indolente, réductible et ne présentant pas de battements, qui siège sur le front ou derrière l’oreille, est une pneumatocèle du crâne.

La pneumatocèle du crâne ne tend pas à s’étendre indéfiniment comme l’emphysème, il semble que des adhérences très-fortes limitent à la longue la propagation du mal

Thérapeutique i — La compression ou la ponction i et la compression ont réussi à favoriser le recollc- I ment des parties où les gaz séjournaient. On peut 1 aussi ouvrir largement la tumeur, la faire suppurer

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en y plaçant des bourdonnets de charpie. Une cicatrice solide qui en résulte empêche la récidive de la pneumatocèle.

PXEL'MATOSE. L’accumulation de gaz dans les organes creux ou dans la trame des tissus constitue Idipneumotose.

Les gaz renfermés dans les tissus et qui forment les pneumatoses vienneutdu dehors quand c’est de l’air qui entre dans une partie ou sont exhalés par les parties elles-mêmes.

La rupture d’un organe normalement rempli d’air ou de gaz est souvent l’origine d’une pneumatose dans les parties voisines. Ainsi la perforation de la plèvre par une caverne ou par un abcès du poumon est la cause du pneumothorax (V. ce mot), comme la rupture d’une vésicule pulmonaire dans un effort ou dans une secousse de toux est la cause de V emphysème interlobulaire du poumon ou del’emphysèmedela peau du cou(V. ces mots), comme la blessure de la peau dans un endroit où il y a du tissu cellulaire, lâche, tiraillé par les mouvements, est la cause d’un emphysème sous-cutané, comme l’ouverture d’une grosse veine du cœur, est l’origine de la pneumatose du cœur, etc.

Dans certains cas les gaz se développent d’emblée dans les organes, soit sous l’influence d’une cause nerveuse comme la physométrie et la tympanite hystérique (V. ces mots) , soit sous l’influence de matières putrides ou d’aliments décomposés dans l’estomac qui forment des tympanites plus ou moins considérables. V. Dyspepsie flatulente.

Puenmatose cardiaque. Une perte SUbite de connaissance, avec douleur et résonnance tympanique de la région précordiale, causée par une blessure des veines jugulaires, indique l’entrée de l’air dans les veines ou dans le coeur et indique une mort prochaine.

Des gaz subitement et spontanément développés dans le cœur produisent une trèsdouloureuse anxiété précordiale et une syncope rapidement mortelle.

Pneumatose de l’estomac. V. TYMPA- NITE.

Pneumatose de l’intestin. V. TYMPA- NITE.

Pneumatose du péricarde. V. PNEUMO¬ PÉRICARDE.

Pneumatose dn péritoine. V. TYMPA- NITE.

Pneumatose de la plèvre. V. PNEUMO¬ THORAX.

Pneumatose du poumon. V. EMPHY¬ SÈME.

Pneumatose du tissu cellulaire. Y. EM¬ PHYSÈME.

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Pneumatose de l’ulérus. V. PflYSOMÉ- TRIE.

Pneumatose du vagin. Chez Ics femmGS qni ont eu des enfants et dont l’utérus est trèsmobile, le mouvement de se baisser fait que l’utérus remonte vers l’ombilic, aspire dans le vagin de l’air qui sort avec bruit lorsque la femme se relève. C’est le rot vaginal.

Thérapeutique. — Contre cet état, l’hydrothérapie vaginale, les injections de tannin, d’acétate de plomb, de décoction d’écorce de chêne, de vinaigre aromatique, de sublimé, la cautérisation au nitrate d’argent, etc., sont ce qu’il y a de mieux à employer.

PXEEMOXIE. L’inflammation du poumon constitue la pneumonie.

La pneumonie se présente sous des formes si variées et si différentes qu’il faut la combattre par autant de moyens particuliers, suivant les indications qu’elle présente.

La pneumonie se présente à l’état aigu ou à l’état chronique.

Elle est primitive, franchement inflammatoire, vésiculaire et fibrineuse ou consécutive, interstitielle, catarrhale, et se développe dans le cours d’une autre maladie.

Elle est épidémique, bilieuse, adynarnique, ataxique, typhoïde ou purulente.

Il y a la pneumonie des vieillards, des adultes et des enfants.

Il est rare que deux pneumonies se ressemblent, et il y a presque autant d’espèces de pneumonies que de malades ; on pourrait dire avec vérité qu’il n’y a pas de pneumonie, et qu’il n’y a que des pneumoniques.

4° Pneumonie des enfants. — ■ Chez les enfants il y a trois variétés de pneumonie, — l’une primitive, franchement inflammatoire, lobaire, ayant tous les caractères anatomiques de la pneumonie de l’adulte, est caractérisée par du râle crépitant, du souffle, de la bronchophonie, de la matité, et elle laisse guérir la plupart de ceux qu’elle atteint; — l’autre secondaire, catarrhale, lobulaire, s’annonce par des râles muqueux et sous-crépitants, du souffle très-faible, de la matité incomplète, et elle fait périr le plus grand nombre de ceux qui en sont affectés; — la troisième enfin est la pneumonie tuberculeuse. lobaire ou lobulaire, accompagnée de granulations grises ou de tubercules miliaires, ef entraîne tôt ou tard la mort des enfants.

La pneumonie lobulaire est une inflammation catarrhale, qui occupe ordinairement les deux poumons et qui a pour siège un plus ou moins grand nombre de lobules, d’où le nom de pneumonie lobulaire discrète et celui de pneumonie lobulaire confluente.

La pneumonie lobulaire confluente est I une bronchite capillaire compliquée de phlegmasie des lobules du poumon.

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%* La pneumonie lobulaire n’est pas une inflammation franche, mais c’est une inflam-

Fig. 455. — Coupe passant à travers une partie du poumon en pneumonie lobulaire ou interstitielle. Les cloisons des alvéoles sont épaissies partout, mais surtout à la partie inférieure de la figure où les cavités alvéolaires sont complètement effacées. (Grossissement de 40 diamètres.) (Cornil.)

mation catarrhale, car elle produit l’exsudation inflammatoire et la suppuration de l’intérieur

Fig. 45G. — AlvêoltS pulmonaires de la pneumonie lobulaire dont les parois sont épaissies et qui contiennent en outre de grandes eellules distendues et vésiculenses, de nombreux corpuscules rouses de sang. (Grossissement de 200 diamètres.) (Comil.)

des lobulœ, l’épaississement dœ parois et de minces productions plastique sur la plèvre comme dans la pleurésie.

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Dans la pneumonie lobulaire ou inlerstitiette, les cloisons sont épaissies (fig. ^i55), ce qui réduit ou détruit la cavité alvéolaire, et à l’intérieur de celle-ci il y a des granulations graisseuses, des corps granulés d’inflammation, des globules de pus, des globules de sang déformés, de grandes cellules vésiculenses sphériques, sans noyau, de 12 à 16 millimètres, contenant un liquide rosé ou sanguin (fig. /i56) et des cellules d’épithélium plus ou moins altérées.

*,5-* La pneumonie lobulaire est la conséquence tantôt d’une bronchite simple très-

Fig. 457. — Coupe du poumon dans na cas de pneumonie iuterstitielle des fondeurs en cuivre.Les parois épaissies des alvéoles montrent des corpuscules de tissxi conjonctif entourés de pigment noir ; leur contenu consiste en globules de pus et eellules sphériques qui of6?ent aussi le même pigment. (Cornil.)

étendue, et tantôt d’une bronchite typhoïde, morbilleuse variolique, tuberculeuse, etc.

La pneumonie lobulaire est une congestion du parenchyme lobulaire entraînant une augmentation de volume et de poids du tissu, la suppuration des alvéoles, leur affaissement improprement appelé état fœtal, et leur rétrécissement, ce dont on s’assure par l’insufflation des parties ; car si, après avoir insufflé le poumon, on regarde avec une loupe sur la plèvre les lobules sains et les lobules malades, on verra que dans ces derniers les vésicules pulmonaires sont infiniment moins larges que les autres.

%* Chez les jeunes enfants le décubitus dorsal prolongé engendre la pneumonie lobulaire.

%* Le sclérème est presque invariablement suivi de pneumonie lobulaire.

Les jeunes enfants qui toussent et qui ont la fièvre avec la respiration expiratrice, c’est-à-dire expiration brusque, gémissante, saccadée, avec dilatation des ailes du nez, suivie d’une inspiration passive et d’un temps de repos, ont une pneumonie.

De la toux, de la fièvre, avec respiration haletante et dilatation fréquente des ailes du nez, doivent faire préjuger une pneumonie.

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