POIX
Plaies de poitrine (COMPUCATIONS CO-N -
sÉcurryES des). V. Pneumonie.
Épanrhemeixts purulents. — Les épanchements purulents de poitrine ne sont autres que des pleurésies purulentes ; ils se révèlent par les symptômes d’une pleurésie avec épanchement, et par la désunion des plaies réunies. La thoracocentèse est la seule ressource à em )loyer lorsque la plaie n’est pas restée listuleuse. V. Pleurésie et Thoracoce^tèse.
Fistule thoracique. — Les fistules thoraciques sont la suite d’une pleurésie purulente. Elles peuvent se perpétuer indéfiniment (Platner) avec conservation apparente de la santé ou produire la fièvre hectique et la mort.
Les fistules thoraciques laissent écouler du pus à chaque mouvement d’expiration, lorsque le malade est placé dans une situation où la plaie occupe une position déclive, et lorsqu’il tousse.
Les adhérences du poumon antérieures à la plaie de poitrine diminuent la gravité des fistules thoraciques.
Thérapeutique. — Dans les fistules thoraciques, la temporisation est de rigueur. Si la fistule est entretenue par la présence d’uu corps étranger, on extraira ce dernier (V. Corps étrangers). Lorsque la fistule est simplement liée à la suppuration des plèvres, on fera des injections iodées (Aran, ïrélat). Avant de pratiquer les injections iodées, on aspirera le pus avec une sonde introduite dans la poitrine et une seringue. On fera faire de fortes expirations au malade.
Après l’injection, on fera vider la poitrine par de larges inspirations et expirations.
Faire une contre-ouverture aux parties déclives, en se guidant sur une sonde de gomme armée d’un mandrin ; fermer la fistule par avivement de ses bords, et suture entortillée, est une opération qui a ses dangers et qui ne saurait sûrement guérir la fistule avant que la plèvre ait cessé de suppurer. On peut aussi passer un tube à drainage, allant de la fistule à la contre-ouverture (Cliassaignac), et faire des injections iodées. L’opération est indiquée dans les seuls cas où l’épanchement purulent se reproduit et quand la fistule ne laisse pas bien écouler le pus {Académie de médecine, 1865).
POIVRE. Fruit de diverses plantes de la famille des pipéracées , renfermant un principe particulier connu sous le nom de piperin (V. ce mot). On le recueille sur le Piper nigrum ou poivre commun. C’est un condiment, mais il est peu employé en médecine. Le poivre de bétel, espèce différente, est plus employé. On s’en sert comme masticatoire.
POIVRE EERÈBE. V. GUTÎÈBE.
poix: ivoire. Résine extraite du pin et du sapin, obtenue en brûlant les bois qui ont servi à la préparation de la térébenthine, et dont on recueille le résidu dans l’eau. Elle est inusitée j en médecüie. I
Poix blanche OU poix de Bonrgogne.
Résine provenant du pin et retirée du galipot, fondue dans l’eau où elle est battue et passée pour en retirer les impuretés. Associée à un peu de cire elle sert à l’extérieur comme rubéfiant pour appliquer sur la peau en forme d’emplâtre, pour faire aboutir les furoncles, et sur le dos pour guérir les bronchites.
POLEETIOX. L’éjaculation du sperme pendant le sommeil, avec ou sans rêves provocateurs, constitue la pollution nocturne.
*,5,* La continence, le coucher sur un lit trop moelleux, la surexcitation du cerveau par des spectacles, des lectures et des tableaux érotiques ayant vivement agi sur les sens, sont les causes des pollutions nocturnes.
Les pollutions trop fréquentes affaiblissent beaucoup les sujets et laissent après elles une courbature plus ou moins prononcée.
Thérapeutique. — Coucher sur un matelas de crin, supprimer ce qui peut exciter l’imagination,, sont les moyens de prévenir les pollutions nocturnes.
Le mariage guérit ordinairement les pollutions. V. Pertes séminales.
POEYDACTWEïE. Monstruosité caractérisée par une augmentation du nombre des doigts. V. Doigts surnuméraires.
POLVÉRIE. V. jXOSOHÉMIES.
FOîiVG.iEJL. Plante de la famille des polygalées, dont une espèce, le polygala de Virginie, est employée à petite dose comme excitant, béchiqueel expectorant, tandis qu’à haute
Fig. 460. — Polvgala vulgaire.
dose elle est émétique et purgative. Sa racine se prescrit en infusion (4 grammes par litre d’eau); en poudre, 50 centigrammes à 1 gram. : en extrait; en sirop et en teinture.
POLTOPIE BIXOCEEAIRE ET M0\0- CLXAIRE. La polyopie binoculaire est due à un défaut de convergence des axes optiques, dont le strabisme paralytique offre le type (V. Strabisme). La polyopie binoculaire est due quelquefois, comme la polyopie monoculaire, à des opacités partielles du cristallin (Giraud- Teulon),
POETPES, Les polypes sont des lumcuis formées par l’bypertrophie partielle des muqueuses et développées, quelquefois aux dépens de la couche glandulaire, souvent aux dépens du tissu fibreux du derme muqueux.
Quelquefois des polypes sont dus à des tumeurs nées dans les tissus fibreux ou les couches musculaires des organes. Ces tumeurs se pédiculisent alors en repoussant au-devant d’elles la muqueuse et elles constituent un polype.
Cette division anatomique vaut mieux que la division morphologique des polypes en mous et durs, en vésiculaires et vasculaires. Seulement, comme au point de vue pratique la richesse vasculaire des polypes a son importance, on se rappellera que les polypes nés dans la mu-, queuse sont ceux dont les hémorrhagies sont les moins redoutables. Et pour reconnaître les polypes qui sont nés sous les muqueuses, on se rappellera qu’ils sonten général petits et bien réguliers, tandis que les polypes nés sur les muqueuses, arrivés à un certain développement, sont irréguliers et grenus. Cette loi, du reste, souffre des exceptions, parce que les muqueuses où naissent les polypes ne sont pas semblables, et que les manifestations du polype peuvent être masquées.
%* Quelques polypes sont [dus aux végétations de bourgeons charnus cicatriciels.
Les polypes peuvent être formés par des éléments cancéreux.
Thérapeutique. — La destruction des polypes est 1 toujours indiquée, soit que l’on emploie la cautérisation, soit qu’on les arrache ou qu’on préfère les exciser.
Polypes du conduit auditif. V. OREILLE.
Polypes des fosses nasales. Les polypes des fosses nasales naissent dans la muqueuse et dans le périoste des fosses nasales. Ce sont des hypertrophies partielles qui constituent des polypes muqueux et des polypes fibreux. Les cartilages de la cloison du nez hypertrophiés, constituent une tumeur cartilagineuse, quelquefois pédiculée, qui est un polype cartilagineux (Gerdy). L’exsudation de tissu eucéphaloïde ou fibro-plasiique, qui donne lieu au cancer des fosses nasales, constitue ce que l’on a désigné sous le nom de polv7>e cancéreux.
Les polypes nés dans la muqueuse, ou polypes muqueux, sont des corps blanchâtres pédicnlés, hygrométriques, développ-és en géné-
ral sur la paroi externe des fosses nasales : à la partie supérieure surtout, et dans les méats en particulier.
Le plus souvent multiples, les polypes s’accroissent avec une certaine rapidité, oblitèrent une fosse nasale, produisent un enchifrènement et un bruit de claquement ou de drapeau (Dupuytren), pendant que les malades se mouchent.
Les polypes se montrent ordinairement chez des individus qui ont eu des coryzas répétés, et ils sont souvent accompagnés d’un écoulement muqueux.
Les malades atteints de polypes muqueux sont plus gênés lorsque le temps est humide.
Les polypes fibreux, cartilagineux et cancéreux, sont rarement pédiculés ; en se développant ils donnent lieu à la compression des parois des fosses nasales. Ils s’accompagnent d’hémorrhagies nasales, les polypes cancéreux en particulier. Ils produisent du reste l’enchifrènement, l’oblitération des fosses nasales, le nasonnement comme les polypes muqueux. Ils déforment les parties voisines, produisent l’exophthalmie, envahissent les sinus annexés aux fosses nasales et l’arrière-gorge.
On reconnaît les polypes muqueux à leur couleur blanche, à leur forme globuleuse, à leur multiplicité, à un bruit de claquement pendant une forte inspiration par le nez, a l’obstruction plus ou moins complète d’une fosse nasale. Les j polypes muqueux ont pu être confondus avec des corps étrangers hygrométriques. V. Corps