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Pif ÉMIE. Quand le pus ou les principaux éléments du pus se mêlent au sang, il en résulte une nosohémie caractérisée par des troubles fonctionnels graves, connus sous le nom de pyémie et capables d’occasionner la mort.
La pyémie aiguë est presque toujours immédiatement mortelle dans un espace de temps qui varie de quelques heures à huit ou dix jours, mais il y a une pyémie chronique qui peut durer plusieurs mois et dont on peut guérir si sa cause occasionnelle vient à cesser.
Pyémie aiguë. — La pyémie aiguë résulte de la résorption du pus par une plaie des parties molles, par une plaie des veines ou des lymphatiques, par l’ulcération de la muqueuse intestinale dans la fièvre typhoïde, de la muqueuse aérienne dans le croup et l’angine couenneuse, de la cavité utérine après l’accouchement, etc., etc.
Pour occasionner la pyémie le pus entre dans le sang par endocardite, par phlébite ou lymphite des gros vaisseaux et des capillaires par absorption eu dehors des veines et des lymphatiques non malades, et alors il n’y pénètre que des granules purulents, enfin par communication accidentellement établie entre un foyer purulent et une veine.
Il est impossible de douter que la présence du pus dans le sang ne soit la cause immédiate des accidents morbides généralement attribués à la pyémie, car l’injection de sérum purulent et de pus dans les veines des animaux produit des phénomènes semblables à ceux
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qu’on observe chez l’homme, y compris les abcès métasiatiques.
La pyémie aiguë parcourt rapidement ses périodes et débute presque toujours violemment par un accès de fièvre avec frisson plus ou moins intense, suivi d’abattement d’un ou de plusieurs autres accès de fièvre de même nature avec un état adynamic|ue au milieu duquel arrive la mort. C’est ainsi que se révèle l’infection puni lente des opérés et des femmes en couches. Ailleurs le début par frisson et moins caractérisé, mais avec la pyémie se montrent toujours une fièvre rémittente, la prostration, le délire et une adynamie mortelles.
%* La pyémie est souvent accompagnée | d’ictère, quand il se forme des abcès métasta- I tiques au milieu du foie. ■
On voit quelquefois survenir des dour leurs articulaires chez les individus atteints de pyémie, quand il se fait une métastase purulente dans les articulations.
Les urines sont presque toujours albumineuses dans la fièvre purulente des opérés (Darcet), des femmes en couches atteintes de pyémie, et dans le croup avec infection diphthérique (Bouchut).
Dans la pyémie le pus circule avec le sang et occasionne des phlegmasies séreuses ou viscérales, rapidement suivies de suppuration et des abcès métastatiques, avec ou sans phlegmasie environnante au sein des poumons, du foie, de la rate, du cerveau, du cœur, des reins, des muscles, du tissu cellulaire, etc.
Le pus qui circule avec le sang ne se dépose pas en nature dans les parties où se trouvent l’abcès métastatique et la collection purulente, il n’y arrive que comme un ferment cabable de s’y reproduire au centuple, et c’est ainsi qu’une petite quantité de pus absorbé reproduit les masses de pus qu’on observe chez ceux qui meurtent d’infection purulente ou de pyémie, V. Infection purulente.
Les abcès multiples observés dans les viscères de sujets atteints de pyémie, sont le résultat de la métastase du pus sécrété sur un autre point de l’organisme.
La pyémie aiguë des grandes opérations est toujours mortelle.
Quand on voit le frisson s’emparer des malades vingt- quatre ou quarante-huit heures après l’accouchement ou une amputation, on peut les considérer comme frappés à mort.
Pyémie chronique. — La pyémie chronique est beaucoup moins grave, dure quelques mois et permet aux malades de survivre, si la lésion qui cause la sécrétion et la résorption du pus n’est pas elle-même très-grave.
Ce n’est que par exception qu’on guérit d’une pyémie aiguë.
La pyémie chronique résulte de l’absorp^
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tion des granules et des éléments liquides du pus à la suite des grandes suppurations de la brûlure dans les abcès par congestions, les tumeurs blanches, les abcès du bassin, les cavernes tuberculeuses pulmonaires.
La pyémie chronique, caractérisée par la pâleur et l’amaigrissement des malades s’annonce par une fièvre lente, continue, entremêlée d’accès quotidiens et de sueurs nocturnes avec ou sans diarrhée colliquative.
Thérapeutique. — Prévenir la pyémie en évitant l’encombrement des salles de blessés, en opérant les malades à la campagne, en nourrissant de bonne heure les opérés. Au premier frisson :
Sulfate de quinine . 2 grammes.
Eau de Babel . t id.
Eau . 120 id..
Par cuillerée à bouche toutes les heures.
Âleoolature d’ aconit , 2 à 4 grammes r~l: café noir en tisane j vin de quinquina et un peu de nourriture. On a conseillé les saignées locales et générales 13 j les mer curiaux en frictions; le calomel h l’intérieur [3-
Dans ldi pyémie chronique, ne pas laisser séjourûer le pus ; injections de teinture d’iode dans les foyers, à parties égales avec l’iodure de potassium.
Teinture d’iode . \
Solution saturée d’iodure de > tOO grammes, potassium
Injections de chlorure d’oxyde de sodium (liqueur Labarraque). — Boissons amères, toniques; — vin de quinquina; — arséniate de soude, 5 à 15 milligrammes; grande propreté autour des malades; air de la campagne^ etc. V. Infection purclenté et putride.
PYORRHÉfi.y. Alvéole dentaire, Dents (Maladies des).
PïRÊfTHRË. Plante de la famille des synanthérées, dont la racine pulvérisée sert de sternutatoire FR, de sialagogue Œ]. Oh s’én sert également en décoction pour préparer les eâux dentifrices. Ses feuilles et ses racines pulvérisées constituent la poudre du Caucase et toutes les poudres insecticides employées pour la destruction des puces et des punaises 1+ -n,
PïRMONiT (Allemagne). Eaux minérales ferrugineuses froides. A prendre en boisson; deux à quatre verres par jour.
PYROËE. Plante de la famille des pyrolacées, dont les feuilles en décoction (10 gram. par litre d’eau) sont employées contre la leucorrhée □, contre la scrofule Det contre les spasmes □.
Pl’ROSls. La sensation brûlante de l’œsophage qui accompagne une variété de dyspepsie constitue la pyrosis. V. Dyspepsie.
La pyrosis s’accompagne toujours de gastralgie, de flatuosités, de salivation et de malaises plus ou moins considérables.
Thérapeutique. — La diète végétale et lactée, les