FORMULAIRE DE LA PYROSIS
Mixture de craie.
Gomme arabique en poudre. . . 5 grammes.
Triturez dans un mortier en ajoutant peu à peu :
Eau de fontaine . 250 grammes.
32 à 60 grammes par jour. Dans le traitement de la cardialgie et le pyrosis [+]. (Ph. Lond.)
Poudre de rhubarbe et de magnésie.
R^barbe en poudre } 5 grammes.
Divisez en quinze prises. A prendre, avant chaque repas, dans le traitement de la pyrosis.
Poudre de rhubarbe opiacée.
Rhubarbe en pondre . 5 grammes.
Opium brut en poudre . 1 décigramme.
Mêlez, divisez en quinze paquets.
A prendre un chaque jour avant le repas principal. C’est une excellente préparation (Bouchardat). Quand il se développe beaucoup d’acide dans l’estomac, on ajoute à cette composition 5 grammes de magnésie calcinée, et l’on obtient ainsi la poudre de rhubarbe et de magnésie opiacée.
Confection d’hyacinthe.
Tei're sigillée . t ..on
Pierre d’écrevisse porpbyr. f grammes.
Cannelle. . . " . . . . 30 id.
Dictame de Crète . ^
SSS:
Myrrhe . )
F. s. a. Une poudre très-fine. D’autre part :
Miel . 240 grammes.
Sirop d’œillet . 48 id.
On fait fondre le miel sur un feu très-doux, et l’on y incorpore :
Safran en poudre ........ 10 grammes.
Au bout de douze heures , on ajoute le reste des poudres.
C’est un bon vieux médicament très-utile dans les affections atoniques de l’appareil digestif.
Poudre de craie composée.
Craie préparée . 200 grammes.
Cannelle . . . 120 id.
Racine de tormentille. ... \ .nn ■ ,
Gomme arabique .
Poivre long . .15 id.
Pulvérisez séparément, mêlez le tout ensemble. Dose, 1 à 2 grammes. Une contre, la pyrosis et les diarrhées chroniques |3* (Pli* Lond.)
Poudre de carbonate de rnagnés^ie.
Carbonate de magnésie . 2 grammes.
Pondre de eanneUe . j “ = deo.grammes.
Mêlez. A prendre en deux fois. (Frank.)
Magnésie calcinée., 10 à 40 centigrammes chez les enfants ; 60 centigrammes à 3 grammes chez les adultes f+l.
PlfROTHOlvlDE. Huile empyreumatique résultant de la combustion des chiffons dans un vase de cuivre. — Étendue dans l’eau elle sert de collyre dans les ophthalniies scrofuleuses et d’injections dans les fistules S.
QUARANTAINE. V. LAZ4RËT.
QUARTE (Fièvre). V. Fièvre intermittente.
QUASSIA Ain.ARA. Arbre de la Guyane, appartenant k la famille des simaroubées, et dont le bois et la racine sont d'une amertume excessive. Le bois fragmenté, 1 0 grammes mis en macération dans l’eau pendant vingt-quatre heures, donne une infusion amère qui s’emploie à la dose de trois verres par jour avant le repas, comme apéritif, comme tonique, comme stomachique dans la dyspepsie El et dans les fièvres intermittentes S On en prépare un sirop, une teinture, une poudre et un extrait qu’on emploie dans les mêmes circonstances. Quelques personnes se servent tout simplement d’un gobelet de bois de quassia, plein d’eau, qu’on vide au bout de quelques heures et qu’on emplit de nouveau jusqu’au moment de le vider encore.
C’est la décoction de quassia sucrée, imbibant un papier gris non collé, qui sert à la fabrication du papier tue-mouche.
QUATRE FLEURS. Fleurs de mauve, de violette, de pied-de-chat et de coquelicot, dont on fait une infusion à la dose de h grammes par litre d’eau. — A prescrire dans la bronchite.
QUATRE-FRUITS. Dattes, jujubes, figues, raisins et pruneaux à l’état sec, que l’on fait bouillir pour faire une tisane.
QUATRE-SEMENCES. Graines que l’on fait bouillir pour obtenir une tisane. — H y a les semences chaudes majeures qui éont l’anis, le fenouil, le cumin et le carvi, les semences chaudes mineures qui sont l’ammi, la carotte et le persil; enfin les semences froides, de concombre, de citrouille, de courge et de melon.
QUEZ (P y rénées- Orientales). Eau minérale sulfurée sodique froide.
QUÉZAC (Lozère). Eau minérale bicarbonatée, manganésienne et gazeuse froide, employée dans la dyspepsie et la gastralgie.
QUIÈVRECOURT (Seine-Inférieure). Eau ferrugineuse froide. Deux à quatre verres par jour El.
OLIN
QL'iLLJLïA. Ecorce de Quillaya mponaria, appelée bois de Panama, qui renferme ;beaucoup de saponiue, dont on se sert pour détacher les étoffes et eu médecine pour faire l’émulsiou de coaltar saponiné de Lebeuf.
QOXÉE (Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse froide. Deux à quatre verres par jour Œ].
QL'liAlAE. Alcaloïde du quinquina, précipité par l’ammoniaque d’une solution de sulfate de quinine, 1 gramme dans l’eau bouillante, SO grammes. Ou ne l’emploie guère en médecine. — La quinine brute, au contraire, est un mélange de quinine, de cinchonine et de matières grasses obtenues pendant la préparation du sulfate de quinine avant d’y mettre l’acide sulfurique. Celle-ci s’emploie en poudre ou en granules chez les enfants à la dose de 50 centigrammes Œi.
QfJiA'iQEE. Acide combiné avec les bases existant dans les écorces des différents quinquinas. Inusité en thérapeutique.
QEliwiEiM. Extrait alcoolique de quinquina à la chaux, titré, représentant le tiers de son
Fie. 486. — Ouinquina.
poids de sulfates, d’alcaloïdes fébrifuges (trois quarts de quinine et un quart de cinchonine). (A. Labarraque.)
Il est très-efficace comme tonique ou comme fébrifuge et son prix est beaucoup moins élevé que celui du sulfate de quinine.
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Pilules de quiaium. Elles se préparent avec 15 centigrammes d'extrait et l’on en donne dix par jour dans les fièvres intermittentes.
Vin de quinium. Il se préparé avec 25 centigrammes d’extrait, 50 grammes d’alcool et un litre de vin blanc généreux. On le donne à la dose de 100 grammes par jour.
QLlNQEllVA. Écorces de la famille des rubiacées, comprenant le quinquina gris, le quinquina blanc, le quinquina jaune ou calisaya, ou royal, qui est le plus estimé des quinquinas par sa quantité de quinine, et le quinquina rouge. On les emploie à titre de toniqueS, d’astringent [±] et de fébrifuge I-f +l. Elles se donnent en poudre, principalement celle du quinquina jaune calisaya , à haute dose (8 à 10 gr. par jour dans du miel, si l’on veut arrêter la fièvre) E, et à petite dose (20 ou 60 centigr. si l’on veut agir comme tonique) S ; en extrait mou, 1 à 4 grammes; en sirop, 30 à 100 gr. chez les enfants E; en teinture, 1 à grammes; &a décoction, 20 grammes par litre ; en ym, 30 à 80 grammes, à jeun ou avant le repas.
Poudre de quinquina gris .... 64 grammes
Vin de Madère ou de Malaga . . un litre.
Laissez macérer pendant huit jours et filtrez.
Poudre de quinquina . 60 grammes.
Alcool . 120 id.
Vin rouge . un litre.
Laissez macérer pendant huit jours et filtrez.
QEIATANE. Fièvre intermittente revenant tous les jours. V. Fièvre intermittente.
QEINITEFEEILLE. Nom vulgaire de la potentille rampante, dont la racine est quelquefois employée comme astringent.
QEOTlDlENtNlE. Fièvre dont les retours ont lieu tous les jours. V. Fièvre intermittente.
RAcnE ou RASCH. Éruptions scarlatiniformes qui se produisent dans le cours des madies aiguës.
RACHIALGIE. Les douleurs qui ont pour siège la région de la colonne vertébrale constituent la rachialgie, et elles ont pour origine la courbature des maladies aiguës et des fièvres, le rhumatisme, les maladies de la moelle et les altérations osseuses du rachis. V. MaldePott, Courbature, Variole, etc.
RACHIS (Déviation du). Outre les déviations du rachis consécutives au rachitisme, à des fractures de la colonne vertébrale et à des caries de la colonne vertébrale et maux de Pott ; il y a des déviations du rachis liées à des lésions musculaires et ligamenteuses, sans altérations des os. Ces états sont accidentels ou originels.
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On désigne sous le nom de cyphose la déviation de la colonne vertébrale en avant, c’est-à-dire la courbure avec convexité en arrière; lordose est l’incurvation en arrière, la scoliose est la déviation latérale. Le premier terme de la cyphose est la courbure de la vieillesse. La lordose est bien représentée par l’ensellure de la coxalgie, la scoliose est une déviation sur le côté avec un certain degré de rotation de la colonne vertébrale sur son axe.
Les signes de cyphose et de lordose sont dans le mot ([ui définit ces affections, du reste très-rares. Elles se succèdent quelquefois l’une à l’autre à titre de courbure de compensation.
Dans la scoliose qui est la plus fréquente de toutes les déviations, la colonne vertébrale affecte une disposition en S, et il y a toujours en même temps un certain degré de cyphose. L’omoplate est déviée, devient saillante, et c’est le premier signe de la scoliose. Le bassin ne subit pas de modifications importantes, seulement l’angle sacro-vertébral est plus sailllant; la poitrine est aplatie latéralement. Les apophyses épineuses déjelées, la saillie de la masse des muscles sacro-lombaires d’un côté, sont le caractère de la scoliose complète.
La cyphose peu . prononcée ne cause pas de gêne. Quand elle est prononcée les malades doivent marcher avec un bâton. La lordose favorise les congestions pulmonaires. Chez les femmes, elle cause nue saillie de l’angle sacrovertébral et une antéversion de l’utérus, et l’accouchement est gêné dans ce cas.
*,j.* Dans la scoliose l’incurvation peut être telle que les' côtes touchent les iliaques. Dans cette déviation en S il y a toujours une courbure qui s’exagère, c’est la courbure inférieure qui est une courbure de compensation; malgré cela les fonctions respiratoires et pulmonaires ne sont pas gênées, l’accouchement n’est pas rendu difficile.
On ne confondra pas la cyphose avec la déformation du mal de Pott, parce que dans celte dernière maladie l’incurvation est angulaire, et parce qu’il y a des douleurs et souvent des abcès par congestion.
La lordose ne peut être confondue avec aucune lésion, pas même la courbure vertébrale dans les maladies de la hanche, parce que l’ensellure de la coxalgie disparaît pendant la flexion de la cuisse et que cela n’existe pas dans la lordose qui est une courbure permanente.
La scoliose ne peut être confondue qu'avec une scoliose simulée, mais en dehors de l’application du chloroforme qui juge toutes les déformations simulées, on se rappellera que dans la scoliose simulée il n’y a qu’une seule courbure (J. Guérin), puis il y a claudication apparente dans la scoliose vraie.
U y a une scoliose par simple flexion laté-
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raie qui est due à une laxité des jointures et n’est le plus souvent que le fait d’une attitude vicieuse, et elle est susceptible de guérir par l’attention soutenue des malades et l’exercice.
*,j,* Les déviations du rachis sont sous la dépendance de lésions musculaires, d’un défaut d’équilibre entre la puissance antagoniste des muscles des gouttières vertébrales soit sous l’infliience d’une altération des nerfs, soit sous l’influence de l’atrophie des muscles, le poids de la tête volumineuse, la faiblesse du corps, les habitudes vicieuses (Hardy), le développement rapide du système osseux plus prompt que celui des muscles (Marsoo), senties causes occasionnelles des déviations du rachis.
Les contractures des muscles (Morgagnij Méry, J. Guérin), l’arrêtdedéveloppementd’une moitié des vertèbres (Sabatier), le gonflement des cartilages intervertébraux (Delpech), sont des causes anatomiques ët physiologiques qui peuvent avoir causé la déviation du rachis, mais qu’on ne saurait admettre que dans un très-petit nombre de cas.
Thérapeutique. — 11 est rare que l’on puisse redresser une lordose oü uuç cyphose. La scoliose par rotation avec double courbure est dans le même cas.
Pour la cyphose, le traitement par la position horizontale est ce qu’il y a de plus efficace ; mais c’est un moyen pénible à imposer aux enfants. Il vaut peut-être mieux, au point de vue de leur développement, avoir recours à des moyens moins efficaces ; ainsi on les fera travailler à une table élevée, ou on les fera marcher avec des béquilles hautes. Faire porter un poids de un demi-kilogramme sur la tête pour forcer les malades à se redresser (Andry, 17il) est un moyen d’une efficacité plus que douteuse.
La lordose exige le décubitus sur le ventre et les appareils compressifs mécaniques ; mais comme cette courbure est en général peu prononcée, il vaut mieux l’abandonner à elle-même et prévenir toutes les causes de congestion pulmonaire.
Contre la scoliose, on emploiera le décubitus dorsal sur des coussins de crin piqués ou de fougère. Le malade s’y reposera fréquemment pendant le jour, il fera usage de béquilles hautes lorsqu’il marchera. On appliquera un corset élastique ou mécanique, eu laissant le malade se lever. V., Corsets.
On se servira de la ceinture à pression perpendiculaire de Levacher. La ceinture de Hossard, modifiée par Delpech et Tavernier, est, à cet égard, la meilleure machine. V. Corsets.
S’il est démontré que la déviation du rachis est due à une faiblesse des muscles d’un côté, on appliquera la mécanique à courroies élastiques ou à muscles artificiels de Duchenne de Boulogne.
Contre les déviations peu marquées et surtout contre la scoliose par flexion, on emploiera le corset oi-thopédique de L. Corvisart. Le même appareil est d’un bon usage pour la cyphose aussi bien que pour la scoliose. V. fig. 128.
En même temps que l’on traite les malades par ces appareils, on peut avoir recours pendant plusieurs séances dans la jom-née aux lits extensifs, au lit à extension sigmoïde de J. Guérin, qui a la même
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action que l’appareil orthopédique^ et à des appareils de compression sur le modèle des corsets et que l’on serre progressivement. Ou fera bien attention que
la pression 'des appareils ne cause pas de gangrènes. Sur les points rouges, ou placera une petite cuirasse de bandelettes de diachylon là où portent les courroies.
Si les muscles rachidiens sont paralysés d’un côté, si le massage est à peu près impuissant à les faire agir, on am-a recours à l’électrisation localisée répétée tous les jours, afin de rétablir l’équilibre d’action des muscles antagonistes. La myotomie des muscles rachidiens du côté de la courbure (J. Guérin) est une opération à peu près inutile , parce qu’on ne peut couper tous les muscles, et que d’autre part la section des muscles ne peut amener la guérison que dans les cas où il y a rétraction des muscles, et ces cas sont on ne peut plus rares.
On donnera aux enfants une bonne nourriture ; ils vivront à la campagne, on au moins dans un endroit aéré ; on leur administrera des toniques, comme le vin de quinquina et des tisanes amères.
Si l’on parvient à Ærrêter l’accroissement de la déformation, ou ne cessera pas le traitement et l’on fera porter pendant longtemps aux malades un corset à fortes tiges qni puisse bietî maintenir le thorax.
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RACHIS (Révulsion thérapeutique sur le). Quelques médecins ont utilisé le rachis pour agir sur lui au moyen de divers agents thérapeutiques de révulsion. On emploie dans ce but : =
Les ventouses sèches, en grand nombre dans les maladies nerveuses et dans la paralysie (Baraduc).
Les cautérisations pointillées au fer rouge ou à l’acide nitrique dans la myélite et la chorée.
Les applications d'eau froide du docteur Chapman.
Cette méthode, destinée à agir par l’intermédiaire du système nerveux, consiste dans l’application du froid et de la chaleur le long de là colonne vertébrale. Elle est basée sur un ensemble de faits physiologiques établi par les expériences de Claude Bernard, Brown-Séquard et Waller; savoir : que les artères, dans tous les points du corps, sont soumises à l’influencé excitatrice de ce nombreux assemblage de petits centres nerveux désigné sous le nom de grand sympathique; que les petits faisceaux musculaires entourant chaque artère et formant sa tunique musculeuse se contractent lorsqu’ils sont excités par les nerfs que leur envoient les ganglions sympathiques; qu’ils se dilatent dans une mesure proportionnelle au degré d’affaiblissement du stimulus ou à sa cessation ; que tes parties alimentées par ces nerfs reçoivent moins de sang, jouissent d’une vitalité moindre-, produisent moi ns de chaleur lorsque les artères se contractent et que le contraire est observé lorsqu’elles se dilatent. Considérant le grand nombre de maladies que l’on sait aujourd’hui consister en un excès ou un défaut de sang dans la partie affectée, Chapman a pensé que si l’on avait le moyen de diminuer ou d’accroître le stimulus transmis aux artères par leS ganglions sympathiques, on pourrait exercer sur tes maladies une action beaucoup plus énergique que celle qu’on a pu produire jusqu’à préseiiL
Partant de ces données, le docteur Chapman s’est livré à des tentatives pour arriver à ce but, et il croit avoir trouvé un moyen d'influencer très-efficacement, non-seulement le grand sympathique, mais aussi la moelle épinière. Ce moyen n’est autre que le froid et la chaleur appliqués le long de la région spinale au moyen d’un sac de caoutchouc très-ingénieusement construit, et renfermant de la glace ou de l’eau à divers degrés de température. La chaleur augmente l’affluence du sang dans les centres nerveux et détermine ainsi la contraction des artères qu’ils animent eu exaltant leurs fonctions, tandis que le froid, en dominant l’afflux du sang dans ces centres, amène la dilatation des artères qu’ils tiennent sons leur dépendance. En outre, la moelle épinière ainsi influencée a; de la même façon, ses pouvoirs moteurs et Sensitifs exaltés ou déprimés.
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Le docteur Chapman a constaté en outre que, lorsque par des moyens naturels ou artificiels les centres nerveux sont remplis d’un excès de sang, la peau sécrète de la sueur et les muqueuses du mucus en quantité très-grande, que dans le cas contraire il y a diminution de ces sécrétions. Ce fait peut éclaircir la nature intime de plusieurs maladies dont la cause prochaine était restée inconnue. Arrivant alors aux conséquences thérapeutiques deses découvertes, il a montré que la distinction entre ce qu’on appelle ordinairement les maladies du système nerveux, et les autres affections, devrait être abandonnée, car les maladies du poumon et des viscères des cavités pelvienne et abdominale ne sont, comme il croit l’avoir prouvé, que des désordres des centres nerveux, désordres consistant en un excès ou un défaut d’afflux du sang. Il pense enfin que ces maladies, de même que l’épilepsie, la paralysie, peuvent être traitées avec le plus de succès en modifiant la température de parties déterminées de la région spinale, et il assure avoir obtenu la guérison de nombreuses maladies par cette méthode.
11 traite les congestions et les inflammations des diverses parties du corps en appliquant la chaleur à des parties du rachis déterminées, ef eu rapport avec le siège de ces désordres ; il combat l’anémie et la nutrition insuffisante de ces même parties (ainsi, par exemple, une distribution trop faible du sang au cerveau), par l’application du froid faite de la même nianière. C’est aussi d’après les mêmes principes géné- | raux qu’il traite les fièvres de toute sorte, y compris le choléra, qu’il regarde comme une fièvre dans laquelle le stade du froid est extrêmement prolongé, c’est-à-dire par l’application du froid dans le premier stade et par celle de la chaleur dans le second. Il dit que la glace amènera la résolution des spasmes des vaisseaux sanguins, spasmesquicausentlerefroidissement, et il prétend que la fièvre algide, fréquente sur les bords de la Méditerranée, pourra probableêtre guérie au moyen de la glace. La période de chaleur des fièvres cède, dit-il, d’une manière remarquable à l’application de la chaleur ; les artères cérébrales se contractent après l’énorme dilatation que leur fait éprouver la réaction, le pouls tombe et la fièvre est domptée. Cependant, ajoute-t-il, lorsque la fièvre est due à un poison zymotique, sou traitement ne peut détruire la cause, mais on peut en maîtriser l’action d’une manière efficace et en éviter les dangereux résultats. Cette remarque s’applique aux fièvres exanthémateuses de même qu’à celles de forme t\ phoïde.
Le docteur Chapman traite le groupe entier des affections convulsives par l’application de la glace le long du rachis. Il a aussi guéri, dit-il, plusieurs cas d’épilepsie, obtenu une
IIÂCH
grande amélioration dans un grand nombre de cas. 11 n’y a pas, suivant lui, de cas de laryngite striduleuse (faux croup) qui ne puisse être guéri par ce traitement. Il n’a pas trouvé que les convulsions des enfants y résistassent davantage, et le docteur Wilson, qui a complètement adopté la méthode du docteur Chapman, lui a fait savoir qu’il l’avait trouvée d’une remarquable efficacité dans ces maladies, ainsi que dans le choiera infantwn.
Le docteur Chapman a cité deux cas d’apoplexie par la chaleur et le froid appliqués isolément ou simultanément, selon les symptômes, sur des régions déterminées du rachis.
Le docteur Chapman a observé que cette forme de paralysie, qui est accompagnée de la contraction des muscles affectés, a été généralement améliorée par l’emploi delà glace. Il a obtenu le retour des muscles à leur état naturel, même dans un cas très défavorable de paralysie- progressive, et il prétend que si la paralysie infantile était traitée par la glace dès qu’elle se produit, elle serait presque toujours guérie. Il rapporte un cas remarquable de cécité, due à une amaurose cérébrale qui a été traitée avec succès, les artères de la rétine qui se trouvaient dans un état de contraction spasmodique ayant été dilatées, la circulation a été rétablie et îa vue rendue par l’emploi de la glace. Il mentionne aussi un cas d’amaurose intermittente due à la I congestion des vaisseaux sanguins de la rétine, lequel a été guéri au moyen de la chaleur, et il pense que désormais il sera possible de rétablir la vue dans plusieurs cas regardés jusqu’à présent comme incurables, et dans lesquels la cécité est due à des désordres dans la circulation de la rétine. Ayant maintes fois vérifié l’efficacité de son moyen d’accroître ou de diminuer la circulation cérébrale, il est convaincu qu’il sera maintenant possible d’agir avec beaucoup plus de puissance que par le passé dans les' affections cérébrales, y compris les diverses formes de la folie.
Dans l’ordre des affections de poitrine, il dit avoir trouvé la pleurésie extrêmement facile à maîtriser par l’application de la chaleur entre les épaules. Si l’on traite par le môme moyen la bronchite à sa première période, on arrête promptement sa marche, et l’abondante sécrétion de mucus qui se produit dans la seconde période est arrêtée par l’api^ication du froid.
L’hémorrhagie pulmonaire et le crachement de sang peuvent être, d’après lui, très-promptement et très-efficacement arrêtés au moyen de la chaleur; ses observations à cet égard ont été confirmées par le professeur Bencke de Marburg qui rapporte, dans Archiv fiir tvissensekaftiiehe Htilkunde, qu’eu adoptant la méthode du docteur Chapman, il a très-promptement enrayé une hémorrhagie pulmonaire
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dans un cas fort ancien , où tous les remèdes habituellement employés étaient demeurés impuissants.
Quant aux affections de l’estomac, au mal de mer, et aux vomissements de la grossesse, ils seraient curables, d’après ce médecin, à l’aide de la glace , et toutes les formes de vomissements symptomatiques pourraient être maîtrisées par ce même moyeu. M. Chapman signale enfin parmi les maladies curables ou guéries par cette méthode, les affections des intestins, plusieurs cas de paralysie partielle de la vessie, un cas d’hémorrhagie intestinale datant de plusieurs années et qui avait résisté à tous les traitements, enfin les maladies fonctionnelles des organes de la reproduction, tant chez l’homme que chez la femme.
R4€niTis.^E (Ostéomalacie). Le rachi-
Fig. 488. — A. Conche cartilagineuse normale. — BC. Passage de la eonehe cartilagineuse à la couche chondroïde. — CD. Commencement de la conche chondroïde. (Broca.)
tisme, maladie de l’enfance, et l’ostéomalacie chez l’adulte, ne sont qu’une seule et même maladie modifiée par l’âge des sujets qui en sont affectés.
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Le rachitisme est un ramollissement des os qui arrête leur développement, tandis que l ostéomalacie est le ramollissement des os complètement formés.
La persistance des fontanelles, l’évolution dentaire retardée, la douleur des os longs
Fig. 489. — Tranche de tissu chondroïde. (Broca.)
et l’impossibilité de marcher indiquent l’apparition du rachitisme.
Le gonflement de l’extrémité spongieuse des os longs, avec déformation de leur diaphyse annoncent le second degré du rachitisme ; c’est le moment où l’on dit que les enfants sont noués.
Le rachitisme bien établi déforme tou¬
Fig. 490. — Tranche de tissu spongoide. (Broca.)
jours le squelette et arrête la croissance audessous du degré qu’elle aurait pu atteindre, d’où la production de petits êtres trapus, à jambes courtes et souvent difformes.
Le rachitisme produit un grand nombre de difformités du squelette, mais les plus apparentes sont l’incurvation de la clavicule et des
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os loDgs, le chapelet rachitique des côtes et le gonflement de l’extrémité spongieuse des os longs.
•%* Le rachitisme est quelquefois partiel et borné à la tête, au bassin, à la poitrine et aux membres.
*./ Avec l’altération des os, il y a souvent chez les rachitiques un flux muqueux de l’intestin ou des bronches, qui constitue l’entérite et la bronchite rachitiques.
%* C’est le rachitisme qui produit dans le bassin des petites fdles ces déformations qui le rétrécissent et qui plus tard sont, chez la femme, des obstacles à la parturition.
Il y a un rachitisme essentiel produit par un vice originaire du sang et un rachitisme symptomatique que déterminent le mauvais régime et les maladies chroniques.
On fait des rachitiques h volonté par l’usage d’un régime capable de produire la diarrhée prolongée.
L’absence d’air, d’exercice et de lumière ajoutent beaucoup aux effets de là mauvaise alimentation dans le développement du rachi tisme.
Thérapeutique. — Du lait, du beurre, des bouillies èt des soupes maigres, avec le secours du grand air, du soleil et de l’exercice, suffisent souvent à la guérison du rachitisme.
Les bains de mer, les bains sulfureux, les bains salés et l’huile de morue, 30 à 60 grammes par jour, sont les agents spécifiques du rachitisme.
On peut aussi employer les préparations ferrugineuses, telles que la limaille de fer, 25 à 50 centigrammes [3, le sirop de pyrophosphate de fer, 30 à 50 grammes le sirop d’iodure de fer, le café de glands doux Qj le phosphate de chaux, 2 à 5 grammes par jour [T], les substances aromatiques et amères, contre le rachitisme.
Quand le l’achitisme est près de guérir, et qu’il entraîne une difformité de la colonne vertébrale ou des membres, inférieurs, il faut recourir aux moyens mécaniques de l’orthopédie pour redresser les membres ou pour empêcher les déviations de la taille.
FORUULAIEE DU RACHITISME.
Hydrochlorate d'ammoniaque et de cuivre en solution, 10 à 50 centigrammes. Plusieurs fois par jour.
liains de mer chauds ou froids ; mais, chez les jeunes enfants, il n’y a de possible que les bains de mer chauds, aidés de l’influence de l’air marin.
Bains de sel gris, 1 kilogramme par bain, et le même peut servir plusieurs fois i-t- -n.
Suc de grnteron {Galium aparine) . Une demi-livre par jour.
Infusion de houblon. 10 à 20 grammes par litre d’eau n.
Lupuline. 20 à 30 centigrammes par jour I I. Phosphate de magnésie. 50 centigrammes à 1 gr. uO centigrammes en augmentant Q. (Jeurdan , Phann. unie., U, 5.)
KAIS
Extrait de racine d'Osmonde royale (espèce de fougère). 8 à 16 grammes □ (Aubert).
Décoction de gland torréfié. 4 à 8 grammes pour 100 grammes d’eau [3-
Huile phosphorée. Une à deux gouttes dans une potion.
RACii^iE. Partie des plantes plongée dans la terre et par laquelle s’opère l’absorption des matériaux nécessaires à leur nutrition.
Les racines sont très employées en thérapeupour faire des infusions, des décoctions, des poudres et des extraits qu’on emploie en certains cas particuliers.
ISirop des ciiit| raeiiies apërifives. Il CSt
formé de racines sèches d’ache, de persil, de fenouil, d’asperges et dé petit houx, 1 gramme de chaque pour 30 grammes de sirop simple.
RADESYGE ou SPERALSKED. Nom donné en Norwége à une forme ulcéreuse de Véléphantiasü des Grecs ou lèpre tuberculeuse.
RADIS. Racine alimentaire du raifort cultivé. On a retiré du radis noir (V. Raifort) une fécule abondante semblable à la cassave (Planche).
RAGE. V. Hydrophobie.
RAIFORT S4EAAGE. Plante de la famille des crucifères, dont la racine fraîche est employée comme antigoutteux H, comme antiscro-
Fig. 491. — Raifort.
fnlcux El et comme antiscorbutique B. On en prépare du sirop et du vin très-renommés, qu’on administre à la dose de 30 à 60 grammes par jour.
Le raifort cultivé ou radis noir, espèce voisine, s’emploie également comme antiscorbutique, mais il a moins d’énergie que le raifort sauvage.
RAlsiA’. Le raisin, fruit de la vigne, famille des vinifères, est très-employé en thérapeutique chez les personnes constipées et chez les j hypochondriaques. A la dose de 3 ou U livres
UAPÈ
par jour pendant trois semaines ou un mois, ce fruit est doucement purgatif et améliore sensiblement l’hypochondrie produite par le catarrhe sec de l’intestin, c’est ce qu’on appelle faire une cure de raisin, et pour l’entreprendre dans de bonnes conditions il faut aller en Bourgogne, en Suisse, sur les bords du Rhin et dans les pays vignobles, au moment de la vendange. RAISIN D’OURS. V. BüSSEROLE.
RAUE. Bruit anormal formé par le passage de l’air dans les bronches et les poumons malades (Laennec).
Les râles sont secs ou vibrants et humides ou bulleux.
11 n’y a de râles secs que les râles sonore, sibilant et ronflant, formés de sifflements aigus ou graves, produits dans les grosses bronches enflammées par l’épaississemeut de la muqueuse et la présence de mucosités épaisses en vibration sous l’influence du courant d’air. Ce sont les râles de la bronchite aiguë et chronique.
Les râles humides sont le râle crépitant, le râle sous-crépitant, le craquement, le râle muqueux et le râle caverneux.
A. Râle crépitant. — Crépitation fixe, sèche, à bulles égales se produisant dans une partie du poumon, au début de la pneumonie franche et à sa période de résolution. Alors on le nomme râle crépitant de retour.
B. Râle sous-crépitant. — Crépitation fine, humide, à bulles inégales se produisant dans un ou dans les deux poumons à la fois et caractérisant la pneumoniec atarrhale ou broncho-pneumonie, la bronchite capillaire et la bronchite des petites bronches.
C. Craquement. — Râle formé d’une ou deux bulles humides à la fin de chaque inspiration au même point du poumon, fait soupçonner le débnt de la phthisie.
D. Râle muqueux. — Râle formé de grosses bnlles humides formées dans les grosses bronches, caractérisant la bronchite aiguë et chronique.
E. Râle caverneux. — Bulles volumineuses, humides et nombreuses, éclatant dans l’oreille et annonçant une excavation phlegmoneuse ou tuberculeuse des poumons.
RAROLUISSEVIENT. Diminution de cohé-.
sion des tissus qui se produit sous l’influence de rinflaminaiion (V. Pneümonie et Méningite), sous l’influence de la macération cadavérique (V. Estomac), sous l’influence de la gangrène sénile (V. Cerveau), sous l’influence d’une altération de nutrition (V. Rachitisme et Ostéomalacie).
RANÇON (Seine-Inférieure). Eau ferrugineuse froide.
RAPE. Bruit particulier que fait entendre l’auscultation du cœur, dans les cas de rétrécissement aortique [V. Cœur (Inflammation
Rate 1259
du)], de rétrécissement auriculo-ventriculaire ou de tumeur anévrysmale (Laennec). C’est un bruit comparable à celui que l’on produirait en promenant une râpe ou une scie sur du bois.
RAPHANIE. Maladie convulsive, douloureuse des membres, semblable à l’ergotisme, jadis assez commune en Allemagne, et qu’on attribuait à une altération du pain par une crucifère, le Raphanus raphanistrum, mêlé au blé. C’est une sorte de contracture des extrémités.
RATAFIA. Liqueur alcoolique sucrée faite avec la macération d’iin végétal odorant ou sapide, auquel on ajoute ensuite de l’eau et du sirop simple. Ainsi se préparent les ratafias de safran, d’oranges, de noyaux de cerises, de brou de noix, etc.
RATANHIA. Arbuste rampant, de la famille des polygonées, dont la racine rougeâtre, amère, très -astringente, est très-employée à l’intérieur comme hémostatique Ih- +l et comme antidiarrhéique FF^. Bretonneau l’a conseillé sous forme d’extrait, 2 à 4 grammes pour 1 00 grammes d’eau en lavement contre la fissure à l’anus ES.
A l’intérieur, on l’administre en décoction 10 30 grammes par litre d’eau; en extrait aqueux à la dose de 2 à. 5 grammes, et en sirop, 30 à 60 grammes par jour.
RATE (Hernie de la). V. Poitrine (Plaies de), Abdomen (Plaies de l’) et Hernies diaphragmatiques.
Rate (Hypertrophie de la). L’augmentation et la dureté persistantes de la rate, indépendantes de l’hypérémie chronique, constituent l’hypertrophie de cet organe.
Les contusions de l’hypochondre gauche, le séjour dans les pays marécageux, et surtout la fièvre intermittente, sont les causes de l’hypertrophie splénique.
La rate hypertrophiée, rouge, dure, d’aspect de fruit confit au sucre, atteint souvent le poids de 1 à 1 5 livres.
Une tumeur allongée, mobile de l’hypochondre gauche, facile à saisir sous les fausses côtes et à limiter par la percussion, n’est autre chose qu’une rate hypertrophiée.
\* Des malaises, de la dyspepsie, la perte des forces, la pâleur, la bouffissure, l’œdèrae ou l’ascite, la fièvre intermittente, régulière ou non réglée, la leucémie (V. ce mol), avec tumeur de l’hypochoudre gauche, annoncent une hypertrophie splénique.
L’hypertrophie de la rate dure très-longtemps et finit toujours par faire périr les malades, si un traitement et un régime approprié ne parviennent pas à réduire le volume de l’or gane.
Thérapeutique. — Un régime composé de viandes blanches en petite quantité, de lait, de poisson, de végétaux herbacés, des fruits avec de l’eau vineuse, doit être imposé aux malades.