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de bois (V. Plaies), au-dessus de laquelle ou tord leül.
On a fait la suture enchevillée avec les fils métalliques.
Les fils métalliques d’argent peuvent rester plusieurs jours en place 3 ils ne s’oxydent pas et ne coupent pas les tissus. — Les règles générales des sutures sont applicables aux sutures métalliques. V. Fistules, Bec-be-lièvre et Plaies.
Sutures îles os (Baudens, Malgaigne, Blandin, Flaubert, Bérenger Féraud). V. Fracture DE LA ROTULE, RÉSECTION, CAL DIF¬ FORME, Fracture de la mâchoire inférieure.
sifcoMORE. V. Érable.
SïcosE ou sYCOSis, Dartre pustuleuse développée dans la barbe et compliquée de la présence du tricopliyton qui pénètre dans les follicules pileux. V. Mentagre et Teigne.
Des pustules éparses de la lèvre supérieure et du menton, placées à la base des poils, constituent la mentagre.
Il n’y a pas de mentagre sans chaleur, prurit et tension de la peau. Au bout de quelque temps les pustules de la mentagre se réunissent en groupe et produisent une inflammation du tissu cellulaire sous-cutané, produisant des tubercules conoïdes, rougeâtres, ulcérés, et des végétations couvertes de croûtes qui se détachent avec la plus grande facilité.
Le sycosis est engendré par le développement d’un parasite, le tricophyton, dans les follicules pileux et à la base des poils de la barbe.
Thérapeutique. — L’épilation avec une pince sur les parties malades et des lotions avec une solution de sublimé au centième, sont les meilleurs moyens de guérir la mentagre (Bazin). V. Mentagre et Teigne.
S’fiïSBEÉPeARONJ. L’adhéreiice de la conjonctive oculaire avec la conjonctive palpébrale après une brûlure par la chaux ou un autre caustique, et après une conjonctivite, constitue | le symblépharon.
Dans le symblépharon, un tissu cicatriciel, fongueux ou fibreux, compose une couche plus ou moins dure qui unit les deux parties de la muqueuse oculaire.
Le symblépharon complet est celui où il y a adhérence de toute la paupière au globe oculaire. Le symplépharon incomplet est celui où il y a une simple bride.
Thérapeutique. — Si l’œil est perdu et si l’on opère dans le but de placer un œil artificiel, tous les procédés sont bons excepté l’ablation de l’œil.
On pourra diviser les brides, puis traverser la paupière de dehors en dedans à l’aide d’im fil passant par le bord libre de la paupière, dont on aura coupé auparavant les cils, ensuite avec une aiguille enfilée de l’anse précédente on traverse la base de la paupière, et en tirant on fait renverser en dedans la paupière, de sorte que la conjonctive oculaire en contact avec
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la peau se cicatrise seule (DieCfenbach) 3 on pourrait, au besoin, faire la suture à points passés de la plaie de la conjonctive oculaire.
A. Dans les cas de symblépharon incomplet, si l’œil n’est pas perdu, la section simple de la bride suffit parfois. On favorisera la guérison en interposant entre la paupière et l’œil un mince œil de verre en anneau plat, pour qu’il ne porte pas sur la cornée.
Dans le cas où l’adhérence est plus étendue, on opère en deux temps 3 on sectionne l’adhérence au niveau de l’œil. On fait une suture à points passés de la plaie de la conjonctive oculaire, et on enlève la partie saillante de la bride sur la conjonctive palpébrale, quand la plaie de la conjonctive oculaire est cicatrisée (Wecker).
Quand l’union de la paupière avec le globe de l’œil est près du bord libre de la paupière, on taille sur la paupière un lambeau en V, comprenant l’adhérence de la paupière. On fait la suture de la plaie de la paupière et l’on enlève ensuite le lambeau en coupant son attache sur le globe oculaire (Ammon).
Ou peut encore sectionner la bride cicatricielle à son attache sur l’œil 3 on passe un fil dans la bride, au niveau de la section, puis on fait passer le fil à travers la paupière, de sorte que la bride est renversée et que la face muqueuse de la bride est en contact avec la plaie de l’œil (Laugier). Ce procédé est une imitation du procédé de Dieffenbach.
B. Le symblépharon complet, c’est-à-dire l’adhérence du pli conjonctival dans toute son étendue, doit être ramené à un symblépharon incomplet (Fabrice de Hilden, Arlt, Himly).
L’adhérence est traversée le plus près possible du fond du cul-de-sac conjonctival par un fil de plomb qui creuse un canal. Ce fil de plomb est laissé en place pendant longtemps, et lorsque le canal est formé, c’est-à-dire cicatrisé, et quand l’adhérence a été transformée en une bride, on opère par le procédé d’ Ammon.
En cas de récidive du symblépharon prévenez l’étendue des adhérences par l’interposition de minces lames d’ivoire, et n’opérez que quand vous êtes sûr que la cicatrice est entièrement formée.
L’ankyloblépharon combiné avec le symblépharon contre-indique une opération, à moins que les adhérences des paupières au globe oculaire soient manifestement incomplètes, l’opération dans ce cas devra être faite en deux ou trois fois.
S¥A1PATH1E. La propriété qu’ont les différentes parties d’un être vivant de réagir les unes sur les autres par la sensibilité et par Vimpressibilité ou sensibilité inconsciente (Y. ces mots), constitue la sympathie. C’est le consensus qui relie les organes entre eux.
Le nerf grand sympathique, la moelle épinière et le cerveau sont les instruments par lesquels s’exerce la sympathie.
Tout phénomène sympathique résulte d’un action réflexe dans laquelle l’impression morbide éprouvée par une partie réagit à distance sur les fonctions d’un organe éloigné.
Il y a des sympathies physiologiques indispensables à l’entretien de la vie, des sytnpathies morbifiques susceptibles de produire I des maladies très- graves, et des sympathies
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thérapeutiques que l’on utilise dans un but curatif, lorsqu’on pratique la révulsion.
Il y a sympathie entre deux organes lorsque l’affection de l’un occasionne sensiblement et fréquemment une affection correspondante de l’autre, sans que cette succession puisse être rapportée au hasard, au mécanisme des organes, ni à leur concours d’action, dans une forme générique de fonction ou d’affection du corps vivant 'Barthez).
Les sympathies morbifiques et thérapeutiques ne sont pas constantes, et il faut une modification toute particulière des tissus primitivement affectés pour favoriser leur développement.
Très-nombreux et très-vifs chez les enfants, les phénomènes sympathiques sont moins fréquents chez l’adulte et encore plus rares dans la vieillesse.
Les sympathies sont en rapport avec le tempérament, le sexe, la constitution et l’idiosyncrasie des individus.
La plus fréquente et la plus utile des sympathies est la fièvre qui révèle à l’homme l’état de souffrance de ses organes et, par sa disparition, qui indique le moment de leur guérison.
L’estomac perd le goût des aliments dans la fièvre, il rejette ce qui s’y trouve dans les maladies du cerveau, dans les maladies du rein, dans la grossesse ou dans les maladies de matrice, et ses maladies sont quelquefois l’origine de la folie V. ce mot.
La toux et les spasmes respiratoires sont quelquefois l’effet sympathique de la chlorose, de l’hystérie et des affections vermineuses. V. ENTOZOAIRES, LO-MBRICS, Tænia.
Entre la parotide et le testicule, l’utérus et la mamelle, la muqueuse uréthrale et les surfaces articulaires; les vésicules séminales et le cerveau, il y a des sympathies si intimes que l’affection d’un de ces organes entraîne souvent le trouble fonctionnel de l’autre.
Thérapeutique. — Au point de vue thérapeutique les sympathies ont une très-grande importance, car si le consensus des oi^anes entre eux fait que l’activité des uns agit sur l’activité des autres, il arrive quelquefois qu’en irritant très-fortement la peau ou la muqueuse intestinale, on débarrasse les organes malades avec lesquels il y a sympathie.
La révulsion (V. ce mot), en vertu de laquelle on produit sur un point du corps une forte irritation capable de détourner l’irritation plus faible fixée sur un autre organe, est une action sympathique.
L’influence de l’afr des campagnes et de l’hydrothérapie dont l’action stimulante sur les fonctions est si nécessaire à la guérison de quelques maladies chroniques n’est pas autre chose qu’un effet réflexe entre des organes languissants tout à coup plus actifs et un organe depuis longtemps malade.
Dans certains cas, l’action sympathique nuisible d'une partie sur une autre est telle que, ne pouvant
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mieux faire, on a songé à détruire l’organe qui portait le trouble dans l’économie. Sur ce principe repose la destruction d’un œil malade qui, par sympathie, est en train de perdre l’œil voisin resté normal, ou bien l’amputation du testicule, d’un doigt ou d’une partie affectée à' aura produisant l’épilepsie.
Guérir la constipation qui trouble les fonctions cérébrales; — l’engorgement et l'ulcération utérine qui causent des nausées, des vomissements, la toux nerveuse ou l’aphonie ; — administrer un vermifuge pour faire disparaître une chorée, une amaurose et une paralysie vermineuse ; — dissoudre les calculs du rein ou des voies biliaires qui engendrent la colique néphrétique ou biliaire, sont encore des médications sympathiques.
s’fiHPH’TSE (Relâchement des). V. Grossesse (Accidents de la).
STMPHTSÉOTOiViiE (Sigault, 1773). La symphyséotomie est une opération qui a pour but d’agrandir le détroit supérieur du bassin en ouvrant la symphyse du pubis. C’est pour les cas de rétrécissement du bassin et pour les cas de tumeur de leur excavation qu’elle a été appliquée.
Pour faire la symphyséotomie, la femme est placée sur de bord du lit, les cuisses dans la flexion forcée sur le bassin et dans l’adduction.
On vide la vessie et on laisse la sonde dans l’urèthre; l’opérateur presse sur la peau pour reconnaître la symphyse. . '
Une incision est pratiquée sur le pubis, partant un peu au-dessus du niveau du bord supérieur du pubis et descend jusque sur le clitoris. L’incision faite ainsi sur la ligne médiane met à découvert l’articulation; on incise les ligaments couche par couche et lentement et l’écartement du pubis se produit.
On abandonne ensuite l’accouchement à la nature, à moins qu’il n’y ait des présentations vicieuses et des accidents qui nécessitent le forceps ou la version.
Lorsque l’accouchemeut et la délivrance sont terminés on lie les vaisseaux, on rapproche le pubis avec une ceinture, après avoir réuni la plaie avec des bandelettes de diachylon. V. Grossesse, Rela-
CHEMEST DES SYMPHYSES.
On a proposé d’ouvrir l’articulation sans inciser la peau (Imbert, de Lyon). On peut faire une petite incision au niveau du bord supérieur du pubis, puis pn passe en rasant l’os une aiguille courbe que l’ou fait ressortir au-dessus du clitoris, un fil passé dans l’aiguille courbe permet d’engager la scie à chaîne et de scier le pubis sur le côté de la symphyse. On retire l’instrument et l’on panse avec des cataplasmes après que l’on a laissé l’accouchement se faire. On a proposé la pubiotomie (V. Résections partielles) (Pitois, Galbiati, Stolt/).
La symphyséotomie expose aux accidents du relâchement des symphyses. Il ne donne pas un grand écartement, mais il y a des cas de réussite (on n’a pas compté les cas de raîirt). Ce procédé peut donc être tenté, quoique à priori il soit mauvais; toutefois, lorsque lé rétrécissement du bassin est considérable il est certainement inutile.
SYKcnYSis. Paillettes de cholestérine mobiles dans le corps vitré. ’V. Corps vitré et Rétine (Maladies de la).
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ST^■coPALE (Fièvre). Forme de fièvre mtermiitente, pernicieuse, caractérisée par une perte complète de connaissance régulièrement périodique, venant à vingt-quatre ou quarantehuit heures de distance. C’est la fièvre syncopale. V. Fièvre intermittente.
SïXCOPE. La syncope entraîne avec elle la perte complète ou incomplète de la connaissance, du sentiment et du mouvement.
La syncope complète est toujours accompagnée d’anesthésie.
La syncope dure de quelques minutes à quelques heures.
La syncope est si fréquente chez quelques personnes, qu’elle devient pour elles une sorte d’habitude morbide.
*,5.* La syncope régulièrement intermittente à une courte période est ordinairement le signe d’une fièvre pernicieuse, dite syncopale.
La pâleur, la perte de connaissance, la cessation du pouls, la faiblesse et ta rareté des bruits du cœur, sont les signes certains de la syncope.
La syncope est celte névrose du cœur dans laquelle une diminution de force et de fréquence des battements du cœur produisent l’aflaiblissemeot et la perte de connaissance.
C’est une erreur de dire que la syncope produit la suspension complète des mouvements du cœur, car cette suspension c’est la mort immédiate et irrévocable.
Les émotions morales, certaines odeurs, la perte rapide d’une certaine quantité de sang, l’appauvrissement de ce liquide, certains poisons animaux ou végétaux produisent facilement la syncope.
Couchez horizontalement, la tête trèsbasse et portée en arrière dans un lieu frais et aéré, une personne en état de syncope et vous rappellerez les mouvements de la circulation des sens et de rintell^ence '(Piorry).
SYA’ÉCHIES. Les synéchies sont des adhérences de l’iris aux parties voisines, à la cornée ou à la capsule du cristallin. Lorsque l’iris adhère en avant, on dit qu’il y a synéchie antérieure ; lorsque l’iris adhère en arrière, on dit qu’il y a synéchie postérieure.
Les synéchies sont le résultat de hernies de l’iris ou d’inflammation de l’iris. V. Hernies DE l’iris, IrITIS.
Thérapeutique. — Le traitement des synéchies est constitué par l’usage des coUyi-es mydi-iatiques, par le déplacement pupillaire, le décollement pupillaire et la pupille artificielle. V. Collyres et Iridectomie.
STXOViTE. Inflammation des synoviales.