V. Arthrites chroniques
îi'fPiiiLlDES. Les accidents secondaires de la syphilis qui ont la peau pour siège sont des syphilides. V. Syphilis.
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Les syphilides ont des formes très-différentes représentant les espèces anatomiques connues des maladies de la peau [exanthèmes, vésicules, pustules, squames, bulles, tubercules, etc.), et elles n’en diffèrent que par la nature virulente et par des nuances spéciales de la coloration.
Dans l’immense majorité des cas les premières syphilides sont superficielles [exanthèmes, papules o\x squames), et ce n’est que plus tard qu’apparaissent les syphilides profondes, bulleuses, pustuleuses, tuberculeuses, et ulcéreuses.
Les syphilides ne se montrent jamais avant le troisième mois du chancre infectant (Ricord), mais il arrive parfois qu’elles se manifestent beaucoup plus tard, à des époques qui varient entre dix et trente ans. — Il y a cependant des syphilides précoces qui peuvent apparaître au bout de six semaines (Dubuc).
Si dans quelques cas les syphilides ont une coloration de jambon fumé, un siège spécial au cuir chevelu et sur le front, si elles donnent à la peau du corps un aspect maladif et peuvent être reconnues d’emblée chez quelques malades, elles n’ont rien de pathognomonique et ne peuvent être reconnues que par Fétude attentive de la filiation des accidents (Ricord).
Les syphilides sont des maladies essentiellement chroniques, sans douleur, sans chaleur de la peau, sans tendance à la suppuration, et elles durent de quelques mois à plusieurs années.
Le traitement des accidents syphilitiques primitifs par le mercure favorise beaucoup l’apparition prématurée des accidents secondaires, d’où la nécessité de n’employer qu’un traitement émollient et antiphlogistique contre les chancres infectants.
Slyphilide exanthématique. — 1“ Roséole.
— Un peu de malaise et de courbature préalables, suivis d’une éruption à la base de la poitrine de taches rosées, brunâtres ou cuivrées, qui s’étendent sur l’abdomen, les cuisses et tout le corps, y compris le visage, caractérisent la roséole syphilitique; mais, dans beaucoup de cas, cette roséole peut se montrer sans aucun symptôme général.
La roséole syphilitique dure de trois à quatre septénaires et disparaît par résolution.
On ne confondra pas la roséole avec l’éruption due à l’élimination du copahu, parce que l’éruption copahique apparaît d’abord par de larges plaques au poignet et aux malléoles. — L’urticaire démange et, par cela même, ne peut être confondu avec la roséole. — Les fièvres éruptives sont précédées de phénomènes prodromiques et accompagnées de fièvre, il n’y aurait d’erreur possible à ce sujet, que si les malades atteints de roséole avaient en même
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temps de l’embarras gastrique ; mais dans les cas où il y a incertitude, .il faudrait examiner tous les points où il y a d’ordinaire des accidents primitifs, chancres ou plaques muqueuses, et s’il y avait , des maux de gorge, des croûtes dans les cheveux, tout indiquerait qu’il s’agit d’une roséole.
Certains individus atteints autrefois de chancres et guéris par le mercure, peuvent encore être atteints de roséole.
2° Érythème papuleux. — Sans aucun phénomène précurseur l’érythème papuleux syphilitique se montre surtout sur les membres sous formes dè plaques larges de 2 à 3 centimètres, d’un rose vif, devenant brunâtre et disparaissant par résolution au bout de quelques jours sans desquamation.
Syphiiides Trésîcnieuses. — \° Eczéma Syphilitique. — L’eczéma syphilitique est rare et se présente sous forme de petites vésicules isolées, ou rassemblées par groupes, et entourées d’un cercle rougeâtre cuivrique.
2“ Herpès syphilitique. — L’herpès syphitique a les apparences de l’herpès circinné simple, sauf la teinte brunâtre et grisâtre qui entoure chaque anneau de vésicules.
3“ Varicelle syphilitique. — Quelques malaises précurseurs avec un peu d’angine, suivis d’une éruption de taches rougeâtres, au sommet desquelles il se forme lentement une vésicule transparente, entourée d’une zone brune et se desséchant avec la môme lenteur, caractérisent la varicelle syphilitique.
jphilide ballense. — 1 ° Pemphigus. — Chez les nouveau-nés atteints de syphilis héréditaire, et chez quelques malades atteints de syphilis constitutionnelle, il se fait souvent à la paume des mains, sur les pieds et à la surface du corps, une éruption de bulles transparentes, entourées d’une zone brunâtre, qui se dessèchent et laissent après elles une coloration brune de la* peau. C’est le pemphigus. V. ce mot.
2“ Rupia syphilitique. larges bulles
arrondies, remplies d’un üquide noirâtre, qui se dessèchent en formant une croûte brune, rugueuse, plus épaisse au centre qu’à la circonférence, entourées d’un cercle violacé et reposant sur un ulcère qui s’élargit en dépassant l’étendue de la bulle primitive, caractérisent le rupia.
Le rupia dure très-longtemps, mais quand il doit guérir, les croûtes se sèchent, l’auréole pâlit et une exfoliatiou lamelleuse termine le mal.
On distingue le rupia syphilitique du rupia simple à l’auréole cuivrée qui entoure les croûtes et l’ulcère, et surtout à ce que le malade présente d^autres lésions syphilitiques, car le rupia syphilitique fôt un accident tardif de ‘ la syphiüs.
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Le rupia existe sur les muqueuses et dans la gorge seulement, il s’y montre sous la forme d’ulcères à bords durs. V. Langue, Tumeurs
SYPHtLITIQUES.
ISypIlilidc pustuleuse. La sypllilidc pustuleuse est polymorphe. H y a une syphilide pustuleuse acnéiforme (V. Acné syphilitique), une syphilide pustuleuse miliaire (Bazin) qui ; est de l’impétigo. V. ce mot.
1° Acné. — Des pustules petites, saillantes, d'un rouge jambon fumé, à base dure, puni- j lentes au sommet, se desséchant assez rapide- î ment, et laissant après elles un petit grain d’in- 1 duration caractérisent l’acné syphilitique, ■
L’acné syphilitique occupe tout le corps, j mais de préférence le cuir chevelu, le visage et les membres inférieurs,
L’iritis existe souvent en même temps que l’acné syphilitique (Legendre) .
2“ Impétigo syphilitique. — Des pustules assez volumineuses, discrètes, isolées, sans induration à la base, donnant lieu à une croûte brunâtre, molle, sur une ulcération superficielle, constituent V impétigo syphilitique isolé. Quand les pustules se rassemblent et se réunissent eu croûtes larges, molles, brunâtres, sous lesquelles se fait un suintement plus ou nioins considérable, il en résulte de Vimpétigo confluent appelé quelquefois syphilide pustulo-crustacée.
3° Eethyma syphilitique. — Des pustules isolées ou réunies, plus larges que celles de l’impétigo, atteignant un centimètre et demi de diamètre, renfermant un liquide louche, et donnant lieu à une croûte molle brunâtre, inégale, recouvrant une ulcération superficielle, constituent l’ecthyma syphilitique.
Il est des sujets chez qui l’ecthyma prend le caractère d’un chancre mou.
V eethyma superficiel constitué par des taches d’un rouge sombre, sur lesquelles se développent des pustules enflammées, quelquefois ombiliquées au sommet et auxquelles succèdent des croûtes et une cicatrice violacée, longue à disparaître, forme la syphilide pustuleuse phlyzaciée (Bazin).
l' eethyma profond, ou syphilide pustule-, crustacée, constitue la syphilide pustuleuse tardive ; des vésicules isolées ou une grosse vésicule se forment, se crèvent et fournissent une sérosité qui forme des croûtes imbriquées ou granuleuses, puis un ulcère existe au-dessous de la croûte formée. Beaucoup d’ulcères des jambes naissent de cet eethyma.
On se rappellera que la syphilide pustuleuse ne cause point d’inflammation locale et que les cuisons et démangeaisons manquent. Voyez, pour le diagnostic des maladies qu’on peut confondre avec la syphilis pustuleuse. Acné, Impétigo, Ecthyma, Gale, Mentagre.
L’ecthyma syphilitique est long à guérir
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et il donne quelquefois lieu à une ulcération qui ne guérit qu’en laissant une tache cuivrée indélébile et caractéristique sur la peau.
C’est sur les membres et de préférence sur les jambes que s’observe l’eclhyma syphilitique.
Syphslîde tnbereaiense. — 1° Syphllldes tuberculeuses en g^^oupe. — Des tubercules aplatis de la peau, larges comme un pois, recouverts d’une squame sèche et grisâtre, disposés en cercle les uns à côté des autres, offrant une teinte violacée, brunâtre et ne suintant pas, caractérisent les syphilides tuberculeuses.
Les syphilides tuberculeuses en groupe disparaissent par résolution lente ou après être restées longtemps stationnaires, il arrive quelquefois qu’elles s’enflamment et deviennent graduellement le siège d’une ulcération profonde.
2° Syphilides tuberculeuses disséminées. — Des tubercules plus ou moins saillants de la peau, à base large et dure, offrant une couleur cuivrique, non recouverts de squames et disséminés sur les membres ou sur le visage, constituent les syphilides tuberculeuses disséminées.
3° Syphilides tuberculeuses perforantes. — Des tubercules arrondis de la peau, peu nombreux, pénétrant profondément dans le derme, offrant une couleur jaunâtre, suivis d’une ulcération qui détruit profondément les tissus, constituent les syphilides tuberculeuses perforantes.
Ces syphilides se montrent sur toutes les parties du corps, mais de préférence sur le visage, sur le nez, sur les lèvres et sur le pavillon de l’oreille qu’elles détruisent en partie ou en totalité. V. Lupus.
4® Syphüide tuberculeuse serpigineuse. — Des tubercules rouges, durs, arrondis, indolents, du volume d’un pois ou d’une noisette, sans squames, et devenant au bout de quelque temps le siège d’une ulcération, recouverte d’une épaise couche noire, et qui s’étend surtout en largeur, caractérisent la s y philide serpigineuse.
Autour de l’ulcération de la syphilide serpigineuse se forment de nouveaux tubercules qui suivent la même marche que les premiers, de sorte que l’ulcération se guérissant d’un côté s’étend plus ou moins de l’autre.
y* La syphilide serpigineuse peut occuper successivement tous les points de la peau, h l’exception de la paume des mains, et recouvrir ainsi une surface considérable.
y* Quand la sypliilide serpigineuse occupe le visage, elle le détruit en totalité, et on la désigne sous les noms de lupus syphilitique, ù.edartï'e rongeante syphilitique de la face, àlesthiomène syphilitique, etc.
y* La syphilide serpigineuse est la plus grave des syphilides par sa ténacité, par les ravages
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qu’elle fait à la peau, et par les cicatrices ou les difformités qu’elle entraîne.
y* La syphilide rongeante affecte la marche des cancroïdes; elle récidive sur place, elle constitue un accident tardif de la vérole et est un accident de transition entre les accidents secondaires et les accidents tertiaires (Ricord).
On ne confondra pas les syphilides tuberculeuses avec les scrofulides de la peau. Le lupus est une maladie de l’enfance et de la jeunesse, tandis que les syphilides supposent déjà l’adolescence passée. Lorsqu’une scrofulide existe chez un adulte, on retrouve presque toujours dans ses antécédents des accidents scrofuleux, tels que des maux d’yeux, des gourmes ou de l’impétigo.
y* La lèpre exotique est presque toujours caractérisée par une extension as.sez rapide, des ulcérations, des tubercules et ^es vésicules. Les syphilides tuberculeuses sont plus généralement limitées. V. Lèpre.
y* Les cancers ne seront pas confondus avec les tubercules syphilitiques ulcérés, car ils s’accompagnent d’engorgements ganglionnaires, les liquides qu’ils versent ont une odeur fétide, puis à mesure que les cancers se développent les croûtes disparaissent et la cachexie cancéreuse se montre,
y* Les tubercules et les ulcères du farciii chronique seront reconnus en ayant égard aux habitudes des malades, à leurs rapports avec les chevaux, puis à l’insuffisance du traitement antisyphililique. V, Farcin.
Le chancre phagédéuique n’ayant été précédé ' d’aucune manifestation syphilitique ne peut être pris pour une syphilide tuberculeuse ulcérée, car il ne se recouvre pas de croûte. Voyez encore pour le diagnostic Esthio- MÈNE, Lupus, Gakcroïde, Chancre.
y* Les syphilides rongeantes et les syphilides tuberculeuses laissent après elles des cicatrices indélébiles, qui ont un caractère spécial d’être adhérentes aux parties sous-jacentes. Les cicatrices des syphilides tuberculeuses rongeantes en particulier, sont dans ce cas.
Syphilide tnbercalease plate ^ OU Plaques muqueuses, OU Pustules plates. — Des élevures du derme, arrondies, plus ou moins saillantes, recouvertes d’une pellicule d’apparence muqueuse, quelquefois ulcérées, se développant surtout au niveau des ouvertures naturelles, constituent les syphilides tuberculeuses plates ou syphilides muqueuses. V. Plaques muqueuses,
y* Les plaques muqueuses sont quelquefois la conséquence d’un chancre transformé sur place (Ricord), mais chez d’autres malades et surtout chez les nouveau-nés atteints de syphilis héréditaire, les syphilides muqueuses sont de véritables accidents secondaires.
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La valve, l’anus, le périnée, les fesses, les amygdales, le nez, la langue, les oreilles, etc. , sont par ordre de fréquence le siège des syphilides tuberculeuses plates.
Les syphilides tuberculeuses plates sont discrètes ou confluentes, molles, larges de 5 à 10 millimètres, d’un rose pâle, recouvertes d’un pellicule blanchâtre, d’apparence muqueuse, peu saillants, à bords saillants ou aplatis, confondus avec la peau, suintant un liquide infect, plus ou moins abondant
Les syphilides tuberculeuses plates sont souvent symétriques et placées de chaque côté vis-à-vis les unes des autres.
Les plaques muqueuses existent souvent en même temps qu’une syphilide papuleuse : ce sont les papules des orifices naturels.
On voit de temps à autre les syphilides tuberculeuses plates former des ulcérations douloureuses, irrégulières, à fond diphthéritique et à bords durs, donnant lieu à une suppuration sanieuse plus ou moins fétide.
Les syphilides tuberculeuses plates donnent quelquefois lieu à des végétations charnues assez considérables, formant autour de l’anus ce qu’on appelle des condylomes et des rhagades.
Syphilides squameuses. — 1.“ PsorittSlS syphilitique. — Des taches isolées ou réunies de la peau, offrant une couleur cuivrée, et recouverte de squames épidermiques tombant avec facilité et n’étant jamais suivies de suppuration, constituent le psoriasis syphilitique.
Le psoriasis syphilitique existe sur tout le corps, sur le visage et dans le cuir “chevelu.
2“ Syphilide squameuse cornée. — Des élevüres ou des plaques cuivrées, arrondies ou irrégulières, couvertes de squames dures, résistantes, avec des fissures, quelquefois trèsdouloureuses, forment la syphilide squameuse cornée; mais chez quelques malades, le mal est seulement constitué par de petites plaques entourées d’une auréole couleur de jambon fumé, au centre desquelles se trouve un point blanc, dur, corné, qu’on peut quelquefois enlever avec l’ongle et qui pénètre un peu dans la peau.
La syphilide cornée occupe spécialement la paume de la main et la plante des pieds;
' Syphilide papaiense. — Lichen syphilitique. — De petites papules plus ou moins larges, occupant de préférence le visage et le cou, offrant quelquefois une teinte rouge cuivrée et des squames à leur sommet^ persistant pendant plusieurs semaines, constituent le lichen syphilitique.
La syphilide papuleuse est un terme plus avancé de la roséole avec plaques élevées. Elle se montre sous des formes variées, suivant son siège. Sur le curps elle a les apparences de grosses papules, d’une coloration rouge vio-
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lacée [syphilide papuleuse, lentieulaire), sur les parties découvertes ou au voisinage des articulations; elle ressemble à du lichen [lichen syphilitique, syphilide miliaire], sur le front, elle se montre sous la forme de petites élevures violacées [corona Veneris), aux pieds et aux mains ; elle donne la forme de syphilide cornée (Biet) [psoriasis palmaire eX plantaire).
' Cette syphilide n’est accompagnée de fièvre que quand elle occupe une très-grande partie du corps; on ne peut la confondre avec aucune autre affection, parce que la coloration violacée et cuivrée, et l’absence de toute démangeaison sont des signes non équivoques. V. Lichen.
Syphilide maculée. — Taches syphilitiques. — Des taqhes brunes, pigmentaires de la peau, larges de 3 à 4 centimètres, situées sur le sternum, à la partie antérieure du cou et sur les membres inférieurs, caractérisent les macules syphilitiques, et existent d’habitude avec d’autres syphilides.
Il n’y a là qu’un moyen de reconnaître la syphilide maculeuse du pityriasis versicolor: par l’examen microscopique des écailles épidermiques enlevées sur la tache , si celles-ci contiennent le champignon Epidermophy ton ou Microsporon furfur, il s’agit de pityriasis. V. ViTiLiGO, Pityriasis.
Syphilide ulcéreuse. V. ONYXIS, ULCÈRES,
Syphilides tuberculeuses et bulleuses.
Thérapeutique. — Les syphilides n’étant que les manifestations cutanées secondaires de la syphilis, n’exigent pas d’autre traitement que celui des accidents secondaires de cette diathèse. V. Syphilis.
Cependant la forme anatomique des syphilides oblige à recourir selon les cas à une médication spéciale .
Dans les macules syphilitiques et dans les syphilides eczémateuses, pemphigdides, impétigineuses, lichéndides et squameuses, il n’y a pas autre chose à faire que des bains gélatineux ou amylacés, des fumigations de cinnabre et des bains de sublimé réunis au traitement général du mercure ou de l’iodure de mercure. V. Syphilis.
Dans les syphilides tuberculeuses ulcérantes ou serpigineuses, il faut prescrire la tisane de quassia, de gentiane, de gaïae, de salsepareille, etc.
Des pilules de proto-iodure de mercure, deux à quatre par jour et des pilules d’iodure de fer comme adjuvant.
Si les accidents secondaires sont tardifs, on donnera le sirop suivant :
. 500 grammes, aa IG centigrammes.
Induré de potassium.
De une à trois cuillerées par jour dans une tasse de tisane. (Hôp. Saint-Louis.)
Lorsque les syphilides ont duré un certain temps, et que l’on n’obtient plus rien du traitement général, c’est souvent par une médication topique que l’on pai'vient à guérir la maladie de la peau.
Comme moyens locaux ou prescrira tous les jours
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des baias de sublimé à 10 grammes^ ou des fumigations de cinnabre, et lorsqu’il y a ulcération, un pansement avec les bandelettes de sparadrap, d’emplàtre de Vigo cum mercurio (Ricord), ou avec de la charpie imbibée de la solution suivante :
Eau distillée . 200 grammes.
Teiuture d’iode . , 4 id.
lodure de potassium . 1 id.
La dose de teinture d’iode doit être augmentée au bout de quelques jours, de façon que le malade subisse sous l’influence de la médication un sentiment de chaleur prononcé (Ricord , Calvo).
Quand les ulcérations ont pour siège le fond de la gorge, il faut prescrire des gargarismes émollients ou opiacés, des cautérisations avec la teinture d’iode pure ou avec l’acide chlorhydrique. Dans ces cas on peut encore recourir au gargarisme suivant :
Eau distillée . 200 grammes.
Teinture d’iode . 6 id.
lodui’e de potassium . 1 id.
Augmenter la dose de teinture d’iode selon l’effet produit (Ricord , Calvo). V. le Formulaire des