V. Grossesse extra-utérine
TUîiiPiER. Arbre d’Amérique, de la famille des magnoliacées, dont l’écorce se donne comme fébrifuge □ en décoction à la dose de 30 grain, par litre d’eau et en poudre à la dose de 4 à 10 grammes.
TUMEUR. Une tumeur est une collection anormale de matière angmentant le volume d’une partie. — La saillie d’un organe déplacé est encore une tumeur. — Dans une région quelconque, quatre classes de tumeurs peuvent être observées.
a. Les tumeurs formées par des épanchements ;
b. Les tumeurs formées par des exsudats interstitiels de deux espèces ;
c. Les tumeurs formées par des lésions'propres à la région ;
d. Les tumeurs formées par des parasites :
1° Un épanchement de sang à la suite d’une
contusion, un épanchement de sérosité ou d’air dans le tissu cellulaire, dans une cavité séreuse, une accumulation de sang dans une partie dila-
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tée ou dans un kyste accidentel constituent la
première classe.
2“ Parmi les tumeurs formées par des exsudats, il en est de deux ordres :
Celles qui sont formées par un exsudât susceptible de se résorber, de s’éliminer et de s’organiser, et ne se généralisant jamais, telles que les tumeurs produites par un phlegmon, un abcès froid, telles qu’une inQammation parenchymateuse, une hypertrophie d’origine inflammatoire.
Celles qui sont formées par un exsudât qui ne se résorbe jamais, subit une organisation imparfaite, et se généralise tôt ou tard ; telles sont les tumeurs produites par des tubercules et par le cancer.
Il y a cependant un ordre intermédiaire dans lequel la généralisation existe quoique les tumeurs puissent se résorber, s’éliminer et s’organiser. Ce sont les tumeurs gommeuses syphilitiques et scrofuleuses.
Les tumeurs propres à la région tiennent, soit à des lésions d’une glande, comme les tumeurs adénoïdes, les kystes glandulaires, soit à des déplacements d’organes, commeles tumeurs formées par la sortie d’un intestin à travers les parois de l’abdomen, par le déplacement d’une extrémité articulaire ou d’un os brisé, soit à la dilatation d’une cavité naturelle.
Les tumeurs formées par des parasites sont des kystes renfermant, soit des hydatides, soit des inclusions fœtales.
Thérapeutique. — Toutes les fois qu’il y a un épanchement de gaz la résorption en est possible, l’expectation est la règle, mais si la tumeur par son volume gêne les fonctions et les mouvements, on évacuera les gaz par des ponctions.
Les épanchements séreux seront traités par la méthode révulsive pour eu faciliter la résorption.
La compression fait disparaître les épanchements de sang interstitiels. Dans le cas d’épanchement de sang dans une cavité viscérale, là temporisation, les topiques émollients sur la région, les antiphlogistiques, le vésicatoire s’il y a de la douleur, sont les remèdes à employer.
Les tumeurs formées par des exsudais purulents exigent l’évacuation du pus, toutes les tumeurs qui tendent à s’éliminer doivent être traitées de même.
Les tumeurs formées par des exsudais qui ne se résorbent point, mais s’organisent, ne peuvent être traitées que par l’extirpation, mais pour exiger le moyen extrême il faut que la tumeur soit très-volu- j mineuse ou croisse avec rapidité.
Les tumeurs qui sont le fait d’un exsudât qui ne s’organise point, ne s’élimine point et se généralise tôt out ard, doivent toujours être enlevées et le plus tôt possible. Ceci est T avis delà majorité des chirurgiens.
Les tumeurs intermédiaires entre les deux premières tumeurs et la troisième, et qui sont en relation avec la scrofule et la syphilis, doivent être traitées par les médications altérantes qui ont toujours pom’ effet de modifier la constitution, et produisent
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presque toujours la résolution des tumeurs, Cellesci doivent être encore traitées localement par les émollients ou les révulsifs.
Les tumeurs propres aux régions et aux organes, telles que les kystes, les calculs, les hernies, les varices et les anévrysmes réclament des traitements spéciaux. V. ces mots.
Les tumeurs formées par des parasites réclament l’action de topiques susceptibles de tuer le parasite et de faire suppurer le kyste qui les renferme, ou l’a- -blation de la tumeur lorsque celle-ci résiste aux moyens précédents. V. Hydatides et Inclüsioxs
FOETALES.
TUMEUR BLAlWCHE. V. ARTHRITES, SY¬ NOVITES et Ostéite péri-articulaire.
Tumenr érectile. V. ÉRECTILE (TüMEÜr).
Tanaenr squirrheuse enkystée. NOIQ donné par Dupuytren a ce qu’on appelle aujourd’hui des fibromes sous-cutanés. V. Fi- RROMES.
TUNIQUE TAGINALE. Hypertrophie.
V. Hydrocèle et Vagin alite chronique. ‘ TURBITH MINÉRAL. Dcüto-sulfate jaune de mercure avec lequel on fait une pommade à la dose de 2 à 3 grammes pour 30 grammes d’axonge.
TURBITH AÉGÉTAU. Plante de la famille des convolvulacées, dont la racine en décoction, ainsi que la résine qu’on en retire, ont été era* ployées comme purgatif drastique H.
TUSSILAGE. Plante de la famille des synaiithérées, dont les fleurs, les feuilles et la racine
Fig. 577. — Tussilage (pas-il’ène).
sont employées en tisane et en sirop contre la bronchite El.
TUTiiiE. Oxyde de zinc impur recueilli le long des murs, dans les cheminées du fourneau où l’on fait fondre le zinc. Il sert- à préparer les collyres et des pommades résolutives El.
TYMPANiiaUE. Son analogue à celui du tambour, et que donne la percussion des cavités
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remplies de gaz. Il s’observe dans le ventre des sujets atteints de fièvre typhoïde ou d’étranglement interne, et dans la poitrine en cas de pleurésie ou de pneumothorax.
TTMPAXITE OU MÉTÉORISME, ÉBEC- TATIOIXS, FLATEOSITÉS ET TEWTS. Lorsque des gaz se développent dans le ventre, ils occupent toujours l’estomac et les intestins de façon à produire un ballonnement plus ou moins considérable, susceptible de produire le refou- * lement du diaphragme, la gêne de la respiration et dans quelques cas l’asphyxie. C’est ce que l’on appelle la tympanite ou météorisme.
L’hystérie, la fièvre typhoïde, le typhus, les invaginations, la hernie étranglée, la mauvaise alimentation, sont les causes de la tympanite.
La tympanite nerveuse, hypochondriaque ou hystérique, n’a jamais rien de grave et disparaît en quelques heures par suite de l’irruption des gaz hors de la bouche et du rectum ou par résorption de ces gaz.
Des aliments de mauvaise qualité, et particulièrement des légumes crus, peuvent donner lieu à une tympanite promptement mortelle, fait rare chez l’homme et très -commun chez les animaux.
Lorsque dans les fièvres et particulièrement dans la fièvre typhoïde, il existe une forte tympanite, le malade est en danger de mort.
La tympanite des fièvres donne quelquefois lieu à une telle dilatation des intestins que Je diaphragme, le foie et la rate refoulés dans la poitrine jusqu’à la quatrième côte, compriment le poumon, rendent l’hématose incomplète et amènent l’asphyxie.
Une forte tympanite dans les fièvres graves annonce une adynamie prochainement mortelle.
La tension et la dilatation du ventre avec résonnance de la poitrine à la percussion caractérisent la tympanite.
Une forte tympanite accompagnée de fièvre, d’adynamie et de diarrhée annonce une fièvre typhoïde.
La tympanite sans fièvre avec des vomissements bilieux ou stercoraux annonce une invagination, une hernie ou un étranglement intestinal intérieur.
La tympanite de l’estomac ne renferme que les éléments de l’air en proportion spéciale, c’est-à-dire de l’oxygène, de l’hydrogène, de l’acide carbonique et de l’azote, mais dans les intestins les gaz ne contiennent jamais d’oxygène. On n’y trouve que de l’acide carbonique, de l’azote, un peu d’hydrogène et de l’hydrogène sulfuré ou carboné.
Thérapeutique. — Dans la tympanite nerveuse, il faut prescrire : magnésie calcinée^ une cuillerée à
café dans de l’eau [3 — poudre de charbon à la même dose [T]i — bicarbonate de soude, 2 à 4 grammes Q ; — poudre tempérante de Stahl, 1 à 5 gr. par jour. En voici la formule :
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Sulfure de mercure rouge. ... 64 id.
— nitrate de potasse, 1 à 3 grammes par jour, associé à du camphre, 1 gramme 0 1 — ammoniaque, vingt gouttes dans une potion ou cinq gouttes toutes les. deux heures dans de l’eau sucrée I-h -hI ; — infusion à’ unis ordinaire, d!anis étoilé, de coriandre, de poivre, de cannelle, de graine de moutarde blanche 13- — Lavements à l’eau froide ; — frictions excitantes sur le ventre ; — régime animalisé, tonique, peu de légumes et peu de boissons. Vin de Bordeaux, boissons frappées à la glace.
Dans la tympanite des fièvres , on ordonnera : magnésie calcinée, infusions aromatiques, boissons vineuses, camphre, 30 centigrammes toutes les six heures (Tradirii), lavements d’eau de chaux. — En cas d’asphyxie introduire une grosse et longue sonde de caoutchouc dans le rectum jusqu’à la valvule caecale, et frotter le ventre pour favoriser l’expulsion des gaz. Même introduction de la sonde et aspiration des gaz avec la seringue, acupuncture des parois abdominales et de l’intestin (Mérat). La ponction de l’intestin avec le trocart explorateur est bonne à faire en cas d’asphyxie imminente.
Dans la tympanite des étranglements internes ou des hernies, enlever l’étranglement, faire la réduction de l’anse intestinale herniée par le taxis, aidé du sommeil chloroformique, puis au besoin, l’opération de la hernie étranglée.
Tympanite après la herniotomie, cubèbe, 4 grammes, deux et trois fois par jour. (üre.)
Tympanite intestinale.
Poudre de noix de galle . 4 grammes. ‘
Sirop de Fernel . 90 id.
Eau de fenouil ......... 180 id.
A prendre une cuillerée toutes les heures (Godart).
Tjmpanite utériae. V. PHYSOMÉTRIE.
TTPMIQEE. Substance jaunâtre dure, qui existe dans les plaques et les follicules de l’intestin atteint de fièvre typhoïde. Cette matière paraît vers le huitième jour de la fièvre et ne se trouve que vers la fin de l’iléon. — D’après Vogel, elle a tous les caractères de la matière tuberculeuse, et l’on ne peut l’en distinguer. — Elle se compose de matière amorphe, ^épithélium nucléaire de l’intestin altéré, de cellules ovoïdes ou anguleuses à l’état granuleux, semblable à des corpuscules de tubercule, de noyaux libres et de graisse.
TYPHOÏDE. Qui a l’aspect du typhus. C’est la fièvre typhoïde (V. ce mot) ou l’aspect typhoïde qui complique certaines maladies.
TYPHUS. L’encombrement produit toujours au bout d’un certain temps l’apparition d’une fièvre continue, épidémique et contagieuse, qu’on appelle le typhus ou maladie avec stupeur.