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de l’acide sulfurique, soit à l’aide du caustique sulfosafranique (V. Caustiques) , et lorsque la cicatrisation commence à se manifester, on saupoudre la plaie avec de l’alun.
Lorsque l’ulcère de Mozambique a dénudé et carié les os, l’amputation est indiquée.
Ulcères papillaires des vieillards. Loi'Squ’après un léger épaississement, la peau se recouvre de lamelles épidermiques, quand un point limité de ces lamelles forment une croûte qui persiste pendant longtemps, quand une sécrétion séro-purulente s’établit au-dessous de la croûte et la fait tomber, un ulcère rouge, un peu fongueux, apparaît, et cet état est désigné sous le nom d’ulcère papillaire des vieillards.
L’ulcère papillaire a son siège de prédilection à la face. Cette ulcération a été longtemps confondue avec les cancroïdes ; on l’a appelée noli me tangere, mais cette ulcération s’agrandit sans que ses bords s’indurent et c’est là le caractère diagnostique qui la sépare des cancroïdes; il n’y a pas d’engorgements ganglionnaires, ce qui semble indiquer que l’ulcère papillaire n’a pas des rapports intimes avec le cancer, du reste l’ulcère ne récidive pas quand il a été entièrement détruit,
Thérapeutiqm. — Il ne faut pas enlever les ulcères papillaires avec le bistouri ; la cautérisation avec la pâte arsenicale de frère Corne (Manec) est la meilleure pratique (Follin),
itluaire ou reeme des prés. Plante de la famille des rosacées, dont les fleurs infu-
Fig. 578. — Ulmaire.
sées, 15 à 30 grammes par litre d’eau, sont vantées comme diurétiques El et pouvant guérir les hydropisies □.
rPAS (ÜPAS TiEDTÉ}. Poison venimeux formé avec du venin de crotale et du suc de strycbnos, dont l’inoculation, rapidement mor-
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telle, produit des accidents tétaniques promptement suivis de la mort.
iJRAnioPLii.sTiE. V. Voile du palais, Staphylorrhaphie, Voûte palatine.
URÉE. Principe immédiat de l’urine, dont on a vanté les effets dans la néphrite albumineuse chronique, à la dose de 1 à 4 grammes par jour H.
ERÉMIE. Ceque Wilson, AVœhler etFrerichs ont dit de la présence de l’urée dans le sang, c’est-à-dire de Vurémie et des phénomènes cérébraux occasionnés par ce mélange, s’explique également bien par une autre altération du sang anémie) ou par une lésion matérielle de l’encéphale [œdème du cerveau) et l’on n’a pas démontré d’une façon péremptoire la présence d’un excès d’urée dans le sang.
L’urémie est une maladie encore à démontrer, dans laquelle la quantité normale et infinitésimale de l’urée dans le sang augmenterait dans des proportions considérables et donnerait lieu à du coma, de la paralysie, du délire, des hallucinations et de l’éclampsie. Ce serait une nosohémie secondaire en rapport avec l’absence d’élimination de l’urée par les urines dans l’atrophie et la destruction ou l’extirpation des reins, dans la néphrite albumineuse aiguë et chronique.
L’urémie ou ce qu’on appelle ainsi, peutêtre à tort, coexiste presque toujours avec la néphrite albumineuse aiguë ou chronique, ou l’albuminurie de la grossesse sans lésion profonde de la glande rénale, mais il y a toujours en même temps de l’œdème partiel ou général, de l’anasarque et ce qu’on rapporte à l’urémie peut aussi bien s’expliquer par la suffusiou séreuse de l’encéphale et de ses enveloppes.
L’urée à haute dose est un poison, 30 gr. empoisonnent un lapin en déterminant des phénomènes comateux et convulsifs, et c’est ce qui a fait penser que la non-excrétion naturelle de l’urée amenant sa rétention et sa concentration dans le sang, pouvait produire des phénomènes morbides analogues.
Les accidents de l’urémie ont été tour à tour attribués à la perte de l’albumine du sang, à la formation d’acide oxalique, à la présence du carbonate d’ammoniaque dans le sang exhalé parla respiration (Wœhler et Frerichs), enfin à la concentration de l’urée (Wilson), mais il n’y a rien de démontré que les propriétés toxiques de l’urée à haute dose, et sa présence en nature dans le sang n’a pas encore été bien constatée.
IJRÉTIIRALGIE. L’uréthralgie est la névralgie de l’urèthre ; elle existe après la blennorrhagie (Hunter, Vidal, de Cassis).
Elle se fait sentir au col de la vessie, au méat et plus rarement sur le trajet de l’urèthre.
Les uréthralgies existent dans les cas de
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rétrécissement de l’urèthre et dans les cas de calcul vésical.
L’absence de point douloureux dans l’urèthre pendant le cathétérisme avec une bougie à boule indique que la douleur est névralgique et n’est pas due à une uréthrite.
Thérapeutique. — Les vésicatoires au périnée (Hunier), les vésicatoires pansés avec 1 centigramme de chlorhydrate de morphine, sont utiles pour toutes les espèces d’uréthralgie ; les cautérisations de l’urèthre avec le porte-caustique de Lallemand (Belhomme et Martin) ne sont pas innocentes.
Les frictions sur le périné avec une pommade, avec 2 grammes d’extrait d’opium ou h grammes d’extrait de belladone, sont quelquefois utiles dans les uréthralgies consécutives aux blennorrhagies.
- La compression de la verge (Vidal- de Cassis), avec des bandelettes de sparadrap de Vigo, est quelquefois utile pour les uréthralgies consécutives aux blennorrhagie aiguës avec complications.
UBÈTHBE (Hypertrophie de lamuqueüse DE l’). Un cas a été observé où la muqueuse de l’arèthre hypertrophiée formait un bourrelet circulaire autour du méat urinaire. On apercevait au centre d’un bourrelet rouge, l’orifice par lequel s’échappait l’urine. Cette particularité a dû fcdre rejeter l’idée d’un polype.
■ Thérapeutique. — Le bourrelet circulaire a été enlevé avec l’écraseur linéaire après que le chirurgien a passé une érigne à travers la tumeur et lié sa base avec un fil. Une sonde à demeure a été ensuite placée dans la vessie (A. Guérin.)
SJBÈTHBE (Lésions traumatiques de l’).
Des plaies, des contusions et des fausses roules ont été observées sur l’urèthre. Ces lésions entraînent des conséquences graves, une rétention d’urine, et plus tard des rétrécissements qui sont les plus rebelles au traitement, et enfin des fistules urinaires. V. Cathétérisme, Contusion.
I. Urèthre (PLAIES DE l’). Les plaies de l’urèthre produites de dehors en dedans sont dues à des corps extérieurs qui contusionnent ou coupent l’urèthre transversalement ou longitudinalement. Elles donnent lieu à une hémorrhagie quelquefois abondante. Les plaies régulières guérissent sans accidents et sans complications ; l’uréihrite traumatique est rare. L’infiltratioii urineuse n’existe que quand il y a plaie de la région prostatique de l’urèthre.
Thérapeutique. — Ou traitera ces plaies comme les plaies simples. S’il y a hémorrhagie, on environnera la plaie de compresses d’eau glacée. On passera une sonde de gomme dans la vessie. Ce n’est point difficile dans les cas de plaie régulière et petite, et on la laissera à demeure pendant trois jours. S’il y a uu épanchement sanguin, on placera sur la plaie des cataplasmes froids, arrosés d’eau blanche. Si la plaie est irrégulière, on se comportera comme poulies déchirures de l’urèthre.
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il. Urèthre (CONTUSION DE L’). Y. CONTU¬ SION.
III. Urèthre (DÉCHIRURES DE L’). Lcs déchirures de l’urèthre peuvent être profondes, avec intégrité de la peau ou avec plaie contuse du tégument. Les fausses routes sont des plaies contuses produites de dedans en dehors, et elles ont le même effet que les contusions et les déchirures produites par un coup ou une chute (V. CATHÉTÉRISME [ACCIDENTS DU]). Il Se produit quelquefois des déchirures de l’urèthre en arrière des rétrécissements. V. Rétrécissements DE l’urèthre et Infiltration d’urine.
Les plaies contuses de l’urèthre peuvent porter sur la totalité du calibre de l’urèthre qui est alors divisé longitudinalement et quelquefois transversalement. Elles s’accompagnent d’hémorrhagies moins abondantes que dans les plaies régulières par instruments tranchants; 'mais il y a des épanchements sanguins autour de la plaie qui produisent rapidement la rétention d’urine.
L’infiltration urineuse est la conséquence habituelle des déchirures de l’urèthre occupant la portion membraneuse de ce canal.
On reconnaît les déchirures de l’iirèthre, à la sortie de l’urine par la plaie au moment de la miction et lorsqu’il n’y a pas de plaie par l’hémorrhagie par l’urèthre en dehors des moments où le malade urine.
Les fausses routes se reconnaissent à un écoulement sanguin immédiatement après le cathétérisme, à une déviation de la sonde et à une sensation de déchirure lorsqu’on explore l’urèthre. V. Cathétérisme (Accidents du).
Thérapeutique. — Lorsqu’il y a une déchirure de l’urèthre, sans plaie extérieure, on sondera le malade avec une sonde molle, munie d’im mandrin. Les sondes à grande courbure sont bonnes. Si l’on se sent arrêté par une déchirure, on sondera par des procédés variables et avec des sondes de courbures différentes (V. Cathétérisme) ; on sondera avec lenteur et l’on s’arrangera de façon à faire suivre au bec de la sonde la partie de la paroi qui semble être intacte. Pour cela, on tire la sonde en haut ou on la fait presser en bas.
On placera des sangsues au périnée, on donnera des lavements opiacés ou l’on placera le malade dans im grand bain ; on détruira les caillots sanguins qui existent dans l’urèthre à l’aide de la sonde ou en pressant sur le canal d’arrière en avant.
Lorsque le cathétérisme est impossible et lorsqu’il y a une tumeur sanguine au périnée, on incise la tumeur et l’on tente de sonder. Une sonde à demeure peut souvent être placée après cette opération (Reybard). Si la sonde ne peut être placée, on aura recours à rétablissement de la boutonnière, comme lorsqu’il y a plaie extérieure.
Lorsqu’une plaie extérieure existe, et quand il y a écoulement d’m-ine par la plaie, il est encore indiqué de passer une sonde à demeure pendant trois jours, puis, les jours suivants, on fait uriner le ma-
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lade avec la sonde à chaque besoin d’uriner. Si l’on ne peut passer une sonde, on pourra, en faisant uriner le malade, se guider sur le jet de l’urine pour aller à la recherche du bout postérieur de l’urèthre ; puis une bougie étant introduite dans la vessie, une autre est passée dans Turèthre, et l’on se sert de la bougie filiforme introduite par l’urèthre pour ramener dans le canal la bougie dont une partie est engagée dans la vessie; pour cela, on lie ensemble les deux extrémités des bougies qui passent par la plaie (Gosselin). V. ÜRÉTHROTOMIE.
Lorsque l’urine ne passe pas par la plaie, et lorsqu’il y a néanmoins rétrécissement, on peut faire la boutonnière périnéale, inciser au devant de l’anus, comme pour la taille bilatérale, soit en grandissant une plaie, soit en faisant une incision en arrière de la plaie. V. Uréthrotomie externe.
Si l’on est consulté plusieurs jours après que la plaie a eu lieu, si un rétrécissement ne peut être franchi, on peut, après avoir ponctionné la vessie, faire le cathétérisme, d’arrière en avant, avec une sonde métallique ou une sonde de gomme (Sédillot, Voillemier). La sonde arrivée dans la plaie sert à conduire une sonde dans la vessie, et l’on fait plus tard l’uréthrotomie externe. Si le canal est rendu libre, on y passe une sonde et l’on s’en sert pour conduire une sonde à demeure, passant à la fois dans l’urèthre et dans la vessie.
Pour sonder les malades atteints de fausses routes, on se sert d’une sonde droite si la fausse route est sur la partie antérieure, d’une sonde courbe si elle est sur la paroi postérieure. Les bougies tortillées (Leroy d’Etiolles'l sont d’un bon usage s’il y a rétrécissement.
On peut introduire une sonde à olive latérale qui s’engage dans la fausse route, et l’on passe, à côté de cette soude, une bougie fine qui évite ainsi le rétrécissement (Ducamp) ; ou bien on introduit une soude presque droite, à œil latéral ; on 'pousse, et lorsque le bec de la sonde s’est engagé dans la fausse route, on passe dans la sonde une bougie munie d’un fil qui, traversant l’œil de la sonde, évite la fausse route (Mercier) : on retire la sonde, ouverte du bout, qui a servi de conducteur.
En général, une bougie à boule, conduite par une main habile, suffit pour éviter les fausses routes, à moins qu’elles ne soient très-étendues et que la sonde ne soit engagée fort avant dans une fausse route formant un canal anormal. En tirant fortement sur la verge, pendant qu’on introduit les bougies, on évite les petites fausses routes. V. Prostate (Hypertrophie DE la).
URÈTHRE (Rétrécissement de l’). Les rétrécissements de l’urèthre sont dus à une modification de là structure de l’urèthre qui se transforme partiellement en tissu fibreux, soit après une inflammation de l’urèthre, soit après une plaie.
Il y a des rétrécissements qui sont dus à des tumeurs qui compriment le canal ; enfin il y a des rétrécissements occasionnés par des obstructions de l’urèthre.
Le gonflement de l’urèthre pendant une blennorrhagie, le gonflement du col de la vessie pendant une cystite, causent un rétrécissement
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inflammatoire qui passe avec rinflainmation.