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L^térus (HyPERTROPHlE OU ALLONGEMENT HYPERTROPHIQUE DU COL DE L’) (Huguicr).

L’hypertrophie de l’utérus porte spécialement sur le col qui est allongé et dur. Ou reconnaît cet état, par le toucher vaginal : on sent au col une longueur anormale entre son orifice vaginal et les culs-de-sac vaginaux. On constate avec la sonde utérine que la cavité utérine a 9,

10 ou 12 centimètres, tandis que, normalement, la cavité utérine ne mesure que de 7 à 9. Ce signe est univoque et empêche de confondre l’allongement du col avec le renversement et le prolapsus utérin. Les kystes du vagin seront reconnus à ce qu’ils présentent de la fluctuation et à ce que l’une des lèvres du col seule est saillante.

Thérapeutique. — On enlèvera le col de l’utérus hypertrophié (Huguier), et l’écrasement linéaire est le meilleur procédé ; pour cela, on attirera le col et l’on passera une chaîne portée par un écraseur courbe aussi loin que possible ; la section sera faite en dix à vingt minutes. Quatre injections par jour seront faites, avec de l’eau de guimauve ou de l’eau additionnée de deux centièmes d’alun, s’il y a quelque écoulement sanguin.

Utérus (Kystes de l’) (Huguier). I. Kystes muqueux. — Dans l’ utérus il y a des kystes muqueux, qui occupent le col et semhlent dus à une hypertrophie des glandes du col de l’utérus : ils sont uniques ou multiples.

Lorsque les kystes de l’utérus se développent, on ne .les reconnaît que par des signes rationnels ; des douleurs utérines, se propageant aux lombes, 'a l’hypogastre,dans les aines, à la partie supérieure des cuisses. Ces douleurs, comme toutes les douleurs dues aux inflammations utérines, ontpour caractère d’être continues avec des exacerbations par la moindre fatigue, par le coït et par les excès. Il y a quelquefois des hémorrhagies ou des règles abondantes. Le col de l’utérus devient douloureux, il est mou ou dur, suivant qu’il y a ou non une métiite du col. Il y a quelquefois des hémorrhagies au moment où l’on touche les malades.

Lorsque les tumeurs sont volumineuses et sont saillantes dans le col, on les reconnaît 'a une tumeur dure, saillante, quelquefois fluctuante, présentant une coloration rose, si la tumeur est environnée par un tissu utérin sain, blanchâtre ou grisâtre, si la muqueuse seule la recouvre.

Lorsque les kystes ^ont enfermés dans le col, on peut dilater le col (Huguier) avec les dilatateurs mécaniques ou les substances hygrométriques V. Utérus (Dilatation de l’).

Si la sonde utérine est déviée pendant sou passage dans le col, on peut avoir quelques présomptions, mais aucune certitude de la présence de kystes.

Il est aussi fort difficile de diagnostiquer un

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corps fibreux du col d’uii kyste du col, mais on aura égard à la fluctuation évidente quelquefois dans les kystes, tandis que les corps fibreux ont une dureté ligneuse.

Thérapeutique. — Ou incisera le kyste avec uii long bistouri, et l’on cautérisera la cavité du kyste avec un crayon de nitrate d’argent. Si la tumeur est volumineuse , on en excisera une portion avec de longs ciseaux courbes. Des injections seront faites deux fois par jour dans le vagin; les malades observeront le repos absolu; on placera des cataplasmes sur le ventre, et l’on donnera de grands bains aux malades ; on évitera les refroidissements et les excès de coït.

■ II, Kyste séreux. — Les kystes séreux de l’utérus, sont des kystes accidentels provenant peut-être d’un épanchement sanguin ou peutêtre d’une inflammation de l’utérus. Ils se développent sous le péritoine ou dans la paroi utérine, et font saillie, tantôt du côté de la cavité péritonéale, tantôt dans l’utérus (Laugier).

On ne reconnaît pas facilement les kystes de l’utérus. On les a pris pour des kystes de l’ovaire lorsqu’ils étaient développés sous le péritoine, et l’on est d’accord sur ce caractère que la situation du kyste sur la ligne médiane, doit indiquer un kyste de l’utérus, plutôt qu’un kyste de l’ovaire. Lorsque le kyste fait saillie dans l’utérus, on peut le prendre pour un corps fibreux on un polype. Cependant si le kyste se rompait, s’il s’écoulait des mucosités par le col après qu’on aurait constaté, par le moyen de la sonde utérine, une tumeur de l’utérus, si la tumeur reparaissait le diagnostic de kyste muqueux devrait être fait.

Les kystes séreux de l’utérus sortis parle col sont fluctuants, et peuvent être pris pour des kystes muqueux, mais cela n’a pas d’importance, car le traitement est le même.

Thérapeutique. — Si le kyste est enfermé dans l’utérus, il peut à la longue s’ouvrir seul. S’il proémine à travers le col, on le traitera comme le kyste muqueux de l’utérus. 11 y a des kystes de la face postérieure de l’utérus qui ^font saillie dans le vagin et qu’on peut sentir par le toucher rectal. Ces kystes peuvent n’être autre chose qu’un kyste formé aux dépens du péritoine ; on les traitera par les moyens les plus convenables pour les kystes du vagin. Les kystes de l’utérus, très-développés dans l’abdomen, seront traités par les mêmes moyens que les kystes uniloculaires de l’ovaire.

Utérus (Plaies de l’). Les plaies de l’utérus par accident sont rares. Les plaies chirurgicales ne le sont pas autant, ainsi Récamier a traversé l’utérus avec sa curette. Le forceps appliqué par des mains inhabiles, des tentatives de réduction de prolapsus utérin, les tentatives d’avortement avec des sondes, des aiguilles, sont les causes fréquentes de plaies de l’utérus. Des plaies de l’utérus pendant la grossesse ont été

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produites par des balles et par les cornes d’un ruminant.

Les accidents des plaies de l’utérus sont une métrite, une péritonite suraiguë hors l’état de grossesse, et, pendant cet état, l’avortement et la péritonite suraiguë sans hémorrhagies graves. V. Utérus (Rupture de l’).

Thérapeutique. — Pour les plaies de l’utérus vide ou d’un utérus chez une femme avortée à moins de trois mois, les antiphlogistiques énergiques, la saignée, vingt à trente sangsues sur le ventre, seront mis en usage. Si l’utérus a été blessé à travers une plaie de l’abdomen, on réunira la plaie abdominale par suture, et l’on pansera à l’eau froide.

Pendant l’état de grossesse, si le fœtus fait hernie à travers une plaie de l’utérus (Haller) et de l’abdomen, on réduira et l’on réunira la plaie de l’abdomen, sinon on extraira le fœtus. On se comportera comme pour les ruptures de l’utérus, si la femme est en travail et si le col est dilaté.

utérws (Ponction de l’). V. Grossesse

(àCGIDENTS DE LA), DYSTOCIE, ACCOUCHEMENT PRÉMATURÉ ARTIFICIEL.

Utérus (Renversement de l’). Le renverversement de l’utérus se montre dans l’état puerpéral, après la délivrance [V. ce mot, et Délivrance (Accidents de la)], et hors l’état puerpéral.

Renversement de V utérus hors Vélatpuerpuéral. — Le renversement de l’utérus se produit quelque temps après l’accouchement, par le même mécanisme que le renversement après la délivrance, ou à cause d’une tumeur fibreuse qui entraîne le fond de l’utérus avec elle à travers le col entr’ouvert.

Le fond de l’utérus se déprime d’abord et prend la forme d’un fond de bouteille (Mauriceau), puis l’utérus s’invagine dans le col; enfin, il ne reste plus qu’un bourrelet saillant qui représente le col ; le dernier degré du renversement est celui où l’utérus est retourné comme un doigt de gant.

Le renversement hors l’état puerpéral est toujours lent. Les malades n’éprouvent que des douleurs passagères vagues, et les symptômes d’un corps fibreux ou d’un polype fibreux de l’utérus.

Lorsque le chirurgien se trouve en facé d’un renversement de l’utérus, il reconnaît la tumeur à ce qu’elle est comme fongueuse, qu’elle saigne facilement et qu’elle se congestionne au moment des règles. Le toucher rectal et le palper abdominal donnent la sensation d’un vide à la place de l’utérus. La tumeur est pédiculée, mais il est impossible de passer un stylet entre le pédicule et ce que l’on suppose être l’utérus. Au contraire, lorsqu’il s’agit d’un polype fibreux sorti par le col, on parvient à introduire un stylet autour de la tumeur.

Dans l’abaissement de Tulérus et dans Talion*

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gement hypertrophique du col, on peut retrouver l’orifice du col sur la tumeur.

II est des cas où l’utérus est à peine renversé derrière un polype engagé dans le col, ces déplacements sont méconnaissables. Quand un polype est sorti de l’utérus avec une portion de l’organe, on reconnaît l’utérus à une coloration violacée et un peu villeuse, tandis que le polype est lisse et a une coloration jaunâtre ou rougeâtre ou est ramifié.

Thérapeutique. — Dans le renversement produit après la délivrance, l’utérus renversé sera réduit par les règles données. V. Délivrance (Accidents DE la).

Lorsqu’il y a un polype fibreux qui a fait renverser en partie ou totalement l’utérus, on enlèvera le polype. Si l’utérus est seulement à moitié renversé, il n’y a rien à faire, il se réduira grâce au simple repos; si le renversement est plus considérable, on tentera de réduire par des pressions méthodiques.

Barrier a pu réduire un renversement datant de quatorze mois par les pressions avec les doigts ; ces tentatives sont autorisées. On fera prendre des bains répétés aux malades, et l’on ïenouvellera les tentatives plusieurs jours de suite, cela vaut mieux que de mettre beaucoup de force à un moment donné, parce que l’utérus peut se rompre.

ExUrper l’organe renversé est une mauvaise opération, que l’on ne doit pas faire. V. Délivrance (Accidents delà).

Lîtérns (RHUMATISME DE L’) (Dczeimeris, Stoltz). Le rhumatisme de l’utérus se montre pendant la grossesse et hors l’état de grossesse.

I. L’exposition au froid humide chez les femmes qui ont le tempérament rhumatismal fait naître quelquefois un endolorissement général ou partiel de l’utérus non gravide, d’une intensité variable, allant quelquefois jusqu’à une douleur très-vive.

Les douleurs du rhumatisme utérin sont variables, elles s’étendent dans toutes les directions : à l’ombilic, dans les reins et vers le sacrum; elles coïncident parfois avec d’autres douleurs rhumatismales, et elles offrent des exacerbations. L’émission des urines est accompagnée de cuissons, quelquefois de douleurs vives, ailleurs de ténesme anal et vésical ; il est probable que dans ces cas il y a un certain degré de métrite, et c’est alors que l’on voit apparaître quelques frissons et de la fièvre. V. Métrite.

II. Pendant la grossesse, le rhumatisme de l’utérus peut provoquer l’accouchement ou l’avortement, car le col se dilate pendant les douleurs ; mais même après une dilatation du col de 2 centimètres de diamètre et même de 5 centimètres (Joergz) , il est possible que l’avortementou l’accouchement n’aient pas lieu.

La forme apyrétique do rhumatisme utérin est celle où, malgré des signes d’accouchement prochain, le travail peut s’arrêter.

Pendant le travail, le rhumatisme utérin

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