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LIER

suspend les contractions, empêche le retrait de l’utérus, et les malades cessent de pouvoir aider l’accouchement par la contraction des muscles abdominaux, car les femmes éprouvent à ce moment des douleurs vives à la moindre pression sur l’utérus.

Après l’accouchement, le rhumatisme de l’utérus devient une véritable inflammation et peut être une cause de métrite puerpérale.

On distingue les douleurs du rhumatisme utérin, des douleurs utérines de l’accouchement ou de l’avortement parce que, dans la douleur utérine, la douleur n’atteint son maximum que quand la contraction arrive à sa fin ; tandis que dans le rhumatisme, la douleur ést tout de suite extrêmement vive.

Thérapeutique. — Pendant la grossesse, la forme pyrétique du rhumatisme réclame comme la métrite les purgatifs, tels que ITiuilc de ricin, 30 grammes ou l’ipécacuanba à la dose de 1 gramme, les cataplasmes sur le ventre et les sinapismes aux extrémités ; on donnera comme pour les cas d’avortement les préparations opiacées (V. Avortement) ; la malade sera tenue au repos absolu. Si le col est dilaté, les lavements laudanisés répétés sont indiqués.

Lorsque la lenteur du travail est due à un rhumatisme utérin, la version et les forceps sont autorisés.

Après l’accouchement, les onctions laudanisées sur le ventre, les bains, 10 sangsues à la vulve, le purgatif avec 1 gramme d’ipéca, sont un traitement calqué sur celui de là métrite et qui est institué avec raison parce que souvent le rhumatisme utérin est le premier terme d’une métrite.

Utérus (Ruptures de l’). La rupture de l’utérus, est un accident de la grossesse.

Il y a une déchirure du col qui a peu d’importance et qui s’observe quel([uefois chez les primipares.

Il y a une rupture de l’utérus consécutive à des violences exercées sur l’utérus, il y en a une qui est due à une contraction énergique pendant les efforts d’expulsions du fœtus, empêchés par une cause de dystocie. V. Dystocie.

Il y a des ruptures de l’utérus dues à une délivrance mal faite, à des applications de forceps par des mains inexpérimentées ou à des tentatives pour réduire un prolapsus de la matrice.

l.es ruptures traumatiques de l’utérus se montrent depuis le septième jusqu’au neuvième mois, tandis que les ruptures spontanées ont lieu surtout à la fin d’un travail prolongé.

*./ Le ramollissement de l’utérus par un travail inflammatoire (Dezeimeris), les dégénérescences de l’utérus, sont les causes prédisposantes, principales des ruptures de Futérus; les rétrécissements du bassin en sont les causes occasionnelles; un traumatisme ou une chute, une pression sur le ventre ou des efforts considérables de l’utérus en sont les causes déterminantes.

UTER

La poche des eaux est toujours rompue avant que l’iilérus ne soit déchiré ; il y a une exception (Hamilton).

Les ruptures de l’utérus se font dans tous les sens.

Les signes communs à toutes les ruptures de l’utérus sont : une douleur vive, subite, une sensation de déchirure accompagnée souvent d’un sentiment de craquement. Alors, si l’ouverture de l’utérus n’est point bouchée par le fœtus ou ses annexes, les malades s’engourdissent, pâlissent, tombent en syncope, et meurent dans les vingt-quatre heures. Ou bien, si le fœtus oblitère la plaie de l’utérus, un calme trompeur succède à la douleur pour être remplacé par intervalle par des crises de douleurs; la malade jouit de quelques jours de repos et finit par succomber d’une péritonite suraiguë, lorsque l’utérus a vidé son contenu dans l’abdomen.

Pendant la grossesse, la rupture de l’utérus est annoncée par la cessation des mouvevements du fœtus, quelquefois par. un écoulement sanguin par la vulve, qui est dû au décollement du placenta. Le doigt sent la matrice remontée, changée de position ; le palper abdominale permet quelquefois de sentir diverses parties de fœtus ; le ventre est douloureux au niveau de l’utérus (Roberton); si la déchirure est petite, ce dernier signe seul pourra être constaté.

Pendant le travail : la cessation des contractions, l’alfaissement de la poche des eaux, l’impossibilité de sentir le fœtus, la rétraction du col utérin, quelquefois la présence d’intestins dans l’utérus, ce qui donne une sonorité tout à fait anormale à l’hypogastre, enfin la possibilité de sentir la crevasse si l’on introduit la main dans l’utérus, conduisent au diagnostic de la rupture de l’utérus à la suite du travail.

La rupture de l’utérus lue par hémorrhagie (V. Hémorrhagie interne) ou par péritonite suraiguë.

Une anse d’intestin passé dans l’utérus déchiré peut être étranglée (Percy) et causer la mort.

H y a des guérisons de rupture de l’utérus, soit après une gastrotomie ou une opération césarienne, soit après que le fœtus mort a été enkysté, détruit par suppuration, et éliminé par une des cavités voisines de l’utérus, telles que le vagin, la vessie, le rectum, l’intestin et même l’estomac (Peu, J. Hamilton, Clarck, Douglas, Labast, Roos, Hendrie, Davis, Osiander, Yelpeau, Duparque).

Thérapeutique. — Pendant les premiers mois de la grossesse, on doit abandoimer la lésion aux ressources de la nature. Les potions antispasmodiques, la compression de l’aorte et la glace sur le ventre, s’il y a des signes d’hémorrhagie, dix à vingt sangsues

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I à l’bypogastre pour prévenir l'inflammation, telles sont les prescriptions-auxquelles on aura recours.

— Pendant les deimiers mois de la grossesse, si l’enfant est vivant, on fera l’opération césarienne lorsque l’enfant sera passé dans le ventre.

a. Si le fœtus est encore dans l’utérus, on dilatera le col avec des pinces dilatatrices, ou l’on débridera le col et l'on extraira l’enfant avec la main ou le forceps.

b. Si le fœtus est mort et est dans l’abdomen, on doit l’extraire par l’opération césarienne ou mieux la gastrotomie simple à l’aide d’une incision sur la ligne médiane comme pour l’ovariotomie ; la délivrance sera faite suivant les règles habituelles. V. Opération

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