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et la lymphorrhagie reparaît. La coagulation du liquide versé par la plaie, l’examen microscopique et chimique de la lymphe, permettent de diagnostiquer la nature et l’origine de l’écoulement; les globules blancs seront facilement reconnus, et l’analyse chimique apprendra que le sérum contient les proportions connues de sels de chaux et de soude contenus dans le sérum de la lymphe.

Les ulcérations consécutives à l’ouverture des varices ne présentent aucune autre particularité que la récidive des lymphorrhagies.

Thérapeutique. — Lorsqu’on peut comprimer les varices lymphatiques par une bande roulée, par un bandage à ressort, on a fait assez, et le malade peut continuer de vaquer à ses travaux. Les varices superficielles de la peau et de la muqueuse des organes génitaux peuvent être excisées (Ricord), Un séton (Beau) serait plus dangereux.

Il ne faut pas toucher aux varices lymphatiques profondes, /

La lymphorrhagie sera arrêtée par la compression. La cautérisation au fêr rouge est surtout indiquée s’il y a une ulcération ; le perchlorure . de fer n’est appliquable que dans le même cas.

On administrera un traitement , tonique: si les malades sont épuisés par la répétition des lymphorrhagies.

WAîiÉRïAl^A'irES. Sels produits par la combinaison de l’acide valériünique avec les bases. Ceux qu’on emploie en thérapeutique, sont :

Le valérianate d’ammoniaque :8o\\àe, 10 centigrammes à 1 gramme en potion ou en pilules contre les névralgies El ; le valérianate d’atropine, à 1 ou 2 milligrammes par jour dans l’épilepsie E±] ; le valérianate de bismuth contre la gastralgie |3 ; le valérianate de fer contre les spasmes de la chlorose Q \ le vaUrianate de quinine H» et le valérianate de zinc employé dans la migraine, dans les névralgies, dans le satyriasis et dans l’épilepsie S,

VALÉiiiAKE. Plante de la famille des valérianées, dont l’espèce dite officinale ou herbe aux chats, est très-employée en thérapeutique. Sa racine âcre exhale une odeur caractéristique due à l’acide valérianique qui est volatil, et elle est douée de propriétés stimulantes et antispasmodiques B. On l’administre en poudre 1 à 10 gram. ; en teinture alcoolique, 5 à 20 gram. ; en teinture éthérée, 2 a U gram. ; en extrait, 50 centigr. à 2 gram.; en infusion, 10 gram, par litre d’eau ; en bains, à la dose de 1 kilogr. , contre toutes les névroses, et particulièrement contre l’épilepsie B- On la donne seule ou associée à d’autres substances telles que l’atropine, les sels de zinc ou de fer, et alors ce mélange vaut mieux que les sels de valériane. Quant à V acide valérianique, il est employé en solution au trentième pour des injections sous-cutanées, dans la danse de Saint-Guy, dans la toux nerveuse et dans les névroses (Bouchut).

VAPE 1515

VALÉTEDIIVAIRE. État 'de l’homme sujet à de fréquentes indispositions ou affaibli par une maladie chronique laissant encore libre l’exercice de la plupart des fonctions.

A’ALLEROîv (Vaucluse). Eau alcaline, gazeuse, bicarbonatée sodique, froide.

VALS (Ardèche). Eau alcaline gazeuse, bicarbonatée sodique, froide, employée dans la dyspepsie, dans la gravelle, dans le catarrhe de vessie, dans les calculs biliaires, et dans les maladies du foie B-

AAlviLEE. Plante de la famille de orchidées dont le fruit, ousilique allongée, noirâtre, par-

Flg. 59i. — Vanillier.

fumée, sert d’excitant ou d’aromate dans l’alimentation.

VAPEER. État de division excessive à laquelle se trouve l’eau soumise à l’ébullition par une température de 100 degrés,

La vapeur d’eau réduite à une température convenable est un remède important qu’on emploie à l’extérieur sous forme de douches et de bains (V. ces mots) et à l’intérieur sous forme à' aspirations dans les bronches (V. Atmiatrie, iNnAEATiON). Les bains et les douches de vapeur s’administrent tous les jours dans le rhumatisme chronique B, dans la goutte B, dans les névralgies sciatiques et intercostales B , dans le lumbago, — Chez certains malades, le bain de

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vapeur est suivi d’une douche d’eau froide en pluie et d’une friction générale, ce qui forme le bain russe.

Ailleurs, au lieu de donner un bain de vapeur d’eau simple, ou met en ébullition de l’eau tenant en suspension des substances balsamiques, comme le goudron ou des espèces aromatiques (V. ce mot), et l’on a un bain de vapeur aromatique.

Les eaux minérales elles-mêmes, surtout les eaux salines et alcalines, peuvent être réduites en vapeur , et, bien qu’elle ne renferme qu’une très-petite quantité de principes minéralisateurs emportés à l’état moléculaire, on s’en sert pour faire des aspirations dans la poitrine, chez les malades atteints de bronchite chronique, de coqueluche et de phthisie. — Sous ce rapport, le vaporarium de Royat et du mont Dore peuvent être très-utiles. Il n’en est pas de même des eaux sulfureuses réduites en vapeur, car, dans ce cas , l’hydrogène sulfuré se sépare de l’eau vaporisée, s’accumule dans le vaporarium en quantité plus ou moins grande et peut donner lieu à quelques accidents.

TAPEURS (Pomme). Etat nerveux déterminé par l’hystérie, l’hypochondrie et le nervosisme. V. ces mots.

TARICES. Les varices sont des dilatations permanentes des veines, telles que ces vaisseaux deviennent plus longs et se replient sur euxmêmes, en même temps que leur calibre augmente.

Les varices sont de véritables paralysies des éléments contractiles des veines.

Les varices supposent toujours un obstacle au cours du sang veineux; mais on ne les rencontre que chez les individus prédisposés, et qui ont donné beaucoup d’activité aux muscles de la région où les varices existent. (Delpech, Bordeu, Briquet.) Beaucoup d’autres raisons ont été invoquées, et elles sont vraies seulement pour quelques cas particuliers. L’étranglement des veines au niveau des arcades aponévrotiques a été considéré comme la cause des varices des membres (Hérapath, Verneuil).

Les varices existent sur les veines des jambes, sur les veines spermatiques et hémorrhoïdales, on en a vu au col de la vessie (Chopart), à l’aisselle (J.-L. Petit), à la langue, sur le tronc et en général sur toutes les veines dont la communication avec une grosse veine était oblitérée. Y. Aisselle, Hémorrhoïde, Erectiles (Tumeurs), Varicocèle.

Les varices sont superficielles et profondes. Aux membres les varices profondes existent toujours avant les varices des veines superficielles (Verneuil), à moins que les varices ne soient dues à la compression d’une veine saphène. Il y a aussi des varices isolées qui sont quelquefois le résultat d’une contusion.

On reconnaît les varices des veines profondes des membres inférieurs à une lourdeur et un engourdissement assez considérable de la jambe, à une douleur fréquente dans le mollet; douleur qui a pour caractère de cesser pendant la nuit. Le membre n’est généralement pas gonflé, mais il y a des marbrures sur la jambe qui présente souvent des sueurs limitées à cette région. Il arrive quelquefois que, après une marche forcée, les malades présentent dans le mollet une tuméfaction qui est mobile avec les parties molles, et qui semble en relation avec l’inflammation d’une varice profonde. Les cataplasmes et le repos qui font disparaître cette tumeur en indiquent la nature.

A leur première période, on reconnaît les varices superficielles à des tumeurs sinueuses ou ampullaires, formées au point où il existe des valvules veineuses : tumeurs placées sur le ti’ajet des veines, présentant une coloration bleuâtre, fluctuantes et réductibles, augmentant par la station verticale, ou la compression sur la veine principale à laquelle se rendent les veines variqueuses. Les valvules des veines sont insuffisantes, et si l’on fait redescendre le sang en pressant le long du vaisseau on le repousse facilement vers les radicules veineuses (Bonnet, de Lyon).

Plus lard, lorsque les dilatations et les flexuosités augmentent, des paquets variqueux se forment : les anses veineuses se sont unies entre elles par du tissu cellulaire, et il reste une tumeur composée de veines sinueuses donnant sous le doigt la sensation de vers de terre. La peau amincie a une coloration bleue violacée. C’est à ce moment, et quand la tumeur repose sur des os, que l’on croit sentir, après la réduction du liquide contenu dans la varice, une perte de substance sur l’os, mais c’est là, on le sait, une illusion du toucher.

Lorsque les varices ont été le siège de la coagulation du sang (Hogdson) {phlébite des varices)^ lorsqu’il y a eu des ulcères, les veines s’oblitèrent, et se présentent alors sous forme de tumeurs dures ou de cordons noueux adhérents à la peau. Quelquefois même on sent dans ces cordons, ou simplement dans les veines, des concrétions auxquelles on a donné le nom de phlébolithes (Andral). A celte dernière période de l’évolution des varices, on constate des tumeurs dures, adhérentes à la peau colorée en brun; on sent dans ce point un cordon noueux, une petite tumeur dure .sous le doigt s’il y a phlébolithe. Il y a toujours à côté de cette tumeur des veines variqueuses qui se sont produites pour le rétablissement de la circulation. Il y a du reste d’autres varices sur le membre, et c’est là un caractère diagnostique excellent pour reconnaître qu’il s’agit de varices transformées.

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’y'" Les varices ne peuvent pas être confondues avec les varices artérielles qui présentent des battements et un bruit de souffle. Elles, ne sauraient être prises pour une tumeur érectile qui offre des battements, et qui n’est pas constituée par des vaisseaux isolés.

■y* Lorsqu’il y a des varices sur un seul membre, 011 devra toujours chercher s’il n’y a pas une tumeur qui comprime les veines. A première vue cependant on peut quelquefois reconnaître les deux espèces de varices : les varices dues à une compression sont des dilatations simples, les varices des membres liées à un état maladif des veines sont toujours très-flexueuses.

y* Le repos empêche les varices de s’accroître. Chez les vieillards qui marchent peu les larices restent stationnaires, et, chez eux, les varices du scrotum guérissent spontanément. Pour les varices du cordon, V. Vamcocèle. Pour les varices des veines hémorrhoïdales, Voyez Hémorriioïdes.

Les varices de la vulve chez une femme encore jeune indiquent une grossesse , ou des grossesses laborieuses anciennes.

Thérapeutique. — : Le moyeu de traitement palliatif qui est seul yéritablement utile dans les yarices des membres est la compression , et la meilleure est celle qui est faite avec un bas élastique ou uii bas lacé.

Les bas élastiques ne peuvent pas servir au delà de six à neuf mois, et il faut alors les remplacer. Le bas de coutil lacé duré plus longtemps et il a l’avantage de serrer toujours au même degré puisque la constriction est faite par un lacet que l’on serre à volonté. Pour appliquer un bas élastique, on fait coucher les malades les jambes un peu élevées, puis une demi-heure api'ès, on applique le bas compresseur, par-dessus un bas de fil, et l’on fait ensuite lever les malades. Si ceux-ci ne peuvent pas s’habituer au bandage dès les premiers jours, on conseillera le repos, et les malades ne marcheront que quand ils auront été habitués au bandage;

Une varice ulcérée ne contre-indique pas l’usage d’un bas lacé, qui est alors placé par-dessus le pansement de l’ulcère.

Dans la pensée que les varices étaient dues à un obstacle à la circulation veineuse, on a débridé les orifices aponévrotiques par lesquels passent les veines (Hérapath, Malgaigne), mais ces opérations palliatives sont dangereuses et ne remédient point aux varices.

Les ponctions et incisions ou saignées des varices (.1,. L. Petit) sont des moyens palliatifs qui n’ont d’action évidente que pour les varices hémorrhoïdales enflammées; elles sont contre-indiquées pom* les varices des membres. V. Hémorrhoïdes.

Les malades atteints de varices des membres marcheront peu, mais marcheront; ils évitei’ont la chaleur et les contusions des parties affectées de varices.

Aucun traitement curatif chirurgical ne met à l’abri d’une l'cproduction des varices, dans le voisinage d’une varice enlevée. Lorsqu’une varice est altérée et donne lieu à des liémorrliagics graves, il

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est indiqué néanmoins de cbercber à la détruii-e (Bonnet de Lyon).

On excise les vai’ices par une ablation de la peau et de la varice, avec ou sans ligature préalable des deux bouts du vaisseau (procédé ancien).

On resèque une portion de la veine (Paul d’Egine), à l’aide de ciseaux (Rima, Lisfranc), sans enlever la peau.

On sectionne la veine au-dessus de la varice, et l’on comprime (Brodie, Velpeau).

On sectionne la veine par le moyen d’unténotorac et par la méthode sous-cutanée (Brodie).

On lie la veine à la racine des membres, comme les artères (E. Home), — ce procédé est le plus mauvais de tous. W Plaies des veixes.

On lie les veines sous la peau (Gagnebee). V. Varicocèle.

On lie la veine variqueuse à l’aide d'une anse de fil passée sous la veine avec une aiguille, et l’on serre la veine et la peau (Ghaumettc).

On lie la varice ou plutôt on la comprime sur une aiguille qui sert de point d’appui a une suture entortillée (Velpeau, Davat).

Tous ces procédés ont donné lieu à des phlébites, dont quelques-unes ont été suivies de mort. (V. plus loin).

On a cautérisé les varices avec le fer rouge (Gelse, A. Paré). On a abandonné cette cautérisation et l’on emploie les caustiques (Bonnet de Lyon), soit la potasse caustique, soit le caustique de Vienné (Laugier) et la pâte de Ganquoin.

Pour appliquer la pâte de Ganquoin, on place le caustique de Vienne pendant quelques minutes pour détruire l’épiderme, puis on applique ensuite une rondelle de pâte au chlorure de zinc qui reste en place pendant vingt-quatre heures ; si tou^e la varice n’a pas été détruite, on applique de nouvellesrondelles de pâte au chlorure de zinc. Si une hémorrhagie menace ou compririie avec une rondelle d’amadou, et un bandage roulé pour faire disparaître l’oedème consécutif ou place le membre dans Pélévatiou. Si une phlébite survient, on traitera comme la phlébite spontanée des varices. V. Varices (Acgidests des).

Gomme les opérations avec les instruments tranchants, les cautérisations sont suivies d’accidents graves ; toutes deux exposent à la douleur, aux hémorrhagiès, aux inflammations, aux ulcérations et à l’œdème, mais les conséquences des cautérisations sont généralement moins périlleuses.

L’incision de la veine variqueuse (Avicenne, J. L. Petit) suivie d’un pansenientavec delà charpie (Richerand) est une mauvaise opération. — La ligature temporale (Freer de Birmingham), laissée trois ou quatre heures en place, la ligature avec une suture entortillée (Velpeau) sur deux aiguilles placées en croix (Davat), sont des procédés dérivés de la ligature médiate et qui ont les mêmes conséquences. — Le séton (Jameson de Baltimore) est un moyen très-dangereux. — La galvano-puncture (Glavel) est im moyen sans valeur démontrée.

Les injections coagulantes de perchlorure de fer ont été pratiquées dans les varices des membres et dans le varicocèle (Valette, Pétrequin, Desgranges).

On se sert de perchlorure de fer à 30^. Après avoir fait comprimer au-dessous et surtout au-dessus de la vai'icc , ou fait une ponction avec le trocart de l’appareil de Pravaz AxÉVRYsars) : l’issue du sang 9G

veiueux est la condition sine quii non de la poui’suite de l’opération, parce que si le sang est coagulé dans la varice, l’injection sera inutile. On injecte environ deux gouttes dans la veine, et l’on continue à faire comprimer au-dessus de la varice pendant un quart d’heure. Pour les varices des membres, on peut faire tenir le malade debout, le liquide descend dans les veines' et y détermine une coagulation (Voillemier). La fin de cette opération est une phlébite adhésive sans réaction inflammatoire.

Agir sur une varice qui distend la peau, meuace de s’ouvi’ir, ou est sujette à des inflammations successives, ce n’est pas manquer aux règles de la saine chirurgie. Chercher à oblitérer les veines des membres atteintes de dilatation variqueuse est une opération chirurgicale souvent dangereuse et souvent inutile. Il est contre indiqué d’ailleurs de retirer un canal, si défectueux qu’il soit, à la circulation d’un membre atteint de varices (Verneuil).

11 n’est pas extraordinaire de voir les membres atteints d’un œdème éléphantiasique après l’oblitération provoquée d’une veine superficielle (A. Bérard).

Varices (ACCIDENTS DES). Les accidents auxquels donnent lieu les varices sont Finflammation de la veine, sa rupture spontanée (c’està-dire sous l’influence d’un effort et d’un traumatisme léger), et la transformation de la varice en un ulcère.

I. Phlébite des varices. —La phlébite des varices existe pendant la période de l’évolution des varices, lorsque le sang est encore liquide. Une tumeur située sur une veine variqueuse, dure, tendue, douloureuse, rouge, chaude, lobulée dans les premiers jours, puis bientôt uniforme par suite de la propagation de l’inflammation au tissu cellulaire, est une phlébite de varices.

Il n’est pas rare que les veines soient atteintes de phlébite au-dessus de la varice enflammée; alors il y a de la fièvre, des frissons et de l’inappétence, les mouvements des parties malades sont pénibles ; mais l’œdème aux membres est rare, à moins que la varice ne siège sur une très-grosse veine, ou que la veine principale de la région ne soit atteinte de phlébite.

Thérapeutique. — On appliquera quinze à vingt sangsues sur la tumeur et l’on placera des cataplasmes émollients. La partie sera tenue élevée et l’on exercera une compression sur les membres avec une bande roulée. Un vésicatoire, au début, sur la tumeur est d’un bon usage. On n’ouvrira pas la tumeur quoiqu’il y ait de la fluctuation. S’il se forme un abcès, on ne l’ouvrira que quand la peau sera sur le point de s’ouvrir.

IL Hémorrhagies. — Les hémorrhagies qui compliquent les varices sont causées par une plaie produite par un coup porté sur la varice, ou par une rupture de la tumeur après un effort. Le sang s’échappe alors eu abondance, il est rutilant et sort par jet (J. L. Petit). Cela tient à ce que la dilatation des veines a aussi porté suides anastomoses a rtérioso- veine uses (Sucquet)

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qui font communiquer les artères et les veines avant leur réunion par les capillaires.

Les hémorrhagies par les varices sont quelquefois très-abondantes.

Thérapeutique. — On comprimera la plaie avec des rondelles d’amadou. Le membre, serré dans une bande roulée, sera tenu élevé. On pansera ensuite la plaie comme une plaie simple, quand l’hémorrhagie sera arrêtée (V. Plaies). Il est des cas où l’hémorrhagie se répète et où il est nécessaire d’employer la cautérisation avec le fer rouge. Dans cette occurrence, la cautérisation avec la pâte au chlorure de zinc serait préférable, car on pourrait détruire du même coup la varice.

III. Ulcères variqueux. — Les ulcères variqueux sont le résultat d’inflammations successives de varices ayant aminci la peau, et l’ayant pour ainsi dire privée de sa vitalité. Une écorchure, un coup, un froissement, suffisent alors pour produire une petite plaie (Velpeau) qui se transforme en ulcère si les malades ne se soignent point ou s’ils sont en de mauvaises dispositions, par suite d’excès et de fatigues. Les ulcères variqueux sont plus rarement le résultat d’une rupture de varice, ou d’un abcès, suite de phlébite dans un paquet variqueux.

Les ulcères variqueux prennent le caractère des autres ulcères, et présentent les mêmes complications.

Thérapeutique. — Appliquer le traitemeut des ulcères. V. Ulcères.

Ou prévient le retour de l’ulcère en faisant porter aux malades un bas qui exerce une compression régulière sur les varices.

IV. Gangrène. — La gangrène complique les varices dans deux conditions, ou bien il y a une cutite et un phlegmon diffus qui suivent les phlébites des varices, ou bien il y a une inflammation vive consécutive à une hémorrhagie, et surtout aux agents employés pour l’arrêter, tels que les styptiques, le perchlorure de fer en particulier.

Thérapeutique. — On traitera les complications inflammatoires par les moyens appropriés (V. Phlegmon, Cutite). On laissera éliminer les eschares (V. Gangrène par inflammation). Si des ulcères ont dénudé les articulations, on pourra amputer le membre, mais on est rarement obligé de recourir à cette extrémité.

V. Embolie et infection purulente. — Les varices se compliquent encore de phlébite des veines éloignées, à' embolie et d'infection purulente^ mais ces cas sont les plus rares et se présentent surtout lorsqu’il y a une phlébite ou une plaie des varices. V. Phlébite, Ébysipéle, Embolie.

VAltlCEUi AUTËUIKLLIIM (V. ANÉVRYSME GiRSOïDE (Vidus Vidius, Breschet), — Tumeur érectile artérielle (Boyer, Roux). L’anévrysnie cirsoïde est une lésion des artères, ana-

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logue à la dilatation variqueuse des veines dans laquelle il y a non-seulement dilatation des vaisseaux, mais encore des flexuosités comme si l’artère avait augmenté en longueur.

L’anévrysme cirsoïde est un mode de développement de tumeurs érectiles, mais il est aussi la conséquence d’un traumatisme (Robert, Maisonneuve, Décès).

*,^*11 y a une variété d’anévrysme cirsoïde qui semble due à l’anastomose de veines et d’artères au-dessus du réseau capillaire (Michon), et elle peut être considérée comme formant un état intermédiaire entre les tumeurs érectiles et les anévrysmes cirsoïdes.

Les téguments du crâne, les doigts, les avant-bras et les jambes sont le siège le plus fréquent des anévrysmes cirsoïdes.

Les signes des varices artérielles sont une tumeur constituée par des flexuosités se réunissant sous la peau, et animées de battements isochrones à ceux du pouls. On y sent distinctement des artères qui paraissent avoir le volume d’une plume d’oie, et la tumeur est le siège d’un mouvement d’expansion qui est la résultante de la dilatation de toutes les artères. A l’auscultation, on y entend un bruit de souffle continu avec frémissement vibratoire.

L’anévrysme cirsoïde tend sans cesse à s’étendre, et alors il amincit la peau et use les os sur lesquels il repose.

Les complications de l’anévrysme cirsoïde sont les ulcérations et les hémorrhagies. Celles-ci sont de véritables hémorrhagies artérielles.

Thérapeutique. — On essayera d’abord la compression avec un bandage à ressort. Si ce moyeu échoue, on aura recours aux opérations sanglantes ou aux injections avec le perchlorure de fer.

Lorsque les tumeurs sont peu développées, lorsque des artères flexueuses n’avoisinent pas la tumeur, l’ablation est la meilleure opération (J. L. Petit, A. Décès), ou incise tout autour de la tumeur, on lie les artères à mesure qu’elles sont coupées. Les injections avec le percblorure de fer (Broca) pourront être appliquées dans les cas où la tumeur est plus volumineuse, mais à la condition de comprimer tout le pourtour de la tumeur, afin d’être sûr d’y arrêter la circulation, on pourra faire plusieurs injections successives.

La cautérisation au fer rouge, ou mieux avec les flèches de chlorure de zinc, expose à des hémorrhagies graves , au moment de la chute des eschares, mais elle a été suivie de succès.

La ligature des artères afférentes, quoique rationnelle, est insuffisante. Pour les tumeurs de la tête, on a fait avec succès la ligature des carotides (Dupuytren, Robert).

Aux doigts, ou comprimera avec un doigtier de caoutchouc. Si la tumeur gagne sans cesse, on fera des injections de perchlorure de fer, on n’amputera que si la tumeur a résisté à ces moyens.

A la tête on a fait la ligature de la tumeur (V. Tumeurs érectiles), et pour jilus de sécurité ou avait

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lié préalablement les vaisseaux principaux qui alimentaient la tumeur (Canton, 1865).

Les anévrysmes cirsoïdes superficiels des mcmhres peuvent être attaqués par la cautérisation avec le fer rouge, ou la pâte au chlorure de zmc.

VARICELLE OU Variolette, OU Petite vérole volante. Chez les enfants, il se produit quelquefois à la peau une éruption vésiculeuse et pustuleuse passagère analogue quoique trèsdifférente de la variole, et que, pour ce motif, on appelle variolette., varicelle ou petite vérole volante.

La varicelle est une fièvre éruptive, épidémique contagieuse, très-difiicilemente inoculable et qui se montre surtout chez les enfants.

Gomme la variole et toutes les fièvres éruptives, la varicelle a une période d’incubation, d’invasion, d’éruption et de dessiccation.

Des malaises, de l’inappétence, de la fièvre, quelquefois des vomissements pendant trois jours, signalent l’invasion de la varicelle, et tous ces symptômes cessent au moment de l’éruption.

*,j,* Il y a deux formes d’éruption de varicelle, l’une, vésiculeuse ou bulleuse, caractérisée par de petites vésicules ou des bulles de sérosité transparente, se troublant au troisième jour, et se desséchant du huitième au dixième ; la seconde, caractérisée par des vésico-pustules avec auréole inflammatoire, remplies de pus lactescent, et se desséchant par le centre au bout de sept à huit jours.

L’éruption de la varicelle est ordinairement discrète et occupe le visage, le tronc et les membres.

Les vésicules et les pustules de la varicelle sont souvent le point de départ d’une éruption consécutive d”impétigo à la surface du corps et de la face. V. Impétigo.

Une fois l’éruption de la varicelle terminée, il n’y a plus de fièvre, et les accidents généraux cessent entièrement.

%* La varicelle n’a jamais rien de grave, et les enfants guérissent toujours sans conserver de traces de l’éruption comme dans la variole.

Thérapeutique. — Le repos au lit et une demidiète les premiers jours de la maladie ; la réclusion à la chambre et une alimentation plus substantielle quand l’éruption est faite, sont ce qu’il a de mieux à conseiller comme traitement de la varicelle.

TABicocÉLE. La varicocèle est la dilatation variqueuse des veines du cordon ou du scrotum, — la dilatation des veines du cordon est dite une varicocèle, tandis que la dilatation des veines du scrotum forme la cirsocèle.

Ou reconnaît la cirsocèle aux signes des varices : tumeurs sinueuses sur le trajet des veines, coloration bleuâtre des tumeurs, et réductibilité pendant l’élévation de la partie. On sent sous les doigts des vaisseaux dilatés et

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tlexucux. Ce sont là de simples varices, qui

n’exigent aucun traitement qu’uu bon suspen-

soir.

La varicocèie se reconnaît à une tuméfaction du cordon donnant au doigt la sensation de cordes molles, le scrotum est allongé, pendant, la peau paraît plus fine, et le scrotum est souvent mouillé de sueurs. La tumeur dimi nue pendant le décubitus dorsal, ou pendant qu’on élève le scrotum. Quelquefois la varicocèle remonte très-haut dans le cordon, et alors on sent un pa({uet variqueux dans le scrotum et un dans le canal inguinal.

La varicocèle n’est pas douloureuse ; si elle cause quelques douleurs plusieurs heures après le coït (Landouzy), cela n’est pas une règle.

Il y a quelques malades atteints de varicocèle qui se tourmentent et qui deviennent hypochondriaques.

L’hérédité, la situation des veines comprimées à gauche par l’S iliaque (J. L. Petit), la compression sur le cordon par un bandage herniaire, sont les causes ordinaires de la varicocèle.

La varicocèle se montre principalement de l’âge de quinze à vingt-cinq ans.

*,5.* Une varicocèle ne peut être confondue ni avec une hernie intestinale épiploïque, ni avec une tumeur du cordon. La varicocèle à l’inverse d’une hernie intestinale et épiploïque se reproduit si on la réduit et si l’on presse fortement sur l’anneau (Malgaigne). Du reste, une hernie épiploïque, la seule que l’on pourrait confondre avec la varicocèle, se réduit beaucoup plus lentement qu’une varicocèle. Une tumeur du cordon n’est pas réductible, à moins qu’il ne s’agisse d’une hydrocèle congénitale, mais dans ce cas on a affaire à une tumeur globuleuse, fluciuante, et qui est transparente dans la grande majorité des cas. Un ancien sac herniaire peut en imposer pour une varicocèle, mais il n’y a pas de réduction possible s’il s’agit d’un ancien sac herniaire.

Avec l’âge, les varicocèles disparaissent (Malgaigne).

Là varicocèle ii’eutraîiie qu’exceptionnellement l’atrophie du testicule.

Thérapeutique. ~ Un suspensoir seri’é, un anneau de caoutchouc (Richard du Cantal) ou un lien (Hervez de Chégoin) serrant la peau du scrotum au-dessous des testicules refoulés vei’s les anneaux, sont de bons moyens palliatifs et ils sont préférables à toutes les opérations, mais le suspensoir serré est encoi-e le meilleur traitement palliatif.

La compression exercée sur les veines isolées de l’artère et du canal déférent avec une pince à écrou (Breschet, Landouzy), avec une suture entortillée sur une grosse épingle (Velpeau), a été employée

On a employé la ligature avec un fil passé avec une aiguille (Reynaud de Toulon) ; la ligature souscutanée des veines (Gagnehcc); serrées avec un fil

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passant autour d’un petit rouleau de diacbyloii (Ala- Igaignc); avec un serre - nœud en entonnoir (Jobert); avec un serre-nœud à piœssion continue, c’est-àdire un arc métallique muni d’un treuil (Ricord).

La cautérisation avec une pince porte-caustique (Nélaton), récrascineiit linéaire (Chassaignac) , ne doivent pas être tentés.

L’ablation d’une portion de la peau du scrotum et la suture api’ès pour faire avec la peau du scrotum un suspensoir naturel (A. Cooper, Picdascnel), est encore un moins bon procédé que les précédentes opérations.

L’enroulement des veines du cordon autour d’une aiguille et d’un fil d’argent (Vidal de Ca^^sis), et les injections coagulantes (INIaisonneuve) , ont donné quelques succès, mais il y a eu aussi des exemples de perte des testicules.

Pour faire V enroulement , ou isole les veines du canal déférent et de l’artère, après avoir reconnu à travers la peau le canal déférent à sa dureté, Partère à ses battements. Une aiguille d’argent est passée en arrière des veines cà travers la peau, un fil d’argent est engagé par l’ouverture d’entrée de l’aiguille et passé en avant entre les veines et la peau, il ressort par l’ouverture de sortie de l’aiguille. On serre le fil en le toi’dant amour de l’aiguille et l’on enroule les veines avec cette espèce de pincé ainsi formée. On fixe l’aiguille à l’îiidc d’un petit cylindre de toile noué avec un fil aux deux extrémités de l’aiguille, comme une épingle pour une suture entortillée.

Pour faire des injections coagulantes dans une varicocèle, on fait refluer le sang dans les veines en pressant la racine du cordon, on ponctionne une veine gonflée avec le trocart de la sonde de Pravaz, et l’on injecte ensuite dix à douze gouttes de percblorure de fer a 30 degrés, on place ensuite des compresses d’eau froide sur le scrotum. Les veines restent longtemps indurées après cette opération. V. Vabices.

Quoi que l’on ait dit et fait, la varicocèle opérée par un quelconque des procédés signalés ici a été suivie de perte du testicule. Que le chirurgien se rappelle donc que cette lésion peut être toujours singulièrement améliorée par le traitement palliatif et cela sans dangers pour le testicule.

Varicoeèle ovarienne (RicllCt, Devalz).

La varicocèle ovarienne est une dilatation variqueuse des veines de l’ovaire dans l’épaisseur du ligament large. Ues varices s’étendent quelquefois à toutes les veines du petit bassin.

On ob.serve généralement la varicocèle ovarienne sur des femmes qui ont eu des enfants, ou des inflammations utérines, cependant on a vu la varicocèle ovarienne chez des jeunes filles (Huguier) .

La varicocèle ovarienne est très-difficile à reconnaître : les signes sont obscurs, on la soupçonne lorsqu’il existe des douleurs assez vives au moment des époques, lorsqu’il y a des varices des grandes lèvres. La cessation des douleurs immédiatement après les époques est encore un signe rationnel. Une tuméfaction molle, pâteuse sur les côtés de l’utérus, non douloureuse au toucher et appréciable par le pa per abdominal et par le toucher vaginal, indique la nalure de la maladie.

La varicocèle ovarienne rompue peut donner lieu à une hématocèle rélro-ulérine ; l’inflammation de la varicocèle cause quelquefois un phlegmon péri-utérin. On ne peut pas diagnostiquer l’origine de ces lésions, si ce n’est en considérantle momentde leur développement.

One hématocèle et un phlegmon qui apparaissent hors l’état des règles peuvent être dus à une varicocèle ovarienne antérieure.

Thérapeutique. — Au moment des règles, les malades seront couchées ; hors les règles, on appliquera de la glace sur la partie interne des cuisses, mais quelques sangsues dans le flanc sont préférables. On entretiendra la liberté du ventre par des lavements émollients répétés.

VARIOLAIRE. Cryptogame ou lichen, dont la poudre a été vantée comme fébrifuge et comme anthelmiiithique □. On l’administre en poudre à la dose de 5ü centigrammes à 1 gramme dans un excipient quelconque.

TARIOLE. Un exanthème général de pustules ombiliquées apparaissant après trois jours de fièvre, de vomissements et de douleurs lombaires, est très-certainement une variole.

La variole est une fièvre épidémique, infecto-contagieuse, contagieuse et inoculable.

Le sang des varioleux, comme celui de tous les individus atteints de maladies septiques graves, est rempli de bactéries (Feltz et Coze). V. Bactéries.

Un virus fixe, volatil et inoculable, dont l’incubation varie de cinq à vingt jours, est la cause de la variole.

Une forte fièvre avec frissons préalables, céphalalgie, vomissements et douleurs lombaires très-vives chez un adulte, annoncent l’invasion d’une variole.

Chez les enfants, à la fièvre, aux vomissements sans constipation, et aux douleurs lombaires annonçant la variole, il faut quelquefois joindre des convulsions.

C’est au troisième ou au cinquième jour de l’invasion qu’apparaissent au menton, sur le cou, enfin sur tout le corps, des papules qui se changent en vésicules, et en pustules ombiliquées, au milieu d’une fièvre qui cesse à peu près entièrement dès que l’éruption est terminée.

Les pustules de la variole occupent tout le corps et surtout le visage ; la conjonctive, ce qui est très-grave pour l’œil ; le voile du palais, la langue, le pharynx, le larynx, ce qui peut amener la siiftocation ; la vulve, le prépuce et, d’après leur plus ou moins grand nombre, on dit que la maladie est discrète ou confluente.

Chaque pustule de variole est d’abord aplatie, opaline, rouge à la circonférence, formée par un soulèvement de l’épiderme déprimé au centre parmi conduit sudoripare (Petzoltz), et renfermant autour de ce conduit un

disque pseudo-membraneux, facile à isoler avec la pointe d’une aiguille (Rayer), par une suppuration miliaire de la peau (Basch, Auspitz, Coriiil). H paraît qu’il n’y a pas de disque pseudo-membraneux, ni de filament rétracteur de l’épiderme, et la dépression ombiliquée de la pustule tient à une simple érosion du réseau muqueux de Malpighi qui, étant en suppuration, forme un trou que suit l’épiderme.

Vingt-quatre ou quarante-huit heures' après la sortie de l’éruption, la fièvre, qui avait cessé, se ranime sous l’influence de la suppuration de toutes les pustules varioliques qui se gonflent et se remplissent de pus crémeux, en occasionnant une tuméfaction notable du tissu cellulaire des mains, des pieds et du visage.

Fièvre primaire d’invasion, durant jusqu’à l’éruption; apyrexie; et enfin, fihwQ secondaire de suppuration, tels sont les symptômes fébriles qui distinguent la variole de toutes les autres fièvres éruptives analogues.

Le gonflement des pieds, des mains, la bouffissure du visage et des paupières soni d’un bon augure pour le pronostic, dans la période de suppuration de la variole (Sydenham).

Le ptyalisme qui se montre au moment de la suppuration chez les varioleux est toujours un phénomène favorable.

Dans une variole régulière, la dessicca-tion des pustules commence le huitième jour au visage, mais elle ne se fait que plus tard sur les membres.

La dessiccation des pustules varioliques de îa face est toujours accompagnée d’une telle démangeaison, que les malades arrachent leurs croûtes et provoquent des suppurations secondaires, sous l’influence desquelles il se produit des cicatrices difformes au milieu des autres dépressions occasionnées par chaque pustule.

La dessiccation des pustules de la variole donne lieu à une odeur de souris fort désagréable.

Une éruption de variole qui ne sort pas régulièrement, dont les pustules, grisâtres et plâtrées, n’ont qu’une faible auréole rouge inflammatoire, et ne provoquent ni ptyalisme, ni gonflement des mains, ni bouffisure du visage et des paupières, sera certainement suivie de mort.

Lorsque dès le début de la variole il s’établit un violent délire qui ne cesse pas avec l’éruption, cela indique une mort prochaine.

La variole est discrète ou confluente, bénigne ou maligne, mais la malignité dépend beaucoup plus de la nature du mal que du nombre des pustules, car il y a des varioles confluentes sans malignité, et il y a des varioles malignes qui tuent rapidement avec une éruption discrète qui sort mal.

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Après la dessiccation et la chute des croûtes de la variole, il reste sur la peau à la place de chaque pustule une dépression d’un . ronge vineux qui persiste pendant plusieurs mois.

L’aptitude à contracter la variole varie avec les âges ; assez grande chez le fœtus, renfermé dans le sein de sa mère, faible chez le nouveau-né, très-grande dans l’enfance et chez les adultes, elle s’affaiblit et disparaît entièrement chez le vieillard.

Dans son cours, ou pendant la dessiccation | des pustules, la variole occasionne souvent des ophtbalmies très-graves amenant la cécité, des orchites et des ovarites, de la diarrhée, des otites et des abcès sous-cutanés en très-grand nombre, qui indiquent une remarquable tendance à la suppuration.

*** Il est très-rare d’avoir deux fois la variole.

Chez une femme enceinte» la variole confluente est presque toujours suivie d’avortement, et dans ce cas, le fœtus présente quelquefois un plus ou moins grand nombre de pustules varioliques.

Un enfant peut naître avec des traces de variole, lors même que sa mère «’a pas été atteinte de la maladie.

- Tous les âges sont exposés à la variole, mais la maladie est plus fréquente dans l’âge adulte qu’à tout autre époque de la vie.

L’aptitude à contracter la variole est neutralisée par l’inoculation du vaccin, ou l’inoculation d’un autre virus neutralisant l’action du premier.

La variole discrète guérit toujours rapidement, mais la variole confluente est souvent suivie de mort.

Chez les malades qui guérissent de la variole, le visage reste gravé ou couturé par les cicatrices des pustules varioliques.

Thérapeutique. — Il est si rare d’avoir deux fois une maladie virulente, et particulièrement la variole, que jadis on essayait de s’inoculer la maladie dans de bonnes conditions, d’après des principes protecteurs, pour se donner une variole bénigne et discrète, capable d’empêcher dans l’avenir l’invasion d’une variole maligne ou confluente.

L’inoculation de la variole est aujourd’hui abandonnée et remplacée par la vaccine (V. ce mot), qui est le meilleur moyen préservatif contre les ravages de cette fièvre éruptive.

Au début de la variole, les malades doivent rester au lit, peu couverts, à la diète et prenant, comme tisane, des boissons aromatiques et sudorifiques tièdes.

Au premier ou au second jour de l’éruption, il faut préserver la face des cicatrices que produit la variole et pour cela, sans aucun danger, il convient d’appliquer sur le visage un masque d'emplâtre de Vigo cum mercurio, garni de trous pour la bouche, le nez et les yeux l-f- -t-l (Briquet).

Des applientions fréquentes sur le visage d'on-

guent mercuriel épaissi avec de l’amidon PF’+I. des cautérisations sur chaque pustule avec le nitrate d’argent [+], sont quelquefois employées pour faire avorter les pustules, mais la meilleure méthode abortive, c’est l’emplâtre de Vigo cum mercurio.

Le goudron végétal peut également être employé comme moyen abortif des pustules de la variole

Au début de la variole chez un sujet non vacciné, dans la fièvre d’invasion ou fièvre primaire, \a. vaccination par de nombreuses piqûres au bras ou sur le corps peut très-souvent modifier d’une façon avantageuse révolution de la maladie.

Sauf les cas assez rares de très -forte réaction inflammatoire et de congestion viscérale, la saignée est inutile au début de la variole et ce’ qu’on a dit de ses effets abortifs sur l’éruption n’est pas justifié par l’expérience.

On a proposé l’infusion de Sarracenia purpurea comme moyen abortif et curatif de la variole, mais ce traitement exotique, essayé ici par quelques médecins, n’a été suivi d’aucun avantage réel.

'L'agitation et Vinsomnie de la variole doivent être traitées par huit ou douze gouttes de laudanum ou 30 grammes de sirop diacode dans une potion.

La diarrhée qui complique l’apparition ou l’évolution de la variole se guérit très-vite par Vopium et le sous-nitrate de bismuth à haute dose :

Sirop de grande eonsoude .... 50 grammes.

Sirop diacode . 30 id.

Sous-nitrate de bismuth . 5 id.

A prendre par cuillerées en vingt -six hcuresr+~+l.

Au moment de l’éruption, les pustules qui viennent sur le bord libre des paupières ou sur la conjonctive doivent être détruites avec le nitrate d’argent, pour éviter les opbthalmies secondaires si graves dans la variole r+~^. *

L'angine varioleuse due à la présence des pustules varioliques dans le pharynx et sur la voûte palatine, est très-soulagée par les gargarismes astringents d’alun dans l’eau miellée, de chlorate de potasse, 10 grammes dans un litre d’eau d’orge, et par les gargarismes d’huile de goudron :

Huile d’amandes douces . 60 grammes.

Goudron végétal . 10 id.

Quand l’éruption variolique se fait difficilement et sort mal, que les pustules n’ont pas d’auréole rouge et restent affaissées sur elles -mêmes, qu’elles ont l’aspect plâtré et ne provoquent aucun gonflement de la peau ou du tisssu cellulaire sous-cutané, le cas est grave, probablement mortel, et il faut employer le thé chaud, l’infusion et Valcoolat de mélisse, l’acétate d’ammoniaque, 10 à 15 grammes; l'opium, 5 à 10 centigrammes, les bains d'air chaud sur le corps seulement, et les bains de vapeur d'eau.

Quand l'éruption s'est faite régulièrement et que les pustules sont remplies de pus, il faut les piquer avec une épingle et les laver avec de l’eau de goudron tiède ou avec de l’huile de goudron. V. GoünnoN.

Au moment de la dessiccation des croûtes, les malades ne doivent pas ar’racher celles qui couvrent le visage, afin d’éviter des cicatrices difformes, et l’on calme les démangeaisons qui résultent de leur présence, soit par de l'huile d'olives, soit par de l'huile I de goudron au trentième.

Les abcès sous-cutanés qui se forment pondant la

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