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dessiccation de la variole doivent être ouverts le plus tôt possible^ pour éviter la résorption du pus.
Un nouveau traitement de la variole a été récemment importé de Chine. Tl consiste à frictionner, avant que l’éruption apparaisse, le devant de la poitrine avec un mélange d’huile de croton et de tartre stibié. L’irritation ainsi provoquée sur une partie du tégument sauve pour ainsi dire le reste à ses dépens. Elle a aussi pour résultat de produire une éruption complète, et par conséquent d’afifranchir les organes internes de toute chance de fluxion ou de métastase dangereuse.
Ce mode de traitement est maintenant mis en usage par ordre officiel dans l’armée anglaise en Chine.
Cette méthode thérapeutique a été appliquée à Lyon par M. le docteur Ch. Perrin, et son emploi a eu entre les mains de ce confrère d’avantageux effets, notamment par rapport à l’atténuation de l’éruption à la face. {Gaz. méd. de Lyon.)
VARIOLOÏOE. La variole en se transmettant d’un individu à un autre perd de sa virulence, s’affaiblit, et produit des germes incomplets dont l’absorption détermine une maladie analogue et moins violente, dite varioloïde.
La varioloïde est une fièvre éruptive caractérisée par un exanthème de pustules ombiliquées plus ou moins nombreuses , occupant toute la surface du corps, et se terminant par une suppuration incomplète.
Il y a de véritables épidémies de varioloïde qui prouvent la réalité d’un virus affaibli de la variole reproduisant son espèce distincte.
Si quelqu’un pouvait douter de la contagion de la varioloïde et de son identité avec la variole, ces doutes devraient cesser en pensant : 1° que l’inoculation de la varioloïde, reproduit la varioloïde ; et 2° que dans certains cas elle reproduit la variole.
L’inoculation de la varioloïde a reproduit la variole confluente, ce cjui prouve qu’elle n’est qu’une variole modifiée.
La varioloïde offre ordinairement tous les symptômes de l’invasion et de l’éruption variolique : vomissement, fièvre, douleurs lombaires vives, éruption de papules se transformant en vésicules, puis en pustules ombiliquées, mais à partir de ce moment les symptômes changent, car les pustules suppurent à peine, se dessèchent vite, et il n’y a pas de fièvre de suppuration.
Les pustules ombiliquées de la varioloïde sont absolument semblables à celles de la variole, mais leur évolution s’arrête en chemin et, à peine sont-elles formées, qu’elles se flétrissent sans suppurer et sans produire le ptyalisme.
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le gonflement des paupières, du visage et des mains qu’on observe dans la variole.
La fièvre primaire favorisant sur la peau l’éruption de pustules ombiliquées, suivies d’un moment d’apyrexie et d’une fièvre secondaire de suppuration, distingue la variole de la varioloïde, qui, elle, n’a pas de fièvre secondaire de suppuration.
%* On guérit presque toujours de la varioloïde; mais, dans quelques cas, la mort peut être la conséquence des complications qui viennent à se produire.
Thérapeutique. — Les principes du traitement de la variole discrète sont également ceux qui doivent diriger le médecin dans le traitement de la varioloïde. V. Variole.
vÉGÉTATiOMSi ET AEBRtJES. Les végétations sont des tumeurs de la peau qui représentent assez exactement les polypes des mu-
Fig. 595. — Végétations. — B. Coupe d’une végétation. (Billroth.)
queuses; ce sont des hypertrophies du derme , et en particulier des papilles.
Les papilles vasculaires sont celles qui sont le plus susceptibles des hypertrophies etde former des végétations (Ollier, Robin) (fig.595).
Les végétations se montrent indépendamment de toute irritation locale, dans ces cas la production se borne à une simple verrue. Le plus souvent les végétations apparaissent autour d’un point qui a été enflammé. Si la diathèse syphilitique est la cause de leur développement, c’est que, eu même temps que l’économie tout entière est malade, il y a une cause d’irritation locale, le contact de pus virulent par exemple (Bazin).
Il y a des végétations sur la vulve, à l’anus et sur le prépuce, après des vaginites et des balanites, et quelquefois sur la cicatrice d’ulcérations chancreuses, ou de plaques muqueuses. Il y a des végétations sur le mamelon en de hors de toute syphilis.
Chez quelques femmes enceintes, il y a des
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végélaiious multipliées qui sont dues souvent à un écoulement vaginal (Tliibierge, Ancelot).
I. Ynrms, Les verrues ou poireaux sont ordinairement peu élevées, elles forment d’abord une petite tumeur arrondie, qui plus tard se fendille et prend l’aspect d’un faisceau de fibres perpendiculaire à la surface de la peau ; lorsqu’on coupe ces verrues elles saignent assez abondamment.
Il y a une sorte de verrue qui est constituée par une tache jaunâtre un peu élevée audessus de la peau, et dans laquelle on ne retrouve pas la disposition végétante des verrues, mais qui sont néanmoins constituées par des hypertrophies des papilles.
Les verrues peuvent disparaître seules après avoir végété pendant longtemps, les papilles hypertrophiées, cessent de se nourrir, et la verrue disparaît peu à peu.
Thérapeutique. — On ne compte jplus toutes les méthodes qui ont été préconisées contre les Ycrrues par Rousselet, Forest, Dudon, etc. Voici ce qu’il y a de mieux à faire : la cautérisation avec l’acide nitrique, lorsque la verrué siège au niveau d’un point où une cautérisation trop profonde serait dangereuse ; la cautérisation avec la potasse caustique laissée quatre minutes en place sur la verrue est bonne dans les régions où le derme est épais.
L’excision de la verrue avec un lambeau du derme est une opération radicale, mais elle ne saurait être préférée aux cautérisations.
IL Végétations inflammatoires dites syphilitiques ; c’est surtout pendant la grossesse, et après l’inflammation des muqueuses des orifices des organes génito-urinaires, que l’on rencontre les végétations ; celles-ci se développent quelquefois sur la cicatrice d’un chancre mou. Il est des cas pourtant où l’on ne trouve point de traces d’inflammation avant la naissance des végétations.
Les végétations se présentent sous la forme d’élevures coniques, filiformes ou sphériques, réunies en masses, et formant des tu meurs désignées sous le nom de condylome, de crête de coq, de firs, de choux-fleurs.
Les végétations volumineuses s’excorient fréquemment, laissent quelquefois suinter un liquide qui a une odeur fade; elles se couvrent aussi de petites croûtes, à moins qu’elles ne soient au voisinage d’un orifice muqueux sécrétant des liquides qui les lient sans cesse humides.
La plupart des végétations sont souvent caduques, elles tombent et laissent à leur place des ulcérations qui se cicatrisent plus ou moins vite, ou bien elles se flétrissent et disparaissent ; d’autres végétations sont persistantes et ne disparaissent que par une opération chirurgicale. Les végétations qui récidivent peuvent encore tomber d elles-mêmes après leur reproduction,
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’V'- Les petites végétations ne peuvent être confondues qu’avec des tumeurs cutanées, tels que les marisques de la marge de l’anus, et les tumeurs érectiles flétries, mais ces tumeurs sont toujours très-molles et forment une seule masse, ce qui n’a pas lieu pour les végétations.
Les grosses végétations ne seront pas prises pour des cancers, parce que la santé générale n’est jamais altérée, et qu’elles ne produisent pas d’engorgements ganglionnaires.
Thérapeutique. — Il ne faut pas sc presser d’opérer des végétations qui sont le résultat d’une ancienne inflammation, car il se peut que les tumeurs disparaissent seules. Lorsqu’une végétation a disparu seule, il faut que les malades prennent de grands soins de propreté pour prévenir la récidive.
Les végétations du vagin chez les femmes enceintes disparaissent seules d'ordinaire après l’accouchement. Il ne faut pas y toucher pendant la grossesse (A. Guérin).
Lorsque les végétations restent stationnaires, on peut employer d’abord les topiques :
Poudre.
Alun calciné .
l’oitdi’e d’oxyde de fec.
I iiû p.'ii-ties égales.
I 1 (Swédiaur.)
a pai
3 égalés.
(Vidal.)
Ces topiques servent au moins à faire patienter le» malades dans les cas où les végétations tendraient à tomber d’elles-mêmes.
Si pendant le temps (quatre à cinq mois) où l’on a mis en usage les poudres résolutives, la tumeur augmente ou reste stationnaire, on opérera.
On cautérisera les végétations : avec Y acide acétique cristallisahle placé sur de la charpie; 2“ avec Y acide nitrique déposé sur les végétations entourée de charpie pour protéger les parties saines; 3° avec le nitrate acide de mercure, au moyen d’un pinceau imbibé ; mais lorsqu’on se sert de ce caustique, il ne faut pas cautériser toute la végétation d’un seul coup; 4® avec Y acide chromique (Marchai) ; on cautérisera seulement une partie des grosses végétations. Ces deux acides, à cause de leurs propriétés toxiques, doivent être appliqués avec précaution.
Les cautérisations faites à l’aide de ces agents seront renouvelées autant de fois qu’il sera nécessaire.
Le fer rouge, le galvano-cautèi’e, sont des moyens qui effrayent les malades et ne valent pas les cautérisations avec les caustiques.
Les grosses végétations ou les végétations bien pédiculées seront enlevées avec l’écraseur linéaire. Les grosses végétations non pédiculées seront plus avantageusement traitées par des cautérisations répétées avec les caustiques et même l’excision.
Les petites végétations se détruisent facilement par la cautérisation, ou mieux par l’excision avec des ciseaux courbes et la cautérisation de la plaie avec le nitrate d’argent. Si la végétation était dure, il vaudrait mieux recourir de suite à l’excision.
L’excision de végétations no cause pas d’héinorl•llap■ies graves.
VRIN
La cautérisation avec le perclilorure de fer à 30°, répétée tous les jours, peut faire tomber les petites végétations du vagin.
’ï'Eii^ES (Oblitération des). Les oblitérations des veines ont lieu :
Soit à la suite d’une phlébite adhésive ;
Soit après une embolie veineuse et une thrombose ;
So t après une compression exercée sur une veine par une tumeur voisine qui aplatit le vaisseau. V. Anévrysme, Cancer ;
Soit par une ligature d’une veine.
Les oblitérations des veines causent la congestion et l’œdème de la partie située entre les capillaires et la veine oblitérée.
Lorsque l’oblitération veineuse dure depuis un certain temps ou lorsque la compression de la veine, lentement établie, a permis à la circulation collatérale de se rétablir, il y a phlegmatia alba dolens aux membres, et divers états, tels que des congestions viscérales et des ramollissements pour les viscères. Il n’est pas rare, dans ces cas, de voir les veines devenir variqueuses, soit celles qui se rendent à la veine oblitérée, soit celles qui servent à rétablir une circulation collatérale.
Lorsqu’une oblitération des veines s’est brusquement établie, la gangrène par arrêt de la circulation veineuse est imminente. V. Embolie, Cerveau (Ramollissement du). Gangrène.
%* Chez les sujets atteints de varices et d’anévrysmes variqueux, il se fait souvent une oblitération des veines. Dans le premier cas, l’oblitération survient après une phlébite lente de varices ; dans le second cas, elle est le fait de la compression de l’anévrysme même sur les veines. V. Hêmorrhoïües, Varices, Anévrysmes.
Thérapeutique. — Le traitement des oblitérations veineuses est le traitement des maladies qui apportent un trouble mécanique à la circulation de la veine. V. Embolie, Gaxgrèxe, Varices, Hémorrhoïdes, Anévrysme.
Les oblitérations des grosses veines par une tumeur telle qu’un cancer des médiastins échappent à tout traitement curatif.
Veines (PLAIES DEs). Les plaies des veines sont des piqûres simples, des coupures longitudinales ou transversales. Toutes les plaies des veines ne s’écartent pas, comme les plaies des artères, et il est ordinaire que l’hémorrhagie qui est la conséquence d’une plaie des veines s’arrête d’elle-même. Cependant dans les trèsgrosses veines, lorsqu’une forte colonne sanguine vient presser latéralement au niveau d’une plaie longitudinale ou transversale du vaisseau, il y a une hémorrhagie qui ne s’arrête pas seule.
Les accidents immédiats des plaies des
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veines sont l’hémorrhagie veineuse et, pour les veines du cou, la pénétration de l’air dans les veines (Bauchêne). [V. Air; Veines (Entrée DE l’air dans les)] ; les accidents consécutifs sont la phlébite (V. Phlébite) et l’infection purulente. V. ce mot.
L’hémorrhagie veineuse est constituée par un écoulement régulier de sang noir, qui s’échappe de la plaie par jet ou en bavant, et qui cesse si l’on comprime la veine entre les capillaires et la plaie ; tout effort qui ralentit la circulation veineuse centrale augmente l’hémorrhagie. Il arrive quelquefois que le sang sort par saccade et en jet : c’est lorsque la veine est soulevée par une grosse artère. Quand le sang est rutilant, cela tient à ce que le sang passe rapidement dans les veines, soit parce que les malades ont de la fièvre, soit paree que les canaux de déviation qui font anastomoser les veinules et les artérioles sont dilatés (Sucquet).
Lorsqu’une veine est blessée dans un point qui ne correspond plus à la plaie cutanée, au travers de laquelle la veine a été atteinte, le sang s’accumule dans le tissu cellulaire et produit ce que l’on appelle un thrombus. V. ce mot.
Les plaies des grosses veines par arrachement causent des hémorrhagies secondaires, parce que ces vaisseaux sont moins rétractiles que les artères.
Les plaies contuses des veines donnent des hémorrhagies consécutives lorsque l’eschare de la veine causée par la contusion vient à se détacher.
Les corps étrangers introduits dans les veines, restent le plus souvent dans la veine, y causent une phlébite adhésive et s’enkystent, mais il est rare qu’ils soient portés dans le torrent de la circulation.
Les piqûres des veines qui sont produites par des instruments piquants et tranchants se comportent comme les coupures; les petites piqûres produisent peu d’accidents, il y a seulement un petit thrombus limité (V. Saignée). Si la plaie de la veine est un peu grande, et s’il n’y a pas de parallélisme entre la plaie cutanée et la plaie veineuse, il y a une ecchymose, un thrombus ou hémorrhagie sous-cutanée. Y. Veines (Rupture soüs-cütanée des).
Thérapeutique. — Tout le traitement des plaies des veines consiste à prévenir l’entrée de Tair dans les veines (V. ces mots), à arrêter Thémorrhagie et à prévenir la phlébite.
Pour arrêter l’hémorrhagie, on tiendra fermée la plaie de la veine, par la position, en plaçant pom* les membres par exemple, l’avant-bras dans la flexion si les veines du pli du coude ont été blessées ; en inclinant la tête du coté blessé, s’il y a une plaie des veines du cou. Les plaies des grosses veines même peuvent guérir par ce moyen. Pour toutes les plaies des veines superficielles, quelle que soit leur grosseur, la compression a tonjoiu^ rendu de véritables ser-