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VEIN

vices. On se sert de rondelles d’amadou superposées et maintenues par une bande roulée.

Si une veine est ouverte dans une vaste plaie, on fera la compression dans la plaie même. Si après la réunion de la plaie on croit pouvoir appliquer une bande qui serre bien, on réunira par première intention. La suture est déjà un moyen de compression énergique.

Il ne faut Jamais poser de ligature sur les veines, à moins qu’il ne s’agisse de très-grosses veines et que la compression soit impossible. Les veines viscérales, les veines porte et cave, les veines pulmonaires, les troncs veineux brachio-céphaliques, échappent à nos moyens d’action. Une hémorrhagie mortelle a lieu après une blessure un peu étendue de ces vaisseaux.

La ligature des veines a été faite avec succès par V. Mott, Stevens, Gibson, Morgan, Gély, Sédillot, A. Mott, pour les veines du cou, Larrey, pour la veine sous-clavière, Goste, de Marseille, pour la veine axillaire, Larrey, Roux, pour la veine crurale; mais pour cette dernière opération, trois fois il y a eu mort par hémorrhagie à la suite de la ligature.

La ligature des veines doit porter entre la plaie de la veine et les capillaires, mais il est plus naturel de poser deux ligatures : une au-dessus et une au-dessous de la plaie veineuse.

La ligature latérale (Travers, Guthrie), qui con • siste à passer un ténaculum qui embrasse les deux lèvres de la plaie et à passer une ligature qui serre seulement une portion du vaisseau, est une opération qui a donné bien des mécomptes de nos jours. Pour quatre cas favorables à la méthode (Blandin, A. Bérard, Richet, Leiigenbeck), on ne compte plus les morts par hémorrhagie ou par phlébite suppurée qui ont suivi la ligature latérale des veines.

Règle générale : même dans les cas désespérés, la compression, le tamponnement de la plaie, la compression digitale dans la plaie, la compression mécanique à la fois sur la veine et l’artère valent mjeux que les ligatures.

Si l’on avait fait une ligature sur la veine principale d’un membre, et si les hémorrrhagies se répétaient et mettaient en danger la vie d’un malade, on serait autorisé à recourir comme dernière ressource à la ligature de l’artère principale du membre.

On préviendra la phlébite après les plaies des veines en pansant les plaies à l’eau froide, en les lavant tous les jours avec l’eau et l’eau-de-vie camphrée. La compression des membres est un excellent moyen pour favoriser le retour du sang par les collatérales et prévenir les phlébites, mais il faut pour cela que ce ne soit pas la veine principale du membre qui ait été blessée, car alors la circulation collatérale se fait par l’intermédiaire des veines sous-cutanées.

Veines (RUPTURES SOUS-CUTANÉE DES). Les ruptures sous-cutauées des veines ont lieu dans deux conditions, ou bien à la suite de contusions qui coupent des veines pressées entre le corps contondant et les os, ou bien à la suite de ruptures spontanées de veines variqueuses.

***Dans la rupture sous-cutanée des veines, un épanchement de sang s’accumule sous la peau, s’étend à tout un membre quelquefois, et colore la peau en bleu violet dans une grande étendue. Lorsqu’il y a eu contusion , les malades

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souffrent de leur contusion ; lorsqu’il y a rupture spontanée, les malades éprouvent une douleur brusque qui cesse peu à peu.

\* Les plaies sous-cutanées des veines ne sont pas graves ; le seul accident est un thrombus (V. Thrombus de la vulve) , et celui-ci n’est grave que lorsqu’il existe à la vulve, où lorsqu’il est le résultat d’une solution de continuité d’une très-grosse veine ; les ruptures sous-cutauées des veines variqueuses ne sont pas graves, elles guérissent promptement , et le sang se résorbe en peu de temps. V. pour le traitement Contusions.

VEXTiLATiox, Le renouvellement de l’air dans les habitations à l’aide de cheminées ou d’appareils spéciaux constitue la ventilation.

La ventilation est la première chose à établir dans les endroits où l’on réunit un grand nombre d’individus sains ou malades dont la respiration et les émanations intestinales ou cutanées modifient profondément la composition derl’atmosphère.

Ventilation des hôpitaux. Le renouvellement de l’atmosphère confinée des salles d’un hôpital ne peut s’effectuer qu’en mettant l’air en mouvement ; quel que soit l’agent employé dans ce but.

La ventilation peut se faire de deux manières. Tantôt il y a aspiration de l’air vicié, aspiration qui tend à produire un vide que vient combler l’air extérieur; c’est là la ventilation par appel. Tantôt l’air pur est poussé dans le local à ventiler, d’où il chasse une ))lus ou moins grande quantité d’air vicié : on dit alors, que la ventilation se fait par refoulement ou par injection.

1® Ventilation par appel. — Les poêles à feu nu, dont on fait quelquefois usage, ventilisent par appel. Ils ventilisent très-peu, et le font en outre dans de mauvaises conditions, le renouvellement ne pouvant se faire que par les ouvertures accidentelles situées à la périphérie de l’appartement.

2® Ventilation par injection. — Les calorifères, substitués d’abord aux poêles dans quelques hôpitaux, ventilent par injection de l’air affluant dans la salle par des bouches de chaleur. Ce. système, efficace seulement l’hiver, comme le précédent, lui est cependant préférable en ce qu’il fournit au renouvellement un plus grand volume d’air, et en ce qu’il ne favorise pas l’accès de l’air froid par les ouvertures accidentelles.

C’est à l’hôpital Lariboisière qu’on peut d’abord étudier le fonctionnement parallèle des deux systèmes sur des appareils très-perfectionnés et installés dans des conditions relativement excellentes. La ventilation par appel fut organisée par Duvoir-Leblanc, qui en fit disparaître l’inconvénioit fondamental, en por-

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tant h la périphérie les nrifices d’évacuation. La ventilation par injection fut installée par Thomas , Laurens et Grouvelle. Plus tard , Van Hecke devait, dans les hôpitaux Beaujon et Necker, perfectionner encore les moyens d’exécution du travail à effectuer, abaisser le prix de revient de celui-ci, et fournir des arguments de divers ordres à ceux qui étaient tentés d’élucider les questions qui se rattachent à la solution du problème.

Si l’on examine les principes généraux qui ressortent des discussions auxquelles a donné lieu Texamen comparatif des solutions réalisées ou proposées, on voit que : le mouvement d’évacuation de l’air devant atteindre d’autant plus sûrement son but hygiénique qu’il opérera sur l’air le plus vicié, on peut affirmer que le travail utile sera une fraction d’autant plus grande du travail total, que les bouches de sortie seront plus voisines des points où s’opère la viciation de l’atmosphère, et que les bouches par où s’effectue le renouvellement seront plus éloignées de ces mêmes points.

Ces premières conditions posées, il reste à déterminer celles dans lesquelles doit s’accomplir le double mouvement de l’air qui a pour résultat le renouvellement de l’atmosphère de la salie.

On sait que les forces qui commandent l’évacuation opèrent indirectement le renouvellement, puisqu’elles tendent à produire un vide que vient aussitôt combler l’air extérieur. De môme, les forces employées à opérer le renouvellement déterminent un trop-plein , dont une évacuation indirecte est la conséquence nécessaire.

Dans tous les systèmes de ventilation appliqués jusqu’ici , on a compté sur ces relations forcées entre le mouvement d’entrée et le mouvement de sortie, appliquant à la production de l’un seulement de ces mouvements les moteurs dont on disposait. On a ainsi perdu de vue que, s’il y avait parité entre l’entrée et la sortie envisagées en niasse^ il n’en serait plus de même lorsque de l’estimation du travail total on passerait à celle du travail efficace.

Le renouvellement commandé par l’évacuation se fait par les ouvertures ménagées à cet effet, et par les ouvertures accidentelles. Or, ces dernières , situées à la périphérie, dans le voisinage des points d’extraction , sont le mieux placées pour donner accès à de l’air pur, qui est évacué presque aussitôt qu’introduit. C’est ainsi que, dans la ventilation dite par appel, le rendement utile ne présente qu’une faible portion du travail dépensé.

Lorsque le moteur est employé à opérer directement le renouvellement, et à provoquer indirectement l’évacuation, les conditions sont plus favorables en apparence : il y a moins de

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travail perdu. Partant de là, on est arrivé à donner généralement la préférence à la ventilation par injection.

Mais en même temps qu’on se propose, en ventilant, de renouveler la masse de l’air, on doit chercher à individualiser autant que possible le milieu respirable, à éviter que les courants inévitables deviennent les agents de dissémination des influences morbides dont l’air peut être le véhicule. Or, on n’y parvient qu’en assurant à l’évacuation une énergie suffisante pour décider la direction des courants, résultat que la ventilation par appel permet seule d’obtenir.

Se fondant sur les considérations qui précèdent, il faut conclure avec Tripier :

Que c’est à tort que l’on a considéré jusqu’ici comme contradictoires les indications qui résultent de l’étude expérimentale de la question, et qu’on a prétendu ventiler exclusivement par appel ou par injection, c’est-à-dire faire dépendre complètement le renouvellement de l’évacuation, ou réciproquement;

Qu’on ne saurait renoncer à opérer directement l’évacuation ;

Que le renouvellement par les orifices accidentels occasionnant une perte de travail et des perturbations considérables, il faut placer l’air qui afflue par les bouches d’entrée dans des conditions plus favorables pour l’évacuation que l’air qui baigne les orifices accidentels ;

Qu’un seul moyen permet d’y arriver : la conservation d’une injection qu’il sera seulement possible de rendre moins énergique que les injections actuelles.

Il faut donc qu’on ventile à la fois par appel et par injection , partageant la force dont on dispose entre deux machines commandant, l’une l’entrée, l’autre la sortie. Sans cela, il est impossible d’arriver à produire une somme suffisante de travail utile autrement qu’en combinant les deux procédés. Faisant ainsi, on pourra impunément ouvrir les bouches de renouvellement aussi loin que possible des bouches d’évacuation.

La situation des orifices d’évacuation étant déterminée par la nécessité d’opérer l’appel dans le voisinage immédiat des points où l’air est vicié , il reste, pour déterminer celle des orifices de renouvellement, à tenir compte de ce fait que les courants descendants et antéro-postérieurs sont infiniment moins incommodes que les courants ascendants et postéro-antérieurs ou latéraux. Le courant d’entrée devra donc déboucher ou s’épanouir à une certaine hauteur.

Voici maintenant le dispositif proposé par Tripier pour réaliser ces conditions :

Renouvellement. — Une cheminée cylindrique, dont le diamètre est en rapport avec la cajvacité du local et le volume d’air à fournir.

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occupe, sur toute la hauteur du bâtiment, le centre des salles. La paroi de cette cheminée est à jour, formée par des barreaux de fer ou par un treillage. C’est par les jours de cette paroi qu’arrive l’air neuf, frais l’été, chaud l’hiver.

L’air chaud tendant à monter et l’air frais à descendre, les courants d’injection seront, quoi qu’on fasse, ascendants l’hiver et descendants l’été, du moins au sortir de la cheminée. On fera donc déboucher l’air frais par en haut l’été ; tandis qu’il est avantageux , pour chauffer en même temps que ventiler, de faire, l’hiver, arriver l’air chaud par en bas. Pour cela, un cylindre de tôle, ayant une hauteur moindre que celle de la salle , formera , extérieurement au treillage cylindrique delà cheminée, une seconde paroi laissant à découvert une partie de celui-ci. Un système de contre-poids permettant de faire adhérer au plafond le bord supérieur de la paroi pleine, ou son bord inférieur au plancher, la partie par où l’air de la cheminée conservera un libre accès dans la salle pourra se trouver en haut l’été, en bas l’hiver.

Le haut de la cheminée reste ouvert l’été pour laisser tomber l’air du dehors. Il est fermé par un plancher durant l’hiver, alors que le renouvellement se fait aux dépens d’une masse d’air chauffée dans la partie inférieure.

Quant aux moyens de cliauffage , ils peuvent rester ceux qu’on voudra : circulation de vapeur, circulation d’eau , ou calorification à air sec.

Evacuation. — Conservation dp l’appel, en contre-bas, par des bouches placées à la tête des lits, tel qu’il fonctionne actuellement dans plusieurs hôpitaux.

Tripier a insisté enfin sur la destination à donner à l’air évacué qu’il voudrait voir aspirer inférieurement et lancer dans des foyers de combustion ou dans des égoûts. Ce complément de la ventilation en contre-bas deviendra obligatoire le jour où les hôpitaux seront considérés officiellement comme des locaux insalubres. On n’a pas attendu qu’il existât de bons appareils fumivores pour exiger des industriels qu’ils brûlassent leur fumée ; il est plus important de contraindre les hôpitaux à brider leurs miasmes, qui peuvent répandre au dehors les épidémies les plus graves.

t'EXTOLiSE. Instrument qu’on applique sur la peau et dans lequel on fait le vide pour attirer le sang dans la peau et pour opérer une révulsion cutanée. V. Révulsion.

Il y a deux espèces de ventouses, la ventouse sèche et la ventouse scarifiée.

Ventouses sèches. Les veutouses sèches sont de petites cloches de verre dont on raréfie l’air intérieur avec une lampe ou avec un morceau de papier allumé avant de les appliquer

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sur la peau, et l’air échauffé ou chassé par la chaleur fait le vide, fluxiomie la peau et l’attire dans la ventouse. — Ailleurs, ce sont des cloches garnies d’un robinet où s’ajuste une petite pompe foulante et aspirante qui fait le vide jusqu’au degré convenable {ventouse à pompe], et l’on ferme le robinet. — On a modifié aujourd’hui la ventouse (V. fig. 597). Dans d’autres cas enfin, ce sont des tuyaux ou boîtes de métal

assez larges pour recevoir un membre {ventouses Junod) , et dans lesquels un mécanisme convenable permet de faire le vide et d’attirer les humeurs loin d’une partie malade (fig. 596).

Quand les ventouses sont petites, on en met dix à douze, et l’on réitère tous les jours, souvent môme deux fois par jour; mais s’il s’agit d’une ventouse monstre, on n’en met qu’une, et pour recommencer on attend que la peau ne soit pas trop douloureuse.

Les ventouses sèches sont très-utiles dans les maladies chroniques, et pour en tirer tout le parti convenable, il faut en mettre beaucoup, pendant très-longtemps, et les appliquer d’une façon convenable, allant môme jusqu’à la vésication. — Dans les maladies aiguës, elles ne conviennent que dans les hypérémies cérébrales spinales et pulmonaires, mais là elles sont extrêmement utiles.

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Tenfouscs scarifîée». ■ — Au licu de veiltouses sèches, on applique des ventouses scarifiées destinées à faire une émission sanguine locale ; mais alors on veut joindre les résultats d’une déperdition du sang à l’effet révulsif. Ces ventouses, qui remplacent les sangsues, s’emploient, au début de la pleurésie et de la pneumonie, snr le point douloureux ; dans la myélite le long du rachis, dans la sciatique sur le trajet du nerf, dans la congestion cérébrale à la nuque, etc.

Thérapeutique. — Pour appliquer des ventouses scarifiées, on commence par faire le vide avec un veiTe à ventouse (fig. 597) pendant une ou deux

Fig. 597. — Verre à ventouse, Fig. 598. — Scarificateur, ampoule de caoutchouc des- — A. Clef pour monter

tinée à faire le vide. l’instrument. — B. Détente.

minutes pour congestionner la partie où l’on veut faire les scarifications. Puis on scarifie avec le bistouri ou avec le scarificateur (fig. 598). On applique de nouveau la ventouse, et lorsque le sang a rempli le verre et est pris en caillot , on retire l’appareil en pressant sur un point de la peau près de la circonférence du verre ; l’air rentre, et l’on relève le verre en le renversant brusquement de façon à ne pas laisser tomber le sang de tous côtés. On peut réappliquer ensuite ce verre en faisant le vide pour aspirer une nouvelle quantité de sang, ce qui évite de multiplier les scarifications.

Le bistouri est un procédé barbare , comparé à l’emploi du scarificateur, et il n’est pas plus avantageux au point de vue de l’extraction d’une quantité suffisante de sang. Il laisse des cicatrices beaucoup plus visibles que celles du scarificateur.

Le bdellomètre (Sarlandière), la sangsue artificielle (Kussmann et Georgi), ne valent pas les ventouses scarifiées. — Pour les gencives, le col de Tutérus et les narines, on peut se servir avec assez d’avantage d’un tube de verre étroit, se terminant par un tube de caoutchouc, qui sert à faire le vide avec une pompe fixée au tube de caoutchouc, après que l’on a pratiqué une incision (Toirac). On simplifie cet instrument eu plaçant à l’extrémité du tube de veri-e une ampoule de caoutchouc qui remplace la pompe; on se sert alors de cet instrument comme d’une ventouse ordinaire.

Lorsqu’on applique des ventouses sur les régions couvertes de poils, on rase et on lave la peau avec un peu d’eau tiède, afin d’enlever toutes les malpropretés qui pourraient pénétrer dans les petites plaies.

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Après l’opération, ou place un linge de toile fine sur les parties scaiifiées.

Les ventouses scarifiées remplacent complètement les sangsues et sans occasionner plus de douleur; elles ont de plus l’avantage de permettre de tirer la quantité de sang qu’on désire sans craindre aucune hémorrhagie consécutive.

Avec les ventouses scarifiées, ou réunit l’effet révulsif de la ventouse sèche à la dérivation produite par rémission sanguine locale. V. Révulsiox et Déri-

VATIOX.

¥ÉR.4TRii!¥G. Alcaloïde extrait des racines de l’ellébore blanc, des bulbes de colchique et de la cévadille. C’est un sternutâtoire très-violent et un contro-stimulant très -énergique. Ses propriétés sédatives du pouls qu’il abaisse, dans î’éiat fébrile, à cinquante et soixante pulsations, le rendent très-utile, mais il faut se méfier de son effet irritant sur la muqueuse de l’intestin.

La vératrine se donne à la dose de 5 à 30 milligrammes par jour en pilules, de 5 milligrammes, dans la pneumonie El et dans le rhumatisme articulaire aigu n- -t-l. (V. Rhumatisme ARTICULAIRE.) Il est bon de l’associera l’opium, comme dans la formule suivante, et pendant toute la durée de son emploi il faut, tous les jours, donner un lavement émollient :

Opium*''^ . . I ““ ® centigrammes.

Mêlez. Pour cinquante pilules.

A prendre deux, puis trois, puis quatre, et jusqu’à six ou sept pilules par jour.

On en fait une pommade révulsive (2 grammes sur 30), employée contre l’amaurose, en frictions sur les soui'cils, et contre les tumeurs blanches, en frictions sur la peau El.

l’ERDEitAME. Synonyme de verdet.y. Pellagre.

VERDET. Champignon parasite du maïs et du blé produisant la pellagre. C’est YOidium perniciosum de Réveillé, et le Penicillum glaucum pour d’autres botanistes. Le blé altéré par cet infusoire végétal est, comme le maïs dans le même état, fort nuisilale à la sauté. V. Pellagre.

VERGE. V. PÉMS.

VERGE d’or. Plaute de la famille des syuanthérées, dont les fleurs en infusion sont douées de propriétés diurétiques El-

VEB.RIFL'GES. Substances douées de la propriété d’expulser les entozoaires de l’intestin. On les appelle également vermicides. Ce sont : le calomel, — les purgatifs drastiques, — le mercure, — V étain, — la mousse de Coï'se, — le semen-contra, — la santonine, — la fougère mâle, — Vécorce de grenadier, — les fleurs de kousso. V. ces mots.

VERRIELOX (GtXNABRE, SOLFÜRE ROUGE DE MERCURE). V. MERCURE.

TERMi]\Eiix, Ei'SE. Maladie vermineuse causée par les vers et les enlozoaires. V. Éghi- NOCOQUE, STRONGLE, OXYURE, TRICHOCÉ- PHALE, TÆNIA, SC aride LOMBRICOÏDE.

XEiiXET (Pyrénées-Orientales). Eau sulfureuse, sodique, de 29 à 58®, employée en boisson, en bains de baignoire et de piscine, en douches et en inhalations pendant toute l’année, même durant l’hiver, à cause de la douceur du climat. On en conseille l’emploi dans les maladies de la peau □, dans les rhumatismes chroniques S, dans la congestion chronique des poumons et dans la phthisie au début S. xERxiis DE jxpox. V. Sumac.

VÉROLE. V. Syphilis.

VÉROLE (Petite). V. Variole.

VÉROXIQEE. Plaute de la famille des personnées, dont deux espèces sont employées en thérapeutique : 1® la véronique officinale ou

Fig. 599. — Véronique officinale.

thé d'Europe, qu’on donne en infusion, h gr. par litre d’eau, comme béchiqueB; 2° la véronique becahunga amère et mucilagineuse, faiblement excitante, qu’on administre comme diurétique H.

VERREE. V. VÉGÉTATIONS,

VERSAILLES (Seine-et-Oise). Eau ferrugineuse et gazeuse froide,

VERS IXTESTIVAEX. V. ASCARIDE, TÆ- NTA, Oxyures, ïrichocéphale, Bothriocé- PHALE , Lombric.

VERSiox. La version est une opération obstétricale qui a pour but de ramener le fœtus, placé eu présentation vicieuse, dans une situa tion qui favoilse l’accouchement. La version a

encore pour but de hâter l’accouchement en créant artificiellement une présentation par les pieds, ce qui facilite l’extraction presque immédiate du fœtus.

On fait la version parles manœuvres externes, c’est-à-dire, que par le palper abdominal méthodique, et au moyen de la main introduite dans l’utérus, on ramène la tête de l’enfant h l’orifice du col.

On fait la version pelvienne ou podalique, lorsqu’on va à la recherche des pieds et qu’on ramène l’enfant en présentation du siège.

On fait la version céphalique en ramenant avec la main introduite dans l’utérus la tête du fœtus au détroit supérieur.

La version pelvienne est de beaucoup la meilleure.

Les indications de la version sont : une dystocie variable (V. Dystocie), l’insertion anormale du placenta quelquefois [V. Placenta (Insertion anormale du)], les hémorrhagies utérines. Pour précipiter l’accouchement, la version est une opération qui supplée le forceps.

La version n’est pas une opération obstétricale grave, lorsqu’elle est faite avec prudence.

^'ersion céphalique (Hippocrate) . — La version céphalique est une manœuvre qui a pour effet de ramener la tête du fœtus au détroit supérieur à l’aide de la main introduite dans le col.

On applique la version céphalique en général après la rupture des eaux, ou au moins le travail étant commencé et la poche des eaux ayant dilaté le col.

Elle est utile dans les positions inclinées de la tête, dans la présentation de la face, dans la présentation du tronc, mais seulement avant la rupture de la poche des eaux. Repousser le bras déjà à la vulve et tenter de ramener la tête au détroit supérieur (Ruflüs) est une manœuvre qui ne vaut pas la version pelvienne. La version a été employée dans les présentations du siège, mais seulement avant la rupture des membranes et parce qu’il existait un vice de conformation, mais même dans ces cas la version pelvienne serait préférable. En résumé la version céphalique n’est bonne que pour redresser la tête et ne doit être appliquée qu’après la rupture des eaux ou peu avant leur rupture.

Pour faire la version céphalique, on place la femme comme pour la version pelvienne (V. plus loin) ; la main graissée est introduite dans la vulve, les doigts serrés et réunis en cône. Arrivée sur l’orifice du col, elle pénètre pendant l’intervalle d’une contraction, puis elle va mobiliser la tête et la replacer dans l’axe du détroit. La main est retirée dans l’intervalle d’une contraction.

Version par les manœuvres externes (Wigand). — La version par les manœuvres externes est constituée par des pressions méthodiques sur l’utérus qui tendent à ramener l’extrémité céphalique du fœtus au détroit supérieur. La version par les manœuvres externes doit être employée avant la rupture de la poche des eaux pour aider la version spontanée.

On emploie avec succès la version par les manœuvres externes dans les présentations latérales du fœtus, mais dans ce caé encore on ne doit Intenter qu^

quand la poche des eaux n’est point rompue. Dans les positions inclinées du sommet, la version par les manœuvres externes ne vaudrait pas mieux que la version céphalique.

La version par les manœuvres externes se fait en couchant les malades sur le côté, le tronc étant dans une position oblique, son extrémité supérieure relevée ; on variera la position suivant le côté où l’utérus se trouve incliné. On pressera sur deux extrémités opposées du fœtus avec les deux mains dans un seul et même moment. Les pressions sur le fond de l’utérus doivent être faites un instant auparavant et pendant les douleurs. Dès que la tête est sentie à travers la paroi abdominale, on la presse méthodiquement, pour la pousser lentement vers le détroit supérieur, mais on s’arrête pendant les fortes contractions (M“® Alliot). Puis lorsque le col est bien dilaté, on rompra la poche des eaux, au moment où la tête du fœtus èst venue se placer à l’orifice.

Lorsque le fœtus est ainsi amené à l’orifice, on place la femme dans le décubitus latéral, un coussin pressant sur le ventre, du côté où l’ovoïde fœtal semblait plus proéminent au moment où la version par les manœuvres externes a été tentée. ■

Quand la tête du fœtus est près de l’orifice, toute la manœuvre consiste dans des pressions sur la tête et dans la rupture de la poche des eaux , dès que l’extrémité céphalique du fœtus a été ramenée à l’orifice de l’utérus.

Quand la présentation n’est pas franche, on presse sur la partie qui semble correspondre à la tête et l’on tâche de la ramener au détroit supérieur. Si ce n’est que le pelvis qui a été ainsi ramené, c’est seulement un demi-succès ; mais comme l’accouchement a été facilité, la manœuvre a été utile.

La grande critique à adresser à la version par les manœuvres externes est la difficulté de préciser le siège de la tête du fœtus au moment où la version par la pression sur l’abdomen est encore possible.

Version pelvienne (Gelse, Aétius, Paul d’Égine, A. Paré, Guillemeau). — La version pelvienne est une manœuvre qui a pour but d’aller à la recherche des pieds du fœtus et d’amener celui-ci par le siège.

Pour pratiquer la version, il faut que le col soit dilaté ou dilatable. La version se pratique bien quand les membranes sont rompues, mais il est favorable que les membranes soient intactes (Pajot).

Lorsque des parties du tronc sont engagées, on doit les repousser, à moins qu’il n’y ait un commencement d’évolution spontané. V. Accouchement dans

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