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URINEUSE

La douleur vive au moment de l’accident, un soulagement après le cathétérisme, font reconnaître, indépendamment des signes tirés de la constatation d’une tumeur à l’hypogastre et au périnée et des résultats fournis par le cathétérisme, les ruptures traumatiques de la vessie.

La rupture spontanée de la vessie distendue par l’urine, dans le cas de rétention prolongée d’urine, se reconnaît par une douleur

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vive, les signes généraux des ruptures de la vessie, et par un affaissement de la tumeur formée par l’organe distendu.

*,j,* Les ruptures de la vessie sans ouverture du péritoine ne sont pas au-dessus des ressources de l’art.

Thérapeutique. — Au moment où la vessie vient de se rompre, si l’urèthre et le col de la vessie ne sont pas oblitérés, on placera une sonde molle ou mieux une sonde métallique à petite courbure, à demeure, et on la débouchera de temps en temps avec un mandrin de fil de fer pour enlever les caillots qui boucheraient les yeux de la sonde.

S’il y a un épanchement d’urine en arrière de la ligne blanche on ouvrira le foyer en incisant les tissus couche par couche (Syme, un cas de guérison). Mais s’il était possible de faire pénétrer la sonde dans la poche accidentelle et de la vider (Denonvilliers, une guérison), cela serait moins dangereux.

S’il y a infiltration d’urine, on appliquera le traitement approprié.

Vingt sangsues seront appliquées sur l’hypogastre ou au périnée aux premières marques d’inflammation; la sonde doit rester à demeure dans la vessie pendant huit à dix jours et sera changée et nettoyée plusieurs fois. Les malades boiront peu, des cataplasmes seront placés en permanence sur l’hypogastre et le périnée.

Les malades ne prendront que du bouillon et on leur donnera deux lavements émollients, un le matin et un le soir.

Si la vessie rompue après une rétention d’urine prolongée s’ouvre du coté du petit bassin, il se produit une infiltration urineuse qui sera traitée par de larges incisions. S’il y avait consécutivement une tumeur fluctuante sous les muscles droits, l’incision est un moyen de salut éventuel, mais qu’un succès a justifié.

IL Ruptures partielles de la vessie.— Sous l’influence des causes qui amènent la rupture de toutes les tuniques de la vessie, la couche musculaire de la vessie peut être la seule qui se déchire. Il en résulte une hernie tuniquaire (Desault). Cette lésion n’entraîne aucun accident immédiat, elle est seulement la cause de poches vésicales secondaires désignées sous le nom de poches vésicales. V. Vessie (Hypertrophie DE la).

Vessie (Spasme du col de la). Le col delà vessie se contracte spasmodiquement dans la cystite aiguë et chronique, dans l’uréthrile aiguë et chronique, mais surtout à la suite d’une, prostatite. La contracture de la vessie indépendante de tout état inflammatoire est chose excessivement rare , ntais la contracture du col n’est pas forcément la conséquence d’une inflammation au voisinage du col.

La contracture de la portion musculeuse de l’iirèthre accompagne souvent celle de la vessie. V. Moelle (Plaies de la).

La contracture de la vessie s’annonce par une difficulté d’émettre Turine malgré de grands efforts, et on la reconnaît à ce caractère que le liquide coule assez bien dès que l’urine

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est parvenue au méat ; l’uriiie cause une douleur vive pendant le passage dans l’urèthre, et lorsqu’elle a cessé de couler, le malade sent une douleur au méat urinaire. Quelquefois des douleurs se font sentir aux aines, aux lombes et à l’hypogastre, mais c’est dans les cas où il y a une inflammation autour du col de la vessie.

On reconnaît la contracture du col de la vessie et de la portion musculaire de l’urèthre à l’aide d’une sonde à boutolivairede 5 millimètres de diamètre que Ton introduit librement jusqu’à la portion membraneuse contractée^ et en appuyant avec lenteur, on parvient à passer ; lorsque la boule arrive sur le col de la vessie il y a une douleur assez vive, et une envie d’uriner, mais on passe encore.- Pour être plus sûr encore du diagnostic, on introduira une sonde d’un plus gros calibre.

Le passage d’une grosse sonde à olive empêchera de croire qu’il y a un rétrécissement. On examinera d’ailleurs s’il n’y a pas des signes de blennorrhagie chronique, de cystite ou de prostatite. On se rappellera qu’il y a des spasmes du col après des excès de coït, et après des excès de boissons.

Quelquefois les contractures du col de la vessie et de la portion membraneuse ou musculeuse de l’urèthre disparaissent seules par le repos et après un grand bain.

Thérapeutique. — Le meilleur remède contre la contracture du col de la vessie est le traitement antiphlogistique, dix à quinze sangsues au périnée et le cathétérisme avec des sondes de cire molle (B. Bell, Howship, Giviale), que l’on enduit d’une pommade contenant 2 à 5 centigrammes d’extrait de belladone, pour 10 grammes d’axonge. ün suppositoire:

Beurre ou axouge . 20 grammes.

Extrait gommeux d’opium. 1 - . a .

■ Extrait de belladone.. . . . ) «« 2 a 5 centigrammes.

(Philips.)

placé dans le rectum; des compresses froides sur le périnée et les aines sont de bons moyens lorsque lacontracture coiucïde avec une lésion inflammatoire qui vient de se terminer.

Le sulfate de quinine à la dose de 1 à 2 grammes en potion à prendre dans les vingt-quatre heures (Serres, de Dax) a été suivi d’amélioration presque immédiate.

Lorsque la contracture est due à une inflammation chronique, on peut faire des frictions sur les cuisses et le périnée avec la pommade d’Autenrieth, l’huile de croton, on peut même appliquer un séton au périnée, mais ces moyens, sont d’une efficacité réelle seulement pour l’inflammation chronique de l’urèthre. Les bougies enduites de pommade au calomel, 1 gramme pour 30 d’axonge, au tannin, 50 centigr. pour 1 gramme d’axouge (Mercier), ou les bougies enduites de térébenthine, de pommade au précipité rouge (B. Bell), sont dans le même cas.

Eu général l’usage des bains tièdes n’est pas favorable (Phillips), les bains frais, les affusions froides, sont préférables.

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Contre les uréthrites chroniques qui provoquent un spasme au moindre excès, on fera des injections uréthrales (V. übéthrite blenxorrhagiOue). On a injecté : eau distillée, 30 grammes; nitrate acide de mercure, 2 gouttes (J. Magaud) ; ou bien, une solution de chlorure de zinc au 1/1000 ou 1/500.

On pourra cautériser avec le nitrate d’argent à l’aide du porte-caustique de Lallemand. On cautérisera directement en se servant de l’endoscope, s’il y a une uréthrite chronique.

Les malades suivront un régime doux, ne feront aucun excès. L’exercice du cheval, le transport eu voiture, les marches forcées, seront évités (Hunter) . Le coït et la masturbation sont des causes fréquentes de rechutes; il faut en prévenir les malades.

Les malades atteints de rhumatismes et chez lesquels on peut attribuer les récidives à la diathèse rhumatismale seront soumis au traitement par les douches de Plombières et de Baréges, suivies d’un bain de 30 à 35° (Phillips).

Les boissons diurétiques, en petite quantité toutefois , le repos , les cataplasmes sur le périnée et le ventre, sont suffisants pour arrêter les spasmes consécutifs aux excès du coït. Des boissons alcooliques (médecine belge) font cesser les rétentions d’urines dues à des spasmes. C’est pour les maladies de ce genre que les médications empiriques et grossières contre la rétention d’urine ont pu réussir. Ainsi l’application de sel sur le méat et même dans la fosse naviculaire, le contact d’un corps froid sur les cuisses et les aines, les bains locaux, etc.

Lorsque par suite de contractures répétées, la vessie a perdu son ressort, on fera des injections froides dans la vessie. V. Vessie (Paralysie de la).

Vessie (TUBERCULES DE LA). La diathèse tuberculeuse peut porter son action sur la vessie, mais cela est rare. Autant il est fréquent de voir des tubercules dans la prostate, autant il est exceptionnel que des tubercules se développent dans l’épaisseur des parois de la vessie. Le cas a été observé une fois (Larcher) . On a vu plus souvent des tubercules sur le péritoine qui recouvre la vessie, que dans les tuniques mêmes de cet organe.

Thérapeutique. — Traitement de la diathèse tuberculeuse et de la cystite chronique. V. Phthisie pdlmoxaire et Cystite chroxiqee.

Vessie (ULCÉRATION DE La). Les ulcérations de la vessie sont une manifestation de la cystite chronique (V. ce mot) ou de la gangrène d’un point limité de l’organe, après qu’un corps étranger a été longtemps en contact avec la muqueuse. Il y a des ulcérations de dehors en dedans, comme celles qui résultent de l’adhérence de la vessie à une tumeur qui se vide dans cet organe.

Lorsque la vessie se perfore du côté du péritoine il n’y a pas de ressource, car il en résulte une péritonite mortelle.

Lorsque la vessie se perfore du côté du petit bassin ou du côté d’un conduit muqueux, comme le vagin ou le rectum, il se forme des

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infiltrations urinaires et des fistules urinaires.

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