‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 86 sur 731 · BEC · texte numérisé non relu

BEC

La bébéerine et son sulfate sont employés comme fébrifuges 1+1.

BEC-»E-EIÈ¥RE. La divisioii congénitale des lèvres, ou des lèvres de la voûte et du voile du palais, constitue le bec-de-lièvre.

V La face qui se développe par trois bourgeons, un médian et deux latéraux, peut être arrêtée dans son développement (Goethe, iMeekel, Blumenback, Béclard) et, alors, ou bien la solution de continuité des parties est bornée aux lèvres, ou bien elle intéresse en même temps les os du palais, la base du crâne et même la colonne vertébrale. Dans le premier cas, le bec-delièvre est simple, et dans l’autre il est compliqué.

Le fait de l’arrêt de développement est peutêtre explicable par une lésion de l’encéphale (Tiedemann, Dugès, Dubreuil, Béclard); il n’est pas en relation avec un excès de développement de la langue (Bouisson); l’influence des adhérences du fœtus avec son enveloppe (Geoffroy Saint-Hilaire) pour produire le bec- de lièvre n’est pas démontrée.

Si l’hérédité est pour quelque chose dans la genèse du bec-de-lièvre, c’est à titre d’arrêt de développement, et l’on sait que l’hérédité de ces lésions est encore assez rare.

Le bec-de-lièvre existe à la lèvre supérieure, extrêmement rarement sur la ligne médiane (3 observations, Nicati, Blandin, école de Strasbourg), il occupe un des côtés delà lèvre supérieure ; d’autres fois il est double et peut être compliqué dans tous les cas d’une division simple ou double de la voûte palatine.

La lèvre inférieure est aussi le siège d’une division congénitale (4 observations, Nicati, Meekel, Couronné, Bouisson).

La division congénitale de la lèvre supérieure peut exister tout à fait en dehors au niveau de la commissure des lèvres, et constituer une espèce de bec-de-lièvre latéral ; ces faits sont des plus rares (Mémoires de l’ancienne Académie des sciences et Debout).

Thérapeutique. — Dans le bec-de-lièvre simple, lorsque la lèvre seule est divisée, une opération est indispensable. Elle doit être faite le plus tôt possible ; peu après la naissance (Heister, P. Dubois); à six mois (Velpeau) ; à trois ans (Dupuytren) ; de trois à cinq ans (Dionis, Boyer). L’expéiâence apprend que les enfants nouveau-nés supportent très-bien l’opération, néanmoins Page de six mois est l’époque la plus favorable. Lorsqu’il y a double bec-de-lièvre, ou même un bec-de-lièvre simple avec division de la voûte palatine, il vaut mieux attendre.

Quel que soit l’état des parties profondes, on réparera d’abord la lèvre. Pour le bec-de-lièvre simple, on fera, à l’aide du bistouri, une incision sm* les bords de la fissure, de haut en bas, sans détacher le lambeau, qu’on laissera pendre; on rapprochera les surfaces avivées par quatre points de suture entortillée ou des sutures métalliques. Les dexix lambeaux renversés se souderont et préviendront la formation d’une échaucriu-e (Glémot, deRochefort, Malgaigne). Si l’on

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