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peut tailler uu lambeau suffisant d uii seul côté, ou fera uu a'ivement simple de l’autre côté (Mirault, d’Angers;. En cas de bec-de-lièvre double, on réunira par suture les lèvres, sans toucher au lobule médian qui devra plus tard former une sous-cloison (Dupuytren'^. Il ne faudrait réunir le lobule aux parties latérales (Franco, Lafaye) que si la sous-cloison était bien conformée. On brisera le tubercule osseux (Gensoul) ou l’on excisera une portion de la cloison (D upuytren) .
Pour réunir les lèvres et les maintenir rapprochées.
Fig. 49. — Avivement des bords cutanés du bee-de-lièvre (ju'Océdé de Clémot). (Alpb. Guérin.)
on détachera avec des ciseaux courbes les lèvres des os jusqu’à la fosse canine ; une aiguille d’argent traversera le nez, et deux rondelles de liège ou de gutta-percha passées dans l’aiguille rapprocheront les narines (Philipps). Au lieu de l’aiguille de Philipps, on peut se servir de la grosse serre-fine de Guersant. Deux rondelles de liège sont placées sur chaque na-
Fig. 50. — A. Sutiu'e du bee-de-lièvre. — B. Aiguille de Pbilipps en place. (Alpb. Guérin.)
fine, et les pointes de la serre-fine comprimées sur elles. On réunira par quatre épingles et une suture entortillée serrée ; les fils de la suture seront changés tous les jours (P. Dubois).
On maintiendra sur la plaie des compresses fraîches ; les enfants ne tetteront pas pendant les premiers jours ; on leur donnera du lait à la cuiller. Les épin-
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gles seront enlevées au bout de vingt-quatre heures; l’aiguille qui traverse le nez sera retirée après trentesix à quarante heures ; les fils collés à la lèvre ne seront retirés que quand ils tomberont.
Si tous les poiuts de la suture ne sont pas réunis, une bandelette de diachylum ou de linge enduit de collodion tiendra les lèvres de la plaie en contact. Une nouvelle suture sera faite au besoin ; même entre les surfaces bourgeonnantes, pour obtenir la réunion.
Pour former la sous-cloison, on avivera la pointe du bourgeon médian et on l’unira, à l’aide de deux ou trois points de suture, à la partie supérieure delà lèvre restaurée par la première opération antérieure. Néanmoins, quand les enfants sont âgés de plus d’un an, on peut réunir le lobule à la lèvre supérieure, au moment où l’on vient de faire la suture de ces parties.
Les contre-indications à l’opération du bec-de-lièvre sont : le muguet, la coqueluche, une angine, en un mot, toutes les maladies de l’enfant, qui, peu graves en apparence, peuvent être néanmoins l’occasion de complications redoutables. On ne doit jamais opérer un enfant qui ne jouit pas de la santé absolue.
Il faut réserver les manœuvres chirurgicales sur le voile du palais et la voûte palatine pour un âge plus avancé, dix, douze et quinze ans. Encore est-il préférable de faire porter aux individus un appareil prothétique. La staphylorrhaphie est une opération qui réussit à peine dans la moitié des cas, et qui a des dangers. Mieux vaut recourir à un appareil formé d’une voûte palatine métallique artificielle, munie d’un voile du palais artificiel de caoutchouc vulcanisé (Stern et Preterre). Lorsque les malades ont été soumis â la staphylorrhaphie, ils ne parlent jamais bien ; avec un appareil, au contraire, et une éducation peu longue et spéciale ; ils ne tardent pas à prononcer les mots comme les personnes saines (Nélaton, Debout, Preterre).
Bcc - de - îîèwe accidentel. Une brûlure profonde de la lèvre avec perte de substance, une plaie de la lèvre non réunie et dont les bords se sont cicatrisés isolément, constituent un bec-de-lièvre accidentel.
Thérapeutique. — La plaie étant ancienne et la cicatrice étant bien formée, on avivera et fera une suture, sans se préoccuper de l’échancrure possible sur le bord de la lèvre ) s’il n’y a pas eu perte de tégument, il n’y a pas à redouter cette conséquence. Néanmoins si les coins des parties séparées sont arrondis, il sera bon de tailler un petit lambeau sui' un des bords de la division de la lèvre.
Dans le bec-de-lièvre consécutif â une brûlure, il y a des adhérences de la face profonde de la lèvre avec les mâchoires, les téguments font défaut, on se trouve alors dans les conditions du bec-de-lièvre congénital, et il faut faire la même opération.
BÉGAYEiHEKT OU PSELEISME. L’hésitation de la parole et la difficulté de l’articulation syllabaire caractérisent le bégayement.
Il y a un bégayement accidentel causé par le ramollissement du cerveau et la paralysie générale des aliénés, dont elle est le premier symptôme, et un bégayement congénital dû à un trouble inconnu d’innervation.
C’est 'a tort qu’on fait du bégayement une maladie convulsive, essentielle de la langue,