‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 2)Chapitre 109 sur 192 · DORURE · texte numérisé non relu

DORURE

La digitale a été analysée par Rein, Haase, Radig, Brault, Poggiale, et autres chimistes; elle contient :

Digitaline; huile volaille; matière concrète, floconneuse, volatile; matière grasse; tannin; acide gallique; matière colorante rouge % êoluble dans F eau ; albumine; chlorophylle; sucre; mucilage ; oxalate acide de potasse.

La digitaline, principe actif de la digitale, examinée par Leroyer, Planiava, Dulong aVAstafort> Radig, etc., a été obtenue pour la première fois à l'état de pureté, par MM. Ho- - molle et Queverme. Le meilleur dissolvant de la digitaline est l'alcool; elle est peu soluble dans l'eau à laquelle 4/200000 de ce principe communique une amertume prononcée.

Souvent on substitue à la digitale les feuilles de bouillon hlanc (verbasçum thapsus), les feuilles de grande consoude (symphytum officinale).

Les feuilles de bouillon blanc sont beaucoup plus épaisses, cotonneuses sur les deux faces, bien plus douces au toucher, d'un aspect blanchâtre ou grisâtre, d'une saveur faiblement amère.

Les feuilles de la grande consoude sont dures au toucher, velues et entières, d'une saveur mucilagineuse.

Usages.— La digitale est le diurétique le plus sûr. Elle a une action très-marquée sur la circulation, ralentit les mouvements du cœur d'une manière remarquable. Aussi l'emploie-t-on contre les palpitations, les, anévrismes, les hydropisies, les scrofules.

nonuax.

Dans la dorure par immersion ou au trempé, les contrefacteurs ont recherché les moyens de déposer une couche d'or moindre sur les objets à dorer. Il en est résulté que la couche d'or déposée sur les objets de cuivre a été si légère qu'elle n'a plus suffi pour les préserver de l'oxydation, et que des objets expédiés en mer se sont complètement détériorés.

Mais c'est sur l'argenture que les fraudeurs ont principalement dirigé leurs efforts. Ils se sont appliqués à déposer la couche d'argent la plus légère possible; ainsi, quand sur

236 eau d'amandes a mères.

douze couverts on dépose ordinairement 72 grammes d'argent, le contrefacteur n'en déposait que 3 grammes , différence énorme qui procurait à ce dernier un bénéfice considérable.

On reconnaîtra la quantité d'or déposée sur un objet à dorer en traitant celui-ci par l'eau régale; on chasse l'excès d'acide, on reprend par l'eau, on filtre, on recueille et on pèse le précipité d'or obtenu par le sulfate de protoxyde de fer.

Pour l'argenture, on traite par l'acide nitrique l'objet argenté, on évapore pour chasser l'excès d'acide ; le résidu repris par l'eau pure est filtré ; on précipite ensuite par l'acide chlorhydrique ou une solution de sel marin ; le précipité de chlorure d'argent est recueilli, lavé et séché ; son poids fait conpaître celui de l'argent, sachant que 400 de chlorure d'argent représentent 75,32 d'argent ; ou bien on pèse directement l'argent réduit du chlorure.

Page 1