ÉCORCE DE WINTER
Usages. — L'écorce de racine de grenadier est très-employée en médecine, contre le tœnia ou ver solitaire. . Falsifications. — L'écorce de racine de grenadier est : quelquefois mélangée ou remplacée par Yécorce (Tépine-vinette f ou par Yécorce de buts.
j L'écorce d'épine-vinette est mince, grise au dehors, jaune / foncé à l'intérieur; sa cassure est un peu fibreuse, sa saveur ! amère, sans âcreté ni astringence ; elle colore assez prorapte- : ment la salive en jaune- clair. Son infusion aqueuse ne donne rien avec la gélatine et le sulfate de fer ; avec la teinture d'iode , la liqueur se trouble et devient d'un brun sale; avec le bicblorure de mercure, elle donne un léger précipité jaunâtre -, avec l'acétate de plomb, un léger trouble, puis un précipité jaunâtre : le liquide n'est pas décoloré. L'alun y forme un dépôt floconneux grisâtre ; la potasse et l'ammoniaque ne la font pas changer de couleur.
L'écorce de buis est blanche extérieurement, très-amère ; son infusé n'est pas précipité par les réactifs précédents.
Souvent il arrive que l'on mélange l'écorce de racine de grenadier avec Yécorce delà tige de grenadier. Cette fraude se reconnaît à l'aide de la loupe ou du microscope, par la présence d'un grand nombre de végétations cryptogamiques qui se trouvent sur Tépiderme des écoïces de la tige, tandis qu'il n'y en a pas sur l'écorce de la racine.
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L'écorce de Winter est produite par le Drymis Winteri, arbre de la famille des Magnoliacées. Son nom lui vient de celui du capitaine de vaisseau Winter^ qui, le premier, Ta rapportée, en 4567, du détroit de Magellan.
L'écorce de Winter se présente en morceaux roulés de 0m,30 à 0m,35 de long, épais de 0m,006 à 0m,007, lisses, d'une couleur gris-rougeâtre. Elle est raclée extérieurement et parsemée de taches rouges elliptiques. Intérieurement, elle est quelquefois noirâtre. Son odeur ressemblée celle du basilic et du poivre môles. Sa saveur est acre et brûlante. Sa cassure est compacte, grise à la circonférence, rouge à
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l'intérieur. Sa poudre a la couleur du quinquina» elle a une odeur qui ne peut se comparer qu'à celle de l'essence de térébenthine.
L'écorce de Winter a la composition suivante d'après Henry: Résine, huile volatile, matière colorante, tannin, acétate et sulfate dépotasse, chlorure de potassium, maiate de chaux, oxyde de fer.
* L'infusum aqueux préparé avec 4 gr. d'écorce de Winter, laissés en macération pendant 24 heures avec 30 gr. d'eau distillée, a une couleur rouge brun, une odeur pipéracée, une saveur amère, astringente, très-âcre à la gorge. Il précipite avec le nitrate de baryte, donne un précipité noir avec le persulfate de fer.
Usages. — L'écorce de Winter employée, en médecine, comme stimulant, fait partie de quelques préparations pharmaceutiques.
Falsifications. — L'écorce de Winter est très-souvent remplacée, dans le commerce, par la cannelle blanche (1), quelquefois par la fausse angusture. Cette dernière substitution est grave et pourra se reconnaître- à l'aide des caractères physiques et chimiques qui différencient ces deux écornes.
La cannelle blanche se présente en rouleaux de longueur indéterminée, épaisse de 0m,005 environ, à surface externe lisse, d'une couleur jaune orangé cendré. Sa cassure est grenue, blanchâtre, marbrée, et présente quelquefois différentes nuances colorées. Sa saveur est amère, chaude et aromatique; elle possède une odeur d 'œillet. Sa poudre est jaune, bien différente de celle de l'écorce de Winter.
Son infusum aqueux a une couleur jaune -paille, l'odeur de l'écorce, et ne donne aucune réaction avec le nitrate de baryte et le persulfate de fer.
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Les électuaires comprennent tous les médicaments officinaux formés de substances organiques , quelquefois de
(I) Quelques auteurs la nomment Winterana CaneUa.