ENCENS
Ainsi on trouve fréquemment, dans le commerce,, de Femplaire de ciguë, dont la couleur verte est communiquée artificiellement par un sel 4e cuivre ou par un mélange & indigent de curcuma. Le euivre sera décelé par la couleur verte dftjla flamme *vec laquelle l'emplâtre brûlera ou par rincinéwtfion d'une portion de l'emplâtre ; les cendres traitées par l'ammoniaque donneront une liqueur bleue s'il y a du cuivre, incolore s'il n'y en a pas.
Le mélange d'indigo et de curcuma sera reconnu par la couleur. bleue due à l'indigo que prendra l'eau tiède dans laquelle on aura malaxé l'emplâtre.
On falsifie également Y emplâtre, diachy Ion. gommé au moyen de la craie pour remplacer l'emplâtre simple que l'on n'y. met pas. Un pareil emplâtre, trituré avec un peu de vinaigre, produira une effervescence due au dégagement d'acide carbonique.
L'emplâtre mercuriel ou emplâtre de Vigo, appliqué comme résolutif sur les tumeurs d'origine syphilitique ou scrofuleuse, ne contient pas toujours la quantité de mercure voulue. Pour s'en assurer, on plonge l'emplâtre suspect dans un mélange d'acide sulfurique et d'eau d'une densité de 4 ,426 ou marquant 43° au pèse-acide ; s'ilne s'enfonce pas, c'est que le mercure n'est pas en quantité suffisante; s'il s'enfonce bien, c'est qu'il renferme la quantité de mercure prescrite par le codex.
L'emplâtre mercuriel est d'une couleur gris ardoisé ; son odeur est forte et offre assez d'analogie avec celle de l'essence de lavande, qui entre d'ailleurs dans sa composition.
L'encens ou oliban est une gomme-résine fournie par un arbre de la famille des Térébinthacées. Il ne se dissout que partiellement dans l'eau et l'alcool; sa saveur est un peu acre; il se fond difficilement par la chaleur, brûle avec une belle flammeblanche, et répand une fumée blanchâtre et abondante, dont l'odeur, en général très-agréable, est pénétrante et fort diffusible.
,L encens renferme, sur 400 parties : résine, 56; huile volatile de couleur Jaune ayant rôdeur de citron, 5; gomme, 30.
EKGBNB. k 363
S* ttiandift icoMtieat duawfonate, du-m^oTe de fiasse, T du akbntrerd* p^asmum^ àu^arèomteei tdu pfmpJtatexde
. Dans le Gommette, Mf distingue Itatsasm 'forma». on<t"- , «iiu.fntftftet ferrais «nsortriofesnca» fameUe; fepcemer, plus estimé que le second, esleniMies krrœe6obliingiies<tti>arrondies, quelquefois irrégulières; elles sont jaunâtres et demitransparentes, quelquefois §*osses, blanchâtres et opaques, recouvertes d'une poussière blanche provenant du frottement des -morceaux.
L'encens en -sorte contient peu de larmes entières; 4Hes sont petites, mélangées avec de la poussière, areede petits morceaux rougefttres désignés sous le nom de rnarrms , avec des débris d'écorce et souvent du bdeilium.
L'encens vient de 1* Afrique ou de l'Inde.
L'«nœns d'Afrique est formé de larmes jaunâtres, la plupart tTun «petit volume, oblongues ou arrondies, peu fragiles, ï cassure terne et oireuse, et de marrons qui se ratnoHissent facilement sous les doigts et sont doués d'une odeur et d'une savewrplos fortes que les larmes.
L'encens de Plnde, plus estimé que le précédent, est rapporté directement de Calcutta. Il découle du BoswelUa «rrata, arbre de la famille des Térébîuthacées, qui croit dans les montagnes de' l'Inde. Il est presque entièrement formé de larmes jaunes, demi-opaques, arrondies, plus grosses que celles de î'-encens d'Afrique, d'une odeur et d'une saveur pins fortes et analogues à celles de la résine lacamaque; les plus grosses larmes de oet encens offrent à peine une nuance
Usages. — L'encens a été employé en médecine, comme fumigatoire, contre les 'rhumatismes. 11 fait partie d'un grand nombre de préparations pharmaceutiques , telles que les pilules de cynoglosse, les baumes de Ftoraventi et du Commandeur, la lhérraque, etc.; il entre dans la composition des pastilles d'encens que l'on brûle dans les églises (4).
(t) En général, l'encens livré pour le service du culte est un mélange de*At*0 commune et d'une petite quan tiré de 'benjoin.