FEUILLES DE NOYER
la traitant par l'acide sulfurique; le sulfate est soumis, à Faction d'un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite le zinc à l'état de sulfure, et ne précipite pas le fer si la liqueur n'est pas acide. On doit ^yssi verser dans le,sujfetg w .peu de chlore pour amener le fer au maximum, puis un excès d ammoniaque gril précipite l'oxyde de fer et rfedissout l'oxyde de zinc, qui se précipite ensuite lorsqu'on fait bouillir le liquide pour tehassefr fexeès d'ammoniaque.
Dans tous le&cas,< îl est préférable que les pharmaciens préparent chez eux la limaille destinée à servir comme médicament. Il suffit de soumettre à l'action^ (Tune grosse lime un barreau de fer doux solidement fixé. On peut obtenir ainsi 62 gr. de limaille par heure ; tandis qu'on consacre plus de temps à passer cinq fois à l'aimant une égale quantité de'lP* rtiaîlle. ,■•»..
WMVXULEB 9£ MOT».
Les feuilles du noyer (ju9lans re9ia)^ arbre de la famille des juglandées, sont employées, en médecine, contre les affections scrofuleuses. A l'extérieur, elles servent pour faire des injections ; à l'intérieur, on les emploie sous forme de tisane , d'extrait , de sirop. Elles ont été aussi considérées par quelques personnes comme un spécifique contre l'ictère.
Les feuilles de noyer sont ovales, presque sessiles, plus ou moins dentées en scie. Bien séchées, elles possèdent une odeur particulière, et font voir sur leur face postérieure, dans les angles formés par les nervures primaires avec le nerf, d0s corps glanduleux ou petites verrues. L'infusion de feuilles de noyer présente une couleur brun verdâire, comme le vert de vessie , et colore le papier en brun jaunâtre ; traitée par une solution de sulfate de peroxyde de fer, elle se colore en brun noirâtre foncé.
Falsifications. — M. Vrydag-Zynen, de la Haye, a signalé une falsification des feuilles de noyer par des feuilles étrangères dont il n'a pas fait connaître le nom.
Ces feuilles sont oblongues, acuminées, la plupart pétiolées, irrégulièrement incisées et dentées en scie. Bien séchées, elles n'exhalent aucune odeur, même quand on les frotte dans
376 FÈVE PICHURIM.
les mains. Leur infusion est jaune sale et colore le papier en jaune de soufre ; traitée par une solution de sulfate de peroxyde de fer, elle prend une couleur plus sombre.
PàV* PICHURIM ou PXOBinUVS.
Les fèves pichurim ou picburines sont le fruit d'une espèce de laurier (ocotea pichurim) qui croît au Brésil. Ce fruit a aussi été désigné, dans le commerce, sous les noms depichonw, pichola, et pickora, noix de sassafras, fève muscade.
Il a été employé pour remplacer la muscade.
Dans le commerce, on distingue deux sortes de fèves pichurines : la première sorte ou noix de sassafras de T Orénoque, de Para, semence pichurine vraie , est la plus estimée ; elle se compose de lobes conformés comme ceux des semences du laurier ordinaire, mais beaucoup plus gros, isolés et entièrement nus. Ils ont 0", 027 à 0m, 045 de long, et 0ra, 013 à 0", 020 de large. Leur forme est elliptique, oblongue, convexe dTun côté, concave de l'autre , avec un sillon longitudinal ; ils sont brunâtres, unis ou légèrement rugueux à Texterieur, d'une couleur de chair et marbrés à l'intérieur, à peu près comme dans la noix muscade. Leur odeur et leur saveur sont analogues à celles de ^cette dernière et du sassafras, ce qui probablement a fait croire qu'ils en étaient le fruit. On aperçoit presque toujours à leur surface une efflorescence blanche, qui se répand même sur les parois des vases où on les tient renfermées ; ce principe cristallin est dû à une huile volatile concrète [camphre des pichurines). La seconde sorte dite fève pichurim bâtarde est toujours plus courte que la précédente ; elle est oblongue, arrondie, quelquefois ronde, d'une longueur variable de 0m, 030 à 0m, 034 et d'une largeur de 0m, 013 à 0m, 020. Elle est souvent entière et recouverte d'un épiderme rugueux d'un gris rougeâtre. Au-dessous dé cet épiderme, la surface est presque noire.
Son odeur est à peine sensible à moins qu'on ne la râpe ; elle ne présente pas de cristaux soit à sa superficie, soit sur les parois des vases où on la conserve.
Les fèves pichurines renferment, suivant M. Bonastre, une huile essentielle particulière, de la résine, de la gomme, de la