FOUGÈRE MALE
Les figues demi-fines et communes sont plus irrégulières; elles ont une peau plus dure et une saVeur moins agréable.
Les figues pelloises ne sont ni rondes, ni plates; elles ont conservé une partie de la forme naturelle du frdih
Les figues grosses viennent d'Espagne etde Provence ; elles sont grosses, molles, sucrées; leur peau est quelquefois assez fine, mais sans consistance. i •
Les figues violette? diffèrent des blanches par la couleur et le goût. Elles sont globuleuses ,, assez grosses v striées , d'uft violet foncé à l'extérieur *< et d'Un rouge vineux à F intérieur»
Les figues vieilles, rances, ou piquées des vers; souvent très* amères, doivent étrerejetée§..Qçt pç doit choisir que les figues récentes, un peu molles, visqueuses, et d'un goût agréable.
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# FOIS D'ABTTIMOm.
Le foie d'antimoine ou foie de soufre antimonté, oxyde <Tan* timoine sulfuré demi- vitreux,* sulfure £ antimoine efrdepota$se> est employé dans4'art vétérinaire. On le vend ordinairement en poudre ; et, comme la plupart des substances livrées dans cet état au commerce , il est sujet à être falsifié avec là terre d'ombre, ou avec la brique pilée et tamisée.
Cette fraude se reconnaîtra de la manière suivante: on mêlera la poudre avec un peu de nitrate et de tartrate de potasse, puis on la calcinera. Si elle est pure, la surface du culot res+ tant après le refroidissement de la matière, ne sera recouvert que de scories et d'un peu de cendresi dans le cas contraire, la matière étrangère ajoutée restera à la surface avec la cou* leur rouge plus ou moins pâle qu'elle avait primitivement
Un autre moyen consiste à traiter le foie d'antimoine par l'acide chlorhydrtque : si le produit est pur, 11 se dissoudra sans résidu ; s'il est impur, la poudre étrangère restera sans se dissoudre.
70UGÀRX MAX.X.
La fougère mâle (aspidium filix mas) a un rhizome souter-
rain ou souche de la grosseur du poing, noueuse, brune verdâtre à l'extérieur, et blanche jaunâtre à l'intérieur, lorsqu'elle est fraîche. Sa saveur est astringente et un peu amère, elle a une ode» particulière désagréable. La racine jde faugèremâie est recouverte extérieurementi.d'éGaillesfoliacées, sa poudré est :ja\iné ferdâtre. La racine de fougère mate, vieillev«stsèehe> brune ou noire rougeàtrei, au dehors, et jaune brunâtre au dedans;
Elle contient, d'après les analysés de M. iforin: huile volatile ; matière grasse ; acides g dit que et acétique ; sucre ineris- 4allisakh^ tannin; amidon; matière gHdtiniforme , insoluble dans l'ûàu et l'alcool; ligneux. '
La racine de fougère mâle est facilement attaquée par les inseotes. 11 faut avoir soin dé la tetàïr k l'abri de l'air et de rhumklilé, dans des vases parfaitement bouchés.
Usages. --•La raeîné de fougère mâle a des propriétés vermifuge* qui semblent être dues surtout à l'huile grasse, changée d'huile essentielle, qu'elle renferme.; on remploie contre le ténia. On l'administre en décoction, en poudre, sous forme d'extrait alcoolique et éthéré.
Falsifications. — La racine de fougère mâle a et é^ fraudée avec la racine dé fougère femelle (aipidium filùv férrrina): Celleci est plus grosse, noire, à écailles minces, et manque à l'intérieur de cette matière charnue , qui distingue la racine de fougère mâle. Elle a aussi une saveur plus amère.
Cette' substitution doit engager les pharmaciens à préparer eux-mêmes la poudre de fougère mâle.
Les fourrages (foin, paille, avoine) sont aussi le sujet de fraudes scandaleuses dont les détails ont été révélés plusieurs fois devant les tribunaux. C'est ainsi que sur une livraison de 265 bottes de paille, il a été constaté qu'il en manquait environ une centaine; de plus, les bottes en livraison pesaient moins que le poids voulu.
(1) Le commerce des fourrages a beaucoup d'importance. A Paris, on vend annuellement plus de 8 millions de bottes de foin, près de 1 J millions débottés de paille, et environ 1,100,000 hectolitres d'avoine.
Dans un procès jugé en 1846, par le tribunal correctionnel de Versailles, et intenté aux sieurs P..., H... et T..., fournisseurs de- fourrages à la cavalerie, aux sieurs L..., agent comptable, et Y . . ., chef ouvrier, il a été acquis aux débats que les fourrages avaient été soumis à des manipulations frauduleuses pour assurer aux entrepreneurs des bonis illicites (i).
Ainsi pour la paille, on trompait sur le poids, on faisait des bottes de 4 kilog. et demi alors qu'elles devaient en peser cinq, ou de 3 kilog. et demi lorsque le poids devait être de quatre kilog.
Le foin était mouillé abondamment. On arrosait de la graine de foin ou de la poussière qu'on répandait tout humide sur la fanée. On obtenait ainsi un rendement en poids plus considérable, au détriment delà qualité du foin. On faisait aussi des fanées de 200 bottes de 5 kilog. chacun ; on y introduisait 40 bottes de bon foin, 60 de qualité inférieure ; le reste se composait de foin de mauvaise qualité, de graines, de criblures, de poussière, de déchets, de balayures de magasins, et ce mélange était arrosé d'une quantité d'eau plus ou moins considérable, suivant que le temps était plus ou moins humide <2).
L'avoine était mouillée dans la proportion de 25 ou 30 seaux d'eau par 100 quintaux métriques (40,000 kilog.), et on ne la criblait jamais.
Ces fraudes pratiquées dans le bottelage, et au moyen du mouillage, furent regardées comme une des causes principales de la mortalité croissante des chevaux de troupe , et éveillèrent à juste titre la sollicitude de l'administration de la guerre. Car la bonne qualité des fourrages est une condition indispen-
[i) A la suite d'une longue instruction et de débats animés, le tribunal condamna les trois fournisseurs, savoir : D. . . à cinq ans d'emprisonnement, H... etT... à deux années de la même peine. Quanta leurs employés, ils furent condamnés : L. . . à deux ans et V. .. à un an de pri on. l!s intei jetèrent tous appel de ce jugement, qui a été confirmé, le 25 avril 1846, par la cour royale de Paris, chambre des appels de police correciionnelle.
(*) Suivant M. Payen, le foin contient, en moyenne, 13 % d'eau, et donne 8% de cendres. La paille reuferme 10 % d'eau, et fournit près de 4 % de cendres.