DEGRÉS
de l'alcoomètre
centésimal qui y corres- I pondent.
Huile de su if. • •••••
— des noyau x de pru ne (prunus domestka).
— de navette (brassica napus oleifera). . . .
— de colza {brassica catnpestris oleifera) .
— de brassica prœcox (de Decandolle)
— de chou-navet (brassica napo-brassica).
— de moutarde blanche (sinapis alba)
— de rabioule ou turneps (brassica râpa) . .
— de moutarde noire (sinapis nigra)
^- d'olives [olea europesa)
— d'amandes douces ( amygdalus com-
munia)
— de raifort cultivé (raphanus sativus) . . .
— de raisin (vitis vinifera)
— de faîne (fagus sylvatica)
— de baleine filtrée •
— de citrouille (cucurbita pepo)
— de tabac (nicoiiana tabacum) .
— de cresson alenois (lepidium sativum) .
— de noisette (corylus avtllana)
— de pavot ou d'œûlelte (papaver somni-
ferum)
— de belladone (atropa belladona)
— de cameline (myagrum sativum)
— de sapin commun (pinus picea)
— de noix (jugions regia)
— de tournesol (helianthus annuus)
— de chènevis (cannabis saliva) • . • .
— de julienne des jardins (hesperis matronalis)
— de pin sauvage (pinus sylvestris)
— * de lin (linum usitatûsimum)
— de eau de (reieda lutêola) .............
— de fusain {evonymus europœus)
— de ricin (ricinux PomfnufM* ' T .
On pourrait d'ailleurs construire un pèse-huile, sur lequel le point le plus bas serait 0,970 ou un peu plus que la densité de rhuilede ricin, et le point le plus haut serait .0,900 ou la densité de l'huile de suif; on diviserait ensuite cet espace en 70 degrés de manière que chaque degré correspondrait à un millième de densité.
La densité des huiles du commerce peut aussi être évaluée au moyen d'un aréomètre particulier, imaginé par M. Lefebvre, et auquel il a donné le nom Soléomètre à froid. Cet instrument a la forme d'un aréomètre ordinaire, seulement le réservoir cylindrique est très-grand et la tige très- longue. Celle-ci porte une échelle graduée partant du degré 9,000 qui est marqué seulement 00 (le premier et le dernier chiffre étant sous-entendus à cause de la difficulté de les écrire sur l'échelle), et se terminant au degré 9,400 marqué 40. 9,000 et 9,400 sont les limites entre lesquelles sont renfermées les densités des diverses huiles commerciales, comparées à la température de + 15™, à celle de l'eau distillée prise pour unité et représentée par 10,000. A la gauche de l'échelle et en face de la densité, se trouvent les noms des huiles, plus une couleur à peu près semblable à celle que prend chaque espèce sous l'influence de l'acide sulfurique concentré, d'après les observations de M. Heidenreich. L'oléomètre à froid a été graduéà +15"; les essais doivent donc être faits à la même température, pour éviter les corrections, car la densité des huiles varie avec la température. Aussi M. Lefebvre a-t-il dressé des tables qui donnent les poids des différentes huiles à l'hectolitre pour des températures comprises entre +30°c et — 60C. Lorsqu'on opère avec l'oléomètre à une température supérieure à -f 15°% la différence dans la densité est de 0,001 en plus ou en moins pour loc,5 au-dessous ou au-dessus de +15", et, par conséquent, de 0,002 pour 3". Ainsi à + 18e*, il faut augmenter de 2 millièmes la densité trouvée, et diminuer de 2 millièmes la densité trouvée à + 12oC.
Voici le tableau de la densité des huiles déterminée par M. Lefebvre, au moyen de l'oléomètre (1).
(!) Ces densités s'appliquent à des huiles récemment obtenues, et
Densité à + 150e, Poids Poids
celle de l'eau. de du
étant 10,000. l'hectolitre. litre.
kil. gr.
Huile du corps du cachalot, 8,840 88,40 884
— de suif ou oléine. . . . 9,008 90,03 000,3
— de cota d'hiver 9,150 91,50 915
— de navetle d'hiver... 9,154 91,54 915,4
— de navette d'été 9,157 91,57 915,7
— de pieds de bœuf.... 9,160 91,60 916
— de colza d'été 9,167 91,67 916,7
— d'arachide 9,170 91,70 t)l7
— d'Olives 9,170 91,70 917
— d'amandes douces... 9,180 91,80 918
— de faine 9,207 92,07 9*0,7
— de raisin 9,210 92,10 921
— de sésame 9,235 92,35 923,5
— de baleine filtrée.... 9,240 92,40 924
— d'œillette 9,253 92,63 925,3
— dechènevis 9,270 92,70 927
— de foie de morue.... 9,270 92,70 927
— de foie de raie 9,270 92,70 927
— decaméline 9,282 92,82 928,2
— de coton 9,306 93,06 930,6
— de lin 9,350 98,50 935
Il est à remarquer que beaucoup de mélanges d'huile ne peuvent durer que très-peu de jours, lorsque ces liquides sont laissés en repos. M. Lefebvre a reconnu que les huiles les plus lourdes ne tardent pas à se déposer presque complètement. Ainsi un mélange d'acide oléique avec toute autre huile de graines ne tiendra pas deux jours, parce que l'huile pesante ira occuper le fond du vase, et l'huile légère restera à la partie supérieure (1).
En faisant concourir simultanément les divers moyens 4e distinguer les huiles que nous venons de mentionner, on pourra
que M. Lefebvre a extraites lui-même, afin de les avoir dans un grand eut de pureté. Il faut observer que, lorsque les huiles vieillissent, leur 4ensité augmente toujours sensiblement ; l'augmentation ne porte toutefois que sur les deux dernières décimales.
(1) Cette séparation explique la différence que l'on remarque dans des huiles destinées à l'éclairage et qui sont prises dans le même baril ; en •effet, les unes brûlent bien, les autres brûlent mal.
424 huile d'amandes douces.
reconnaître tous les mélanges et caractériser chaque espèce d'huile en particulier.