HUILE DE FOIE DE MORUE
M. Laurot a dressé une table indiquant les degrés que doit marquer son aréomètre, quand l'huile de colza contient 5, 10, 15, 20 °/o, etc., d'huile de poisson,.ou d'une autre huile.
Il faut remarquer seulement que Y huile de suif ou acide oléiqueàa commercent) estpluslégère que l'huile de colza, et que la tige de l'aréomètre s'y arrête à 25° au-dessus du zéro; or, cette huile peut permettre l'introduction dans l'huile de colza d'une certaine quantité d'huiles communes plus denses, et la fabrication d'un mélange dans lequel l'aréomètre marquerait^ l'instrument, dans ce cas seul, est en défaut. Mais l'acide oléique dans une huile se reconnaît toujours facilement par l'odeur repoussante qu'il lui communique, et sa propriété exclusive, par rapport aux autres huiles, de rougir le papier bleu de tournesol humide. De plus, l'huile mélangée d'acide oléique, mêlée avec de l'alcool à 36° Bé, le cède presque entièrement à ce dernier ; et, parl'évaporation de l'alcool, l'acide oléique apparaît avec tous ses caractères distinctifs. La seule précaution à prendre, avant de se servir de l'oléomètre de M. Laurot, est donc de s'assurer que l'huile soumise à l'examen ne renferme pas d'huile de suif.