‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 2)Chapitre 174 sur 192 · SOLIDIFICATION · texte numérisé non relu

SOLIDIFICATION

Parties égales d'buile d'arachide. . . . 25 •/• - - «... Parlies égales d'huile de colza

Parlies égales d'huile de lin

25 % - . - .... Parties égales d'huile d'oeillette ....

50 minutes.

2 h. 20 minutes.

i heure.

3 heures.

1 h. 15 minutes.

3 h. 30 minules.

i h. 17 minutes.

H. Fauré a fait des expériences sur le temps nécessaire à la solidification de 3 gr. d'acide hyponitrique préparé de H. Boudety de 100 gr. d'huiles d'olives pure, Bt mélangée, en diverses proportions, d'huile d'oeillette ou d'huile de noix ; voici ses résultats :

HtJILE D'OLIVES.

Temps nécessaire 1 U

Huile*.

solidification.

Huiie d'olives pure.

» 56 minutes.

Id.

contenant

5 % d'huile d'œillette.

1 heure 80 minutes.

Id.

id.

10 % id.

2 heures 25 minutes.

Id.

4 heures 5 minutes.

Id.

id.

.80 % id.

11 heures 90 «minutes,

Id.

id.

50 % id.

% heures 36 minutes.

. Id.

id.

5 % d'huile de noix.

1 heure 25 minutes.

Id.

id.

10% id.'

1 heure 48 minutes.

Id.

id.

20 % id.

2 heures 27 minutes.

30 o/0 id.

5 heures 10 minutes.

Id.

id.

60 % id.

7 heures 15 minutes.

M. Lipowitz a proposé le chlorure de chaux pour reconnaî-

tre la falsification de l'huile d'olives par l'huile d'œillette. Si on ajoute i p. de chlorure de chaux (qui ne doit être ni altéré ni trop sec) à 8 p. d'huile d'olives, celle-ci se séparera complètement en 2 couches, au bout de 4 ou 5 heures, à la température de i 7 à 4 80C ; si elle esl mélangée seulement de 4 /8 d'huile d'œillette, la séparation sera incomplète tet ne se fera qu'avec une extrême lenteur. ... • *

L'acide sulfurique pourra aussi servir, comme nous l'avons déjà indiqué (V. art. Huiles), à reconnaître la pureté de l'huile 1 * d'olives. ♦

Mais ces divers procédés d'essai, quels qu'en soient les avant âges dans certains cas, ne peuvent indiquer la présence de petitesquantitésd'huiled'œillette dans l'huile d]olives, ni permettre d'apprécier dans quelle proportion les deux huiles ont été mélangées. L'oléomètre de M. Lefebvre pourra être alors d'un emploi avantageux. Cet instrument marque 17°, c'est-à-dire f/ yT qJ -M-i£dan& l'huile pure$ et un degré compris entre 17° (9170) ' / et 25° (9350), si elle est mélangée d'huile d'œillette ; la diffé-

rence entre les deux nombres étant 8°, un degré au-dessuè de 47 équivaudra à 1/8 de mélange; 2 degrés représenteront 4/4 de mélange ; 4 degrés, 4/2, etc. U en sera de même pour une autre huile étrangère ; si c'est, par exemple, l'huile de sésame , la différence entre 17° (9170) et 23° (9230) marqué par l'huilé de sésame, étant 6°, un degré en plus dé 47 représentera 1/6 de mélange; 4 degrés, 4/3; 4 degrés, 2/3, etc. (4).

(t) M. Ufebvre a observé que si on abandonne au repos, dans un

440 huile d'olive.

V. GobleysL imaginé, dans le même but, un petit instrument auquel il a donné le nom <¥Èla*omètre. C'est un aréomètre à bouleassez volumineuse, surmontée d'une tige très-fine, dont la construction est fondée sur la différence de densité qui existe entre l'huile d'olives et rhuile*d'œillette, de telle manière qu'à 42*5, température ordinaire des caves à huiles, son point d'affleurement dans l'huile d'oeillette est marqué 0 en bas, et son point d'affleurement dans l'huile d'olives, 50° en haut/

L'intervalle entre 0 et 50 a été divisé en 50 parties égales. La pratique de cet instrument est, du reste, analogue à celle des autres espèces d'aréomètre ; ainsi il faut que la * tige soit mouillée d'huile, c'est pourquoi lorsqu'on introduit l'élaïomètre dans cette dernière, il faut avoir soin de le plonger jusqu'au bas de la tige, de le retirer et de le plonger de nouveau; alors on le laisse s'enfoncer de lui-même, et on veille à ce qu'il occupe le centre et qu'il ne touche pas les parois de l'éprouvette à pied dans laquelle on fait Ifessai. En outre, pour vaincre la résistance de l'huile, il est bon, lorsque l'instrument a cessé de descendre, de le faire plonger d'un degré seulement, en appuyant légèrement avec le doigt sur l'extrémité de la tige; s'il reste à ce degré, sans remonter, en le fait plonger d'un second degré, alors il remonte. Quand l'aréomètre est bien fixé à son point d'affleurement, il faut lire le degré au-dessous de celui qui se trouve au sommet de la courbe que forme l'huile contre la paroi de l'instrument.

Le degré obtenu est doublé ; la différence, pour arriver à 100°. indique la quantité d'huile d'oeillette contenue dans l'huile d'olivess soumise à l'essai. Si on a trouvé," par exemple, 40°, le double 80° représentera 20 % d'huile d'oeillette, et ainsi de suite (1). Le tableau suivant donne quelques-unes de ces indications :

vase, un mélange d'huile d'olives et d'huile d'oeillette, celle-ci, étant plus lourde, tombera au fond, en moins de huit jours.

(1) M. Gobley a adopté ce mode d'évaluation, parce qu'en divisant en 100 parties la distance comprise erçtre 0 et 50*. on* aurait eu des intervalles trop petits pour être d'une facile appréciation.

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