‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 2)Chapitre 33 sur 192 · AMMONIAQUE · texte numérisé non relu

AMMONIAQUE

le carmin, à délayer l'écaillé d'ablettes, et à faire V essence d'Orient employée dans la fabrication des perles artificielles. Dans l'agriculture, on l'emploie pour détruire la météorisation des animaux, causée par l'alimentation d'herbes trop aqueuses et trop vertes.

Altérations. — L'ammoniaque est souvent altérée par la présence de matières étrangères : huile empyreumatique, acide sulfurique, acide chlorhydrique, cuivre, carbonates, chlorure de calcium, chlorhydrate d'ammoniaque.

L'huile empyreumatique provient de l'impureté du sulfate ou du chlorhydrate d'ammoniaque employé à la préparation de l'ammoniaque; elle se reconnaît par l'odeur : on verse dans une capsule quelques gouttes d'ammoniaque, on laisse évaporer le gaz ammoniac, et le résidu dégage l'odeur de l'huile empyreumatique. On peut aussi verser goutte à goutte de l'acide sulfurique en excès dans l'ammoniaque ; une coloration plus ou moins foncée indique la présence de l'huile empyreumatique.

L'acide sulfurique se reconnaîtra au moyen du chlorure de baryum ; l'acide chlorhydrique ou le chlorhydrate d'ammoniaque, au moyen du nitrate d'argent, en ayant le soin de saturer préalablement l'ammoniaque par l'acide nitrique. Sans cette précaution, on pourrait également obtenir, dans le premier cas, un précipité blanc dû à ce que l'alcali, ayant été exposé à l'air , aurait pu absorber de l'acide carbonique, et par suite le précipité obtenu serait du carbonate et non du sulfate de baryte, ce que l'on verrait en traitant le précipité par un acide qui dissoudrait le carbonate et n'attaquerait pas le sulfate. Dans le second cas, le précipité de chlorure d'argent se dissoudrait dans l'ammoniaque à mesure de sa formation, et l'on ne pourrait constater la présence de l'acide chlorhydrique ou du chlorhydrate.

La présence du cuivre donne toujours à l'ammoniaque une teinte bleue, ou au moins un reflet azuré.

Les carbonates seront décelés par l'effervescence produite par l'amriloniaque à essayer, au contact des acides ; le chlorure de calcium se reconnaîtra par les mêmes moyens que l'acide chlorhydrique; la chaux, par l'oxalate d'ammoniaque.

Si au lieu d'eau pure, on a employé l'eau ordinaire pour

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