BAUME DE LA MECQUE
l'aide de l'alcool à 0,95 qui ne dissout pas l'huile et dissout le baume pur.
Le baume falsifié par les huiles de pavot, de navette , a une teinte jaune, il est peu consistant, graisse les doigts, au lieu d'y adhérer, eomme lorsqu'il est pur. 1 ou 2 gouttes de ce baume versées sur une feuille de papier, la pénètrent; et si on la tient à quelque distance des charbons allumés pour volatiliser l'huile , il reste une tache de résine entourée d'une auréole grasse ; au contraire, cette tache résineuse est homogène, translucide, cassante, si le baume est pur (1).
Enfin, on fabrique du baume de copahu de toutes pièces avec des huiles grasses de pavot, de navette et de la térébenthine; un pareil mélange ne peut tromper qu'un oeil peu exercé. Dans tous les cas, l'alcool concentré ou l'alcool éthéré (mélange de k p. d'alcool absolu et de 1 p. d'éther rectifié) pourront servir à reconnaître cette fraude; ces deux liquides ne dissolvant que le baume, laisseront déposer les matières étrangères.
Une goutte de copahu pur, qu'on laisse tomber dans un verre d'eau, conserve en se précipitant sa forme sphérique, ou nage entre deux eaux; si, au contraire, ce baume renferme de Thuile de ricin, la goutte surnage et s'étend à l'instant même de son contact avec le liquide.
D'après M. Redwood, le meilleur moyen de reconnaître 1» pureté du baume de copahu est de le distiller avec de l'eau : on retire Thuile volatile, on en prend le poids et l'on examine ensuite le résidu pour s'assurer, s'il jouit des propriétés assignées à la résine du copahu pur.
BAUME DE ImA MECQUE.
Le baume de la Mecque ou de Judée, connu également sous les noms de baume de Constantinople ou de Giléad, térébenthine ou résine de la Mecque, est le suc résineux extrait, par inci-
(1) En 1846, M. Pedroni fils a constaté sur deux baumes de copahu un mélange de 80 % d'huile de graine (probablement caméline) et sur un autre, 75 o/0.