‹ Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avee l'indication des moyens de les reconnaìtre (volume 2)Chapitre 45 sur 192 · BAUME DE LA MECQUE · texte numérisé non relu

BAUME DE LA MECQUE

SUD ot* par décoction, des rameaux et des fleurs du bolêamodendrum gileadense et opoàalsamum (Térébinthacées). Celui que l'on trouve dans le commerce se présente sous la forme d'un liquide blanchâtre trouble, d'une odeur forte, particulière qui, avec le temps, gagne en finesse et en suavité; elle tient à la fois de l'odeur de la sauge et du citron. Peu à peu il devient jaune, se solidifie et perd de sa transparence. Le baume de la Mecque est ;en partie soluble dans l'alcool ; il laisse un faible résidu qui se gonfle et devient glutineux comme celui qui résulte du traitement alcoolique de la résine animé. Le bon baume de la Mecque, frotté dans la main, devient blanc et mousse comme du savon ; versé goutte à goutte dans de l'eau, il s'étend à la surface de ce liquide, et se laisse facilement écumer avec une plume. Le baume de la Mecque a été analysé par Trommsdorjf et par M. Bonastre.

D'après les analyses de M. Bonastre, le baume de la Mecque contient : résine soluble et molle 70 ; résine insoluble dans l'alcool froid ou burserine 42 ; huile volatile 10; extrait amer k ; matière acide (?) 3 ; impuretés ligneuses \ .

Usages. — Le baume de la Mecque n'est employé en Europe que dans quelques préparations de pharmacie et de parfumerie. Il est surtout usité chez les Orientaux. Les Turcs l'administrent à l'intérieur comme remède fortifiant.

Falsifications. — Dans le commerce, on trouve' peu de baume de la Mecque véritable ; comme il est excessivement rare et cher, on le falsifie presque toujours soit par de la térébenthine aromatisée avec de Y essence de citron; soit avec d'autres résines liquides de peu de valeur, venant des pays où Ton récolte ce ba\ime.

Ces fraudes ne peuvent être reconnues que par un examen attentif des caractères physiques particuliers au baume dç la Mecque pur. On remplace souvent aussi dans le commerce, le baume de la Mecque par le baume du Canada , encore appelé baume de Giléad, de Yabies balsamea, dont il s'éloigne considérablement. Suivant M. Bonastre, l'alcool seul permet de distinguer cette substitution. Les deux résines du baume de la Mecque étant de nature visqueuse ou mollasse diffèrent es» j

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